DEBANDADE...
2 Juin 2019 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Energie
Comme l'a dit un internaute, et comme je le dis souvent moi-même, le réchauffement climatique, c'est l'excuse, le prétexte, la justification, à ce qui n'est que la conséquence de l'épuisement géologique.
Les grands groupes charbonniers jettent l'éponge, notamment sur le charbon thermique, 90 % du total, celui destiné aux centrales thermiques. Pourquoi ? Parce que c'est le moins cher, et donc, les coûts d'exploitation sont logiquement, moins bien couverts.
Le business model était bien établi. Les besoins en électricité étaient massivement assurés depuis 1973 par un charbon dont finalement, on avait pas d'autre usage (le charbon sidérurgique est différent). Devant l'envolée des besoins en énergie, tout roulait, le charbon était peu cher mais rémunérateur pour le producteur, rémunérateur pour l'électricien. Aujourd'hui, on est 40 ans plus tard.
Les besoins ne progressent plus aussi vite, régressent dans les pays OCDE, l'activité extractive est aléatoire, et l'activité de production électrique, idem.
Pour ce qui est de la production de centrales thermiques, c'est un problème différent. C'est la même chose que dans l'immobilier classique. L'intérêt du constructeur n'est pas forcément celui de l'acheteur, loin de là. Mais construire une centrale, politiquement, ça claque, et ça chiffre en PIB. Pour ce qui est du trainage de pieds qu'on observe dans certains pays européens, c'est un clapotis. Certains ont peu de capacités, d'autres, sont en déclin aussi, un déclin qu'on n'arrive pas, politiquement, à avouer, mais un déclin quand même.
La suite logique, est donc elle observée de 2014 à 2016, une chute de la production d'importance du charbon. Encore plus importante en chiffres brut, la tonne de charbon ne valant environ qu'1/2 Tonne d'équivalent charbon.
Aux USA, c'est encore plus visible. Malgré Trump, le charbon continue sa dégringolade, prévisible de longue date. On avait construit, il y a une vingtaine d'années, tout un lot de centrales thermiques au gaz, qui fonctionnaient à peine, peu et à perte, l'afflux du gaz de schiste les a dopé, notamment parce que souvent le gaz de schiste a un coût négatif. On paie pour s'en faire débarrasser. A côté, donc, les centrales thermiques au charbon, qui ont le désavantage d'être anciennes, poussives et peu productives étaient donc condamnées d'avance. Paradoxalement, le mieux observé dans le charbon US, c'est le charbon sidérurgique et les exportations qui l'assurent.
Pendant ce temps là, le renouvelable devient mature, et nul doute qu'en France, la flambée des prix de l'électricité, précipitera les ménages possesseurs de pavillons dans la production. Si les cris d"orfraie sont poussés contre les subventions au renouvelable, on oublie que les subventions au fossile sont considérables (5000 milliards/an, selon une étude du FMI).
Alors, arrivera t'on à remplacer tout le fossile ou le nucléaire par le renouvelable ? La question est mal posée. Non effectivement. Mais la différence de consommation entre un pavillon des années 1960 et un des années 2010 (avant la maison passive), c'était - 70 %. regardez sur certains sites de vente immobilières, on voit des différences énergétiques tout bonnement hallucinante, et pourtant, extérieurement, tout a été "stephaneplazzatifié", dans les grandes largeurs. Mais pas la conso énergétique.
Logiquement, le déficit des sables canadiens, du schiste US, de la Pemex, du Venezuela, montrent un taux de retour énergétique en baisse, qui n'assure plus le coût de production, ni les besoins des états. Le Mexique de 1935 et celui de 1980, 2005 et 2019 sont différents, et les 3 derniers, totalement formatés par les décennies d'abondance pétrolière, une abondance défunte.
AMLO veut sauver PEMEX ? Toutes les arguties comptables et financières n'y suffiront pas.
En France, il est clair que les sociétés fermières sont elles aussi liées au pétrole. Et les clashs vont se multiplier. Les GJ, certes un peu en perte de vitesse, risquent de se renouveler vite fait.
Après, on peut être totalement ridicule. Brûler en place publique les utilisateurs de diesel. Décidément, les teutons ne sont toujours pas sains d'esprit. Le craquage d'un baril de pétrole produira toujours du diesel, dont il faudra bien faire quelque chose...
Le tarif EDF pose problème ? Changez le en avantage financier. Le vertueux le restera, le pas vertueux le deviendra.
Plus que les tarifs agents, le problème en Europe, ce sont les traités européens, qui paralyse la transition énergétique. On s'en gargarise, mais on se garde de la faire.
Alors, non, le renouvelable ne fera pas tout. Mais on n'aura rien d'autre. Là, on peut dire "TINA", (There is no alternative), parce que le problème est géologique.
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