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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 09:39

Le 1 à 5 % le plus riche, est en train de détruire sa niche et son habitat.
A force de trop tirer sur la corde, les apatrides finissent par gagner un gros rien du tout, et s'il est certain que la dette publique ne sera pas remboursée, les placements privés sont tout aussi problèmatiques.

 

Carrefour est un exemple. Le chiffre d'affaire a baissé de 0.8 % en 2011, et le résultat, lui, a fondu littéralement sur place.

Le résultat opérationnel de 2011 baisse de 19 %, et le résultat net de 14.3 %.
Encore ne connait on pas les chiffres officiels pour janvier/ février, qui s'annoncent calamiteux certains disent -15, - 20, -30 %.

les actionnaires vont se voir traiter à la dur, et le dividende va passer de 55 % du résultat à 45 %.
On va appeler nanard pour plaindre ces pauvres riches, qui maigrissent parce que les pauvres sont déjà morts.

Si, bien entendu, les chiffres de la nouvelle année s'avèrent aussi calamiteux qu'annoncer, il va y avoir des grandes surfaces à louer.
Bien entendu, quand une économie dégraisse, ceux qui gagnent, c'est ceux qui ont compris le mouvement, et choisit de sacrifier un peu les prix et donc la rentabilité au maintien du chiffre d'affaire et de la situation sociale.
Encore un truc que nanard a du mal à comprendre.

 

Dans la catégorie "zombie", on peut noter des compagnies aériennes célébres, dont l'une n'a qu'un avantage, c'est d'avoir  de la trésorerie, et de manière importante.

Bien entendu aussi, comparé au trou qu'ouvre la hausse de l'or noir, les efforts de réductions des coûts, c'est des clopinettes.

 

Le problème de Carrefour, comme de Air France, ce sont des surcapacités. Pour Air France, tailler dans la main d'oeuvre et les avantages sociaux, ne servirait à rien.

Les compagnies low-costs sont dans le rouge, hors racket exercé sur les autorités politiques locales friandes et férues d'aéroports coûteux et inutiles, mais signe de virilité économique. 

 

Encore une chose où un effondrement économique aurait du bon, c'est de nous débarrasser de ces monuments à l'égocentrisme des politiques.

 

Quand à certaines "bonnes nouvelles", il faut voir ce qu'il y a derrière : "Baisse "historique" de 25% du nombre de morts sur les routes en février."

Bien entendu, en 1770, on pouvait noter une mortalité zéro à cause de l'automobile. Et pour cause, le parc se limitait à 1, pieusement conservé au musée depuis. 

 

Je me rappelle aussi qu'au détour du siècle dernier, un journal stéphanois fustigeait la compagnie de transports en commun, responsable d'innombrables accidents, comparés aux si vertueux automobilistes, qui n'en créaient jamais...

 

On peut se féliciter justement de cette baisse du nombre de victimes, mais on peut se poser la question de connaître la consommation de produits pétroliers en février, signe indubitable de crise -récession ou plus vraisemblablement dépression- ou pas.

 

Il va s'en dire que des firmes "sur le fil", comme Carrefour ou Air France seraient pulvérisées par une dépression, une fois grillée leur trésorerie.

Alors, il faudrait tailler à la hache, dans les destinations, leurs nombres, le nombre d'appareil, et chez Carrefour, tailler à la hache dans le nombre d'établissements.

Pour espérer sauvegarder un croupion, signe d'une économie qui a tourné la page du pétrole...

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 08:41

"Réorganiser la consommation", nous dit Alter-éco :

"L'énergie est toujours analysée sous l'angle de la production, trop peu sous celui de la consommation. "

Et on pourrait, sans peine, baisser les dépenses de consommation en augmentant le confort...

"un appartement mal isolé entraîne à la fois de l'inconfort et une forte consommation d'énergie. L'isoler est donc une stratégie gagnant-gagnant : consommation diminuée et plus de confort. "

 

Mais, ce n'est pas comme ça que fonctionne nos sociétés. Le perdant, c'est la très grande compagnie qui vous fournit eau, gaz, électricité, fioul, etc...

Elle, verrait d'un très mauvais oeil la baisse de la consommation.
Car, les 15 % "faciles", c'est la totalité de leur rentabilité, et quand le prix dépasse l'optimum, la consommation baisse ou s'effondre plus ou moins rapidement.

"l'inverse de l'ébriété énergétique ". Cette ébriété énergétique, c'est celle qui fait le marché.

 

Pensons à 15 % en moins au niveau mondial, ou même 5 %, et les compagnies énergétiques contre-attaqueront, en annonçant l'ére de "l'énergie abondante et bon marché, donc de l'inutilité de faire des économies...

 

Raison pour laquelle, la aussi, "TINA", il n'y a que l'effondrement possible...

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 09:45

A son âge, c'est normal, on radote. Sauf qu'il radotait déjà en 1969, et en 1989.
Et que là, il n'avait pas l'excuse dudit l'âge.

"Je dénonce la stratégie diabolique des Verts qui ont convaincu la Suède, l'Allemagne, la Belgique et l'Italie de sortir progressivement du nucléaire en deux ou trois décennies. Ils vont créer au centre de l'Europe une véritable famine énergétique au moment où les quantités de pétrole et de gaz vont baisser. C'est suicidaire ! On ne peut imposer une telle brutalité, cela va conduire à la guerre civile, regardez ce qui se passe en Grèce. On n'ose plus faire d'élections. "

 

Rocard n'a jamais brillé par son courage politique, notamment sur les retraites. C'était pourtant simple, la retraite par répartition n'apporte qu'un droit à la répartition.

Il fallait miser là dessus.

C'était faire porter l'ajustement sur les retraités, alors, on a choisi l'inverse (surtout que les réformes sont "de droite", et que les retraités votent fortement à droite).

 

On n'ose plus faire d'élections, car on agresse le peuple. Sans doute, on verra l'implosion dans les calendriers électoraux, quand, enfin, on se mettra au diapason des aspirations des peuples.
En attendant, on vote "vieux con", sans état d'âme.

La preuve, c'est que le PASOK grec est encore crédité de 14 % d'intentions de vote, ce qui montre une persévérance dans l'erreur assez fabuleuse. Normalement, il devrait être à 1.4 %.

 

Papy Rocard, oublie certaines choses :

- la famine d'U est déjà là, depuis plus de 23 ans, 1989 pour être précis. Une époque ou papy était premier ministre. Il a donc du être informé du fait. Et que pour faire fonctionner des centrales, il faut de l'uranium.

- la brutalité allemande a fournie de l'électricité à la France nucléaire, et le seul problème allemand est l'inadéquation entre lieux de production et de consommation. On produit de l'électricité éolienne en mer du nord, on consomme beaucoup dans le sud industriel. Et il manque de lignes électriques, comme il en manque pour être relié aux centrales hydrauliques norvégiennes.

- le nucléaire tue aussi. Si on compte les morts dans les mines de charbon, il faut compter aussi les morts dans les mines d'U, même s'ils sont moins nombreux (elles sont plus modernes, généralement, souvent à ciel ouvert), et sur les chantiers de construction des centrales. Quand on exploitait l'U en galeries, la mortalité était forte aussi, ainsi que les accidents du travail.

 

La seule chose qui entrainera des troubles, c'est continuer le monde actuel, en promouvant la croissance de la consommation d'énergie.

La seule alternative, pour laquelle, il y a "TINA", c'est la réduction, volontaire ou contrainte. La réduction volontaire, fruit d'une politique VOULUE, n'entraînera aucun stress. En Scandinavie, en Allemagne (en Europe pour 30 000 logements), la Passivhaus est une réalité. Pas en France.

On préfére consommer une énergie inutilement, pour ne pas froisser les puissants que sont les compagnies énergéticiennes.

L'alternative, c'est effectivement "Juin 1940", où la France du se passer de pétrole, d'une partie de son charbon, de son électricité, de son gaz, etc... Pourtant, en 1940, le pays n'a pas sombré dans la guerre civile, mais s'est adapté.

 

Il n'y a aucun sens à payer une chose, qu'on peut avoir gratuitement. En effet, la seule chose qui est intéressante pour le consommateur, c'est d'avoir 19° dans la maison, le reste, c'est de la littérature.
Le seul "hic", c'est que si on réduit les consommations d'énergies à ce qu'il est possible de faire, c'est à dire, au stade actuel, au 1/4 de la consommation constatée en Europe de l'ouest, le CAC 40 n'est plus le CAC 40, mais un cimetière.

 

il n'y a qu'aux USA, que la grosse note d'électricité est un signe de virilité, et encore, sans doute plus maintenant.

Papy Rocard nous fait simplement entendre une voix profonde, celle des années 1960. Il s'adresse sans doute à une clientèle électorale âgée, qui vit suivant un ancien schéma.

"Pompompompom, les vieux français, parlent aux vieux français..."

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 13:38

Pour l'IEA, l'âge qui s'annonce est celle du renouvelable.
Le renouvelable est, dorénavant "le secteur le plus dynamique du mix énergétique", et fournit déjà 20 % de l'électricité produite.

 

D'ailleurs, pour preuve que c'est rentable et que ça marche, EDF va développer des STEP, mais pas en France, bien sûr, aux USA, avec des compagnies locales...

 

"Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au delà".

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 20:04

L'état veut à la fois, en matière énergétique et principalement d'électricité, appuyer sur l'accélérateur et le frein. Pas question d'économiser l'électricité, mais on débloque quand même 20 millions pour l'éclairage public, sa modernisation et faire chuter sa consommation, contraintes financières locales oblige.

La baisse possible varie entre 50 et 75 %.

 

On aura aussi une bonne nouvelle pour les compagnies électriques : la réduction de la pointe de consommation au moment de l'allumage.

 

Mais, comme l'ampoule basse consommation côtoie le chauffage électrique, la réduction de 6 % de la consommation en 2011 a dévasté le résultat de RTE, qui baisse de 28 %.

 

On comprend bien qu'on court deux lièvres en même temps, le bénéfice pour EDF en particulier et l'intérêt général, qui va dans le sens de la réduction des consommations.

 

Pour les moteurs industriels aussi, la réduction de consommation possible est de 60 %. Il y a dans l'énergie, et sa manière de le traiter, de quoi engloutir des empires. 

D'ici 2050 la consommation tendancielle augmenterait de 84 %; et la consommation des moteurs ferait 42 % du total.

 

On comprend donc mieux la politique allemande, qui est une vraie politique, de réduction de consommation tous azimuts, qui est la vraie marque de l'efficacité, et non de produire "toujours plus".

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 17:13

Téhéran vient de mettre Paris et Londres au piquet, montrant à quel point l'Iran se moquait des prétentions occidentales. Pour le moment, la mesure est symbolique, les livraisons de brut iraniens n'atteignant pas 3 % de la consommation française.
Là où on ne rit pas du tout, c'est quand la même mesure risque de s'appliquer à la Grèce, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, déjà bien mal en point.

 

Là où c'est risible, c'est la volonté de priver le pays des paiements SWIFT, mesure jamais vue, et à double sens et tranchant.
En effet, tout les pays désirant acquérir les 4 millions de barils de brut iranien, soit plus de 400 millions USD devront OBLIGATOIREMENT adhérer à un autre système de paiements, concurrent, qui ne manquera pas de se mettre infailliblement en place.

 

Comme la connerie est la chose la mieux partagée, il faudrait préciser à ces zozos que :

- dans un marché pétrolier où la demande = 100% de la production, il n'y a aucune sanctions possibles sur un producteur qui fait 5 % du total, sauf à faire bondir le prix du brut, et à fournir autant d'argent à l'Iran, pour une fraction seulement de cette production (cas de 1979),

- une fois un concurrent à SWIFT mis en place, il sera impossible de faire marche arrière, on pourra l'utiliser, notamment dans un contexte asiatique qui ne demandait que ça, entre la Russie, l'Iran, l'Inde, la Chine. Sans doute, bien d'autres viendront s'y greffer dessus...

 

Les pays occidentaux surestiment beaucoup leur puissance, y compris militaire, dont on voit les limites avec une Syrie protégée par les SS300 russes, voir les SS400 (à bord des navires russes, en face de laquelle on n'a plus à opposer qu'une flotte vieillissante, d'appareils de conception surrannée, où l'unique avion d'avenir, le Rafale, a été mis sous cellophane par le système, semblant perçer uniquement avec les BRICs.

Pendant ce temps là, la Russie annonce son réarmement, et semble être le seul pays où la portabilité de ce réarmement à moyen terme semble possible, pour une bonne raison, elle est la seule à avoir l'autonomie énergétique suffisante.

 

Soros parle d'insurrection probable aux USA, USA qui se retirent progressivement d'Europe et font diminuer leurs forces de 11 000 hommes, elles sont actuellement de 80 000.
On voit mal d'ailleurs, les forces armées US, soutenant à font Ron Paul, se confrontant à une population dont ils partagent les aspirations.
Les guerriers sont fatigués, et hors forces spéciales et un peu d'aviation, le bloc occidental n'a plus de force militaire. .

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 11:54

On m'a dit qu'il fallait rabâcher longtemps pour les problèmes de chauffage électrique, ce que je fais, à tel point qu'on m'accuse de radoter.

Pourtant, l'expérience m'a appris que le rabâchage, seul, permettait de toucher les gens. Et notamment les questions pratiques.
Que faut il faire quna don est chauffé électriquement ?

D'abord, que faut il faire quand on veut chauffer le moins possible ? D'abord, et le plus simple est en individuel, c'est d'isoler drastiquement, et notamment le plafond, qui concentre 30 % des pertes de chaleur.

De simples dalles de plafond peuvent aussi faire la différence dans le collectif.

Ensuite, le chauffage électrique à effet joule peut se remplacer très facilement, par un chauffage électrique thermodynamique, ou pompe à chaleur :

-électrique traditionnel           1 Kw consommé =       1  Kw restitué

- thermodynamique                 1 Kw consommé = 4,56 Kw restitué.

Et ça, c'est possible partout, et pour les copropriétés, on peut joujours le demander. Certes, ce n'est pas une solution absolue, mais c'est déjà un début de solution.

Les premiers prix de PAC air/air, ne sont pas à 500 euros. S'il en faut deux, l'amortissement est vite fait.
A titre de sécurité, on peut même conserver ses convecteurs, placé en situation basse, la PAC étant placé en situation haute.


Bien entendu, on me rétorquera les problèmes de pointes. Là, effectivement, la PAC sera en rade, parce qu'il fera trop froid.
Qu'à cela ne tienne, on peut remplacer avantageusement le convecteur, ou le compléter par un chauffage d'appoint fossile, idéal pour chauffer briévement, dont le coût d'ailleurs, est minime aussi.

Mais, dans les deux cas, ça ne s'accorde pas bien à la feignasserie du moment, car il faut disposer d'un bidon de pétrole ou d'une bouteille de gaz, et qu'il faut faire preuve d'un minimum de prévoyance.

Alors que finalement, le gros avantage du chauffage électrique, c'est qu'il s'accorde bien autant à l'imprévoyance, qu'à la bêtise. dpe.jpg

 

Ensuite, qu'est ce qu'une maison passive avant tout ? C'est une maison bien isolée. Donc, c'est le choix des matériaux de construction qui prévaut.
Le parc global va être complétement déclassé, et c'est déjà commencé. Si infirmes que soient les normes en France, objets de lobbys et de manipulations, c'est déjà un gouffre qui s'ouvre entre les plus de 300 000 logements BBC construits chaque année, et l'écrasante majorité du parc, en voie de déclassement. Car, si consommer 50 KWh par m2 et par an, ou même plus est aberrant, c'est encore beaucoup mieux que de se taper la classe G courante, à plus de 450 KWh m2.

 

Les logements BBC font 93 % du marché du collectif en 2011, et 14 % de l'individuel. On voit donc, les effets de propagande, sur "l'énergie bon marché", et le degré de décervelage des masses, mais aussi, les effets de l'envolée des loyers.
En effet, pour les accédants à la propriété, le loyer est tellement cher, qu'ils ne comprennent pas l'importance à long terme de la facture des énergies...

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 10:51

La langue de bois se fissure ici et continue ailleurs.

Même Reuters et "le point", nous disent que l'Allemagne dénucléarisée (partiellement) est venue au secours de la France d'EDF. Pour une bonne raison, consommant beaucoup moins d'électricité, surtout en pointe, l'Allemagne avait des réserves, plus la France.

 

On dit tout haut, ce que l'on ne disait pas hier, mais qu'heureux coquins, vous saviez déjà, grâce à la lecture assidue de mon blog :

"Les radiateurs électriques représentent la principale source de chauffage des foyers français, les gouvernements successifs ayant favorisé leur installation afin que cette demande vienne équilibrer l'offre électrique produite par les 58 réacteurs du parc nucléaire. "

Le chauffage électrique a donc été promu pour justifier le nucléaire. Il a aussi eu son rôle dans la créations des quartiers pourris, entraînant une forte rotation de population.

 

Le gouvernement français, lui, fait dans l'humour involontaire et bientôt grinçant : " le gouvernement a publié lundi un rapport soulignant que prolonger la durée de vie des réacteurs nucléaires aussi longtemps que possible permettrait de limiter l'augmentation des factures d'électricité. "

 

L'augmentation des tarifs sera monstrueux, et l'effet immédiat : la déqualification du chauffage électrique, et le bonheur des plombiers-chauffagistes...

 

Il n'y a pas d'autre voie que la voie allemande, de l'efficacité énergétique, et donc, de l'abandon du chauffage électrique. Surtout à une époque, où le logement devra s'avérer de plus en plus économe.

Mais, là aussi, on paie la note du libéralisme. On se heurte au mur de l'incompétence dans le bâtiment.

 

Côté langue de bois, c'est corsé et c'est ici. La langue de bois, c'est simple, prendre des chiffres de 2008, et les sortir en 2012, alors que vis-à-vis de l'évolution de la production allemande, c'est sinon la préhistoire, du moins presque l'an zéro.

 

Mais l'important, le plus important n'est pas là. Il est signalé par l'université de Sherbrooke, qui se livre a un exercice statistique qu'on pratiquait beaucoup à une époque, les statistiques globales, au lieu de nous livrer un chiffre de croassance, qui n'est plus qu'un instrument de propagande, et c'est éloquent.

conso-electricite-allemagne-personne.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les allemands appuient fortement sur la production de renouvelable, et diminuent vite la consommation. La consommation par tête en France est nettement plus élevée.
consommation-electricite-allemagne-globale.jpg



consommation-electricite-france.jpg

 

Voilà, la messe est dite. Une voie a été choisie dans un cas, une autre dans l'autre. Visiblement, d'ailleurs, la France suit la même voie, mais à contre-coeur, pour ne pas peiner un gouvernement nucléairocrate et une compagnie d'électricité qui ne nous veut pas du bien.

 

On peut noter que l'électricité d'origine nucléaire a entamé son déclin en Allemagne dès 1998, avant, bien sûr, de devenir cataclysmique au moment de Fukushima.

 

On essaie de sauver la situation et le bénéfice grâce à linky, qui permettra d'effacer les pointes, et évitera le recours au marché SPOT à 1932 euros le MWh....

 

Pour l'Allemagne, la sortie partielle du nucléaire s'est faite ainsi :

sortie-nucleaire-all.jpg

 

C'est largement l'essor du renouvelable qui a compensé la fermeture des 7 centrales, suivi par la réduction des exportations, et l'efficacité énergétique a fait timidement son chemin.
Le tout n'a pas empêché la réduction de l'utilisation des énergies fossiles.

Cela, en une seule année. L'année suivante (2012), le renouvelable aura compensé la totalité de la fin du nucléaire, et l'Allemagne se trouvera en situation de réduire massivement le fossile.

 

Le renouvelable est arrivé à maturité. Quand à la France, son évolution vers l'efficacité énergétique, une fois commencée sera encore plus rapide.

Il suffit que par des augmentations de prix importantes, le chauffage électrique deviennent prohibitif.

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 12:28

Certains me disent que je confonds énergie et électricité.

Effectivement, l'électricité est le produit d'une énergie. Il est donc futile de transformer une énergie, que ce soit le fioul, le charbon, le gaz, en électricité, avec un rendement très bas, de l'ordre de 35 % (le reste va en chaleur), sauf s'il y a cogénération, pour retransformer l'électricité en chaleur...

Mais c'est comme d'habitude, quand on a rien à dire, on cherche la petite bête.

 

C'est beaucoup plus économe de brûler directement autre chose de l'électricité pour faire de la chaleur...

On a donc fait appel à un surdoué, pour nous expliquer que :

- c'est pas la faute au chauffage électrique s'il y a eu des pointes,

- c'est la faute au chauffage d'appoint (1 000 000 vendus en 1 an),

- il faut faire appel au civisme (foutage de gueule) et à linky pour écrêter. C'est à dire au coupage de courant...il faut dire qu'avec un prix de production à 100 euros, voire 1900 sur le marché spot, comme l'a dit un internaute, ces 15 jours ont été un massacre pour EDF.

 

Moralité : il faut qu'EDF puisse continuer à se goinfrer, mais évitons de sortir du nucléaire par une mesure simple : la prohibition du chauffage électrique, comme il existe en Autriche et au Danemark, juridiquement, et dans le faits en Allemagne (le promoteur doit prouver qu'il n'y a pas d'autre alternative, ce qui est cocasse au pays de la maison passive), mais en le débarrassant de cette pointe de consommation qui l'emm... iele, grâce aux "compteurs intelligents" (ça pour être compteurs et intelligents, ils le sont).

 

Si l'on veut sortir du nuke en France, c'est simple. Très simple. Il suffit de prendre deux mesures qui ne couteront pas un rond à la collectivité :

- interdire le chauffage électrique dans le neuf,

- pour l'ancien, interdire la commercialisation des appareils...

 

Ce sont des mesures de prohibitions qui existent dans beaucoup de domaines, et on voit mal pourquoi on y échapperait.
Comme il est décidé que les bâtiments devront être bientôt à "énergie positive", cela revient au même dans les faits, le chauffage électrique (et les autres), y seront, de fait, prohibés.

Mais il est aussi curieux de voir certains mensonges : le chauffage électrique qui équipe 32 % des foyers en France, ne consommerait que 13 % du chauffage total ? Vraiment curieux...

D'ailleurs, vu le nombre d'appareils d'appoints, il est tout simplement impossible de déterminer ce que consomme réellement le chauffage électrique en France, comme il est impossible aussi, de déterminer, dans la consommation, ce qui relève du chauffage et du reste...

En hiver, globalement, on utilise plus d'énergie. Le ballon d'eau chaude reçoit de l'eau plus froide, voire très froide, certains utilisent le séche-linge l'hiver et pas l'été, on boit plus de boissons chaudes...

Sans compter, bien sûr les PAC inversées qui fonctionnent été comme hiver, parce qu'on a construit des bouses...

 

On vient d'apprendre aussi qu'il nous est impossible de nous passer du nucléaire. Sous peine d'autarcie. j'avais bien trouvé que les danois avaient une drôle de tête, c'est parce que c'était des autarciques ?

On verra bien comment évolue la consommation, avec les augmentations de prix annoncées.

La consommation électrique a beaucoup progressé parce que son prix était  bas. Il va s'aligner progressivement sur les plus hauts européens, concurrence oblige.

Quand à la sortie de l'Allemagne du nucléaire, d'ici quelques années elle aura largement digéré la fin des tranches actuellement HS, et d'ici 2020, l'arrêt de toutes les tranches. ça ne lui posera pas plus de problèmes que le simple maintien du nucléaire en France, et à terme, moins.

Parce que la pointe de consommation enregistrée en France se reproduira l'année prochaine, puis l'année d'après, jusqu'à la panne générale, parce que le réseau européen ne pourra pas fournir, et que les compteurs intelligents ne seront pas encore en fonction.

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 08:59

J'ai eu droit à la visite d'un clown nucléocrate :

"chiffres tronques, méconnaissance totale et globale du sujet...Vous ne seriez pas un clown, des fois ? ".
On admire quand même, la profondeur de son analyse, et la longueur de son argumentation.


Pour préciser les choses, les chiffres viennent de RTE, donc s'ils sont tronqués, c'est que RTE nous raconte des salades, ce qu'ils font d'ailleurs, mais partiellement.

Donc, reprenons, les chiffres de RTE, c'est à dire éCO2Mix du 7 février 2012 à 19h15 :

- fioul          :    4 958 Mw

- charbon   :    4 587 Mw

- gaz           :    3 178 Mw

- nuke         :  58 822 Mw

- éolien       :    3 640 Mw

- hydro        :   11 785 Mw

- autres       :     6 035 Mw

- import       :     7 058 Mw

 

Total des consommations indiquées : 100 063 Mw. Contrairement à ce que dit RTE, la production nucléaire n'assure pas 63 % mais 58, 8 % des besoins, s'il parle de 63 %, c'est de la production en France.

Bien entendu, import ou produit en France, peu importe. Ce qui est à noter c'est que le chauffage électrique désormais plombe le nucléaire.
Le nucléaire est incapable de satisfaire les besoins de base de la population, et n'est rentable qu'en base. C'est à dire, quand il fonctionne tous le temps.
Pour rendre le nucléaire rentable, il faudrait donc :

- fermer la moitié des centrales,

- utiliser le reste en le complétant par des STEP. Mais comme l'intelligence des nucléocrates est égale à zéro, il faut accepter le tout.

 

Pour la propagande, on a annoncé le redémarrage des réacteurs allemands (on vous l'avait bien dit), ce qui, en réalité, s'est révélé être le redémarrage d'antiques centrales à charbon, pour aider les pitis copains français, plombés par leur chauffage électrique.

Il faut noter qu'en Allemagne, avec une pointe à 50 000 Mw seulement, les 10 000 Mw solaires et les 11 000 éoliens font du bruit.

Le chauffage électrique est interdit en Autriche, au Danemark, quasi interdit en Allemagne (le promoteur doit prouver qu'il n'y a pas d'alternative, ce qui reléve de l'impossibilité technique, surtout avec les passiv-house).

 

Le complexe nucléaire brille surtout en France par son pouvoir de manipulation, notamment celle du "phénomène Nimby", en ce qui concerne les éoliennes, mais, à consommation comparable avec l'Allemagne, le "besoin" du nucléaire s'évanouirait.

 

Autre chose à signaler, l'importance de la cogénération loin d'être négligeable. Comme à Firminy (Loire), la centrale électrique est une centrale de cogénération urbaine, qui fournit à la fois chauffage et électricité, et d'autant plus d'électricité qu'on sollicite le chauffage urbain.


Même l'éolien, si décrié par les nucléocrates, a sans doute empêché le collapsus du système.


Mais, faut il le rappeler, comme le nuke est "sans risques", on n'a pas placé les centrales dans les villes, mais en pleine campagne, et on se garde bien de récupérer la chaleur émise. 

Bien entendu, il y a d'autres absurdités dans l'utilisation de l'électricité, qui ne représente que 20 % de l'énergie en France, tout ce qui est production de chaleur, que ce soit industriel, ou pour le particulier.

 

L'Allemagne, en passe de sortir du nucléaire exporte, la France, qui l'a sacralisé, importe de l'électricité lors des pointes.

Si l'Allemagne en importe, en été, bientôt, ce ne sera plus la cas. En effet, le développement du renouvelable se poursuit, et le couplage avec les réseaux de barrages norvégiens se poursuit aussi, comme le fait le Danemark. Simplement, les échanges d'électricité, ce sera pour les STEP.

 

Le seul endroit au monde, d'ailleurs, où le chauffage électrique était quelque chose de sensé, c'était la Norvége. Celle-ci produit 99 % de son énergie en renouvelable, et ne sait pas quoi en faire...

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