Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 05:09

Que je fais finalement, est encore plus difficile pour l'AIE, qui doit tenir compte des us, croyances, et coutumes des zélites et gouvernants.
Naguère, Deubeuliou, prétendait le mode de vie américain non négociable. Effectivement, il n'a pas été négocié. Avec une baisse de la demande en carburant de 55 %, après une pointe à - 70 %, il s'est effondré.

C'est d'ailleurs assez impressionnant aujourd'hui, de voir la volatilité du transport routier automobile. Le carburant baisse, on revoit du monde. Mais je vous rassure, il va augmenter.
Donc, l'Agence internationale de l'énergie veut être bien avec tout le monde, et ne fâcher personne. Enfin, surtout les importants, parce que de nous, ils se foutent complétement.

Donc, l'Agence Internationale de l'énergie nous raconte des salades.

Une consommation d'énergie en hausse de 45 % d'ici 2040, 30 %, nous dit on ailleurs. Enfin bref ça va monter...

Les compagnies énergétiques aiment quand ça monte. les bénéfices suivent. Quand ça descend, les bénéfices suivent aussi...

Bon, en même temps, l'AIE fait une petite amende honorable. Elle s'est fabuleusement planté sur le renouvelable, qui pulvérise tout les records. Et s'est fabuleusement planté sur le pétrole, où il n'y a pas amende honorable du tout : tout le monde s'en fout, et a oublié. Ils annonçaient naguère 130 millions de barils/jour pour le pétrole, qui s'est réduit à 103,5 en 2040. (91 en 2014).

On voit aussi dans la boule de cristal, un pétrole qui se traine à des bas prix.

Alors, il faut choisir, quand on fait une projection de ne pas ménager chèvres et choux, et qu'on ne peut pas faire plaisir à tout le monde, en prévoyant un "atterrissage en douceur".

70 % des mines chinoises de charbon sont déficitaires, les 5 majors pétroliers sont toutes dans le rouge, ne parlons même pas des compagnies nationales, et des pays pétroliers.

On peut donc affirmer, sans risque de se tromper, que les compagnies déficitaires peuvent et vont défaillir, comme les états. Et s'effondrer. Quand au presque 10 millions de barils jour US, sans les déluges de subventions du gouvernement, du Quantitative easing, de sa situation en voie d'extinction de superpuissance, des 10 millions seraient 0.5.

Bien entendu, pas un mot de la politique un peu folle de l'Arabie Saoudite, et de son évolution politique. On parle d'alliance avec Moscou, sans doute dans le but de sauver les meubles. En Orient, on baisse les mains des plus forts, surtout quand les intérêts coïncident, et que la politique de l'ancien protecteur US est devenue illisible.

On peut aussi penser à l'effondrement complet économique, politique et militaire des USA. L'effondrement de l'URSS s'était traduit par une baisse de 50 % de sa production pétrolière... Là, on peut penser à une production qui attendrait vite... 200 000 barils jours. Et oui, les gisements pétroliers US, sont très, très vieux. Et forés dans tous les sens.

Il faut pt'êt expliquer à l'AIE les principes de base de l'économie de marché. Et ceux du pic de production.

Une fois commencée la dégringolade de la production, rien ne l'arrête, sauf provisoirement, et cela ressemble à un frémissement, comme le tout petit + 3 % de la mer du Nord en matière de production de pétrole. Ceci au prix d'un colossal effort d'investissement, qui va être abandonné (- 80 %).

Les firmes et les états déficitaires en matière de production de pétrole ne peuvent investir les sommes nécessaires. C'est aussi simple que cela. Après, si le déficit dure trop, la firme fait faillite, et l'état passe à autre chose, avec peut être un passage par le stade "guerre civile", ou "état failli".

En outre, la période 1990-2015 a vu la production d'énergie notablement augmenter. Ce qui a été extrait n'est plus, et c'était le plus facile. Le reste sera plus compliqué. Et plus cher. L'investissement pétrolier qui était passé de 250 milliards de USD à plus de 750 pour une production quasiment identique, pourrait il, miraculeusement désormais, produire plus de 10 millions de barils/ jour de plus, sans une explosion encore plus grande des prix, que le consommateur final serait bien en peine de payer...

Bref, le principe de réalité économique et politique a été complétement oublié à l'AIE, dans un monde, qui, semble t'il sombre dans une dépression généralisée.

Les croissances annoncées pour les USA et la Chine sont des croissances Potemkine ou Pinocchio. Et ailleurs, quand elles sont positives, souvent elles aussi, très sujettes à caution...

Bref, le monde vient de caler, et l'AIE ne s'en est pas aperçu. Et ce n'est pas un calage anodin. La remontée de la mortalité chez les hommes blancs annonce un événement style "fin de l'URSS", qui avait connu le même phénomène.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 06:21

Pour le titre de vainqueur de dîner de ****, il y a foule; Et on aura du mal à choisir, que de postulants méritants...

"Le plein emploi de retour aux USA". Bien entendu, le record des food-stamps (45 millions de bénéficiaires) et les 95 millions d'inoccupés, ça ne les chagrinent pas plus que ça. C'est vrai que le retour "incroyable" de la job machine US est tout bonnement, totalement, incroyable. C'est pour ça que je n'y crois pas.

Pour la commission européenne, les migrants vont doper la croissance économique... N'ayons pas peur de dire n'importe quoi, 1.7 millions d'emplois sont inoccupés en France. Les feignasses qui se prélassent à pôle emploi n'ont qu'à bien se tenir...

Bien entendu, ils n'ont rien compris à l'époque. Sans énergie supplémentaire, les migrants sont des poids morts, sans utilité. Alors, avec des disponibilités énergétiques par habitants qui diminuent au rythme de 2 % l'an...

Un être humain qui produit 100 KWh par an, en France, on en consomme 60 000 KWh. réduction de 2 %, je vous laisse calculer le nombre qu'il faut faire rentrer, par français, pour compenser...

Donc, je pose la question (tout en connaissant la réponse) : pour rentrer à la commission européenne, il faut un diplôme de gros con ?

"La production industrielle allemande en forte baisse, contre toute attente ". C'est bien connu, il est interdit à la production allemande de baisser.

C'est comme la baisse officielle de la "croissance", chinoise, de 0.1 %. Pourquoi tant de foin, si c'est pour si peu. Officiellement, c'est l'épaisseur du trait.

Partout, on est dans la propagande, pas dans la réalité. Pourtant, dès 1865, Jevons, et d'autres, notamment Adams, ont posé le problème de l'énergie fossile. Jusqu'en 1970, sa consommation augmentait de 3.4 % l'an, le pétrole ayant remplacé le charbon, mais jusqu'en 2004, la croissance n'était plus que de 2.2 %. Depuis, malgré l'augmentation des prix en 2005-2007, la production pétrolière n'a pas suivie.

La ressource, donc, manque. Et ce que Jevons disait pour le charbon anglais, est en train d'arriver en Chine.

En réalité, deux choses peuvent réduire la consommation d'énergie. La carte de rationnement, et l'augmentation forte de la taxation des hauts revenus, gros consommateur.
Al Gore était le prototype du gugusse. Se targuant d'écologie, il consommait 220 000 KWh d'électricité, contre 10 000 pour l'américain moyen, fort peu économe, à 10 000 KWh...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 06:09

Comme l'a dit un internaute, la redécouverte de l'eau chaude, c'est une affaire qui marche. Les impôts trop augmentés n'apportent pas un sou aux caisses de l'état, bientôt, ce sont les réfugiés qui n'apporteront plus la croissance, et la Chine a sous estimé ses consommations de charbon, tenez vous bien, de 20 %.
Et Alors ?

Quand la Grande Bretagne produisait ses 120 millions de tonnes, bien avant son apogée, on estimait sa consommation grise à 20 millions de tonnes; soit à peu près pile poil la même chose. C'est sans doute que la notion de petit charbon leur est totalement inconnu. La poussière de charbon est souvent abandonné à qui veut bien la prendre. Les petites mines ne sont même pas recensées, et leurs estimations de production, farfelues...

En Asie, on en fait les pains de charbon, en Europe, les pauvres se l'appropriaient pour leur chauffage, sans en faire des pains. En le volant.

Il est curieux comme des gens ayant été important peuvent se montrer incultes et barbares, dans la méconnaissance totale d'un métier qui a été le leur toute leur vie.

Quand la production augmente, il y a beaucoup d'à côté, que les autorités privées ou publiques, tolèrent.

Mais il y a une chose incontestable. La production chinoise est sur le plateau sur les années 2011-2012-2013. les importations ont nettement reculées, et les petites mines, plus encore. Quand la demande n'est plus là, la partie grise de la production/consommation est encore plus touchée... Il me semble que la production grise britannique est désormais, aussi nulle que la production officielle.

L'avantage prix de ces petits consommateurs/auto-consommateur, disparaît.

Le signe de stress dans le charbon se sent dans l'effondrement des prix, et la chute des quantités importés.

Chute des prix du charbon, pendant que les benêts de dirigeants nippons veulent relancer leurs centrales nuke.

D'ailleurs il est curieux que pour certains, n'apparaît pas le hic. Une flanchée des prix entraîne, théoriquement, une augmentation des volumes. Là, pas du tout, le volume flanche, avec les prix, preuve que le problème est encore plus important.

L'immense majorité du charbon chinois est brûlé pour produire de l'électricité. La production de celle-ci patine, pendant que la production d'acier flanche franchement.

Donc, le charbon chinois, n'a plus de débouché. C'est la crise charbonnière des années 1950 en Europe. Après la bataille de la production, on a extrait du charbon en quantité importante, mais un charbon qui n'a plus d'usage...

Quand à dire, que le renouvelable, c'est intermittent, que l'Allemagne utilise massivement le lignite, ce sont des propos éculés, qui montre le caractère impérial de l'individu. On n'envisage même pas, par conformisme, que l'empire soit dépassé techniquement. L'empire n'aime pas l'innovation, qui porte atteinte à l'ordre social, et qu'on fait soi même partie des "hautes sphères"....

De plus, si on extrait aussi massivement le charbon, n'ayez crainte : il sera épuisé beaucoup plus vite. Les réserves britanniques, estimée à "800 ans", n'ont pas duré 200, après la dite estimation (vers 1840)... Pourquoi ? Parce que cela se sous entendait à production constante... ou en légère augmentation, pas à plus de 300 millions de tonnes, et pas à plus de 200... Mais on a gardé, dans ses méninges et ses habitudes, les 800 ans. Mais, années après années, c'était de moins en moins vrai...

L'Allemagne, quand à elle, ne consomme pas plus de lignite. Elle en consomme autant, et pour une seule chose : produire de l'électricité, car ça ne sert plus qu'à ça, depuis qu'on ne l'utilise plus pour le chauffage.

N'oublions pas aussi, l'aspect financier. Quand baisse le débouché et les prix, on compte beaucoup mieux et plus... Sans doute, la production de charbon chinoise a sans doute baissé plus qu'annoncée, car cette production/consommation grise a sans doute été la plus compressée... Compressée par ce que les mines officielles décomptent plus précisément, regardent aux usages, ne se foutent plus du petit charbon, et que les petites mines sont déjà mortes...

Mais la production chinoise de charbon va faire comme ses petits copains : décroitre suivant une courbe de Gauss, comme l'a indiqué MK Hubbert, pour le pétrole, et amplement confirmé dans le cas britannique... Et tous les autres....

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 20:41

A une époque, on apprenait que le dividende d'une société, pour ne pas la mettre en péril, devait être une petite partie de son bénéfice (le reste étant réinvesti, ou servant à limiter les emprunts), et surtout, faite en fonction de la trésorerie disponible.
Les majors du pétrole, ne voient pas ça du même oeil. Bien que leurs résultats aient fondus à vue d'oeil, BP, Chevron, Total, Exxonmobil, voir en négatif (Dutch Shell), pas question de réduire les dividendes, dieu sacré entre tous.
Donc, réduction des investissements, licenciements, cessions d'actifs et endettement. En somme, on liquide la baraque. Les majors ayant les gisements les plus difficiles à exploiter, les compagnies nationales s'étant réservées les autres, la réduction des investissements risque d'être explosive, et dans le contexte actuel, le mieux qu'on pouvait attendre du moyen orient et de l'Iran, ça sera gommé par la baisse ailleurs.

S'endetter pour du dividende, et ne pas l'avoir supprimé, ou du moins, très réduit, c'est la voie ouverte pour le cercueil pour ces firmes. Comme pour toutes les firmes, d'ailleurs.

Mais l'horreur se profile à l'horizon :

« Avec une déprime prolongée du marché, même les dividendes ne seront plus invulnérables ».

Donc, la donne sociale se porte très mal. Et comme le dit Frédéric Lordon, les plus riches, les plus grands, n'ayant plus la trouille de l'URSS, et plus la trouille du tout (c'est, à mon avis, une grande erreur), deviennent de plus en plus rapaces.

Tout ce qu'on obtenus les peuples doit être remis en cause.

Et si le traitement infligé aux cadres d'Air France, a indigné la presse écrite, le fait qu'AF soit un gros acheteur de presse écrite n'est pas indifférent à l'indignation de la presse.

Comme je l'avais dit dans le cas "EDF", le "nous vous devons plus que la lumière", s'adresse, non à la population, mais au média. Il est acheté, avec le marchandage implicite : encaisse le prix, ferme ta gueule, et répercute la propagande, sinon, piquet...

Mais là, le retour de la violence, longtemps refoulé, sera d'autant plus explosif, qu'il fera voler en éclat le vernis de civilisation.

On aura plutôt un avant goût de Syrie. Tient, d'ailleurs, Erdogan vient de gagner les élections. Pas d'importance, il avait déjà mis le feu aux poudres. S'impliquant dans la guerre en Syrie, cette guerre métastase en Irak, au Yemen, en Israël, en Arabie...Et aussi en Turquie. On veut faire la guerre aux Kurdes et aux Alaouites ? ça tombe bien, il y en a des caisses en Turquie même.

Virer Assad le temps d'une valse ? La valse et le bal durent depuis un bout de temps. Ils ont transformé le petit garçon fils de son père en nouveau Saladin, en lion de Syrie. S'ils voulaient le faire rentrer dans l'histoire pour des millénaires, c'est fait. Ce sera une légende, quelque soit la fin. Les autres, ça sera les infâmes gnômes.

On dit que dans cette guerre, la Russie songerait aux armes nucléaires. Pour dépeupler le désert ? Et, de toute façon, dans la doctrine militaire de l'ex-URSS, l'emploi des armes nucléaires tactiques étaient prévues.
On dit qu'Israël en aurait fait exploser deux, des bombes à neutrons, l'une dans la guerre du liban, l'autre au Yemen. On ne peut pas dire que cela ait changé grand chose.

On murmure aussi que le début d'intifada à laquelle on assiste sera dû au fait, qu'en bonne realpolitik, en Israël, on songerait à changer de parrain, et que cela déplairait.

Bref, dans toute sa splendeur, l'empire se survie à lui-même, même si partout, dans sa politique, ou plutôt absence de politique économique, monétaire, sociale, et étrangère, on continue et on persévère dans l'erreur... Pourquoi changer ce qui perd et qui va perdre la classe dirigeante ???

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 04:59

On m'a demandé mon avis sur la courbe de livraison d'essence aux USA.

C'est très simple en vérité.

La consommation moyenne qui était de 1900 litres par voiture et par an, est tombé, de mémoire à 1200 et on assiste à un pic de l'automobile. Le parc a globalement atteint un maximum, et a commencé à diminuer. Il est de plus vieillot, avec une moyenne de 11.4 années. Où est passée l'époque où les automobilistes pensaient changer leur automobile à 5 ans d'âge ou 80 000 km ?

Ces deux nouvelles cumulées doivent être remis dans leur contexte : l'économie, la puissance militaire et politique du centre de l'empire, s'effondre.

En réalité,la statistique US donne à penser que la crise a commencé en 2004, année où la consommation tombe quasi systématiquement en dessous de 60 000 milliers de gallons journaliers. Quand au point le plus bas (février 2014), avec moins de 19 000 milliers de gallons, il qualifie la "reprise" de l'économie comme une vaste fumisterie. D'autant que les prix aux USA sont autrement gentillet qu'en Europe.

Ce qui est observé en 2015, en fait depuis octobre 2014 n'est pas une reprise, mais un arrêt de la dégradation. ceci est dû à l'effet prix, mais ne fait rien remonter.

De toute façon, 102 millions de sans emplois, ça ne consomme pas des masses de gallons d'essence.

Effectivement, l'argument écologique présenté pour rééquilibrer les fiscalités entre diesel et essence sont du pipotron de première qualité. L'essence se vend mal, malgré les prix bas, comme d'ailleurs, tous les produits pétroliers en occident, comme d'ailleurs tous les autres produits.

Les excellences ont coupé le sifflet à la demande, en la compressant.

De plus, le redémarrage des consommations n'est pas forcément réel. Le bas prix du fioul incite beaucoup, ceux qui le peuvent, c'est à dire ceux qui possèdent un chauffage au fioul, à le stocker, en en commandant un peu plus. Il faut dire que les montants commandés avaient atteint un niveau ridicule. On commandait 200 ou 300 litres à la fois...

Cette dégringolade du gallon n'est qu'une manifestation de plus de la crise. 50 % des 20-25 ans sont encore chez les parents, comme 53 % des étudiants en France.

Dans les deux cas, l'expulsion précoce du jeune a disparu du modèle anthropologique US décrit par Todd.

Ce modèle anthropologique était finalement très pétro-dépendant. la dépense de véhicule et d'essence est devenue comprimable, mais on doit aussi parler des cohabitations.

"Le fait que les Etats se défaussent sur les familles ne peut avoir qu'un temps. C'est devenu un problème de société majeur."

De fait, l'état se défausse sur les solidarités familiales de beaucoup de choses : dépendance, aujourd'hui, étudiants, et demain retraités ? Les familles et les actifs peuvent absorber un certain nombre de choses, mais il existe une limite et une faille intrinsèque. Elles ne peuvent tout absorber, et la faillite et le krach immobilier sur la quasi-totalité du territoire est la marque de ce regroupement.

De même, même un jeune actif hésite à prendre son envol, à 1000 euros par mois...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 21:54

Il paraît que le diesel, c'est pô bien.

Aussi, logiquement, not'bon gouvernement va augmenter les taxes à raison d'un centime par an, sur le diesel et le baisser d'autant sur l'essence. Voilà une mesure de justice et d'impartialité, ne visant pas du tout à augmenter les taxes de 10 milliards par an, pour cause de consommation 4 fois plus importantes en gazole.

Il faudrait leur expliquer qu'il vont tomber sur un os, si la quantité de gazole consommée en Europe diminue et diminue fortement comme le souhaitent les écolos.
En effet, qu'est ce qu'on va foutre de ce gazole ?
le krackage du pétrole, cela produit quelques produits, en quantités variables, selon la nature du pétrole, mais toujours et sempiternellement, les mêmes :

- GPL,

- Naphta,

- Essence,

- Kérosène,

- Fioul ou Gazole (c'est la même chose, sauf pour l'administration fiscale),

- Huiles et Graisses,

- Bitumes.

Sur les 4.2 milliards de tonnes de pétrole extraits en 2014, 60 % sert à se déplacer, et les usages devenus marginaux qui concernent le reste, se réduisent années après années. Le chauffage au fioul disparait, soit par disposition législative (Danemark), soit par désaffection, comme en France, où quasiment plus personne n'en achète.

Comme je l'ai dit, les raffineries produisent de 20 à 35 % de gazole, suivant la qualité du pétrole, et les caractéristiques de la raffinerie. Les saoudiens, par exemple, qui avaient du mal à vendre leur brut, trop lourd et trop soufré (donc, de ce fait, devenu un "pétrole extrême", ont du construire des raffineries pour le traiter.

On est loin du temps où l'on disait que certaines productions n'avaient même pas besoin de raffinage pour être utilisés dans les moteurs. Plus le pétrole est lourd, plus il produit d'éléments lourds, et plus les gisements s'épuisent, plus leur production devient celle d'éléments lourds.
Donc, si, indépendamment du côté technique, que ferait on du couple gazole/Fioul; si l'Europe se mettait à en consommer plus, et délaissait le diesel ?

Réponse adéquate : on aurait, d'un côté, une crise des débouchés, et de l'autre, une pénurie. De plus, ce mouvement sera renforcé par le délaissement toujours accru du fioul domestique...

Comme d'habitude, écolos et zigotos diverses n'ont pas réfléchi UNE minute, aux conséquences de leurs actes...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 01:10

Donc, voyons les évolutions, et faisons quelques rappels. La consommation chinoise de charbon et sa production, donc, régressent à vive allure.
Pourtant, les prix se sont effondrés, et devraient, logiquement, appeler à une consommation accrue. Il n'en est rien.
Le salaire des mineurs a baissé de 60 %, et le prix de 75 %. 70 % des mines chinoises sont déficitaires, comme désormais bien des mines américaines.

Pendant ce temps, les importations chinoises de charbon, baissent de 37.7 %. C'est donc une vraie et profonde crise du secteur qui se voit. Et de son débouché. Le principal débouché du charbon, c'est de fabriquer de l'électricité, pour une proportion qui varie, suivant les pays de 2/3 à 90 %, c'est une utilisation, finalement, largement futile, et qui doit tout à l'effet prix. Et cet effet prix, paradoxalement, ne joue pas en ce moment.

En effet, le secteur électrique charbonnier allemand s'enfonce dans la dépression, et, là aussi, la rentabilité n'est pas au rendez-vous.

Pour produire de l'électricité, on peut brûler n'importe quoi. C'est ce qui est fait. Et la matière utilisée peut difficilement servir à autre chose. Elle n'est pas adéquat.

Pour les usages "nobles", de la fabrication de l'acier, il faut du coke, c'est à dire du carbone presque pur.
Le charbon voyage, quand à lui, peu. Les chinois importent des quantités minimes, au regard de leur consommation.

Qu'est ce à dire ? Simplement que la crise qui affecte le charbon, rend les mines chinoises, américaines et même australiennes déficitaires, comme les centrales thermiques dans bien des endroits, est mondial, et concerne visiblement, essentiellement le secteur électrique.

D'ailleurs, si le renouvelable si ridicule aux yeux des anciens est si mal vu, c'est parce qu'une fois l'investissement réalisé, il n'y a plus de circuit économique en amont, hormis une maintenance assez légère, finalement.

L'élément aggravant est que le mauvais charbon, n'a pas de débouché autre que l'industrie électrique, qui en a moins besoin, avec une "croissance", souvent négative, ou atone, et une concurrence des nouveaux moyens de production, comme dans le cas de la Chine, dans un contexte globale étale.

Il est clair que la frénésie d'augmentation de la production, partout dans le monde, tire à sa fin. On refait le chemin à l'envers, dans un contexte de bulle et de surinvestissement.

Là aussi, on atteint une donne difficile à appréhender pour certains ; le plafonnement de la demande, où le changement technologique est ravageur. Non, le charbon n'était pas "l'énergie du XXI° siècle", il était devenu un soutier de bas étage, et plus le "king coal".

De plus, comme la Grande Bretagne de 1865, la productivité par mineur, décroît, dans des quantités assez impressionnantes.

Son deuxième temps, est passé.

Deuxième évolution, pétrole et gaz. Les USA et son féal intégré le Canada disposent des seules quantités significatives de puits de shale oil ou shale gas. Pour la bonne raison, c'est que le système de subvention, la planche à billet, et la densité de population, n'existent que là-bas. Ailleurs, le nombre de puits est ridiculement petit (1000). On n'y a pas aussi un lobby appelé foreurs. Aux USA, on aime bien les complexes budgétivores. On a ici un complexe-forage.

Qu'importe s'il ne sert à rien, et si la rentabilité n'est pas au rendez vous, et si les firmes arrivent à peine à payer les intérêts de leurs emprunts.

Ailleurs, où il faut que ça rapporte, pas moyen que ça prenne...

Grande Bretagne : fermeture de la dernière mine de charbon. La puissance de l'empire britannique et de la finance avait été construit sur cet atout. Comme je l'ai dit, c'est bien connu, qu'à toutes les époques, les libéraux, néo-libéraux, ordo-libéraux, ça pousse aux endroits où il y a de l'énergie en abondance. Mystérieusement, ils disparaissent aussi sec quand il n'y en a plus, ou simplement un peu moins.

l'évolution du monde, d'ailleurs, va suivre la piste descendante de la production d'énergie.

Pour ce qui est des négateurs du pic pétrolier, on en trouve. Mais pour la mauvaise raison. S'il y a encore beaucoup de pétrole, il est beaucoup plus cher, beaucoup plus compliqué à trouver et exploiter. Si des puits soviétiques semblent revivre, après avoir été vidés, il est douteux que la planète terre soit capable de produire assez pour l'appétit des hommes. il ne faut pas oublier l'effet stock, qui fait que l'énergie est abondante parce qu'on ne l'utilisait pas jusqu'à récemment.

Bref, l'empire occidental, et le monde sont plombés par les problèmes d'énergie, et par son coût d'extraction.
Les découvertes récentes, sont ridicules, et ne pourront sans doute pas être exploiter, sans l'empire qui l'exigeait. Et qui ne vivait que par cette énergie.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 00:58

le calcul de l'élite c'est sans doute d'établir un gouvernement mondial, avec une politique unique, une monnaie unique et une religion et des dogmes uniques.

Comme on le voit, c'est la liberté, mais dans un cadre vraiment très surveillé. Vous pouvez croire dans le Dieu unique, appelé dollar, dans l'empire, et le libéralisme.
Ben voilà, le problème c'est qu'il existe physiquement deux énormes os, qui s'appellent Russie et Chine, et quand on voit un ossillon comme la Syrie, et la résistance qu'elle oppose, on peut douter que le groupe de Washington-Londres, et comparses de seconde zone, comme le videur de pot de chambre appelé FH, arrivent franchement à quelque chose.

De même, les Hurluberlus de seconde zone, que je ne citerais, mais qui dirigent des pays à cheval sur les détroits, ont des idées derrière la tête, mais pas franchement la maestria pour piloter leur politique. En gros, ils ont toutes les chances de se planter méchamment.
Mais le problème véritable n'est pas du tout là.
Dans un contexte d'énergie plus rare, et dans un pays leader comme la Chine, un pic charbonnier avéré, et en Allemagne, un déshérence du charbon et un triomphe très très provisoire de la lignite, on peut voir deux écueils.
D'abord, l'atonie de la demande de leurs clients. Il est clair que ces deux pays sont vainqueurs, quasiment par KO, et exportent massivement. Mais le problème, c'est que la demande solvable s'effrite, voir s'effondre, et que dans le cas allemand, la France n'est plus cette année, son premier client.

Devant une stagnation qui est appelée à devenir séculaire, la;position de premier exportateur, comme dans le cas chinois et allemand, n'a plus vraiment d'intérêt. Il faut baisser sans cesse les prix, pour rester dans la course. Une course qui mène où ?

Le deuxième point, c'est que la mondialisation des échanges est dépendante d'un pétrole abondant et bon marché. S'il n'y a pas encore de manque, le bon marché n'est pas là, et il faut voir la situation actuelle comme surréaliste. 42.9 USD le baril, qui apparaît comme "bon marché". Les projections faites en 2000 pariaient sur un cours de 20 USD en 2020. Bon. Je ne voudrais pas critiquer, mais quand même.

La spécialisation, donc, bat de l'aile. Sans transports, pas de mondialisation. Comme je le disais déjà, le transport aérien est une activité chroniquement déficitaire, avec quelque fois des bénéfices. Seul le soutien des états fait la différence.

Pour le transport maritime le Baltic dry index n'en finit pas de mourir, et n'indique qu'une chose : il est quasiment impossible de gagner de l'argent dans le trafic maritime, sauf si on transporte des migrants.

BP annonce que son bénéfice du troisième trimestre est égal à zéro. Et va réduire ses investissements.

Mais, les deux géants de l'économie mondiale sont aussi des colosses aux pieds d'argile. Comme je l'ai dit, la production chinoise de charbon baisse fortement. Toute l'économie chinoise est bâtie sur le charbon, cela veut dire que quelque chose de grave, se passe.

Pour l'économie allemande, des inénarrables critiques du renouvelable se pavanent, sans comprendre ce qui se passe.
Que se serait il passé sur le marché électrique si l'Allemagne n'avait pas arrêté le nucléaire ? Le charbon et la gaz auraient disparu, au profit d'un mix nucléaire-lignite, le charbon allemand est déficitaire, les centrales à charbon aussi, globalement, et, de toute façon, y en aurait il assez pour qu'il puisse ne fonctionner qu'avec cela ? Sans doute pas. Dans tous les pays du monde se pose la question de sa rentabilité, sauf exception. Seul l'annexion de la RDA, en lui donnant la lignite, lui a permis d'échapper à la crise, avec le gaz russe. Sinon, le pays sera dans la situation grecque...

Il faut que les élites cessent de penser avec des schémas anciens. L'énergie la meilleure matché, c'est celle qu'on ne consomme pas.

Minés à l'intérieur par la dépression énergétique, minés dans leurs marchés extérieurs par la "stagnation séculaire", nom poli pour ne pas parler de la décroissance, les deux vainqueurs vont donc apprendre qu'il n'y a jamais de victoire définitive dans l'histoire.

Regardent ils ce qu'il est arrivé au Japon ?

Récemment, un article parlait de l'Argentine et parlait d'un pays "à bout de souffle". A bout de souffle pourquoi ? Parce que Cristina Kirchner n'avait pas adhéré à la doxa libérale, et en avait éloigné son pays ?

Y a t'il des pays qui s'en sortent actuellement ? Actuellement, aucun. Pour la même raison. Le prix de l'énergie est trop monté, et a asphyxié les économies. Pouvait il monter moins ? Non.

Alors, le monde libéral accuse le manque de "réformes de structures". Pour faire quoi ? Pour s'effondrer plus vite ?

Simplement, les tenants de la mondialisation, bavards incompétents et verbeux, ont oublié que l'économie, c'est d'abord du réel. S'ils savourent de voir les BRICS sombrer, parce qu'ils n'obéissent pas, plus ou peu à l'empire, ils ont quand même une sourde inquiétude qu'ils n'arrivent pas à exprimer.

On voit pointer, enfin, une reconnaissance du pic oil. Le seul problème, c'est l'EROIE, ou le TRE français; taux de retour énergétique. En effet, plus le prix de l'énergie augmente, plus le coût de la recherche augmente...

Simple loi économique de base, que plus personne en haut, ne comprend....

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 01:19

Nous dit not'bon président dans la montée du FN. Sa faute, certainement, mais pas que la sienne. Celle aussi de l'UMP, pardon, de ces républicains qui s'appellent républicain par anti-mot. Républicains, ils ne le sont pas.

Ils sont oligarcains.. Ils ne pensent qu'aux riches, et n'ont que le désir de devenir riche.

Même leurs soi-disant bons sentiments sentent les relents de poissons pourris. Les réfugiés ? Quelle aubaine pour faire baisser les salaires. Les dits salaires allemands à 1 euro de l'heure seraient ils trop élevés encore ?

Coup d'état silencieux au Portugal. Leur faute, c'est ce FN qui monte, qui monte

"Je ne dis pas que la France doit accueillir tous les réfugiés du monde mais les chiffres dont on parle aujourd'hui n'ont rien d'insurmontable quand on se souvient des rapatriés d'Algérie ou des Espagnols qui ont fui le franquisme". Seulement, les décervelés oublient UNE petite chose. C'était une autre époque, celle du pétrole abondant.

Aujourd'hui, comme je l'ai déjà dit et redit, pour les sans cervelles qui nous gouvernent, le plafond s'est reconstitué, Braudel s'en était aperçu en 1979. Eux, visiblement, au grand orient de France, souffrent d'un alzheimer collectif. On ne compare pas, ce qui n'est pas comparable.

A quoi appelle t'il, le grand maitre du grand orient ? A bidouiller les élections ? Pourquoi faire ? Pour ne pas régler le problème et qu'il soit encore plus grand la prochaine fois ?

L'écart, qui devient déchirement, entre le vécu de la population et le verbiage républicain des élites, devient écoeurant.

"Le pouvoir me fait penser à un avocat qui, en cour d'assises, perdrait tous ses procès mais s'obstinerait à n'incriminer que les jurés pour expliquer ses déconvenues systématiques sans jamais s'interroger sur sa propre responsabilité, voire son incompétence de plaideur. Il est symptomatique, en effet, de les entendre, président de la République, Premier ministre, ministres, président de l'Assemblée nationale, Premier secrétaire du PS, constater, s'émouvoir, dénoncer, faire peur, s'indigner, faire la morale mais jamais se questionner, se mettre en cause, débattre de leur politique, l'analyser pour chercher en elle, qui sait?, les causes de l'implacable, mais non inéluctable, montée du FN."

Pas inéluctable, maitre Bilger ? Avec des disponibilités en énergie qui diminuent de 2 % par an ? Moi, j'appelle cela un tapis roulant. Surtout, si, pendant ce temps, certains coassent la croissance, que, telle soeur Anne, personne ne voit débouler.

En Ukraine, même topo. L'économie informelle atteint 48 % du total. Encore heureux qu'elle existe. Dans les quartiers de Marseille, la consommation de drogue est libre. Sinon, il y a longtemps que tout aurait explosé. On fait semblant de combattre, et comme dans "Sur écoute", (The Wire, série américaine non diffusée), les hommes politiques plument les gros caïds quand ils en ont l'occasion. On fait simplement semblant de la combattre, quand cela va trop loin.

S'imaginent ils que le citoyen de base n'est pas au courant ?

Par contre, la crise économique, visiblement, on la voit arriver...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 19:39

Sur le blog de Paul Jorion, on jette le masque. L'offensive russe en Syrie, dit il, est un échec. Chose tout à fait discutable.

L'échec de l'offensive est une manière de voir les choses. L'infrastructure jihadiste est largement cassée, mais cela n'entraîne pas l'effondrement du front. Ce qui entraîne l'effondrement d'un front, c'est une offensive terrestre. Elles ont eu lieu, des grignotages ont été perceptibles, mais, effectivement, pas d'effondrement.

Quand à dire qu'il y a des contre-offensives jihadistes, c'est un non sens. On n'attaque pas, ou peu, sous un ciel exclusivement ennemi, où l'aviation est pugnace. On a vu le cas en Corée en 1950, quand les américains ne tenaient plus que la péninsule de Pusan. Avant la contre-offensive US, il y avait encore des attaques nord coréennes, mais essentiellement de diversions et d'éparpillement, plus les attaques en force précédentes, qui visaient à écraser la tête de pont.

D'ailleurs, la défense était plutôt molle, parce que sitôt l'attaque engagée, l'aviation écrasait les attaquants. Là aussi, il faut que les unités jihadistes et rebelles s'usent, c'est à dire, perdent du monde.
Il est clair aussi, qu'au bout de 5 ans, l'armée syrienne est victime d'un phénomène d'usure, qui atteint peu les jihadistes. Un mercenaire est aisément interchangeable avec un autre. Il ne coûte pas cher, et une fois mort, un simple appel ou sms à sa famille pour lui expliquer qu'ils ont bien de la chance, qu'il est au paradis.

Les russes, de plus, savent faire la guerre (les mauvaises langues disaient qu'ils ne savaient faire d'ailleurs que ça), et savent qu'elles sont longues et meurtrières, que "Omaha la sanglante", aurait fait rire n'importe quel soldat russe de 1944.

Quand à gloser sur puissance des groupes d'opposition, ils ne sont puissants que par le flot ininterrompu d'armes, d'argent et de combattants. Comme le dit l'article, il y a un fossé entre une armée, et des groupes, en armement lourd, et ce fossé vient encore de s'accroitre avec la destruction d'une quantité importante de matériel lourd des jihadistes. Il reste aussi que hezbollah et armée iranienne (et autres combattants chiite), s'ils sont là, ne le sont pas encore massivement.

L'armée américaine, avec d'autres moyens avait été très longue à se déployer dans le golfe. De plus, la force d'intervention russe est, il ne faut pas l'oublier, très petite. Et que la Russie joue aussi de la carte politique avec habileté, contrairement aux brutes américaines, habituées à tout casser.

Le Tsar, après la guerre de 1870-1871, avait pris la décision de ne plus laisser l'Allemagne agir, et renouveler le coup de la guerre franco-allemande, et pour ce faire, s'était allié avec l'Allemagne, et faisait un intense lobbying pro-français... L'alliance, étant, pour eux, le moyen que cela ne paraisse pas inamical...

Chine ; il n'y a plus de jus. La production charbonnière a baissé en 2014 (de - 0,5 à - 2.5 %). Elle diminuera encore de 2.5 % en 2015, d'après les projections officielles, mais en réalité, c'est un -6.1 % auquel on assiste.

En fait, le pic charbonnier chinois est atteint, d'autant plus vite que la production avait énormément augmenté, et le pays se retrouve dans la situation européenne de 1955-1960, avec un secteur en désarroi, en difficulté financière, avec un produit dont on ne sait plus que faire.

On peut donc douter, aussi, de la pertinence des chiffres de la croissance chinoise, et si on peut plaider la croissance de l'éolien, il est vrai qu'une fois livré, l'éolienne n'engendre plus de retombées économiques, hors sa propre production. Le charbon lui avait besoin d'une énorme main d'oeuvre, qu'il fallait loger, nourrir, etc...

La conférence sur le réchauffement climatique est donc une belle niaiserie. La Mandchourie, est à bout de charbon et de souffle. cela démontre aussi, que dans n'importe quelle région du monde, la question de l'énergie est primordiale.

Le soufflé chinois était porté par le charbon... 66 % de sa consommation d'énergie. Peut on y voir la marque du renouvelable en électricité ? Même pas, la consommation ce mois ci est en légère baisse : - 0.2 %.

70 % des mines chinoises perdent de l'argent, et le secteur souffre de surinvestissement. Elle souffre aussi de surinvestissement dans l'acier (300 millions de capacités excédentaires), au moment où le secteur immobilier s'effondre, et c'est lui, le grand consommateur d'acier. Les multiples capacités de production, souvent anciennes, rachetées en occident et modernisées, verront le sort de la ferraille.

On assiste à une "croissance négative" sur un trimestre, en Mandchourie, malgré le caractère totalement biaisé des statistiques, et on se demande où ils vont chercher le reste de croissance...

Quand à "l'économie solide", cela me fait penser aux propos très cons de deubeulioui, qui dit avec un air pas moins con, ne cessait de seriner "Our ecnoonmy is strong".

Rien ne remplacera l'acier qu'on ne produit plus, l'acier qu'on ne transporte plus, le charbon qu'on ne produit plus et qu'on ne transporte pas davantage.

Arabie saoudite. Le royaume devrait être en faillite en 2020, selon le FMI. Bon, comme c'est le FMI qui le dit, on peut avoir des doutes. Mais la solidité du bousin, en guerre sur pas mal de fronts, achetant sa paix sociale, est très relative. Ce machin, c'est l'URSS.

USA : le ménage moyen possède moins de 1000 USD sur son compte, a 65 000 USD de dettes et part à la retraite avec 12 000 USD de capital. La joie, quoi.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article