DISLOCATION D'EMPIRE...
15 Novembre 2017 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Politique, #Energie
Un empire qui se disloque, ce sont des dysfonctionnements et des choses aberrantes qui se passent, d'abord en interne.
Pas forcément, de grandes grandes choses, mais de petits "scrupules", ou scrupulum, le petit cailloux dans la chaussure du soldat romain.
Par exemple, chez carrouf, le caractère devenu permanent des soldes... Même et surtout pour ceux, chez qui, c'était contraire à leur religion, comme caco-loca. Le bénéfice doit toujours s'élever, comme le calice, toujours vers le haut.
Certains nous disent d'ailleurs, que nos gouvernants seront remplacés par des Bildeberg et des Davos. Enfin, les excellences de ces cercles sont quand même largement issus des élites occidentales. Rien ne dit que les élites russes, chinoises ou indiennes, veuillent bien les rejoindre, faire affaire avec eux. Ils peuvent très bien rester entre eux, et fonder leur propre Bildeberg au pire. De même, il m'apparaitrait comme très étonnant que le pouvoir chinois tombe sous leur coupe, pas plus que le pouvoir russe. L'existence notamment en Russie, de "ministères de forces", à la fois anciens et très bien organisés est un puissant frein, qui sait aussi créer des élites pour qui le fric n'est pas forcément la priorité.
En cas de dislocation de l'empire US, et celui qui suivrait, de l'empire européen, c'est 90 % de la monnaie qui s'évapore, et le dollar qui devient le centième de ce qu'il était aujourd'hui (c'est déjà le 1/100 de celui de 1913), avec comme billet le plus utilisé, celui de 1000. Ou encore, un nouveau dollar, remplaçant 100, ou 1000 ancien. Dans un cas, la dette publique tombe à 200 milliards, à 20 dans un autre.
Il n'y aura personne d'intact dans le monde, avec l'écroulement US, et les scénarios envisagés sont trop optimiste. Un remplacement progressif des USA par la Chine ? Absurde. Ne serait ce que par la question charbonnière. La Chine épuise ses réserves, et ne vit que parce que le soubassement de son économie, ce sont les mineurs de charbons.
Si le monde du XIV° siècle a pu s'effondrer comme un seul homme, celui interconnecté d'aujourd'hui le fera bien plus rapidement.
Dans les plans d'avenir, comme les plans de guerre, même les "anti" comme Michel Drac ne prennent jamais en compte la possibilité d'un effondrement brutal. Pourtant, l'URSS ce n'est pas si loin, ni l'effondrement portugais. Même les mesures de répression interne seront obsolètes. Qui tirera sur les foules ? Y aura t'il des foules, d'ailleurs ? Ou simplement, comme dans Kaamelott un roi qui vient visiter une villae à l'abandon ? Même le trafic de drogue risque de plonger. Des gueux, sans un rond, dans un pays de gueux sans un rond, ça fait pousser son herbe, ça ne l'achète pas.
Les migrants, on va en bouffer, nous dit Drac ? Oui, seulement si tout continue. Mais, même la Pologne pourtant en état de crunch démographique, n'en accueille pas.
Passons aux choses sérieuses. La question pétrolière. Les chinois veulent acheter, cash, 800 milliards, les 5 % d'Aramco en vente. Sans audit des réserves. "Oil in the ground is better than dollar in bank".
2 remarques : les chinois soldent leurs dollars. Et se moquent qu'on les escroquent sur la qualité/quantité. C'est un tien.
Les exportations de brut séoudien baissent fortement aux USA. Pendant ce temps, les exportations de pétrole, brut et raffinés, explosent aux USA, passant de 2 millions de barils jour en 2010, à 6 millions. L'exportation de brut reste quand même marginale. Ce qui est frappant est que l'importation de brut reste soutenue, pendant que l'exportation de produits raffinés s'envole... D'importateurs nets de produits raffinés, les USA sont devenus très exportateurs.
Donc, la conclusion s'impose, les raffineries sauvent leur activité, en compensant le marché intérieur (en voie d'effondrement continue depuis 2010), par les exportations. Les pétroles de schiste n'ont rien changé du tout...
Pourtant, on retrouve quand même quelques pompom girls de l'empire américain. "Les Etats-Unis, nouveau leader mondial du pétrole." Avec, quand même quelques perles. la production de pétrole classique va légèrement baisser. On admire la performance, vu que les dépenses de prospection et d'investissements se sont effondrées, et qu'en 2040, pratiquement aucun des gisements existant à l'heure actuelle ne sera en activité.
On admire aussi la performance. Bien que n'ayant généré aucun bénéfice depuis, on continuera à forer pour exploiter le pétrole de schiste. Hourra pour l'union soviétique !
une chose intéressante est à noter ; le réservoir de croissance sera l'Inde. Sans doute parce qu'en 2040, la chine n'aura plus un gramme de charbon.
On nous annonce 103 millions de barils consommés en 2040. Intéressant. A comparer aux dernières estimations de l'AIE :

On admire la fiabilité des prévisions de l'agence internationale de l'énergie, et on comprend leur drame de courtisan : ne pas déplaire au boss.
Le drame de tous les empires, c'est comme le dit Orlov. Quand on construit un pont, une chose est sûr : un jour il s'effondrera. L'empire aussi. Surtout quand ce qui a fait son succès, est massacré par les classes dirigeantes.
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