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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 16:02

Il faudrait, pour recruter des commentateurs économiques, beaucoup insister sur la qualité, en même temps que sur la culture personnelle, ça leur éviterait de dire des bêtises.

Le lissage n'existe pas. Si on étudie les prix en longue période sur les siècles passés, on a déjà connu ce phénomène, notamment pour le grain.

On assiste à des flambées, suivies de retombées. Car la flambée crée la contraction, soit par paupérisation, soit par mesures d'économies.

Plus le pays est archaïque, comme les USA, plus l'effet est important.

 

Le pétrole était monté à 144 dollars, pour "s'effondrer" à 50. Ce qui est remarquable dans ce cas de figure, ce n'est pas la montée, c'est la descente.

Et il faut remarquer que la descente ne se fait pas au niveau de 1999 (10 USD), mais à un niveau très mal amorti, comme le grain au 16° siècle.

Sur le blé, en effet, on dispose de données très anciennes. Les hausses sont vertigineuses, et les dégringolades impressionnantes, mais avec un effet de cliquet, on ne retombe jamais au niveau antérieur. (Raison pour laquelle les interventions du politique étaient constantes en la matière, jusqu'à la taxation du prix du pain sous l'influence de Marat)...

 

D'ailleurs, tout le monde l'a constaté. Si le pain a beaucoup augmenté en 2008, il n'a pas baissé avec la chute du cours des céréales l'année suivante (c'est devenu de la marge pour le commerçant), alors que le blé n'entrait que pour un montant très modeste du coût de ce pain.

 

En occident, à l'heure actuelle d'ailleurs, les marges de manoeuvres sont considérables, car on n'achète plus de la nourriture, par exemple, mais de l'emballage, du marketing, du transport, et accessoirement, de la bouffe...

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 16:20

Le nucléaire civil décline sur la totalité de la planète, France compris, et s'achemine certainement vers sa crise terminale.

Les centrales françaises fonctionnent mal, à seulement 75 % de ses capacités, rejoignant l'éolien comme "énergie instable".

En fait d'indépendance énergétique, les centrales françaises brûlent du combustible étranger, dans des centrales américaines, et on utilise des centrifugeuses allemandes...

Personnellement, c'est pas comme ça que je voyais l'indépendance énergétique...

 

D'une manière générale, le monde manque d'uranium pour faire fonctionner les centrales actuelles, la production ne suit pas la consommation depuis plus de 20 ans déjà, et seul le désarmement consécutif à la fin de la guerre froide a sauvé la mise du nucléaire civil. Il serait amusant de voir toutes nos centrales arrêtées, à côté de stocks militaires pléthoriques. C'est déjà le cas d'ailleurs, en Inde, où les centrales déjà existantes ne fonctionnent pas ou peu.

 

S'il y a déjà eu un léger progrès dans la production (elle est passée de 45 000 à 50 000 tonnes par an), elle est uniquement concentrée dans le Kazakhstan, pays instable.

La consommation, elle, reste à 70 000 tonnes par an, et la totalité des stocks civils ont été consommés.

Seule, la Chine continue un programme, mais la production nucléaire restera marginale, et en tout état de cause, l'effort en la matière reste marginale, comparé aux efforts dans le domaine du renouvelable (les chauffe-eaux solaires se comptent en centaines de millions).

En outre, on peut penser que ce développement des centrales chinoises doit plus à une volonté de puissance (à terme, avoir autant de bombes atomiques que la Russie et les USA).

 

Il reste que le choix  et le goûtdes politiques français pour le nucléaire est parfaitement idiot.  Mais, dès qu'on critique le nucléaire " on est "incompétent" et "partisan" ".

Il reste qu'utiliser de l'électricité pour chauffer est parfaitement idiot.

En outre, si les minerais sont recyclables plus ou moins éternellement, l'uranium fait exception.

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 20:23

... avec son complexe électro-nucléaire.

L'Espagne et son renouvelable... exporte de l'électricité en France, " alors que la France lutte avec ses centrales nucléaires vieillissantes, à la disponibilité de plus en plus faible, et n’a pas installé de nouvelles capacités."

L'éolien vient d'atteindre son seuil de maturité.

 

Les pays développés, comme les USA et la France basculent dans le sous développement.

Comme le développement économique entraine une consommation d'énergie, on peut dire que le plafonnement des ressources pétrolières entrainera automatiquement une baisse du niveau de vie, et comme je l'avais indiqué, des problèmes insolubles pour les grandes agglomérations.

 

En ce qui concerne l'avenir, il est au communisme. A savoir, les tickets de rationnements. En effet, la répartition par le prix devient explosive, comme cela est démontré en Tunisie, en Algérie, les émeutes de la faim devraient devenir monnaies courantes cette année.

 

Comme à l'époque du communisme, le prix sera administré jusqu'à la norme, élevé au dessus, que ce soit légalement, ou illégalement (marché noir).

Pour que la répartition dans le manque soit acceptée, il faut qu'elle soit et apparaisse comme juste, sinon les épisodes "à la tunisienne" vont se multiplier.

 

En réalité, les gouvernements ne manqueront pas de ficelles pour administrer la société, mais en aucun cas dans le cadre libéral.

On peut citer l'euthanasie du rentier, l'évaporation de la rente immobilière, toutes les créations des 40 dernières années.

Sans doute, aussi, la production locale sera favorisée, pour deux raisons. D'abord pour gagner l'autonomie la plus grande possible, ensuite, comme l'indique la situation tunisienne, il faut occuper AUSSI la population, même à des emplois peu productifs, ou pas productifs du tout. (Ces emplois, pas productifs du tout, existent aussi dans le cadre de l'économie de marché).

 

Sans doute, la survie du régime cubain tient elle aussi à ces emplois "occupationnels", car, si on y est bien conscient des problèmes de sureffectifs, la crise tunisienne, arrivée à maturité, prouve qu'il faut qu'il y ait une alternative au chômage.

 

Le gouvernement français, quand à lui, par sa politique générale, ferme TOUTES les alternatives possibles. En un mot, il accule la population. Comme le régime tunisien, sous un couvert de "dynamisme" économique.

 

On connait la suite. Pour les classes les plus privilégiées, ce sera différent. Quand ils comprendront que leurs petits cochons (immobiliers et autres) vont disparaitre, ils vont mal prendre la chose...

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 21:16

Comme c'est -si peu- la reprise, on revoit pointer la crise pétrolière à l'horizon, et son corollaire obligatoire, la crise alimentaire.

les médias français découvrent la crise algérienne depuis peu, alors que les émeutes y étaient déjà quotidiennes depuis longtemps, mais là, un seuil a été franchi.

Contrairement à la crise des années 1990 et l'insurrection islamiste, cette fois-ci, c'est beaucoup plus sérieux.

En effet, ce sont des émeutes de la faim.

 

La donne reste identique.

De 1928 à 1973, les prix du pétrole furent bas, il fallait rendre accro au pétrole.

Une fois cette dépendance acquise, ce qui fut long et difficile, le pétrole bon marché disparut.

De 1973 à 2003, ce fut le pétrole cher.

Aujourd'hui, on passe du pétrole cher, au pétrole très cher, et comme la bouffe actuellement, ce n'est que du pétrole, les prix alimentaires font la culbute.

 

La période du pétrole bon marché et celui du pétrole cher ont désappris à la population de s'approvisionner elle même, et dans la communauté noire US par exemple, c'est même déshonorant.

Ce passage du pétrole cher au pétrole très cher a conduit à l'explosion de la bulle immobilière, et la finance débridée, pousse désormais au crime.

 

Pour ceux qui ont lu Braudel (Jorion l'a t'il lu ?), les "marchés", chéris des libéraux et des paysans souvent, ne sont qu'une manipulation de taille, et le pouvoir des puissances d'argent ne trouve que les pouvoirs politiques pour s'opposer à lui. 

Le roi d'Espagne fit saccager Anvers, avant de commencer une guerre de 50 ans avec les Provinces-Unies, il ne se satisfaisait pas de leur domination économique.
Finalement, il perdit. Un petit fils d'un roi d'Espagne, Louis XIV reprit la même politique, il tentât d'écraser militairement les Provinces-Unies.

 

On se souvient aussi de l'Union Soviétique. Qu'est ce que ces trois puissances (France, Espagne, URSS) avaient en commun ?
Une chose simple, elles étaient dominées dans le rapport économique, et une seule chose pouvait s'y opposer, le fait du Prince.

Toutes trois ne pouvaient tolérer de se voir piller économiquement, et leur structure, leur taille, faisait que le marché n'y existait tout simplement pas.

 

Des ministres débiles sous Louis XVI voulaient imposer la libéralisation du marché des blés. Le résultat de leur brillante action fut l'action de Marat, et la taxation du prix du pain pendant près de deux siècles.

Un iranien, nostalgique de la monarchie, disait sur ce blog que le shah n'était pas un tyran. Louis XVI était sans doute bien intentionné aussi. Dommage que le français qui gagnait 1.50 franc par jour n'en ait pas été informé et n'ait vu que la montée du prix du pain, qui lui consommait 80 % de son revenu.

 

Historiquement aussi, la Russie, comme l'URSS, n'a qu'un seul principe vital qui l'anime, c'est le principe politique, et ce pour une seule bonne raison, la densité humaine.

Elle est de 8.3 hab au km2, c'est à dire, encore moins sur la plupart de sa superficie. Le "triomphe" du capitalisme n'y a donc jamais été que bref.

Certains disent que la corruption a freiné le développement des infrastructures autoroutières, contrairement à la Chine. (1 500 km construit récemment, contre plus de 30 000).

En réalité, la corruption et la mafia sont davantage chinoises que russes, mais tous les projets sont rentables en Chine, eut égard, justement à la densité humaine, et ne le sont pas en Russie, toujours eu égard à la densité humaine.

 

La Russie, c'est des villes perdues au milieu de nul part. Le retour du marché des années 1980 (et la baisse des prix des matières premières)  avait un but : couler l'économie minière de l'URSS et esclavagiser le tiers monde. 

Aujourd'hui, changement de décor. Les ressources faciles sont épuiser, et le prix des matières premières minières flambent. On paie aussi le non-investissement qu'il y a eu sur 25 ans, ainsi que les fermetures intempestives d'unités "non-rentables".

 

Comme l'a dit récemment Gorbatchev, l'URSS ne se serait pas effondré avec un baril de pétrole à 140 $.

Les prix du pétrole augmentent à nouveau. Avec un décalé, on va donc assister à une nouvelle récession économique, en pire.

Car là, les séquelles de la crise n'ont pas été digérées, les victimes enquistées et culpabilisées.

 

Les bénéfices augmentent, au même rythme que le chômage,  le lustre de la cour de Louis XVI, de celle du Shah, fait tâche dans la misère qui s'étend. 

On nous dit que nous ne pouvons laisser la dette à nos zenfants et piti-zenfants. Que dit on aux Algériens alors que le pays est submergé par les pétro et gazo devises ? 

Les classes dirigeantes verraient bien les choses continuer ainsi, mais il y a de gros "hics".
Ces hics portent le nom de déficit budgétaire et chômage.

 

On l'a vu depuis 1973, les sociétés peuvent résister longtemps, mais certainement pas indéfiniment. Alors, ceux qui, dès 1973 disaient que le chômage conduirait à la révolution s'ils avaient tort, n'ont eu tort que sur le terme.

Pour Todd, l'euro n'a que peu de chance de passer l'année, comme il est vraisemblable une crise chinoise, trop dépendante des exportations.

 

La crise que nous vivons n'a qu'un exemple historique, c'est la crise du XIV°siècle : crise de l'état, crise de l'endettement, épisodes révolutionnaires, crises de subsistances, effondrement de la population et pandémies.

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 14:38

Un gouvernement fantoche, incapable d'avoir une politique cohérente, quelque soit le secteur et c'est particulièrement frappant dans le domaine de l'énergie.

Bien entendu, des choses n'auraient jamais du avoir lieu, comme le crédit d'impôt sur les PAC (pompes à chaleur, pour les puristes) air/eau, mais après avoir crée un secteur, on le supprime aussi sec.

Où est la logique et le bon sens ? Nul part. 

Les intérêts d'EDF étaient pris en compte (transférer la demande d'énergie vers l'électricité), mais pas celle du client.

En effet, on aurait pu proposer une pac air/air, à tous les clients EDF.

Oui, mais cela aurait fait baisser la consommation moyenne, et garder les pointes en cas de froid.

On a préféré augmenter la consommation d'électricité, en augmentant encore les pointes en privilégiant la pac air/eau, destinée aux installations de chauffage central, donc à évincer les chaudières fioul et gaz.

Une solution beaucoup plus correcte aurait simplement consisté à promouvoir les changements de génération, les chauffages efficaces, sans forcément changer d'énergie.

C'est vraiment criant en ce qui concerne le gaz, par exemple. Une chaudière de 10 ans est vieille et obsoléte.

Les PAC air/air auraient tout a fait pu remplacer les chauffages électriques classiques, au grand intérêt de leurs utilisateurs qui auraient bénéficié d'un chauffage enfin efficace.

 

Pour les PAC air/eau, la solution était simple. Plafonner les prix, et rendre obligatoire une reléve de chaudière par grand froid par une chaudière classique.

Pour résumer simplement, les solutions simples et de bon sens sont peu coûteuses : remplacer un mode de chauffage, par le même, en plus récent...

En effet, un changement de chaudière fioul est amorti en deux ans.

Car les prix se sont effondrés dans certains secteurs ; PAC air/air et chaudières fioul...

 

Comme on ne change pas une politique idiote, on l'étend. La filière photovoltaïque est victime d'une purge de grande ampleur. 3 mois sans commandes.

La preuve que not'bon premier ministre se prend pour le soviet suprême à lui tout seul par une mesure complétement anachronique.

On voit tout de suite l'ignorance crasse des mécanismes économiques simples, de la part d'un apparatchik.

 

Quand à l'éolien, alors que le développement des capacités et de leur pilotage dans les autres pays prouvent la viabilité du secteur, on reste sur un refus, là aussi dogmatique, pour privilégier encore le nucléaire.

 

A mettre en balance avec la prolongation de la durée de vie des centrales, notamment celle du Tracassin, pardon, du Tricastin, particulièrement connue pour ses incidents et accidents diverses...

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 14:34

A l'étranger.

EDF a mis encore moins de temps que d'habitude pour perdre quelques milliards avec ses placements foireux sur les marchés "prometteurs."

Cette fois-ci, c'est à cause de constellation.

 

Quand aux voeux de bâtir une centrale nucléaire, dans un pays en état de décomposition avancée au niveau moral, politique et économique, ça reste pour moi un mystère.

C'est pas grave (pour EDF), c'est le cochon de client (français) qui va payer les guerres pichrocolines de son "expansion" à l'étranger...

 

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 14:33

Le cours du gaz s'effondre, ici et là, on vous affirme que c'est la faute du shale gas US, mais en fait, il n'en est rien.

C'est le ciseau baisse de la consommation lié à une légère augmentation de la production qui produit le phénomène.

Comme les marchés sont détendus, le prix mondial s'effondre, donc logiquement, votre fournisseur de gaz préféré (je ne cite personne, devrait vous augmenter la facture, because l'actionnaire jamais satisfait).

Ce faisant, il risque d'enclencher d'autres phénomènes imprévues de baisses de consommation.

 

Car si notre nain de jardin national a donné l'autorisation d'augmenter encore massivement les prix de l'électricité, c'est dans la même optique de gaver un peu mieux les actionnaires.

Car, pour ce qui est de not'brave compagnie d'électricité, elle n'est pas à plaindre, ses résultats sont confortables, et elle n'aurait pas d'endettement si ses dirigeants ne s'entêtaient à flamber les réserves financières dans des investissements mal foutus à l'étranger, et justement à gaver des actionnaires.

 

La situation est malsaine au point que les entreprises s'endettent pour payer ces dividendes.

 

Donc, le pic oil, le pic gas, le pic de tout, n'entraînera pas, mécaniquement des hausses de prix, mais plutôt des "stop and go", d'un marché déséquilibré, qui va se rééquilibrant, soit par l'investissement, soi par la paupérisation.

 

En effet, dans la baisse de la demande électrique US, la crise des subprimes et les millions de logements vides dépriment la demande.

Pire, la reconstitution des lignées sous le même toit apparait comme quelque chose de déterminant.

En effet, les charges de structures, si elles augmentent un peu, ne flambent pas. Si les américains ne sont guère économes en matière énergétique (Reagan fit déposer les panneaux photovoltaïques que son prédécesseur avait fait installer à la Maison Blanche), les consommations électriques sont largement inélastiques, et surtout liées à l'unité d'habitation.
Si leur nombre diminue, mécanquement, la consommation diminue, hors tout progès technique.

Clim, réfrigérateurs, et bien d'autres, ne consomment guère plus avec 1 ou 10 personnes...

 

Dernière nouvelle en France, d'après certains, les pieds nickelés y font de la contre insurrection. En réalité, là aussi, on envenime la situation, car la contre insurrection, c'est 10 % de militaire et 90 % d'autres choses

La solution militaire n'existe pas, sauf dans l'imagination de tarés. Déjà, on peut se demander si elle existe avec les guerres interétatiques, alors, pour l'affrontement avec la population...

 

L'énergie tiendra un rôle central dans la perception et l'accomplissement de la crise. En effet, ce ne sont pas les efforts réels d'économies d'énergie qui font baisser réellement les consommations dans l'OCDE, mais la paupérisation.

On atteint ici, la hantise de l'OPEP, que la demande baisse plus vite que la production...

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 13:37

Les crédits d'impôts concernant les équipements verts sont allés aux 20 % les plus riches. 9.1 % ont réhabilité.

Au total 4.2 millions de résidences ont été concernées, soit 15 % des habitations.

On mesure le chemin restant à parcourir, et en même temps, le temps de réaction nécessaire.

Pour les moins aisés, seul 1.6 % des 20 % les moins riches y ont fait appel.

Il faut dire que pour les moins aisés, 1/3 est propriétaire de son logement, contre 80 % dans la tranche supérieure sous le soleil.

 

En même temps, j'ai souvent indiqué mon sentiment personnel sur ce sujet : le crédit d'impôt rend con, et il n'y a souvent aucune analyse du besoin, de l'ensemble des solutions possibles et les 20 % les plus privilégiés ont, de plus la tare de ne rien savoir faire de leurs 10 doigts (j'les mettrais en apprentissage, moi, ces branleurs...).

 

Résumons : moyens financiers importants + ignorance crasse = situation rêvée des professionnels et des plumeurs de pigeons en tous genres...

On avait vu cela pour les pompes à chaleur air/eau, brutalement interrompues après la division par deux du crédit, de 50 à 25 %, on va voir le même principe pour le solaire photovoltaïque.

 

Pour le non-subventionné, bizarrement, c'est nettement moins cher. Faites faire l'isolation interne, et vous ne comprendrez plus...

 

Là, comme dans tous les secteurs, on doit regarder la rentabilité en faisant abstraction de la carotte fiscale. Elle doit être un "plus", et ne pas rentrer en ligne de compte pour l'investissement, sous peine de confiscation par les professionnels.

 

Une Pac (pompe à chaleur), c'était une chose significative. Cela valait 15 000 euros posée pour une PAC air/eau. Pourtant, en y réfléchissant, ce n'est, ni plus, ni moins qu'un réfrigérateur inversé, donc quelque chose de connu et d'ancien.

 

Personne n'irait payer 15 000 euros pour un frigo...

 

D'ailleurs, on peut voir que le niveau intellectuel profond des 20 % les mieux payés, ne correspond pas à leur niveau de rémunération.

J'ai du mettre 3 heures à expliquer à un bac + 12, que les taux d'intérêts étaient ANNUELS, et non pas 100 000 (empruntés) X par le taux, en tout et pour tout.

ça me rappelais mes études (finances), et le caractère calamiteux des notes en matière de mathématiques financières de la plupart des... financiers...

 

Il existe, parait il, 2.2 millions de millionnaires en France, principalement  à cause de l'immobilier et des assurances vie;

Là aussi, on peut constater le caractère "génial" de la fortune accumulée : immobilier + emprunts d'états...  : il faut nous rendre à l'évidence, nous ne sommes plus en 2010, mais en 1914.

D'ailleurs, comme en 1914, la dévaluation de 80 % du franc et de 80 % de l'immobilier va régler le sort de ces "riches".

Bling-bling était véritablement arrivé au bon moment.

 

D'ailleurs, travailler plus pour gagner plus, c'était les années 20 (1920). Une fois débarrassé des parasites et des rentiers d'avant guerre (8 millions, en comptant les famille), obligés de travailler et de produire, la France connue un réel dynamisme, grâce à une économie productive...


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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 13:05

L'homme vit dans l'aveuglement, car c'est un animal capable d'anticiper, et d'anticiper sa propre mort, le moment où il ne sera plus là.

Mais le déni de réalité à l'heure actuelle existe aussi au niveau global.

Au niveau pétrolier, il atteint des sommets.

 

Les gouvernements n'aperçoivent pas le problème ou ne veulent pas l'apercevoir, c'est trop dur, trop compliqué, ça change du ron-ron tout fait du libéralisme auquel on fait référence.

Pourtant, les alarmes clignotent aussi dans les appareils gouvernementaux, notamment chez les militaires.

Leur métier, c'est de faire la guerre et d'anticiper ce que pourrait être la suivante (dans les années 1930, les USA avaient planifié l'invasion du Canada).

 

"En 2012, les surplus de capacité de production de pétrole pourraient disparaître entièrement, et dès 2015, le déficit de production pourrait être proche de 10 millions de barils par jour. "

Ceci pour le département de la défense US, à l'identique d'ailleurs, dans l'armée allemande, et sans doute dans beaucoup d'autres...

 

On peut noter d'ailleurs, qu'une bonne partie de la population mondiale est déjà dans la posture post-pétrolière.

Le paysan roumain, qui vit dans sa maison, autosuffisant localement, ou troquant avec ses voisins est déjà dans cette posture.

Mais elle est politiquement et économiquement incorrecte.

 

Le libéralisme économique et l'ouverture des frontières sont un ramassis de conneries avec une production pétrolière déclinante.

 

Mais d'ailleurs, cette appréhension de l'avenir bute aussi sur les individus. On trouve normal de voyager, d'aller au supermarché et on se trouve héroïque de prendre les transports en commun.

Mais cela ne change rien, le citadin, même sans voiture, dépense énormément d'énergie en déplacements (les transports en commun ne fonctionnent pas à l'air du temps), en camions pour le ravitailler, lui et sa petite famille, ainsi qu'en produits pétroliers pour faire fonctionner le tracteur du paysan, un désastre en matière de rendement. 

Pour chaque calorie produite, il faut en dépenser plus d'une en fossile...

 

On retombe, pour le cadre agricole, sur les problèmes signalés par les philosophes du XVIII° siécle, par la Pravda des années 1920, et bien d'autres, le poids insurmontable sur les structures agraires des animaux de traits ou de guerre, que ce soit le boeuf ici ou le cheval là.

Les trois millions de chevaux des années 1780 concurrençaient trop largement l'alimentation humaine -déjà-. 

 

Mais on peut aussi en conclure, pour infirmer la parole d'un lecteur, qu'il sera possible à nos militaires de garder une certaine mécanisation, comme il sera possible de garder une certaine motorisation, de l'ordre de 5 % du parc actuel.

Après tout, nourrir un cheval et nourrir un véhicule, c'est aussi prendre sur les surfaces vivrières, d'une manière pas tellement différente.

 

L'évolution, par exemple, de la Ville de Detroit, passant à l'agriculture, est une évolution "par tâches", insensible et insidieuse, les seules que puissent accepter gouvernants et gouvernés.

On va donc voir les prix pratiquer le yoyo, dans un contexte variant de pénurie grande à pénurie moins grande, et chaque variation faisant baisser tendanciellement les consommations. 

Même d'ailleurs, l'OPEP qui se veut si rassurante, avoue à demi-mots la vérité "elle a toujours encouragé les énergies alternatives".

 

Déjà, la question politique se pose, le Tsar sera à courtiser, ainsi que les monarques arabes, et de leur bon plaisir dépendra quantité et prix...

"Le cœur du problème n’est pas technique, il est politique. L’économie des démocraties occidentales est une économie de marché fondée sur l’abondance du pétrole. Une pénurie remettra en question l’économie des démocraties, et donc leur fonctionnement. "

 

Et le pire ? La jet-set, privée de jets, les yachts de plaisance sans une goutte...

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 14:42

Quel point commun entre le salarié âgé de plus de 50 ans, qui dit qu'il n'y a plus de travail à cet âge là, le ministre qui lui répond par l'augmentation d'un taux théodule d'activité de + 1.2 % et le Mozambique ?

C'est le trucage et la langue de bois, tout le monde sait que le ministre ment, que les statistiques sont de plus en plus manipulées et menteuses, et que la "régression" de la pauvreté dans le tiers monde, suite aux "bienfaits" de la mondialisation-globalisation, sont tout aussi pipotronesque.

Depuis presque 20 ans, et la fin de la guerre contre le RENAMO, le Mozambique connait la "croissance" sacro-sainte, but de tout système économique libéral, pourtant 70 % de la population sont en dessous du seuil de pauvreté...

 

Pourtant, le pays n'a pas le profil du pays destiné à mourir de faim : 800 000 Km2 pour 20 millions d'habitants, il y a de la place.

Non, le problème est autre : il s'agit d'un système économique libéral imposé de l'extérieur, et notamment, l'abandon des cultures vivrières.

Comme l'histoire aime se rire des êtres humains, on peut comparer, cette crise frumentaire, à la situation du Malawi voisin. 

Il a dit non aux anglos, non aux firmes qui lui voulait du bien, et après une période difficile, le Malawi est structurellement excédentaire pour les productions vivrières, alors que lui aurait toutes les raisons d'être affamé : petit et surpeuplé : 120 000 Km2 et 15 millions d'habitants...

Si certaines personnes y souffrent encore de la faim, c'est dans un contexte entièrement différent.

 

"L'insertion" dans l'économie globalisée est donc une tare, plus qu'un bien.

Bien entendu, les émeutes de la faim, comme les émeutes de rupture d'approvisionnements énergétiques, vont se multiplier, et elles sont déjà très fréquente, et pour répondre à un internaute, le pic oil ne créera pas des problèmes dans 15 ou 30 ans, il suffit de manquer de 1 % pour que les problèmes apparaissent et s'enveniment.

 

D'ailleurs, les deux crises, frumentaires et énergétiques vont se conjuguer. Dépendre du bon vouloir d'autrui pour se nourrir est grandquignolesque, car on peut être victime du prix, comme des conditions de transports.

 

La seule solution à ces crises à répétition est dans la volonté politique. Il faut maintenir et aider une paysannerie à exister et à produire, même à petite échelle.

Ce qui est critiqué dans cette politique, c'est que c'est une politique d'indépendance nationale, car dépendre de l'étranger pour sa nourriture et de la viabilité du système économique est le défaut que dénonçait Dimitri Orlov.

 

Comme le disait aussi Kipling à ses compatriotes dans "big steamers", des décennies avant 1914, c'est que si quelqu'un les empêche de passer, qu'ils mourraient de faim...

D'abord décidé à écraser la révolte populaire (plus de 13 morts et 400 blessés) dans le sang, le gouvernement mozambicain s'est déculotté, le prix du pain est gelé, et il est paradoxal que ce soit ce prix du pain, dans un pays où le blé ne pousse pas,  qui soit un symbole.

On voit donc le caractère complètement pervers de la globalisation...

 

Une petite blague soviétique pour se mettre en bouche.

Dans un kolkoze, malgré l'interdiction, on élevait des cochons. Quand les inspecteurs venaient, on saoulait les cochons pour qu'ils ne fassent pas de bruit, jusqu'à ce qu'on se décide à saouler les inspecteurs.

C'était plus rentable, car ils buvaient moins...

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