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Retour sur le futur...

25 Juin 2010 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Politique

Le modernisme a cela de cocasse, qu'il n'est que la reprise de vieilles choses, qu'on semble redécouvrir. Les générations finalement, font comme les personnes physiques : leur expérience n'est qu'une bougie qui ne leur éclaire que le chemin déjà parcouru.

 

Braudel disait qu'un des fils rouges de l'histoire de l'humanité, c'était la lutte des classes. Elle existait déjà dans le Vénézuela du 16° siècle, dans l'histoire romaine, et à toutes les époques.

 

Une affirmation comme celle là eut fait traiter de marxiste, il y a peu, mais, pour beaucoup de gens et de lecteurs ici, c'est un lieu commun. En attendant de devenir répétition, puis rabâchage et enfin radotage.

 

Nouvelles énergétiques donc, d'abord, et d'abord, le retour du soviétisme économique dans son plus grand accomplissement : la norme devient tendance.

Dans le régime soviétique, il y avait des paliers, qui impliquait des ordres de prix. On passait du pratiquement gratuit, au plus en plus cher. On va le réintroduire dans le domaine électrique, et on va présenter ça comme une nouveauté géniale. T'as entendu ça Iossif ?

Reste plus que la commission de contrôle de la consommation électrique (soviet) du quartier. Après tout, c'est un bien commun. Ou, dans l'air du temps, on pourra le confier à une firme "hadopi-électrique", chargé de veiller à la consommation politiquement correcte de jus (et de coller des amendes aux contrevenants).

 

Parce qu'en attendant, le prix du gaz vient encore de se prendre 5 %, après 10 % il y a peu. A l'heure où on sort la déflation Laval de son cercueil, il faut rappeler que Pierre Laval avait AUSSI fait baisser les prix.

Lutte des classes aussi, dans cette hausse "technique" du prix du gaz. Bien entendu, le mode de calcul de cette hausse est politique, et tout le monde informé sait que prix du gaz et prix du pétrole se sont fortement décorrélés, suite à la forte baisse de la consommation de gaz, mais que le consommateur français à la chance inouï de bénéficier -encore- d'un prix du gaz lié au pétrole (le petit canaillou). Sans doute n'est ce pas étranger à des impayés trente fois plus importants en 2010 qu'en 2008. 

 

Not'bon président à pris le taureau par les cornes, il a reçu Titi, (mais pas Rominet), pendant qu'accessoirement 2 millions de personnes défilaient dans la rue.

Il faut désormais montrer du doigt les problèmes de qualité chez le personnel policier chargé de décompter les manifestations (à moins qu'on n'y prenne pas les personnes sachant compter au dela de 100). 

 

Barroso (sans doute un clown reconverti, parce qu'il ne faisait rire personne, un bario-so), nous annonce la couleur : c'est la rigueur à la hache ou le fascisme.

Personnellement, je lui rappelerais que c'est la rigueur PUIS le fascisme (ou le communisme).

D'ailleurs, ce n'est qu'un changement de Soviet auquel on assisterait. Du soviet Medef-riches, on passerait à d'autres soviet.

Car il est clair que les réunions ministres du budget et membres de la nomenklatura richissime montre la porosité des milieux, les distributions de sucettes, fussent elles la légion d'honneur, à l'employeur de l'épouse, ça donne mauvais genre.

 

Je tiens à remercier l'UMP pour avoir réanimer en termes basiques l'alternative : riches contre pauvres.

D'ailleurs, il faut analyser aussi l'article paru dans contreinfo. Malgré la propagande, le terme de capitalisme est un terme qui n'est bien vu que par les plus vieux aux USA et par les plus riches.

C'est d'ailleurs assez fabuleux. On arrive au même résultat en Russie. Seul les 10 % les plus riches adhérent au système économique.

 

Staline n'avait rien inventé. Ni les déportations, ni les famines organisées. Elles furent largement utilisées dans l'histoire, et dans l'histoire européenne, avec une caricature en Irlande, qui subit tout à la puissance 10, mais qu'on ne reprochât jamais au système économique. 

Pendant la Grande Famine, le Calife ému expédiait des navires de vivres, alors que le parlement britannique refusait de voter des secours pour ne "pas troubler l'économie".

 

Il serait bon de rappeler le mot d'humour russe : "« Quel est le plus grand économiste marxiste de la Russie ?
– Egor Gaïdar, car il a réussi en deux ans ce que ni Lénine ni Staline n'avaient su faire : discréditer complètement le capitalisme dans ce pays. »

Depuis, d'ailleurs, Staline serait devenu le "plus grand russe de tous les temps", si les organisateurs du sondage n'avaient cru bon de faire désigner Alexandre Nevsky (lui même icône stalinienne lors de la grande guerre patriotique").

 

Pour que les choses arrivent au point de rupture, il faut donc deux choses : encore des sucettes aux plus riches et une aggravation de la dictature économique actuelle. Ce qui ne saurait tarder.

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V

Ahhh...Enfin je vous retrouve cher Patrick. Votre blog m'est trés utile pour décrypter l'actualité autrement que par le prisme des médias apointés. En prenant mon mal en patience, j'allais me payer
une bonne tranche de rigolade sur le blog de JP Chevallier, qui a une lecture pro us de l'économie assez marquée...

Bon courage pour la suite


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T

Un choix?
La soumission (et donc la mort certaine) ou la révolte (et une victoire possible).
Une solution?
Renouer avec la tradition, géniale, francaise de la Revolution.


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S

Très bien vu et donc très fine analyse, quoique comme vous le dites, cela fait un bail que l'on ait pu étudier la société. Tout n'est en réalité que dilemme (les extrêmes s'arrogeant le droit
d'intrusion). Quelle option, quel choix, quelle solution?


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L

L'histoire n'est prévisible qu'après le passage de son train (grâce par exemple à l'immense culture d'un Braudel), jamais avant (parce que largement tributaire de l'instinct désordonné de l'homme
de la rue). Tout reste possible, surtout l'inconcevable.


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B

Patrick
Avec votre prisme de lecture de l'actualité (luttes des classes permanentes, corrélation entre croissance et endettement étatique, pb energétique), on voit que la situation économique "dégradée"
est toute relative et même exclusivement idéologique. Je pense qu'on va continuer dans cette voie (à la japonaise) et que tout ceci se règlera par l'inflation ou alors on aura un régime fasciste
pur (j'y crois très peu). Bref, ça va prendre du temps


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P


c'est le prisme de Fernand Braudel, et puis, comment expliquer l'histoire sinon, sinon par des haines sociales considérables et considérablement accumulées ?



N

Non, il n'est pas déconnecté de la réalité, cela montre l'intêret qu'il porte au peuple français, à l'instar des autres grand timoniers du libéralisme : tous laissent leur peuple crever la gueule
ouverte.

Nous sommes (re)devenus de la chair à canon, canon économique, canon d'artillerie.

Le troisième millénaire annonce le renouveau des princes et rois, de leur cour et de nous autres les cerfs. La seule différence, on ne nous demande pas de produire, mais de consommer comme des
dératés.

J'ai comme l'impression que les générations futures ne vont pas être à la fête.


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P

"Not'bon président à pris le taureau par les cornes, il a reçu Titi, (mais pas Rominet), pendant qu'accessoirement 2 millions de personnes défilaient dans la rue."

C'est proprement hallucinant.Comment peut-on être déconnecté à ce point ?

Et se croit-il crédible, le nain, en annonçant "des états généraux" du football à l'automne ? C'est la surenchère, l'inflation terminologique.

Doit-on vraiment attendre 2012 ? Et doit-on vraiment respecter l'institution démocratique du vote désormais ?


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T

Tant que l'état ne permettra pas de connaitre et de diffuser le chiffre exact des participants à une manifestation (la technique peut aisément le faire, même en repérant ceux qui passent deux
fois),nous ne serons pas en démocratie


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