Impossible croissance chinoise...
3 Octobre 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Economie
Or, il existe un moyen très simple de voir que cette fable, n'est qu'une fable, et ne peut être sérieuse.
L'université de Sherbrooke publie des batteries de statistiques.
On peut en prendre 3, concernant l'Allemagne, la Chine et le Japon.
Or, "Entre janvier et août, elles ont enregistré une baisse de 22% à 730,7 milliards de dollars."
La plus simple mathématique, c'est qu'une baisse de 22 %, portant sur 46 % de pib (en 2008), soit 1460 milliards de $, c'est une sacré dégringolade.
Comme l'excédent progresse, les importations aussi chutent.
Le Pib (3343 milliards de US $ en 2008) n'est donc pas capable de progresser de 8 %.
Cela représenterait un surplus annuel de 267 milliards, qui devrait compenser, en outre, une perte d'environ 20 % du commerce extérieur, soit environ 290 milliards.
Récapitulons en arrondissant : 270 milliards + 290 = 560 milliards, supporté en totalité par l'économie interne, soit environ 1900 milliards en 2008.
On arriverait à une croissance interne de 560/1900, soit 30 %. C'est complétement invraisemblable.
La vérité est qu'on confond les pib, celui en monnaie courante et pib ppa (ou ppp), le plus truqué.
La vérité c'est qu'on confond des montants, non dépensés et dépenses effectives.
La seule vérité indiscutable est que l'économie (aucune économie d'ailleurs) est incapable de supporter de tels montants et qu'une majeure partie ne peut que s'envoler dans la corruption.
Même si la Chine a réussie a maintenir son taux de croissance INTERNE (ce qui est fort possible, vu le soutien à l'économie réelle), elle a pu faire + 190 milliards à l'interne et - 290 à l'externe. Soit une baisse de 100 milliards, une baisse très modérée de 3 %, plus réaliste.
Pour l'Allemagne, le topo est le même, 18.6 % de baisse des exportations, pendant qu'on se garagarise de la hausse... par rapport au mois précédent...
Mécaniquement, la baisse emporte plus de 9 % du Pib.
Par contre, là, on peut douter que la demande interne soit relancée par un gouvernement de benêts, qui pratique une politique à la Bruning, obnubilé par l'équilibre budgétaire.
Le salut espéré par la reprise n'a aucune chance de se matérialiser : la reprise, c'est bidon.
D'ailleurs, une nouvelle est grosse de lourdes menaces, c'est le résultat du référendum Irlandais.
Certains vont s'en gargariser, ils devraient plutôt en avoir peur...
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