Toyota dans la foulée de GM...
10 Juin 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Economie
Toyota se félicite des bons résultats de sa Prius, dont le succés commercial est enviable.Seulement, le constructeur s'est taillé lui même un costume d'enterrement, car sa marge sur ce modéle est faible, et les plus rentables, sont, évidemment, les plus gros, évidemment ceux qui se vendent le moins, évidemment ceux qui chutent le plus.
Le constructeur, le premier au monde, faut il le rappeler, pense vendre en 2009, 6.5 millions de véhicules, et se retrouve en surcapacité de 3 millions.
Bien entendu, elle est beaucoup plus importante, et la firme, se retrouve dans une situation égale à celle de GM, à ses débuts.
Loin de la protéger, son exposition mondiale la fait saigner de mille plaies. Aucune n'est mortelle, mais toutes réunies sont dangereuses.
Bien entendu, on va rejeter le problème sur ses employés, au nombre de 300 000, dont 30 000 vont être licenciés.
D'ailleurs, il faut bien relativiser le miracle japonais. En divisant sa production, par le nombre d'employés, on voit bien que sa productivité n'était pas celle revendiquée, surtout après une évacuation d'une partie de la production dans la sous-traitance.
Ce qui différencie Toyota par rapport à GM, c'est son goût de la qualité, son avance technique.
L'une et l'autre son désormais insuffisantes pour pallier la "malédiction du premier".
On s'aperçoit qu'être le premier producteur d'un continent, du monde, c'est surtout une fragilité.
Toyota premier constructeur mondial a fait sa première perte en 59 ans.
La désolvabilisation de sa clientèle l'a conduit à faire de sa nouvelle Prius, une "hybride low-cost".
Modèle de rentabilité jusqu'à maintenant, Toyota entre dans les fins de mois difficiles.
Sa taille ne lui permettra, sans doute pas, de réagir efficacement.
Les pays industrialisés souffrent, et les stabilisations obtenues le sont avec des baisses de pirx, de gamme, de poids, loin des attentes des constructeurs, qui perdent en rentabilité sur ces produits.
Le mirage des BRIC, là aussi, frappe. Demain, ils dépasseront, dit on, les marchés des pays développés, mais la production de pétrole baisse, et ils ne sont que des annexes productives des pays consommateurs. Même le Japon développé souffre de cette dépendance aux marchés extérieurs, qui, si elle préserve une certaine demande, maintient aussi l'atonie de la demande interne.
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