Flop...
19 Octobre 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Economie
On peut néanmoins penser que l'année 2010 sera l'année décisive, celle où l'on passe au XXI° siécle. Le siécle américain s'achéve, et on n'aura pas de superpuissance nouvelle à l'horizon.
Il faut des conditions trop spécifiques pour cela, pour que toutes les bonnes cartes tombe dans les mêmes mains.
Le terme qui va convenir bientôt, c'est "concert des nations".
La nation a été diabolisée, mais la nation peut vivre longtemps en paix. La mondialisation, nom de code de l'empire est synonyme de guerre éternelle, dont la seule variable est son lieu de déroulement, un jour elle flambe ici, le lendemain là, sans jamais s'éteindre tout à fait.
Ce qui arrête les guerres impériales, c'est le refroidissement du coeur nucléaire de l'empire.
Là, visiblement, il s'arrête. Thimothy Geithner, bellâtre bien connu de la FED (c'est curieux cette manie de mettre en pôle position les plus bredins qu'on trouve) , nommé par celle-ci au trésor, pardon, ministre des non-finances US, vient de dire que les Zétazunis vont devoir vivre selon leurs moyens.
Formule polie, pour leur dire qu'ils vont connaitre le sang et les larmes. Et formule qui ne s'applique qu'au citoyen. Pas aux banquiers.
En 1979, quand je faisais mes études (économie), le déficit extérieur était qualifié de "trés préoccupant". Pensez, il était à 20 milliards de $ par an.
Aujourd'hui, il se présente "bien", en réduction à - 30 milliards mensuels.
Bien entendu, c'est frappé du sceau du bon sens. La mondialisation est finie, les superdéficits et les superexcédents, aussi.
Pourtant, on continue à mettre en garde contre le protectionnisme, synonyme de nationalisme et de guerre.
Simplement faut il rappeler que le libre échange régnant, régne justement sur une planète qui n'a pas connu un niveau de violence depuis des siécles et peut être jamais.
Mais, plus de batailles rangées. Simplement, les morts ordinaires des guerres ordinaires, morts de chaque jour, mais qui s'accumulent. Seul, l'extraordinaire (ce qui sort de l'ordinaire) a droit à 3 lignes, un bilan vraiment trop sanglant, surtout si les anglos sont responsables.
La seconde guerre mondiale a duré 6 ans, on suppute 50 millions de morts.
Je serais curieux de connaitre le bilan des conflits 2003-2009.
Sans doute est il impossible : il y a trop de conflits un peu partout qui s'enchevétrent, des morts qui proviennent de "l'insécurité" ou plutôt de l'action des services de sécurités ?
C'est bien connu, on ne tue pas les civils. Ils meurent de diverses manières.
Le meilleur moyen d'éteindre une dette, c'est de ne pas la payer. Que feront les chinois en perdant 2000 milliards de $, ou même si la valeur réelle de ce stock tombe à 200 ou même à 20 ? Rien.
Que feront les USaméricains si on leur demande de se serrer la ceinture pendant un siécle : ils arracheront les C... de leurs gouvernants, leur les feront frires et manger (sans ketchup, qui plus est !).
Les états où la crise est la plus mûre, voit se rompre la solidarité des gouvernants et dominants. Il faut des boucs émissaires. Plus ils sont crades, mieux ils conviennent. Les banquiers anglais et leurs superbonus conviennent parfaitement.
Les génies de la finance se retrouvent donc traité comme ce qu'ils sont : des parasites. Les balances commerciales, se rééquilibreront, d'abord par elles mêmes, ensuite par action protectionniste plus résolue.
Les dettes seront banqueroutées. Pour le $ et la livre, c'est plié, pour l'euro, cela prend la même voie, mais hypocritement. Les spreads de dettes publiques qui avaient flambés ont été calmées par les banques centrales.
Il n'y a pas de solutions possibles dans le cadre actuel.
Les "remédes" apportés, les baisses de budgets, sont impossibles politiquement et socialement.
C'est le cadre actuel, justement, qui pose problème, le cadre et l'aristocratie. Elle est à vomir.
Aux USA, ils ont aussi leur Bruxelles : ça s'appelle Washington, et la ville en question se désintéresse totalement des états, pour la première fois depuis 2 siécles.
Faut il rappeler, la première moitié du 19° avait été agité par les menaces de sécession en tous genres, les guerres civiles localisées. Après la guerre civile, ce furent les sécessions larvées qui furent combattues, mais toujours, le gouvernement central s'occupa des états, soit pour les combattre, pour les assister, pour les remonter... Jamais, il n'y eut cette suffisance glaciale et cette indifférence totale.
Obama se voulait Lincoln. Il va l'être, jusqu'à la lie et jusqu'hallali.
On passe du mode "guerre extérieure" (toujours budgeté) au mode "guerre civile" (faute de budget).
Voilà la dernière photo d'Obama.Newsletter
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