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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 23:52

Le Mexique vit son pic pétrolier depuis longtemps déjà, et l'agonie de son plus grand gisement, est devenu sans appel. De 2.2 millions de barils jour en 2004, sa production est passée à 209 000 barils en octobre 2015. Autant dire, que le gisement a quasiment disparu.

Le début de sa production, en 1979, avait été célébré. Le plus grand gisement est désormais au Mexique, Ku Maloob Zaap (KMZ), et il semble lui même sur son pic, à 850 000 barils jour. La seule augmentation de production a désormais lieu sur ses petits gisements, où l'on a beaucoup investi, sans beaucoup de résultats.
Les investisseurs étrangers, à qui on a ouvert la prospection et l'exploitation n'ont pas l'air de se bousculer au portillon.
La production globale du Mexique est tombée à 2,278 millions de barils /jour, contre 3.4 en 2004. Et le Mexique, déjà devenu exportateur de second plan va devenir un exportateur marginal.

Bien entendu, cette évolution entraine des troubles politiques, et si la proximité des USA interdit une trop grande divergence, les cartels et leur guerre font office de gros problèmes, et de situation à la vietnamienne.

D'ailleurs, seule l'atonie de la demande mexicaine sauve les exportations, mais cette atonie est elle même significative d'une crise économique, que, comme d'habitude, les importants ne veulent pas révéler.

Il reste aussi, que si la production n'a pas connu de débandade plus grande que celle observée, c'est au prix d'investissements monstrueux, et de pertes toutes aussi monstrueuses de la compagnie nationale Pemex.

Là aussi, le pic oil, déjà réalité, risque de devenir une pente raide.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 07:13

"L'énergie bon marché permet la croissance, mais seulement lorsque cette énergie est bon marché parce qu'elle est abondante... Lorsqu'elle est bon marché parce que les consommateurs potentiels n'ont plus les moyens de payer, c'est un autre cas de figure...".


Sans compter, bien sûr, l'effondrement provoqué chez les producteurs d'or noir, qui étaient devenus, ces 15 dernières années, de gros consommateurs de produits industriels.
Encore faut il nuancer. Les russes diversifient. Les saoudiens font la guerre.

Mais, c'est aussi, un monde d'avant. Et un monde d'après.

On a vu les inondations dans le sud ce Week End, avec un bilan d'une vingtaine de morts. Il fallait que le chef de l'état soit là, pour éviter de constater la béance de l'état. Mais il est criant. Aux siècles précédents, les villages méditerranéens étaient perchés. Maintenant, toute la plaine est bâtie. Il apparait, pourtant, que l'eau préfère les creux, que les bosses. (Enfin, je dis ça comme ça, à moins que ça ait changé...).

Mais enfin, passons. Petite parenthèse, la majorité des victimes, ce sont principalement des personnes au moins d'âge mûr. Une seule à la trentaine. Visiblement, on ne considérait pas ces pertes comme importantes, et les assurances paieront pour reconstruire, au contraire des siècles passés et avant la loi sur les catastrophes naturelles, dite, loi de la stupidité et de l'incompétence maximum.

Faites n'importe quoi, les assurances paieront. Enfin, du moins, tant qu'elles existent encore. Après, je laisse imaginer un état désargenté, et des compagnies d'assurances qui ont tirées le rideau. Cela doit d'ailleurs être intéressant de voir l'état réel de leurs comptes, car, avec des placement à 0 %,

Recours à la solidarité ? Je trouve que la solidarité, on y recours bien assez. Depuis la loi sur les catastrophes naturelles, on a bien trop payé. Des personnes ont été victimes de catastrophes, certaines quasiment chaque année. Et on paye bien trop, pour faire des routes XXXXXXL et encager des ruisseaux. Les dits ruisseaux, d'ailleurs, ont tôt fait de reprendre leurs places.

De même, il est curieux de voir toutes ces personnes, justement d'âge mûr, se précipiter pour sauver sainte bagnole, au risque de leur vie. Ils sont pas au courant qu'ils ont une assurance ? Et que la chose prioritaire est de faire -tant qu'elles existent-, un choix d'un contrat adapté...

Donc, pour en revenir à nos moutons, il faut noter, que, dans une société qui ne va pas manquer de s'affaisser, la nature va reprendre ses droits, comme à la fin de la période romaine. Le correctement bâti, au bon endroit perdurera, le mauvais placement, non. Les villes romaines s'étaient contractées de 90 %, et s'étaient rebâties en hauteur.

Encore, la catastrophe est elle limitée. On imagine Paris inondé, un état en déshérence, et des compagnies d'assurances qui n'existent plus ??? On parlait de 117000 km2 artificialisés en France ? Sans pétrole, les surfaces artificialisées dureront. Un peu.

Quand un monde a atteint un "optimum", si tant est que ce soit un optimum, il ne peut y avoir que déclin après. Il faut voir le nombre de gens qui bavaient devant une piscine, qui l'ont eu, et après voient le boulet...

VW donc, va perdre 23 milliards. Bien sûr, uniquement par le rappel des véhicules concernés (11 millions), sans compter, bien sûr, les amendes aux USA, où le gouvernement ne laissera pas passer une occasion de plumer 18 milliards de USD, sans compter les actions au civil aux USA, et ailleurs dans le monde. VW doit être donc considéré comme condamné. Avec 25 milliards de Cash, ça risque de faire bien trop court pour payer 78 milliards, et il ne lui restera plus qu'à se vendre, en morceaux et en bloc. Son seul tort, désormais, c'est d'être dans un secteur dépendant du pétrole...

Après tout, le cycle pétrolier déploie ses anneaux, et les autres seraient soulagés -provisoirement-, de voir disparaitre un concurrent. Je l'ai toujours dit, la place de premier constructeur mondial, c'est le porte poisse intégral.

Air France aussi est concerné et devrait "dégraisser". Comme la plupart des commentateurs économiques sont des ânes, pas un mot sur la vraie source de la crise : le pétrole. Après, c'est un jeu, celui qui survivra le plus longtemps en restructurant le plus durement possible. Jusqu'à la prochaine fois, avec licenciements, réduction de flotte, et abandons de destinations... Bien entendu, Notre Dame des Landes, dans ce contexte, c'est le rêve d'un fumeur de moquette.

Autre fait marquant d'un changement d'époque. Les pharmacies, ça disparaît, à une allure grandissante. On attend 200 fermetures cette année, et les faillites n'apparaissent pas comme une cause première de cessation d'activité. Elle concerne simplement 9 % des officines concernées. Le reste, c'est l'impossibilité de vendre. Y a plus de jus bancaire ? Alors, il ne reste plus à conseiller au pharmacien vendant de :

- baisser son prix (enfer et damnation, blood n'guts, shit, fuck...),

- faire soi même le prêt (re-enfer et damnation, blood n'guts, shit, fuck...) Adieu, veaux, vaches, cochons, couvées, Audi, croisières, Maldives, riad au Maroc, etc...

Mais, il faut en tirer la conséquence : la pharmacie est devenue une non-valeur, difficile à vendre ou invendable...

Les non valeurs ont tendance d'ailleurs, à devenir légions....

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 19:47

Il y a emballement, actuellement, dans le secteur de l'énergie. Si en coût, il y a baisse de la valeur du renouvelable installé, c'est un tabac qui aura lieu pour 2020. Pas moi de l'équivalent de 700 centrales nucléaires seront installées. Autant dire que ledit nucléaire, devant la percée du renouvelable, n'aura plus qu'à aller se rhabiller. Le KWh atteindrait 10.5 centimes d'euros en 2058. Pour le renouvelable, il s'est effondré. Les derniers projets parlent de 3 ou 4 centimes...

Un tel déferlement entraînera une baisse des prix, qui à son tour...La part de l'électricité renouvelable devra passer de 22 % (2013), à 26 % (2020). C'est une évolution très rapide, qui concernera essentiellement le 1/3 monde, mais qui déstabilisera aussi le monde développé.

Sans doute ces prévisions sont elles bien trop pessimistes. Les percées devraient accentuées le phénomènes, et les systèmes centralisés ont du plomb dans l'aile, d'autant que les pays développés vient, eux, une crise de la demande...

L'éolien, à lui seul, se voit espérer 18 % du marché de l'électricité en 2050. Là aussi, c'est une estimation très basse.

On voit aussi dans cette approche du futur, que les grands groupes voient leurs jours comptés, et ces grands groupes, ce sont l'ensemble des valeurs côtés, et c'est aussi, politiquement, l'occident, et les trois têtes de la triade, avec leurs alliés et larbins locaux.

Si, par leur pouvoir de nuisances, ces groupes ou ces pays peuvent espérer voir reculer l'échéance, il ne peut l'empêcher. D'autant que, même en Europe, des choix ont été faits : éolien et solaire thermique en Espagne, photovoltaïque en Italie, d'autant, que, dans ces pays, il n'y a pas de sources indigènes d'énergies, à part, justement, celles-là, et que le manque d'énergie y est dramatique et est une des causes de leurs crises profondes. En fait, pour eux, c'est "TINA".

En réalité, aussi, la question de l'énergie, c'est la question de la démocratie, de la liberté et de l'esclavage. Regardez, d'ailleurs, la prudence chinoise pour le choix de ses fournisseurs de pétrole. Jamais dépendants d'un seul. Les producteurs, comme le Vénézuela, peut être très dépendant, désormais, de la Chine (comme il l'était, hier, des USA), mais pas l'inverse...

Côté manipulation, on peut aussi observer ce qu'il se dit de VW. Les médias trop méchants, sont mis au piquet, privé de pub. Comme je l'avais dit pour EDF ? En gros, quand on nous dit que l'on nous doit plus que la lumière, ça ne veut strictement rien dire, sauf au média, et je traduis : "ferme ta gueule".

Bien entendu, cela n'enlève rien à la probabilité, quasiment à 100 %, d'effondrement politique, économique, social et monétaire de l'occident, et de la planète. L'après guerre a trop donné aux énergéticiens. Ils ont été rendus incontournables, et la population leur est totalement asservie. Bien entendu, le jour où ils ne peuvent plus servir, c'est l'effondrement.

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 20:07

Il est de plus en plus clair désormais que la fin d'un monde est en action :

- Un important reconnaît désormais que les grandes compagnies aériennes occidentales peuvent faire faillite. Petit rappel qu'elles ont été légions aux USA, quelques compagnies "exotiques" en Europe, comme la compagnie Hongroise, ou Suisse, mais qu'elles peuvent concerner des plus grandes, comme Air France. Direction nulle, comme le suppose le journaleux ? Même pas. Simple constat : cette activité n'est pas rentable. Elle se restructure en abandonnant les lignes les moins rentables, puis en les fermant, et seules les compagnies de niches ou soutenus puissamment par des états riches peuvent lutter... Pour un temps...

Comme Air France n'est soutenu par l'état français que comme le pendu par la corde, je vous laisse imaginer la suite. Autre icône désormais détruite, Air France devrait Larguer KLM, purement ornemental et qui ne sert à rien...

Tout ça, alors que les lecteurs de "La Chute", pouvait et pourront briller en société, séduire des femmes, en disant "je vous l'avais bien dit".

- Le taux de chômage US est à géométrie variable, mais l'écart entre taux officiel et réel atteint 350 %.

- Sur le site De Defensa, on parle de la possibilité très forte, de voir les derniers traités de libre échange s'effondrer. L'intervention russe (et visiblement aussi chinoise), en Syrie serait déterminée et forte. Apparemment, les russes restent les russes. Quand ils font la guerre, ils font la guerre... Et pour la gagner...

- Aujourd'hui, on parle de nouveau, "d'unique superpuissance". En parlant de la Russie. C'est du New York Post. Avec la guigne pour Obama, d'être en place au moment où cela devient visible. Alors qu'il n'a fait que continuer la politique précédente, et même celle du précédent du précédent. Curieux, d'ailleurs, de voir que les USA n'ont plus d'armée, avec un budget militaire de presque 1000 milliards de USD. Il ne lui a pas fallu d'ennemi pour en finir. L'US army a fini par imploser sous le poids de son budget.

Si le mot d'unique superpuissance était faux pour les USA, qui n'en avait déjà plus les moyens, économiques, techniques et énergétiques, une Russie, qui comme le disait un lecteur, est dans la situation des USA de 1900, c'est à dire excédentaire dans toutes les matières premières, c'est beaucoup plus crédible, et avec l'avantage d'avoir été, non pas amputé, mais soulagé de son empire...

- Nucléaire. Comme me l'a dit un internaute, il y a de vrais morceaux de Patrick dedans, à 54 mn, 55 mn et 1h17. Vendre du combustible à prix... négatifs... ça c'est de l'économie...

- le propane spot, ainsi que le courant électrique est aussi vendu à coûts négatifs... L'Alberta, d'ailleurs, vient de changer de couleur politique. Libéral bon teint, elle illustrait parfaitement ce que j'ai toujours dit : le régime, libéral, canal historique, néo-libéral, ordo-libéral, ça pousse toujours "ousque" il y a plein les poches d'énergies fossiles. Après, c'est bizarre, le libéralisme économique est toujours remis en cause... L'abondance énergétique, mène à la compétition, la pénurie, plus à la coopération...

On parle d'effondrement de château de carte. En réalité, c'est le patinement des économies "émergentes", en général, et de la Chine, en particulier, qui pèse désormais. L'occident, complétement épuisé est à la veille de son effondrement, et eux, de perdre leurs plus gros débouchés. Un "Pat", sans vainqueur. Le libéralisme économique mené à son terme, dans une dépression généralisée de la demande, doublée d'un pic des énergies fossiles. A quoi auront elles servies ? En tous cas, pas à préparer l'avenir...

Ce n'est pas un "V" qui a lieu, c'est encore un "L", qui va nous mener encore plus bas.

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 18:17

EPR comme Glencore ont tous les deux le même défaut. Ils n'ont plus aucune rentabilité. Glencore est une des industries extractives les plus puissantes du monde, et l'EPR un gouffre financier, économique, psychologique, comme on en a tant vu en histoire.
Ils n'ont rien changé. Ils bâtissent. A l'époque des grandes civilisations, ce sont des travaux pharaoniques, qui apportent beaucoup de résultats. Puis, le second, en apporte un peu moins.

Puis les couts dérapent. Et en fin de compte, les derniers travaux ne sont que la préparation du chaudron de sorcières, aux effets pervers.

Un EPR si dispendieux qu'il ne produira JAMAIS une électricité rentable, un aéroport, qui avec de la chance ne verra jamais un avion, une société minière incapable de dégager plus de 2 % de marge, voilà le dessin animé "Will E Coyot", en action. On est désormais à pédaler dans le vide, mais pas encore à tâter le sol manquant.

Glencore vient juste de supprimer la distribution de dividende, et va fermer quelques mines. Les moins rentables. Sans doute, Glencore s'en sortira, ou les plus rentables de ses actifs seront partagés entre ses vainqueurs. Mais la falaise, c'est que des dizaines de ses exploitations sont fermées à tout jamais.

Bien sûr, on a besoin de pétrole, gaz, et minerais, mais le problème, c'est qu'il nous les faut pas cher, ou alors, on retombe dans le moyen âge, du chevalier, qui portait sur le dos, le prix d'un immeuble. C'est faisable, mais dans un océan de misère.

On parle de "ralentissement" en Chine, sans penser que la Chine, est tout simplement, incapable, de par sa masse de population, de s'aligner sur l'occident. Parce que tout ce qu'il y a sur terre ne suffirait pas.

Après, on atteint la loi des rendements décroissants. En outre, on voit aussi que la guérilla judiciaire contre l'EPR s'accroit, et qu'elle ne cesse pas pour NDDL.

Poursuivant sa politique d'éléphants blancs, on va poursuivre la construction de lignes à grandes vitesse vers Bordeaux et Pau, sans compter, l'inconnu complète d'un tunnel pour Milan... (Sans doute parce que sa construction durera... mille ans)... Là aussi, le coût est bien trop important pour le trafic existant.

On voit donc l'incapacité congénitale des "décideurs", "importants", etc, à envisager l'avenir autrement que par la reproduction d'un passé dépassé.

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 20:05

avec des marges de sécurité. Le marché de l'électricité retrouve des marges de conforts, dans un marché prévu comme grosso-modo, étale, jusqu'en 2020. Il est clair que les allégations du PDG d'EDF sont des élucubration. On atteint le point d'équilibre, en admettant, bien sûr, que tout le château de carte ne s'effondre pas, entre temps.

EN 2014, on a donc consommé 477 TWh d'électricité, auxquelles devraient s'ajouter 23 TWh en volume et 8 en autres usages, contrariés par 24 TWh d'efficacité, pour obtenir un total de 484 TWh, donc, très loin du "1%" de croissance", envisagé.

Mais cette modeste croissance est elle même très aléatoire. Rien ne prouvera qu'elle perdure, et si l'on suit l'exemple des autres pays européens, il n'y a aucune chance qu'elle perdure. Là aussi, une pointe genre "pointe du pic de hubbert", qui a toute les chances de continuer par la baisse.

Ch'tite nouvelle de Chine, vous savez, ce pays de ploucs, mais qui est aujourd'hui, le plus industrialisé du monde. 100 000 mineurs de charbon, virés d'un bloc, sur les 240 000 mineurs d'un gros exploitant de charbon (50 millions de tonnes de production).

Faibles ventes et prix bas. Tels sont les explications. On peut en tirer aussi une autre conclusion : chute de la production d'électricité.

Ces licenciements (40 % des effectifs), n'entraîneront certes pas la baisse de 40 % des volumes (8 mines sont néanmoins fermées), mais une baisse d'une dizaine de millions de tonnes serait vraisemblable.

Le charbon, sert, à 90 % dans le monde, à fabriquer de l'électricité. Qui dit crise du charbon, dit aussi, crise de l'électricité. D'ailleurs, le secteur charbonnier chinois, montre, lui aussi, des symptômes d'effondrement. Fermeture des mines les moins rentables, baisse notable du nombre d'accidents du travail et du nombre de tués.
La Chine aurait, donc, atteint elle aussi son pic charbonnier. Avec son cortège de problèmes sociaux, et il faut le reconnaître, l'obsolescence du charbon. En effet, ses usages réels se limitent à 800 millions de tonnes, pour 8000 produites, le reste servant à fabriquer de l'électricité. Ce cheminement vers les centrales électriques avaient été conçu empiriquement pour finalement, sauver les énergéticiens, pour qu'ils continuent à produire le jus dans le circuit économique. L'approvisionnement de la planète en énergie est encore considérable. A tel point qu'on ne sait qu'en faire, et pour le gaz et le charbon, que le gaspiller...

Mais cette affaire chinoise est importante. Elle marque une rupture.

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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 19:16

Dans le renouvelable. Et pour cause. Dans la totalité de l'Europe occidental, il n'y a que la production d'électricité par le renouvelable qui est en progression. Toutes les autres formes d'énergies, elles, régressent.

Et sans doute, la dégringolade n'en est qu'à ses débuts.Total va réduire ses investissements de 23-24 milliards cette année à 20-21 en 2016 et 17-19 en 2017. La production devant passer, selon elle, de 2.3 millions de barils/jour à 2.8...

On peut se demander si la santé mentale des dirigeants est celle qui devrait être. Ils privilégient, en effet, "l'indispensable", distribution de dividendes.

Bien entendu, inéluctablement, la baisse de l'investissement entraînera la baisse de la production. Mais on voit bien là qu'ils ont jeté l'éponge, pour ce qui est d'approvisionner la machine économique. Ils ont, désormais, d'autres priorités.

Le dividende, et le rendement, d'ailleurs, a été au coeur d'un autre problème. Un "investisseur", a racheté une entreprise pharmaceutique qui produisait un médicament anti-sida, au coût de 1 $, vendus 13 $ (marge 92.30 %), pour pousser le prix à 750 $ (marge 99.90 %). Devant la levée de boucliers, il a baissé le prix, sans visiblement comprendre sa bévue.

Après, on comprend pourquoi le PIB est finalement, de plus en plus fictif. Cuba, qui a une industrie du générique puissante, le vend pour des pincées de cacahouètes. Déjà, il y a scandale de vendre un produit 13.5 $, alors qu'il est fabriqué pour 1 $ (un prix de vente à 2 $ serait déjà très correct), mais on voit le mépris et l'incompréhension du puissant pour le client, cet animal.

Total est dans la même optique. Il se coupe une main, pour sauver son dividende. Mais il ne réfléchit pas. Quand la crise pétrolière va révéler son ampleur, il y a des chances que le "mad max système", qui se mettra en place, ne laisse même plus le temps de pomper, même à minima pour les plus riches, même à des prix indécents. On ne pourra plus préserver des infrastructures "essentielles", quand les plus grandes masses n'y auront plus accès, alors que, justement, elles aussi y avaient eu "droit". Il est plus difficile de renoncer à quelque chose, que de ne l'avoir jamais eu.

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 22:41

Les parlementaires, hommes du XX° siècles, sont bien restés à cette époque, voire sont en régression mentale en enfance.
Je ne dirais pas au XIX° siècle, parce qu'à l'époque on avait, quand même, un sentiment assez fort de la finitude du charbon. La certitude de la croissance infinie n'est venue qu'après.

Le "renouveau", du nucléaire, souhaité par ces pékins ne se reproduira pas. Simplement parce que le vilain renouvelable, lui, est tombé bien en dessous du nucléaire.
Bien entendu, dans le cadre économique et financier actuel, c'est totalement irréaliste de vouloir 30 nouvelles centrales.

C'est totalement irréaliste, aussi, parce que les constructions de centrales sont massivement consommatrices d'énergie, et que sur ce point, le fossile va très mal.

Il reste que l'investissement du renouvelable peut aisément être porté par le privé, notamment les 20 % les plus aisés, suivis des 20 % juste en dessous. Un petit privilège fiscal (ils adorent ça), peut créer un effet de levier 5 fois plus important. Et ce serait mieux en accord avec la Doxa actuelle.

Pour un institut suisse, le coût du système énergétique en 2050, qu'il soit fossile, nucléaire ou renouvelable, sera le même. Je pense que cette assertion est fausse. Elle sous entend que le fossile ou l'uranium sera toujours en quantité suffisante...

On peut penser que ce sous entendu est largement faux, bien que répandu. Pour le pétrole, ça crie déjà, et même les cris d'orfraies ne peuvent cacher la vérité. Il ne nous reste que les "pétroles extrêmes", à nous mettre sous la dent. Et quand je dis, "pétroles extrêmes", je ne parle pas seulement du pétrole de schiste, et de tout le bazar, mais aussi du pétrole classique. En effet, à l'origine, un pétrole soufré n'était pas considéré comme un pétrole utilisable, et pendant des années, il a été considéré comme n'ayant aucun intérêt. Le pétrole saoudien, désormais, est dans cette catégorie, et à la vérité, le "bon", pétrole, est en chute libre.

Pour ce qui est de l'uranium, qu'en sera t'il de la production ? Déjà insuffisante depuis 1989, c'est le rebond de l'extraction kazakh qui l'a sauvé, en conjoncture avec l'effacement du parc nucléaire nippon et d'une partie du parc nucléaire allemand...

Et pour ne pas me répéter, le stock existant en France est bon pour quelques millénaires, avec la simple petite réserve qu'on ne sait pas comment l'utiliser. Même pas sur plan...

De plus, il faudrait, pour faire un tel parc, de la stabilité politique. Ce qui s'annonce, ce n'est pas ça. Attali qui voyait, hier, l'Union Européenne comme triomphante, grâce aux migrants, voit le précipice. Facile. Comme tout bon médium, il prédit tout et son contraire. Il sera donc effectivement, après coup, "clairvoyant". Il tonitruera qu'il l'avait bien dit, en oubliant le reste.

Bien entendu aussi, l'effondrement économique en cours arrêtera net les élucubrations de nos "représentants".

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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 05:00

Qu'est ce qu'ils sont cons, ces étrangers, franchement. Alors qu'ils ont les énergies fossiles, pourquoi ils se crèvent le cul à tout; miser sur le renouvelable, éolien solaire, et son faible taux de charge...

Et ben, les étrangers si cons (la quasi totalité de la planète, en fait), a fait son deuil des énergies fossiles.

D'abord, parce que, partout, sauf exception, c'est le problème de plafonnement qui est mis en avant, le problème de non rentabilité du fossile, enfin, le problème de pollution.

Sur un blog où j'écrivais, il est dit : "Un effondrement des productions de la Mer du Nord est envisagé par certains ". C'est de moi, dont on parle ? En effet; il est clair que la production de mer du nord, en décroissance, va être victime de l'effondrement -certain celui-là- de l'investissement pétrolier. Et comme on parle d'une baisse de80 % de l'investissement, il est clair que tôt ou tard, la production suivra. Pas dans un premier temps, le temps que les puits s'épuisent, mais dans un second temps.

Bien sûr, si les prix remontent, nous dit on, les investissements repartiront à la hausse. Sans doute. Mais on ne multipliera pas par 5 ceux-ci, ce qui indiquerait une reprise à l'identique. Partout dans le monde, les capacités abandonnées ne reviendront pas totalement. Elles ne le font jamais.

Il est clair que si on arrête l'investissement où si on le concentre sur les secteurs les plus riches, la baisse peut être contrôlée. Mais la tendance à la baisse est là. Depuis 1999, la production britannique avait baissé de plus de la moitié ( de 140 millions de tonnes, à 40 en 2013 et la Norvégienne de 160 à 80. l'année dernière), l'effort d'investissement avait conduit à un petit + 3 %. Mais ceci est courant, finalement, quand les productions ont beaucoup baissé. On arrive à une consolidation et une baisse douce après.

Le gaz de la mer du nord, lui aussi, est en déclin, peu marqué pour l'instant, mais qui peut s'accélérer soudain, et qui fera prendre froid à toute l'Europe : il n'y aura pas de relève.

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 23:46

... et qui fait pipi le plus loin. c'est la teneur des actualités sur les énergies renouvelables. D'abord, c'est la Chine, qu'est prem's, mais la presse pravda rectifie prestement. Ce sont -ouf- les USA.
Puis, dans les pays méditerranéens, c'est la France qu'est première. Tant pis, si cette première place, elle le doit à l'électricité hydraulique, qui s'est développé doucement dans les années 1920 et 1930, avant qu'une impulsion décisive commencée dans les années 1940, sous un régime qu'il est de bon ton d'honnir, et qui s'est achevée dans les années 1950...

Tant pis si les efforts récents n'ont pas eu lieu en France, mais en Italie pour le photovoltaïque, et en Espagne pour l'éolien. Et en France, ni pour l'un, ni pour l'autre. Mais, paraît il, on est drôlement fortiche pour les hydroliennes, qui ont le bon goût de ne rien produire du tout, à la grande satisfaction d'EDF et des nucléairocrates.

Comme je l'ai dit dans l'article précédent, la consommation US de pétrole se vautre lamentablement, chose étonnante si l'on sait que les prix de l'essence ont là bas, fortement baissés.

On nous dit que les émissions de gaz à effets de serre vont diminuer. C'est certains, mais on ne nous le dit pas pour la bonne raison. La bonne raison, c'est que c'est la consommation qui baisse, et la baisse risque de devenir débâcle.

L'énergie est anti-système, plus que les hommes. Peu importe, finalement, que X ou Y trahisse, et comme je le disait il y a des années, que Ron Paul soit battu (Je fus tancé vertement par Philippe Grasset), le "tapis roulant", de la crise énergétique amène aux changements de régime. Ce sera ça, ni plus, ni moins. Pas une alternance entre gens de même milieu, qui aménage à la marge la politique.

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