Après la corvée, la gabelle...
19 Juillet 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Energie
Nous vivons une époque formidable. Après avoir
vécu le rétablissement de la corvée, avec la suppression d'un jour férié qui devient non payé, c'est le CRE (commission de régulation de l'énergie), ou comité béni-oui-oui des demandes de hausses
de EDF, qui réalise le rétablissement de la gabelle.La gabelle, faut il le rappeler, c'était des prix fixés mais aussi des quantités obligatoires.
L'histoire avait fait que la gabelle était très différente sur le territoire et maximale dans la partie centrale du royaume, le bassin parisien, confondu avec les "5 grosses fermes", pour cause de tros grande proximité et soumission au pouvoir central.
Ce rétablissement est simple : "EDF va être indemnisé pour les économies d'énergie réalisées par ses clients. "
Cela rejoint les compteurs d'eau qu'on sera obligé de mettre sur les récupérations d'eaux pluviales : vous pouvez faire les économies, mais il faudra continuer à payer la rente.
Voltalis qui commercialise des boitiers permettant de faire 30 % d'économies d'énergies va être obligé de payer une taxe, bien entendu, répercutée sur le client.
On comprend mieux l'agressivité et la brutalité de la demande d'augmentation de 20 % des tarifs, la consommation réellement captive d'électricité en France est finalement peu importante.
Pour la consommation d'électricité destinée au chauffage, c'est une spécificité française, qui n'existe pas au Danemark, par exemple, pays où l'électricité est 3 fois plus chère.
On approche, donc, là aussi, d'un point de rupture. Jusqu'à maintenant, la consommation électrique était en augmentation depuis 1945. D'abord flamboyante, elle eut son accès de faiblesse dès 1979, et EDF réussit à fourguer un jus nucléaire inutile en le bradant.
Aujourd'nui, conjugaison de forces économiques, techniques et sociales font que EDF, et bien d'autres, risquent de traverser des zones de fortes turbulences. Ces dernières années EDF a fait 19 milliards de bénéfices et en a distribué 13.
La politique de dividende, l'a donc fortement endetté, ainsi que les pétages de plomb, que constituent 18 milliards dépensés à acheter des nanards anglos.
Bien entendu, pour mémoire, n'oublions pas 10 milliards flambés en Amérique latine, et on est complet.
Edf ne fait pas dans l'électricité, mais plutôt dans le mirage. Avec, ne l'oublions, la triste pantomine du Tricastin, qui n'a pas été loin de virer à Tchernobyl-en-Provence.
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