Concrétement deuxième...
1 Mai 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Energie
Bien entendu, si vous croyez que la planète peut fournir 130 millions de barils /jour, vous ne serez pas de mon avis.
C'est la prévision de consommation, (et donc de production) pour je ne sais plus quand.
Le problème, c'est qu'on est passé de 88 millions de barils/jour produit l'année dernière, à 83 cette année.

On peut incriminer la crise économique, mais le sommet de la courbe de Hubbert, est désormais avoué, même timidement, par les autorités.
Alors, l'impact sur les sociétés ? Certains pensent le retour au moyen-âge, ou même l'effondrement de la civilisation.
C'est une possibilité, sans être une certitude.
En effet, avec une société 100 % renouvelable, on ne retomberait qu'au XX° siècle. Pour certaines choses au début 1960, pour les transports, à 1939.
Cela va quand même faire du monde à occuper autrement. Et ailleurs. Une région parisienne, sans pétrole, ce n'est pas possible, avec 10 millions d'habitants.
Alors, que faire ? Pour les parisiens, ne pas oublier d'où ils viennent.
C'est toujours bon, d'avoir une solution de repli. Rappelez vous ces cousins de campagne, qu'on redécouvrait en 1940. (En 1939, c'était des ploucs).
Il faut être dans le tempo. Avoir un jardin en 1939, c'était plouc et ouvrier. ça faisait fureur en 1940.

Je reconnais les réticences de certains lecteurs. Mais n'oublions pas l'époque, pas si lointaine (avant le supermarché), où les ceintures maraichères enserraient les villes.
Maintenant, c'est beaucoup plus simple : on achète les petits pois du Kenya, les haricots du Burkina, les autres légumes d'Espagne.
C'est évident : les avions arriveront toujours de ces pays, et les légumes, d'Espagne. Le pétrole, c'est pour toujours, et il n'y aura jamais de ruptures d'approvisionnements. D'ailleurs, on ne parle plus de pandémies, ça fait plouc aussi.
La vie, ce sont des aléas. Le degré de sophistication de la civilisation ne protège pas des aléas. Il les aggrave. Ils sont plus affirmés.
Les soviétiques, puis les russes, n'ont survécus qu'avec leurs lopins de 5000 mêtres carrés.
Braudel disait que le sommet de l'efficacité et de la productivité agricole était atteint à la bêche.
Bien sûr, rien n'empêche d'être plus moderne. Rien n'empêche non plus d'acquérir un savoir faire plus frustre. A toutes les époques, le potager a été un reméde contre les effondrements économiques.
Dans les grandes famines du Moyen-âge, on dit que les paysans mangeaient leurs "herbes" (lire : ils ne mangeaient plus de pain, mais le produit de leur jardin).
Pour répondre à d'autres, cette activité, nourricière, s'est marié de très longue date, à d'autres métiers. L'agriculteur, uniquement agriculteur, c'est très récent, et en plus, ce n'est même pas généralisé à 100 %. Tous avaient deux, ou plusieurs métiers.
Le savoir faire est irremplaçable.
J'ai dit qu'une chose ne décotait effectivement pas, c'était les armes à feu.
Un tireur expérimenté avec 5 cartouches par minutes et un fusil fiable, mais plus "archaïque" surpassera un tireur muni d'un M16 (1200 coups minutes) et d'un AK 47 (400), simplement souvent parce qu'il lui flanquera la trouille, et que l'un aura épuisé ses munitions, quand l'autre les aura à peine entamé.
Le fusil à tir rapide, c'est pour les mauvais, c'est sensé compenser la mauvaise formation.
A l'heure actuelle, je crois que la moyenne est de 500 000 coups tirés pour abattre un ennemi.
Sachant que la perte en question a souvent été obtenu par le franc-tireur, en une seule balle.
Autre chose. Vous vous rappelez, il y a quelques temps, deux incidents. 10 soldats tués en Afghanistan, ils manquaient, disent ils, de munitions ? Ils ne savaient que défourailler à tout va ? C'était des soldats ? ou des promeneurs surpris ?
Autre incident, significatif, celui du soldat qui a tiré sur des civils, faisant plusieurs blessés.
On ne pointe jamais, même vide, même en jeu, même neutralisée, une arme sur quelqu'un. C'est la règle d'or du tireur.
Celui qui avait pensé la manoeuvre, celui qui l'a réalisé, comme les soldats tombés dans l'embuscade en Afghanistan étaient donc, des débutants ?
L'amateurisme, ça tue, dans tous les domaines.
Pour ce qui est de la transmission de valeur, dans le temps, l'or et les métaux le font. Ils le font peut être mal, mais bien mieux que la monnaie fiduciaire, et encore mieux que la monnaie dette.
Entre le billet et la piéce, que valent, aujourd'hui, l'un et l'autre ? (même valeur faciale).
Le bien réel, aussi, à condition que ce soit un bien utile et non fun, arrive à le faire aussi.
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