RER
9 Novembre 2012 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #transport terrestre
On a vu un incident dans le RER, tourner au collapsus complet. C'est la preuve qu'on est beaucoup plus intelligent en France.
On n'aura même pas besoin d'un incident climatique majeur (ou pas) pour tout mettre par terre, et se rendre ridicule.
L'honnête incompétence d'une entreprise aura fait le travail. Elle ne sait même plus faire face à l'impensable : une petite panne sur un réseau, encore moins organiser quoi que ce soit pour y faire face, quand à prévenir les passagers, c'est quasi une vue de l'esprit.
Mais, quand on sait que Gallois a été PDG de la SNCF, on ne s'étonne guère de la pétaudière.
Bien entendu, cela ne change pas le reste. Une région parisienne de plus en plus bétonnée, de plus en plus densifiée est de plus en plus en danger, vis à vis d'une catastrophe naturelle genre inondation type 1910, mais aussi plus légères, comme 1924 et 1955.
A ces dates là, l'expansion bétonneuse commençait à peine, et les conditions d'une catastrophe totale sont très longues à mettre en place, mais quand elle arrive, elle n'en est que plus grande, plus totale, plus irrémédiable.
1924 aurait aujourd'hui de très lourdes conséquences, alors qu'elles furent à l'époque, limitées et ne dépassaient pas les capacités d'action du
gouvernement.
Pour NY, rien ne s'arrange :
"Mercredi matin 650 000 Foyers sans électricité
Mercredi soir 672 000 Foyers sans électricité
Jeudi matin 715 205 Foyers sans électricité " Pn voit donc bien l'amélioration de la situation.
Après la tempête, survint, la tempête de neige, et démontre l'incapacité des autorités à venir en aide aux populations, notamment pour la partie essence, totalement vitale aux USA.
"Dans les deux Etats de New York et du New Jersey, le problème du relogement des milliers de personnes qui ne peuvent plus vivre chez elles, temporairement ou définitivement, reste parfois difficile. "
Le mot est dit, il faudra se livrer à des déplacements de populations, et en attendant, des camps de réfugiés très précaires sont crées.
Là, c'est "out of control". Comme Bangkok l'année
dernière, ravagée par des inondations, en réalité, pas si coupables. Le centre ville, noyau historique, n'a pas été touché, comme à la Nouvelle Orléans, le "Carré Français", avait été
épargné.
Il faut dire que c'était, à l'époque, des putains de surdoués, ne construisant pas n'importe où, et surtout pas là où c'était inondable, ne disposant pas de compagnies d'assurances pour payer
leur bêtise, et leur peu de sens commun.
A NY, les transport en commun reprennent doucement, mais il est sûr que pour les portions inondés du métro, la remise en état risque d'être plus problématique. Et
longue. Ce que vont apprécier les 5.5 millions d'utilisateurs quoditiens. Oussama et ses avions ont été ridiculisés. Pour faire mieux, il suffit de garder un robinet ouvert...
Mais le véritable problème réside dans la saturation de ces zones qui entraîne leur vulnérabilité au moindre incident, nous rappelant les délices des batailles de tartes à la crème du cinéma
muet.
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