Transport maritime : problèmes tous azimuts
19 Juillet 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #transport maritime
Le port de Rotterdam, certainement victime, là aussi, de la CGT, voit son trafic chuter
:"Les importations ont diminué de 16,6 % à 131 millions de tonnes et les exportations de 4,6 % à 54 millions de tonnes. Le volume de conteneurs transporté a chuté de 15 % à 4,6 millions d’unités. Victime de la baisse du trafic commercial le port a essuyé des pertes notamment dans le transport de minerais (-61 %), de produits agricoles (-19 %) et de charbon (-14 %). "
Bien entendu, on notera le record atteint pour le transport de minerai, et on en tirera les conclusions suivantes :
- le libre échange est en train de crever la bouche ouverte
- La plupart des produits, que ce soit le yaourt ou la patate, ne représente plus LE produit comme en 1970, mais une certaine dose de pétrole. En effet, comme le produit se ballade 8000 kilomètres en moyenne, avant de finir dans votre estomac.
Dans une économie où la production pétrolière, bon an, mal an, augmentait, c'était envisageable. Pour une production en rétractation, il faudra bien produire et consommer localement.
- le transport maritime a besoin de navires. Quand il y a moins de transport maritime, il y a moins besoin de navires. Comme on en a construit beaucoup et qu'il y en a encore beaucoup en construction, on en met également beaucoup à la casse.
Comme la construction navale et la destruction navale, sont les deux gros consommateurs et producteurs d'aciers, on assiste à un double phénomène : la consommation va fortement décroitre, alors que la production d'acier recyclée augmente.
Bien sûr, les prix se sont effondrés.
Bien entendu, seule une fraction des navires inutiles arrivent aux chantiers de démolitions. La plupart du temps, il est plus expédiant d'abandonner navires et équipages à leur sort. La tonne d'acier ayant baissé de 90 %, il n'est même plus rentable de vendre les vieux navires, et il est difficile de trouver les acquéreurs, asiatiques, bien entendu, parce que la déconstruction, c'est mieux sans normes environnementales, de travail ou autres.
" les navires en commande représentent 68% de la flotte existante, déjà surcapacitaire ".
Voila pour terminer le massacre. Moralité, la quasi totalité des chantiers sont en difficulté, la quasi totalité des transporteurs sont en difficultés, mais goldman sachs est content. Peut être pas pour très longtemps...
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