Pourquoi les plans de relances ne fonctionnent pas.
3 Octobre 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Economie
Puis, à chaque injection, cette propension à créer du PIB baisse, jusqu'à ce qu'elle devienne négative.
Chaque dollar dépensé par endettement, ne voit que de moins en moins de cents de PIB crées.
Seuls l'argent injecté dans l'économie réelle voit un effet multiplicateur.
C'est le cas du "cash for cluncker".
Mais comme, entre les années 1950 et 2010, la sphère financière a gonflé démesurément et que c'est elle qui est servie, l'effet de l'endettement sur le PIB est devenu insignifiant.
Comme le précisait un internaute, on émet de la dette outre atlantique, puis la FED la rachête aux banques qui l'envoient dans le marché boursier.
Effets colossaux dans l'économie monopoly, mais effets nuls dans l'économie réelle, et pour cause, les deux ne sont pas reliés, sauf quand il s'agit de saigner l'économie réelle, pour "rééquilibrer" les finances.
Finances, bien entendues, dont l'état ne cesse de se dégrader, et pour cause : tout repose sur l'endettement qui ne peut qu'augmenter, et dont l'augmentation est impossible : les ménages sont rétamés.
L'effet de misérabilisation de la population sur les finances publiques est le même : la levée de l'impôt qu'on s'interdit sur le riche, devient impossible techniquement sur le pauvre.
141 milliards de déficit, sur 365 milliards de dépenses, c'est 38 % de découvert (et non 43 % comme annoncé).
Sur 100 euros de dépensés, seuls 62 sont couverts par des levées.
Bien entendu, sur un tel chiffre, "faire des économies" comme on le fait depuis 2002, ne fait qu'une chose : elles creusent le trou.
Les ménages n'ont pas le choix : ils réduisent immédiatemment les dépenses quand l'état trouve plus judicieux de ne rien leur verser.
Les politiques occidnetaux qui agissent de moins en moins comme hommes d'états se crispent sur leur idéologie.
Contre l'extérieur, contre la Russie, qui ne s'est pas soumise et qui reste le gros morceau difficile à avaler, car elle dispose de pétrole, de gaz, des armes nucléaires et d'une armée, qui, si elle s'est réduite, est loin d'être ridicule, en tout cas, dix fois supérieure à celle des occidentaux désormais.
Contre l'extérieur, c'est aussi contre l'Iran, prié de faire sa contre révolution, mais aussi, contre la Turquie qui méne désormais sa propre politique.
Contre la Chine, qui est priée de relancer l'occident, contre l'Amérique Latine, qui s'autonomise et dont seul le honduras semble désormais renouer avec une histoire passée sombre. On voit la justesse de la politique chaviste d'armer la population avec les milices populaires. Un tel retour en arrière serait impossible.
Mais aussi, contre les populations intérieures. Désormais, on sait ce qu'est la construction européenne : un truc vomi des USA et pas du tout destiné à peser contre eux, mais contre leurs peuples.
Une chose a été oublié dans ce grand dessein : le vent de l'histoire. La fin de l'histoire n'était pas venu, seulement une impression de victoire occidentale, impression qui s'est révélé vaine : l'évaporation de l'occident se lit dans son poids économique de plus en plus restreint...
Taux de chômage US : 21 %, taux d'inflation : 5 %, "croissance" : - 6 %.
Le délire répressif et dictatorial actuel, ne peut rien contre ça. Même pas un énième référendum irlandais...
Hourra, hourra pour l'union soviétique...

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