The Californian way of life...
1 Août 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Economie
Dans ce qui arrive en Californie, dans ce que l'on voit arriver
au Royaume Uni, je me vois rajeunir de 10 ans.Je revois la crise argentine que je suivais en détail, et on revoit les mêmes bêtises, les mêmes aveuglement, les mêmes banalités.
Tout ceci n'est pas différend de ce qu'on a vu pendant la déflation Laval, et pas différend de la politique de Brüning.
Le "syndrôme de rejet des prélévements obligatoires" a eu lieu, dès les années 1960 en Californie. Mais le social est à la charge des états, aux USA, états qui n'ont à leur disposition AUCUNES ressources progressives, seulement des ressources proportionnelles, comme nos collectivités locales.
Les hommes politiques bien ancrés à droite ont foncés dans la brêche. On leur parle de blanc, ils l'appliquent sur le noir.
Les taxes foncières et taxes d'habitations sont lourdes pour les classes populaires, de même que les taxes d'eaux et d'enlévements des ordures ménagères.
Pourtant, celle-là, on ne les baisse jamais.
Ce qu'on baisse et qu'on supprime, ce sont les impôts progressifs, impôts sur le revenu et la fortune, jusqu'à atteindre la "flat-tax" "égale" pour tous. 20 % Partout. 20 % de TVA, d'impôts sur le revenu.
La boucle est bouclé, "l'égalitarisme" de cette mesure dévoyée est un trompe l'oeil : dégrever les riches et taxer A MORT les pauvres.
Après, on en arrive à une crise argentine. Les dernières années du siécle furent lourdes de menaces, puis un renouvellement politique permis de cesser de réduire les budgets, de toute façon, il n'y avait plus rien à réduire, et de toute façon, réduire le reste, c'était dangereux.
Renvoyer les policiers chez eux, ça déblayait la place aux manifestants et aux émeutiers.
Bien entendu, les 80 % de la population, suivi de 19 % supplémentaires commenceront par trouver les potions amères trop saumâtres. Car même les 19 % supplémentaires ont besoin de mutualiser les dépenses de santé.
Et comme la suppression de toutes dépenses de santé, se ferait sans baisses d'impôts, au contraire, on peut se dire que ce serait tout le secteur de la santé, de l'enseignement qui expirerait.
Plus de demande solvable du tout, donc le secteur entier s'écroule; Une sidérurgie puissance 10.
Il ne faut pas se leurrer : les "économies" ne seront JAMAIS suffisantes, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien, de rien.
De reste, c'est la mentalité qui est à dénoncer : la population DOIT payer, les mauvais placements de quelques uns. La population argentine devait payer la dictature et les meurtres qu'elle avait subie, les Islandais doivent payer pour des banques privées.
Même si, bien entendu, l'Islande, comme l'Argentine, ne pourra pas payer, comme ne pourra payer personne.
On sort donc comment de cette spirale ? Par le meurtre de masse, ou par une politique plus résolue et moins aveugle ?
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