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Les banquiers et J. Attali...

3 Août 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Politique

J Attali a au moins une qualité, il a tendance à sentir le vent souffler.
D'ailleurs, ce n'est pas la faute de la girouette si elle tourne, c'est la faute du vent. Elle n'est rien, il est tout.
Et, si au long de mon blog et de mes articles, vous savez que je prévois le collapsus, J Attali, est moins habitué du fait.
Pourtant, sans rien changer de ce qu'il est, c'est à dire un bon courtisan, souple et bien servile aux puissants, il sent le vent tourner et met sa précieuse personne à l'abri : "Attali appelle à une "révolution" contre le "lobby bancaire"."

"
Dans ce réquisitoire, il écorne au passage le G20, qui "n'aura été qu'une jolie comédie", et les pouvoirs publics. "
Comme dit E. Todd, défendant le libre-échange, ils ont voulu apparaitre "cons tous ensemble".
Vous me connaissez : je n'aurais pas oser le dire.
Il faut dire que les appréciations sur les banquiers sont visiblement assez unanimes :
- dans le meilleur des cas : les requins,
- au degré suivant, les escrocs,
- à l'étage au dessus, les conspirationnistes (complot du "capitaine muet" ?),
- au sommet, Lucifer 666.
On peut d'ailleurs mettre dans ce tableau, J. Monnet, pas du tout le "rêveur"dont on nous parle, mais homme d'argent qui révait surtout de mettre la démocratie aux poubelles de l'histoire.
Bien entendu, la révolution politique de J Attali est très timide : interdiction de pantouflage, voir, jusqu'au gros mot : la nationalisation.
En réalité, la révolution politique ce n'est pas cela. Passé le premier jet qui met tout sur la table, ensuite, ce n'est, ni plus, ni moins, qu'une suppression physique plus ou moins importante.
Car ce qui est frappant dans la totalité des cas, ce n'est pas les lois et les aménagements que les personnes veulent. Ils veulent des têtes nouvelles. Et donner un joli petit jardin (sur le ventre) aux autres.

Bien entendu, le "rebond" apparaitra au plus comme une provocation, au mieux comme une marque d'incompétence, une de plus, des dirigeants.
Sans doute J Attali ne croit pas au rebond, qui n'est sans doute qu'un argument de propagande, un de plus.
Rebond chinois, nous dit on, obtenu coûteusement avec un grand plan de relance, mais qui ne cadre pas avec un malaise énergétique général. La demande ne croit pas, le crédit, en juillet souffre d'un trou d'air énorme (de 1500 milliards de Yuans à 500 en juillet).
Ce crédit, en fait une nouvelle bulle, a atteint une enveloppe globale de 7370 milliards de Yuan au premier semestre (contre 5000 prévus dans l'année), servant essentiellement à une bulle immobilière et à l'achat d'actions.
Entre une relance étatique de 4000 milliards, et un encours de prêts qui augmentera en 2009 de 10 000 milliards, on peut voir finalement, comme pour le plan de relance américain, la très grande modestie des résultats.
Pour exemple, l'énergie éolienne y atteint un taux de développement extraordinaire ( + 101 % au premier semestre), inquiétant, car la capacité d'absorption derrière ne suit plus : il y a clairement la aussi, surinvestissement.

Entre un monde en récession qui ne se portera pas mieux en septembre, et sans doute, beaucoup plus mal, et un monde encore officiellement en croissance qui multiplie les erreurs, il n'y a guère de possibilité d'espoir.
L'AIE enfonce le clou : "
La reprise économique est menacée par une "crise énergétique", la plupart des grands champs pétroliers ayant déjà passé leur pic de production, s'est inquiété l'économiste en chef de l'Agence internationale de l'énergie. "
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C
@ BA<br /> Merci de ce rappel de la "nuit du 4 août" et de sa mise en perspective actuelle.<br /> Mais je crains fort qu'il ne faille réinventer la République elle-même. Celle que nous connaissions a sombré corps et bien, sapée de l'intérieur par cette "démocratie rituelle" (pour reprendre un post de ce même blog). Le contrat républicain est bel et bien rompu par l'action de cette dernière et d'un suffrage universel qui, dans sa perversion, a permis à ses détenteurs de se dépouiller eux-mêmes de leurs prérogatives et se retrouver dans une situation de quasi esclavage volontaire.
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B
1789 - 2009.<br /> <br /> La nuit du 4 au 5 août 1789 constitue la scène inaugurale majeure de l'histoire de la France moderne et du récit national. Trois semaines après la révolte parisienne et la prise de la Bastille, l'Assemblée constituante met à bas l'édifice multiséculaire de l'Ancien Régime. En quelques heures de transe collective, ce sont tous les privilèges de l'aristocratie, de l'Eglise et des provinces qui sont abolis. Et remplacés par le principe - révolutionnaire, au sens strict du terme - de l'égalité de tous devant la loi.<br /> <br /> Certes, il faudra de longues décennies et quelques autres révolutions, violentes ou pacifiques, pour que ce principe s'inscrive, peu ou prou, dans la réalité sociale du pays. La nuit du 4 août, pourtant, continue à imprégner en profondeur l'imaginaire du pays. Pour une raison bien simple : plus de deux siècles après ce "grand soir" égalitaire, la France paraît tout aussi corsetée, fractionnée et sclérosée par l'existence de privilèges. Autrement dit, pour s'en tenir à une définition qui évitera les anachronismes, d'avantages échappant à la loi commune accordés à des catégories de citoyens.<br /> <br /> Des exemples ? Ils sont nombreux et touchent à l'essentiel. <br /> <br /> Le principe fondamental de l'égalité devant l'impôt a volé en éclats depuis belle lurette, sous l'effet conjugué des exemptions, "niches" et "optimisations" fiscales. Sans parler du "bouclier fiscal", voté à l'été 2007, et qui a permis aux mille plus gros contribuables français de recevoir de l'administration, cette année, un chèque moyen égal à trente années de smic (350 000 euros).<br /> <br /> Tout aussi essentiel, le principe d'égalité devant l'école, établi par la République un siècle après le 4 août 1789, n'a pas davantage résisté aux logiques implacables de l'élitisme scolaire et social, au détriment de la méritocratie affichée. Chacun le sait, et chaque famille s'y emploie : les diplômes les plus prestigieux et valorisés sont trustés par les enfants des milieux les plus favorisés, ajoutant le privilège du patrimoine culturel à celui du patrimoine financier.<br /> <br /> Quant à l'entreprise, les polémiques sur les bonus, primes et "parachutes" divers, dont bénéficient certains dirigeants, ont démontré, de façon choquante, que la notion même de privilège n'y est pas un vain mot. Là, comme ailleurs, les avantages exorbitants réservés à tel ou tel ne peuvent être vécus par les autres que comme de profondes injustices. <br /> <br /> Comme dans le reste de la société, comme le 4 août 1789, c'est l'un des principes mêmes de la démocratie qui est en jeu. Et qui est à réinventer.<br /> <br /> http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/08/03/1789-2009_1225220_3232.html
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L
Aprés avoir servi les privatisations le voila en train de servir les nationnalisations. Attila est vraiment un courtisant, des oligarques et maintenant du peuple.<br /> <br /> Sent' il le vent tourner ?......<br /> <br /> <br /> Mais j'avoue, qu'il sait encore faire parler de lui :)))))<br /> <br /> <br /> La révolution attilienne, c'est pas la guerre a chaval alors que les autres sont encore a pied ?
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E
A propos d'Attali sur france Culture une série d'émissions<br /> <br /> <br /> Le sens des choses<br /> http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions_ete/sensdeschoses/presentation.php<br /> <br /> Cet été, « Le sens des choses » propose une série spéciale sur la crise financière économique et sociale afin de réfléchir aux bouleversements qu'elle provoque dans tous les domaines de nos sociétés.<br /> <br /> Chacune des dix émissions s’articule, durant une heure, autour d’un débat entre Jacques Attali et de grands témoins. Banquiers, économistes, analystes financiers, psychiatres, sociologues, responsables syndicaux et d'association de consommateurs, chefs d'entreprises, hauts fonctionnaires, apportent un éclairage essentiel sur les causes de la crise et les bouleversements à venir.<br /> <br /> je n'ai pas encore écouté ce que cela donne<br /> <br /> cdlt
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R
Comme vous l'aviez si bien écrit, "la banque doit redevenir ce métier laborieux et triste" ou un truc dans ce genre. Adieu dérivés de crédits, titrisation synthétique, options en tout genre, options sur options inclues, spread inutiles, etc, etc, etc. L'équivalent d'une bombe thermo-nucléraire sur Las vegas détruisant les banques de financements et d'investissements (astrologie et roulette russe en français de la rue)......
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R
Comme vous l'aviez si bien écrit, "la banque doit redevenir ce métier laborieux et triste" ou un truc dans ce genre. Adieu dérivés de crédits, titrisation synthétique, options en tout genre, options sur options inclues, spread inutiles, etc, etc, etc. L'équivalent d'une bombe thermo-nucléraire sur Las vegas détruisant les banques de financements et d'investissements (astrologie et roulette russe en français de la rue)......
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