Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 21:00

En France, si un amendement du sénat passe. Il prévoit de ne pas laisser construire à moins de 10 km d'un monument historique. Ce qui, vu le nombre, laisse le Mont Blanc et un petit peu de côte aquitaine. On avait déjà connu la manoeuvre, c'était pour les lieux de cultes protestants et leur interdiction.

On admire d'ailleurs le caractère scientifique des arguments : ça fait du bruit, ça déprécie les biens immobiliers, tue les oiseaux et nuit à la propagation des ondes et rend malade, et comme on disait au XVI° siècle : "ces nouvelles bombardes, ça détraque le temps".

Donc, il faut interdire :

- les routes,

- les autoroutes,

- les voitures (ça tombe bien, après la suppression des routes et autoroutes),

- les constructions d'une manière générale. Y compris, centres commerciaux et parkings géants (de toute façon, il n'y a plus de bagnoles), usines, villes, etc.
Ce sénateur doit être un génie, parce que tout cela, avec le pic oil, ça va y passer. A son rythme, mais ça va y passer.

Pour ce qui est du prix de l'immobilier, il y a bien des endroits où l'immobilier, ça vaut déjà plus grand chose. C'est DEJA invendable. Sans compter, bien sûr, les 100 000 pylônes, qui n'ont pas l'air de déranger des masses le sénateur.

Bien entendu, il faudrait ajouter que ne serait même pas constructible en éolienne, les sites des centrales thermiques déclassées, dont l'esthétisme était discutable, la pollution, importante, et qui devait réduire à néant la valeur immobilière des sites voisins.
On peut penser aussi, que Bâtiments de France serait appelé à donner son avis à NDDL (notre Dame des Landes). Il y a certainement une bicoque pas loin, classée.

Raison, pour laquelle, souvent, la nuit, certains monuments, historiques ou qui pourraient l'être mais d'un goût douteux, sont détruits, ni vu, ni connu.

Et puis, d'une manière générale, quand un sénateur veut sa rocade ou son in-dis-pen-sa-ble salle des fêtes, il n'y a pas beaucoup de monument historique qui tienne.

Il est clair que ce genre de magouilles n'empêchera pas EDF de s'effondrer comme au choix, une merde, ou un château de carte, et que l'évolution technique condamne les grands services centralisés, qui ressemblent, de plus en plus, à une dîme.

Et c'est la dîme que le sénateur veut protéger, contre la démocratie réelle, économique.

Certains abrutis disent que les centrales thermiques ou nucléaires peuvent tourner 100 % du temps. Les quidams n'ont ils pas entendus parler "d'opérations de maintenance", et que, de toute façon, aucune centrale ne fonctionne 100 % du temps, au moins d'une manière utile. Le nucléaire est, la moitié du temps, en surproduction. Et une autre partie du temps, n'arrive pas à satisfaire la demande...

Le seul moment où l'on pourra faire coïncider à 90 % capacité de production et consommation, c'est quand on disposera d'un stockage.

Et, comme je l'ai déjà dit, dans tous les autres pays, c'est tous des cons, parce qu'ils ont choisi le renouvelable...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 19:14

La dislocation se généralise. Parfois officiellement.
Aujourd'hui, c'est la Norvège qui parle de

son voisin suédois, et de la crise des migrants, ou plutôt de la crise du laxisme, ayant abouti à la crise des migrants.

Areva est dans un bourbier finlandais qui n'en finit pas. A l'image du F35 américain, on s'imaginait qu'il serait facile, aisé, de passer du plan à la réalisation. Ce machin, à l'image du F35, personne n'ose l'arrêter.

Pour ce qui est de l'union européenne, après un Brexit, on aura sans doute un csexit. A l'heure actuelle, seul un fou furieux peut rêver de rester dans l'UE. Un fou furieux, ou un débile mental.

Au Dakota du nord, toutes les opérations de fracking sont suspendues. L'économie de cet état devrait logiquement s'effondrer. Si ce n'est déjà fait, et retourner à l'état antérieur, c'est à dire pas grand chose, et même encore moins, avec toutes les zones polluées qu'ils laisseront derrière eux, pour des décennies. En Alberta, d'ailleurs, les compagnies ne paient même plus les locations de terrains.

Dire si c'est une victoire séoudienne, je ne sais pas. Toujours est il que la logique capitaliste veut que disparaisse celui qui est le moins rentable.

Quand au FMI, lui même reconnait la chute de la croissance, et personnellement, j'en rajoute une couche en qualifiant cette croissance de fictive. Ce qui a commencé au niveau mondial, c'est bien la décroissance. Qui croit le 6.9 % chinois ? Pas même le gouvernement chinois. Elle était au plus de 2 %, elle est sans doute en négative, mais la courbe du FMI, indique, une chute continue de la croissance, qu'on peut mettre en parallèle avec la courbe de consommation pétrolière, qui ne cesse de s'aplatir, et ne progresse que difficilement, même en période de prix bas.

Le FMI indique à chaque année, un rebond, indiquant un dogme, un article de foi ou une prière, plus qu'un élément objectif.

Au centre de la crise sont les 5400 milliards, investis dans le "shale oil industry", et qui n'ont aucune chance d'être remboursés.

Mettre des taux zéro, c'est très intéressant, mais très bête. En effet, toute notion de risque a disparu chez les "investisseurs".

Les mécanismes économiques jouent désormais contre l'économie existante. A plein régime.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 22:10

Le fossé entre le haut et le bas de la société s'accroit. Et notamment, en matière d'énergie.

" Si l’économie s’effondre, elle chutera jusqu’à atteindre un niveau inférieur soutenable."...
"En conséquence, il semble que le monde aura besoin de s’effondrer jusqu’au niveau d’avant l’utilisation des combustibles fossiles, peut-être même bien antérieur. "

On voit donc bien la bêtise intrinsèque d'un Manuel Valls, et de sa réforme du code du travail.

On voit sur le graphique de la consommation d'énergie de l'ex-URSS, le redressement, à partir d'un niveau de consommation redevenu soutenable. Et relativise la "faillite" de l'état URSS.

L'état USA, lui, n'a pas mieux résisté en 1971. Il est simplement soutenu à bout de bras par la manipulation, et l'écrasement des périphéries. Il n'empêche que l'affaissement, lent au départ, s'accentue, et s'étend, et se sent au niveau politique.
L'écrasement aux primaires du candidat-système type, Jeb Bush, ridiculisé après avoir dépensé 130 millions de dollars dans la campagne, indique que le temps où l'on pouvait acheter le pouvoir est révolu.

Souvent j'ai dit que, comme Raffarin, on "communiquait", quand on avait rien à dire sur le fond. L'emballage, lui, ne suffit plus. Le pays des Fées, promis par la classe dirigeante, le TAFTA et la réforme du code du travail, ne convainc plus que les vieux, engoncées dans leurs certitudes de l'après guerre.

Alors, peut on envisager qu'il y ait une transition "douce", en gardant un niveau de civilisation et de confort acceptable ? A mon avis, techniquement, c'est possible. Mais pas politiquement. Il aurait fallu engager cette transition il y a bien longtemps. Trop longtemps. Il aurait fallu que le système modère ses appétits pour croire en sa propre survie. Mais que c'est loin les années 1970.

L'aristocratie ne pense aujourd'hui qu'à se goinfrer, et à se tenir loin des combats qu'elle engendre.

Il fut un temps, où être aristocrate, c'était être en première ligne. Aujourd'hui, on "exfiltre" président et premier ministre, pour cause de bassesse de poil.

Relit on l'histoire ? Le simple pic charbonnier britannique (1913) a provoqué une guerre mondiale. Le tenant du pouvoir, ne le laisse pas échapper si vite.
C'est pour cela que, finalement, les élections seront importantes, notamment aux USA, entre les tenant du statu quo, et les candidats atypiques.

Donald se fout du financement. Il n'a à plaire à personne. Il est milliardaire et prouve finalement que la possession de l'argent n'est importante que si l'on s'en sert à faire ce que l'on veut. Et il apparait comme un des seuls candidats crédibles, dans un océan de débilité mentale programmée. Sanders fait aussi très fort, à gauche.La candidate des milliardaires Clinton, est aussi en difficulté, malgré les pisseurs de copies qui affirment déjà que c'est dans la poche. Mais il y a des moments où l'obtention du visa de la convention coûte cher. En voix.

De plus, une réputation bien établie de crapule, ça n'aide pas forcément. Les mauvaises langues diraient que dans le marigot politicien-système, elle ne défrise pas trop.

Il faut bien se rendre compte que le changement technique tue les situations acquises. Et que pour tuer la rente, il faut tuer aussi le rentier, en général, gros et gras, et bien implanté. Les 20 % du haut de l'échelle sociale consomme sans doute 80 % de l'énergie. Raison pour laquelle la remise en question doit les concerner en premier.

On critique beaucoup les hommes politiques pour bâtir des usines à gaz. Formatés dans un certain monde, ils répondent aussi à la complication du monde, et un effondrement est aussi un élagage phénoménal des superflus qui ont émergés partout.
Les libéraux, valls, macron, la droite, veulent abolir le statut de fonctionnaire ? Mais c'est cela qui les protège, encore un peu. D'ailleurs, on se marrerait pour les effets. Qui irait dans le 93 sans le statut ?

La chute de l'empire romain a permis une diffusion rapide du progrès technique inconnue pendant plusieurs siècles. Et un abandon des techniques obsolètes.

Mais il est clair que les dépenses d'énergies inutiles, dans des futilités, a atteint des sommets.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 18:34

EDF est en déroute, et comme l'Allemagne, les centrales thermiques vont fermer à la pelle. La totalité des centrales au fioul devront être fermées, mais ce n'est pas une grande nouvelle. Leur production était devenue anecdotique.

La production d'électricité venue du fossile est d'ailleurs devenue très faible, elle même (6.2 %). Néanmoins, il faut bien se dire que là non plus, ce n'est pas la joie. Si charbon et gaz restent compétitifs, beaucoup de centrales sont déficitaires. Et on peut s'étonner que la baisse des prix du pétrole n'ait pas redonné de souffle à ces centrales.
D'ailleurs, la rentabilité d'EDF se situe finalement, sur un seul créneau : le renouvelable, et notamment, l'hydro-électricité.

Le problème d'EDF ne s'est pas situé, cependant, dans ce qu'on a dit, c'est à dire le bas coût de l'électricité. Ce bas coût assure des volumes, qui se réduiront comme peau de chagrin, en cas d'augmentation des prix.

Le problème d'EDF a été une "politique", ou plutôt une non politique de distribution de gras dividendes, et une politique d'acquisitions hasardeuses à l'étranger, qui s'est partout, mal terminée, et qui se terminera mal au Royaume Uni. Et aux USA. EDF n'ayant été vu, dans tous les cas, que comme un pigeon. Tâche dont EDF s'est acquittée avec empressement.

Total, EDF n'a pas un sou, et est endetté. Et doit faire face à de lourdes charges d'investissements et de "carénage".

Globalement, le secteur de l'énergie va mal, très mal. Les banques vendent : ""Banks Are Selling Energy Loans At Cents On The Dollar To Ensure Their Own Survival" ". 1 cent le dollar. Est ce que cela les vaut ? Une valeur de fin d'empire. La valeur du dollar confédéré en 1865. Encore, aujourd'hui, le dollar CSA est il d'une valeur d'enfer : sa côte est excellente. Il suffisait de conserver ça 150 ans. Quand on vous disait "pas vendu pas perdu".

En Iraq, visiblement, on est très content que Bush III se soit ramassé une pelle aux primaires de Caroline du Sud et ait du abandonné la partie. Cet abandon a été copieusement fêté, toutes communautés et religions confondues. Visiblement, Donald effraie moins que le clown Bush. Et Donald parait finalement, plus habile politicien que ce triste sire. Et le débile mental apparait comme le politicien-système.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 16:06

Au Vénézuela. Et pas qu'un peu.Le litre passe de 0.01 $ à 0.60. Ce qui donne des chiffres de 6000 %, mais objectivement, c'est plutôt un simple alignement d'un prix symbolique, sur un prix bas.

Mais c'est le prix avec la devise au marché officiel (10 bolivar pour 1 $), au marché noir, le dollar vaut 1045 bolivar. Pour couvrir le coût de production, il faudrait un minimum de 12 bolivar le litre.

Les zétazuniens seront contents. Considérant que tout pétrole est LE LEUR, ils tolèrent que les autres consommateurs le paient plus cher qu'eux, mais frémissent de rage quand ils paient moins.
Ce mouvement est général dans tous les pays producteurs, même s'il est de moindre ampleur.
Pour la majorité des ressortissants des pays pétroliers, d'ailleurs, le bas prix du carburant est d'ailleurs le seul avantage qu'il accorde à la population.

Le pétrole détruit le reste de l'économie, et un développement ne peut avoir lieu que quand il n'y en a pas. Les erreurs de politique économique imputée au régime ne sont donc pas.

D'une manière générale, l'abondance de matières premières est plus paralysant, que dopant. Le pétrole détruit le reste de l'économie.

Il y a bien longtemps qu'on a mis la "Dutch disease", en évidence.

Pour revenir à l'actualité française, la course vers le sous développement se poursuit, avec le démantèlement de la sécurité sociale qui pourtant, assure une productivité haute, comme l'affirme l'OCDE, et la Bêtise monumentale de la loi El khomri. On pourra donc travailler 12 heures par jour, soit de 8 heures à 20 heures. Cette branquignole ignore donc que la durée optimale et efficace de travail, c'est 6 heures par jour, et qu'après, on fait de la présence, et rien d'autre.

Mais pour ça, il faudrait déjà avoir travaillé. Et ne pas se contenter de répéter les poncifs éculés du MEDEF.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 01:27

A mon sens, et cela n'engage que moi, si, totalement et définitivement. Le choix d'un quasi-unique carburant, le nucléaire, l'entêtement étatique dans ce choix, rend l'entreprise totalement in-pilotable.

C'est à dire qu'elle n'est gérable, c'est à dire gérable que dans un sens :

1) avec une croissance continue des quantités consommées,

2) avec une croissance continue des prix, même si ceux-ci sont, nous dit on, bas.

On peut en douter, parce que le prix de vente est un mix, une multiplication entre la quantité consommée, et le prix de vente.

Mais il y a une chose que l'entreprise ne peut décider, c'est le prix de marché, et les quantités. Or, elle a été construite avec l'idée, que ces paramètres seraient éternellement favorables.
Bienvenu dans l'économie de marché, avec ses aléas, et notamment les gens qui ne peuvent pas payer (paupérisation), et le changement technique, qui abolit la rente.

Le solaire et l'éolien sont désormais moins cher que le nucléaire. Et sortir du nucléaire serait long et coûteux. Et rester dans le nucléaire, ruineux.

Ce n'est pas en opérant ce qui reste de fossile en France dans sa production qu'elle arrivera à grand chose.

EDF râle désormais, devant le prix de marché à 26 euros le MWh. "On ne finance pas le programme de maintenance lourde du parc français avec un prix de marché à 26 euros par mégawattheure ".

Désolé, vieux, démerde toi. S'il y a une solution moins onéreuse, prend là. Et estime toi heureux, si le prix de marché reste à 26 euros. Regarde le pétrole.

On a jamais appris aux abrutis qui nous gouverne qu'en matière de gestion, c'est une obligation de panacher le risque ? Non, les fonctionnaires qui nous gouvernent n'ont pas appris cette loi de base, avec 77 % du jus nucléaire. Et si EDF ne peut même pas arrêter le mouvement en France, en faveur du renouvelable, mais seulement le retarder, elle doit subir le renouvelable et son impact dans un marché européanisé, impact qui va s'accroitre d'années en années, et qui rend le prix du courant négatif...

De plus, l'Europe ruinée manque de fonds pour démanteler le nucléaire... Ceux qui nous gouvernent sont donc vraiment la réunion des vainqueurs d'un dîner de cons.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 23:08

Dans l'usine nouvelle (ce titre, ça me fait rire, il n'y a plus d'usines nouvelles en France), on a comme qui dirait remarqué une 'tite absence de la France, dans la carte européenne.

En réalité, c'est pour toutes les énergies renouvelables, qu'il y a le blanc, comme on peut l'observer sur Observ'ER.

Et comme disait le sketch : au sud ? Les japs ! A l'est ? Les japs ! A l'ouest, les Japs ! et Au nord ? Pire ! les corons.

Là, le godon vient de nous foutre la honte l'année dernière, avec le ponpon pour le solaire photovoltaïque. 8 gigawatts de plus, dont 3.3 pour le RU.
En France, on préfère les machins inutiles : NDDL, ça servira à rien, mais en attendant, ça flatte l'égo, comme les salles municipales, indispensables, mais aussi, EDF, dont la situation critique est plus visible de jours en jours.

Moi, j'ai toujours dit que NDDL c'était un truc de vieux cons. Mais, on peut dire que c'est anachronique (c'est plus poli, mais moins parlant), surtout l'année du pic pétrolier.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 21:20

D'acier, on connaissait, mais on parle aussi de charbon et de mines fermées à la pelle...

360 millions de tonnes de capacités "obsolètes", seront fermées dans les mines de charbon. Ces capacités obsolètes sont sans doute bien plus importantes, mais il est politiquement incorrect de les évoquer.

Le pic charbonnier chinois est donc clairement engagé, et comme dans le cas du pétrole, la production se concentre des les mines les plus rentables.

Ailleurs, c'est la débandade. Les réserves prouvées de charbon ne sont que de 34 ans, et les chinois, visiblement, les ont grillées très vite. Presque la moitié de ces réserves sont de mauvaise qualité. Il est d'ailleurs significatif que les autorités "n'approuveraient plus de nouvelles mines". Sans doute contrainte géologique et contrainte financière se marient elles entre elles.

Dans le monde, question pétrole, seul le moyen orient voit progresser les investissements. Les forages à terre étaient 70 000 l'an dernier, contre une moyenne de 100 000, les forages en mer, 3500 contre 3000.

Là aussi, c'est la concentration sur le seul secteur rentable, bien qu'à l'heure actuelle, le MO ne le soit pas.
Après, il n'est pas sûr que l'investissement puisse redémarrer. Les dividendes des compagnies ont été sanctuarisés, indiquant une stupidité sans faille.

Bien entendu aussi, on connait aussi le calme politique proverbial régnant au MO.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 20:04

Un nouvel article d'OIL MAN, paru le 11 février, qui se pose la question de savoir si on n'a pas atteint le pic pétrolier. Le pic pétrolier liquide, ayant été atteint il y a une dizaine d'années. On a un peu triché, en faisant appel aux pétroles extrêmes, mais on ne sait pas dans quelle mesure, encore.
Le pétrole saoudien, par exemple, est il devenu un pétrole extrême ? Sans doute en partie.

Mais il y a une petite erreur d'appréciation, à mon avis, dans l'article d'Auzanneau. Hollande, du haut de ses fonctions, de sa génération, et de son peu d'intelligence, se comporte comme le larbin des puissants.
Les puissants, ce sont les lobbys, notamment énergétiques, qui voudraient augmenter les prix, tout en maintenant les volumes.

Or, on sait très bien qu'il existe une forte volatilité des volumes, par rapport aux prix. Notamment dans l'électricité. Dans son délire nucléaire, EDF ne veut rien céder, ni fermer, et aura besoin d'investir massivement.. Mais comment investir dans des proportions pareilles sans augmentations drastiques de prix, qui conduiraient, notamment, à la fin du chauffage électrique, l'effondrement de la demande, et un parc surdimensionné, qui souvent ne peut produire de l'électricité qu'à perte, voire à prix négatifs.

Il n'y a plus de solutions pour faire plaisir à tout le monde. C'est comme ça. Mais on continue imperturbablement sur la même voie. Même si désormais, le coût du photovoltaïque au sol atteint 7 centimes, et celui du vieux nucléaire, de 7 à 12.5 centimes, le KWh.

On voit ici plus une barrière mentale. Si je suis contre le nucléaire, pour répondre à un lecteur, c'est pour des raisons, tout bonnement, économiques. C'est très cher, même sans accident, et c'est marginal. 80 % en France, c'est très déraisonnables. Seulement, ils sont le reflet de leur époque de construction, où les coûts étaient peu élevés, même s'ils prenaient de la hauteur.

On vit une époque de rois, ou le roi, s'affaiblit, ou disparait. Qui se souvient du "king coal", du "king cotton", et autres ? Toutes les régions abreuvées par ces rois se sont retrouvées marginalisées et pauvres. Le king cotton mourut à la fin du XIX° siècle, quand le prix s'affaissa de 3.16 % par an de 1876 à 1898. Vous pouvez visiter désormais les zones minières. C'est touristique.

Quand à la filière, le problème est triple. C'est que les centrales nucléaires sont sur terre, et que la main d'oeuvre humaine peut se tromper, et que les politiques d'économies, dans ce cadre là, par la sous-traitance, ne sont que des techniques de fraudeurs.

Il est clair que le déclin de l'investissement dans le pétrole, entraînera à terme, le déclin de la production. Reste à savoir si la date fatidique, c'est 2016, 2017, ou 2018.

Il y a certainement un peu de mou dans les pays du moyen orient, mais pas grand chose. Un puits de pétrole ça s'arrête quand il n'y a plus rien, et c'est un peu long. Si l'opérateur fait faillite, le puits sera repris pour rien par quelqu'un d'autre. Il y a donc, un peu d'inertie, avec un endroit d'inertie phénoménal, les USA.

En effet, leur système fiscal leur permet encore de produire du pétrole, et la Banque centrale avait fait bénéficier ce secteur d'un quantitative easing jamais vu.

La progression de la demande, quand à elle, est très aléatoire. C'est surtout le stockage qui a permis à la production de progresser...

Le déclin important des dépenses d'investissements en 2015-2016, qui se poursuivra, en 2017 et plus tard sans aucun doute, fera décliner la production. Les pétroliers sont dans la même configuration que les grandes entreprises de transports maritimes. Il est moins coûteux de laisser les navires à quai que de les faire naviguer. Mais à terme, on sait très bien que la compagnie maritime fera faillite.

Le pétrole américain a atteint en mars 2015, un pic secondaire, succédant au pic de 1970, et au pic secondaire de l'Alaska.

La monnaie, surtout dette, n'a de valeur que si elle s'appuie sur des biens réels. Après, la fin des débouchés, entraîne la faillite (première cause de déflation), l'introduction de politiques de survie pour les survivants (deuxième cause de déflation), avec l'arrêt de la plupart des investissements, et une pente plus ou moins douce, de déflation, et de contraction.

Et là, il n'y aura pas d'échappatoire vers le haut, mais une dégringolade vers le bas, d'abord pour les plus pauvres, ensuite pour tout le monde.
Les simples d'esprits un peu limités voudront toujours construire un aéroport à NDDL.

Les tares du système, l'aveuglement, empêchent de gérer sa fin, comme telle. C'est sans doute ça le pire. Certains proposent, "au nom de la croissance", d'accueillir 1.8 millions de migrants par an pendant 10 ans.

Au Canada, dont les banquiers veulent supprimer les espèces, les réserves d'or sont tombées à moins de 3 tonnes. Où est le temps où elles avoisinaient les 1000 tonnes ???

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 00:44

Comme on ne peut pas être bon en tout, et dans ce cas précis, être mauvais partout, si la chancelière a mis sa cervelle au vestiaire pour les migrants, par contre, pour le marché de l'électricité, on devient prophétique.

30 % de l'électricité allemande a été produite par des sources renouvelables.

La production se ventile ainsi :

- 30 % renouvelable, éolien 12 %, éolien offshore 1.3 %, photovoltaïque 5.8 %, biomasse 7.7 %, hydroélectricité 3 %,

- 24 % lignite,

- 18.2 % charbon noir,

- 14.1 % nucléaire,

- 8.8 % gaz,

- 4.9 % fioul et autres. Le renouvelable passe de 25.9 % à 30 %, tout le reste décline. On est donc dans une remise en cause drastique des intérêts économiques, qui veulent que rien ne bouge, si ce n'est à la marge, pour remplacer ce qui est trop ancien.

Le pays est massivement exportateur, y compris avec la France nucléaire.

En France,la poussée du photovoltaïque et de l'éolien est réelle, mais à des niveaux bien moindre.

Le renouvelable en France atteint donc 1.4 + 1.4 + 3.8 + 10.8 % soit 17.4 %, et le nouveau renouvelable, 6.6 %. Vu les bâtons dans les roues mis par les nucléairocrates, c'est remarquable. On ne peut empêcher, donc, le progrès technique de s'infiltrer. De plus, il faut noter une tendance à la baisse de la consommation, qui peut devenir éventuellement cataclysmique.

Pourtant, on ne peut pas dire que les anti-éoliennes manquent d'énergie. On peut penser qu'avec un taux de contestation de 100 %, de recours au civil et au pénal, il faut avoir les reins solides financièrement parlant...

Et on peut se demander si un milieu associatif seul est capable d'avoir la voilure suffisante... y aurait il donc prise illégale d'intérêt ?

Pour ce qui est de la corruption, généralisée... Bienvenue dans le monde de l'énergie, et pas celui des bisounours. J'aimerais qu'on me dise dans quelle activité économique il n'y a pas de corruption ???

Ces associations n'éviterons pas l'effet déversoir. Plus elles bloqueront longtemps, plus elles rendront éclatant le triomphe de l'éolien.

En 2015, les investissements dans l'électricité sont désormais majoritairement renouvelables. 295 milliards usd, contre 289 au fossile. "Malgré des exportations importants, l'adaptation à la demande mène à des fortes réductions des productions nucléaires et fossiles en dehors des périodes de chauffage..." Donc, l'intermittence reprochée à l'éolien et au photovoltaïque est donc aussi d'actualité pour le nucléaire... De plus, le renouvelable a vu son prix fondre à 4 à 6 centimes le KWh.

Pour l'électricité, le reste n'est même plus d'actualité...

Pour l'Arabie séoudite, on peut penser fortement qu'un sort à la kadhafi la menace. Après tout, 8000 milliards de usd, ça peut boucher bien des trous. Et puis, finalement, le créancier est toujours très vulnérable... Vu le nombre d'ennemis que la dynastie Séoud s'est mise sur le dos, il vaut mieux ne dormir que d'un oeil. Un changement de régime est si vite arrivé.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article