DEBANDADE...
Les signaux faibles de débandades se multiplient. On va du petit projet, au gros, en passant par la rupture des digues.
- Rupture des digues : la CDU de Thuringe n'a plus l'air de suivre les consignes de la CDU nationale. Merkel ? C'est qui ??? Connait pas ! Il faut dire qu'avec son charme de babouin, mâtinée d'apparatchik grande époque, arrosée d'un zeste de statistiques sur la production d'acier, c'est devenu un repoussoir (en fait, elle l'était déjà, mais en période de prospérité, tout passe). Un "cartel", tous contre AFD serait ravageur, à terme, et conduirait à l'implosion des tous les autres partis, devant, endosser, en plus, l'impopularité de la récession/dépression.
- Coupure entre Allemagne de l'est et l'ouest. En réalité, ce qu'on ne dit pas, c'est que cet écart n'est pas causé, à l'origine par le fait que la RDA ait été un régime communiste. La Prusse et le Brandebourg, étaient, à l'origine, un pays de l'est, avec ses grandes exploitations agricoles, ses serfs ou quasi-serfs, sous la coupe de la noblesse, les junckers. Les communistes se sont contentés de les nationaliser, et les dits communistes étaient déjà très fort, dans cette zone, avant 1933. L'est de l'Allemagne, au temps du Saint Empire, était constitué de grands états, l'ouest, d'une poussière. L'ouest a été administré par le grand patronat, l'est l'était par la noblesse. La militarisation de la Prusse au début du XVIII° siècle, était rendue possible par un pouvoir pas très éloigné dans sa conception, de celui des tsars, où tout était réglé par oukases. La différence essentielle, étaient que les impitoyables lois russes étaient appliquées, à la russe, avec beaucoup de laisser aller et une certaine bonhomie. La colonisation de la Prusse, du Brandebourg, de la Saxe, sont des événements récents. La population de la Prusse passe de 3 millions à 6 sous Frédéric II (qui impose brutalement la culture de la pomme de terre), avec son corollaire, tout a été bâti d'en haut. De plus, il faut noter, que le conflit de 1866 entre Autriche et Prusse, a vu la quasi totalité de l'ouest de l'Allemagne, allié à l'Autriche.

Par User:52 Pickup — Based on map data of the IEG-Maps project (Andreas Kunz, B. Johnen and Joachim Robert Moeschl: University of Mainz) - http://www.ieg-maps.uni-mainz.de, CC BY-SA 2.5, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1441318.
Rouge et rose, Autriche et ses alliés. Verts neutres.
- Zerohedge dit des C... enfin, bêtise, en critiquant la mesure d'augmentation des impôts sur le revenu, de 10 % sur les plus de 2 millions de revenus... En effet, sous Roosevelt-le-communiste, ça dépassait les 90 %. Dans la France de Poincaré, aussi. ce qui était marrant d'ailleurs, car la bourgeoisie, avant 1914 refusait obstinément l'impôt sur le revenu au taux pourtant très doux de 2 %. Dans les 2 cas, la présence d'un moustachu acariâtre à Moscou avait rendu la décision facile. Il valait mieux être un peu moins riche que mort.
Pour rattraper l'époque Roosevelt, on peut encore multiplier ces 10 % par 6.
- USA toujours, Baltimore défraie tout autant la chronique, avec ses épidémies de meurtres, mais comme la ville est amplement détruite, c'est le comté qui est désormais "out of control". Comme l'a dit justement un internaute, ce qui pose problème, ce n'est pas le logement, mais la population. Une grande partie de la population, d'ailleurs, ne verrait pas d'un mauvais oeil, de voir traiter les fouteurs de merde à la manière IOS.
- USA encore, ZH, décidément abonné aux diners de cons, dit que la médecine socialisée tue les patients et la médecine. En réalité, ce sont les coûts non maitrisés qui tuent les USA. 100 000 $ pour une appendicite à New York, contre 150 à Moscou (décidément !), pour une opération, simple, basique, et quasiment sans aucune difficulté, c'est démentiel. Mais cela, ZH ne veut pas le voir, comme on ne veut pas voir les problèmes de médecine. Souvent, les équipements coûtent cher à l'achat, mais très peu en fonctionnement. Mais l'acte en lui même est au forfait, alors que plus l'appareil sert, moins son utilisation coûte. Simple et basique loi économique. Sans compter, bien sûr, l'effet de monopole dans beaucoup d'endroits.
- USA encore et enfin, tout le monde espère se tirer de Californie, avec beaucoup d'excellentes raisons. Le meurtre d'une famille mormon au Mexique défraie aussi la Chronique (mais pas les 50 à 100 victimes quotidiennes, qui font partie de l'ordre des choses). Le président des USA veut déclencher la guerre, AMLO au Mexique, lui, visiblement, est déjà au courant que son pays est déjà en guerre. Et que ça fait 12 ans.
La solution ? Bien entendu, personne ne la cite ; c'est renoncer au libre échange. On parle, par contre, de la légalisation de la drogue, ce qui, bien entendu, ne réglera rien, parce que la drogue, c'est le gagne pain de beaucoup de gens. Et que si on légalise, ils le perdront.
- France, EuropaCity est enterré. Pour une fois qu'on se dispense de faire une connerie, il faut le signaler.
- France : selon Macron, l'OTAN est en état de "mort cérébrale". Macron, lui, n'a pas se problème là. Il n'a jamais fait fonctionné sa cervelle. Etat neuf, mais rouillé. Bon, il faudrait lui dire qu'il y a 30 ans que l'OTAN, c'est obsolète.
- France encore. On voit que ce sont les villes les moins chers en immobiliers qui sont les plus attractives pour travailler. Autre manière de dire que la californisation touche les plus grandes, avec leur gôche immigrationniste, ses rats, son endettement, ses ordures dans les rues et ses prix délirants. A quoi bon avoir un gros salaire pour ne pas pouvoir se payer un logement, ou seulement pouvoir acquérir un logement étriqué, petit, médiocre de qualité ?
- Rions, avec la liste des métiers qu'on veut ouvrir aux quotas d'immigrations...
-Julie Graziani ; une femme avec enfants, au smic, ne doit pas divorcer. Oui, le divorce, c'est le signe d'une économie pétrolière, où cet acte a perdu sa signification ancienne : mourir de faim, violemment ou de maladie et/ou devenir pute. En général, ce sont les 2 qui se produisent.
- Brexit. On nous dit que c'est un symptôme, pas le problème. De toutes façons, les godons, se contrefoutent : des irlandais et de l'Irlande du nord, depuis, dirons nous, 150 ans. Quand aux écossais, c'est pareil, et les dits écossais apprécieraient vraiment pas longtemps l'austérité bruxelloise. De même, le sort de l'Irlande du nord est écrit depuis la partition de l'ile. Ce merdier, c'est le sparadrap du capitaine Haddock de l'Angleterre.
- Chili, la fiesta continue, et certains nous disent que ce sont les politiques climatiques. Vrais et faux. Au Chili, la base de l'économie, ce sont les mines de cuivre. Et là-bas, à la moindre variation des prix ou de la demande, les ouvriers sont renvoyés dans leurs foyers le jour même, laissant les machines sur place. Paradis du néo-libéralisme, le Chili n'est qu'une économie de rente. Le problème aussi, est, comme dans le cas des GJ, on ne voit qu'un levier d'action, celui des prix. Et que c'est aux plus pauvres de le subir. En réalité, il en existe 2. le prix et le ticket de rationnement.
Bref, le monde actuel est en train de s'écraser, avec fracas. Que les signes soient faibles ou importants, ils indiquent un sens, la dégringolade.