Réflexion...
16 Novembre 2012 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #transport maritime
Il faut le signaler quand il existe
un article intelligent. En voilà un, et qui pose le bon problème.
Quel est le défaut des ports français ? Ce n'est pas la CGT, c'est l'hinterland, l'arrière.
On peut renvoyer Alain Madel... dans sa maison de retraite, le principal problème français, est facile à comprendre, c'est l'arrière pays, et d'autres ports, comme
Gênes ou Rotterdam ont un débouché, alors que pour les ports français, c'est plus problématique.
Derrière Gênes, l'Italie du nord, très industrialisée, et finalement, un cul de sac assez bien formé, et ce cul de sac est plus facilement approvisionné par Gênes que par toutes les routes
terrestres possibles et imaginables, Nantes et Bordeaux n'ont pas un arrière pays suffisamment développés pour être autre chose que des ports secondaires, Marseille, malgré tout ce qu'on en a
dit, souffre davantage d'une provence et d'un Languedoc aussi difficile, et de fait, d'être entouré de montagnes, que de la CGT, Rouen souffre de la proximité de Rotterdam.
En effet, l'effet de masse fait que Rotterdam profite à plein, d'un très vaste arrière pays, très favorable, et que le libre échange favorise les gros porcs, pardon, ports.
La donne géo-politique, est aussi une donne géo-économique, et malgré les apparences, le problème français est inchangé depuis le XVIII° siècle, le pays, petit
suivant les normes actuelles, est en effet, trop grand pour avoir un développement général adéquat.
Même le Japon, pourtant un mouchoir de poche, n'a assis son industrialisation que sur 1/3 du territoire, délaissant la plus grande partie...
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