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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 12:32

Pour le sondage d'EE 19 % sont pour une sortie immédiate, 51 pour une sortie à terme et 30 % souhaitent qu'on construise de nouvelles centrales.

Dans le contexte actuel, les 30 % de volontaires pour de nouvelles centrales doivent sans doute avoir été décomptés dans une quelconque MAPAD...

Pour le sondage EDF, 55 % ne veulent pas sortir du nucléaire.

 

Bon, en réalité, la réponse à un sondage ne vient que de la manière de poser la question. En effet, si on pose la question de manière panachée comme EE les verts, on obtient des nuances.

Faut il sortir tout de suite, à terme ou continuer ?

Si on la pose de but en blanc, avec une réponse péremptoire, on a un reclassement du marais qui veut "sortir à terme" du nucléaire...

 

En réalité, les deux sondages ne sont pas faux. les 30 % de félés pro-nucléaires  convaincus, sont 30 % dans un cas, 27 % "pas du tout".

La présentation est surtout mensongère quand on présente ces 55 % de "favorables" au 87 % d'allemands "opposés", mais dont la demande est une SORTIE PROGRESSIVE du nucléaire.

En effet, il existe un fossé entre arrêter tout, tout de suite, auquel une minorité seulement souscrit, une continuation et un arrêt progressif...

 

Edf a joué sur du velours, parlant d'une "demande des écologistes", qui braque une partie de la population.
Quand les écologistes posent eux-mêmes la question et parlent d'un programme de sortie progressive sur 20 ou 30 années, le contexte est fondamentalement différent.

En effet, les centrales arriveront en fin de vie, il faudra voir l'après, et cet après sera t'il nucléaire ? Pas du tout, il ne peut l'être, faute d'uranium. Quand à la Z machine qui permettrait d'utiliser l'énergie atomique pendant des millénaires, on attend toujours de voir...

 

Mais, comme le dit François Leclerc, et comme je l'ai déjà dit maints fois, l'énergie est le monde du mensonge, de la connivence, et de l'opacité, comme le monde de la finance, et l'endroit du monde ou le pouvoir politique et l'oligarchie sont cul et chemise...

 

Ce qui est incontestable, c'est que 80 % des français demandent le référendum, et que les 30 % qui sont favorables à la continuation du nucléaire sont les suppots du régime : Région paris : 41%, Homme : 41%,  65 ans et + : 41%, Cadre sup. : 50%, + 3500€ : 43%...

Mais comme le pouvoir n'aime que les référendum qui lui conviennent et gagnés d'avance, on peut être sûr qu'on en aura pas, tout au plus, y aura t'il, en cas de pressions suffisantes, quelques fermetures de réacteurs...

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 15:23

Au Japon, rien n'est réglé, et de la fumée blanche (habemus papam !), s'échappe de la centrale. C'est toujours pareil, personne ne m'avait prévenu que la pape avait cassé sa pipe, que le conclave s'était réuni, et que, comme au XIV° siècle, ils avaient enfermé les évêques et fait sauter le toit...

Le nuage, donc, va se répandre sur la planéte, il est déjà aux antilles, et sera en France d'ici peu. Rassurez vous, il est indétectable (d'ailleurs, on n'avait pas détecté celui de Tchenobyl, c'est pour dire).

A se demander comment on sait qu'il est là.

 

Quand à la cause de la catastrophe, elle est de plusieurs ordres. Il y a eut le tremblement de terre, le tsunami, bien sûr, mais il y a sûrement eu TEPCO, grand fraudeur devant l'éternel, qui accumulait les faux procès-verbal, pour faire croire qu'il y avait eu entretien, maintenance et vérification, alors qu'en réalité, chez TEPCO, comme chez EDF, on sous-traite au maximum, tout en sachant pertinement que beaucoup de choses sont "omises", ou bâclées.

 

D'ailleurs, en matière d'accident nucléaire, TEPCO, pas plus qu'EDF n'en sont à leur coup d'essai, mais les merdes sont toujours minimisées, devant "la nécessité", qui n'en est pas une, du nucléaire. 

En effet, particuliérement en France, la production électrique est gaspillée dans des usages inadéquates pour justifier le nucléaire.

En effet, on l'utilise à 85 % dans des usages, non captifs. Cela veut dire aussi, que les sources de renouvelable (hydraulique) sont suffisantes pour l'usage captif français.

Bien entendu, comme les Français sont matraqués par une propagande pro-nuke, ils sont encore favorables à l'énergie nucléaire, présenté comme la seule alternative à la bougie.

 

Mais la chose est beaucoup plus triviale : il suffit de dépenser 1000 milliards de francs des années 1970, pour avoir des retombées importantes.
En réalité, la chose énergie est un champ, aussi, de lutte des classes. On bannit tout ce qui est fortement créateur emploi, comme le charbon, le renouvelable (rien que l'isolation et le solaire thermique serait, à lui seule, une révolution industrielle, les chinois ont installé plus de 200 millions de panneaux solaires...), au profit d'énergies comme le pétrole, le gaz, le nucléaire, qui emploient une petite fraction de main d'oeuvre, bien payé (à l'exception des sous-traitants), mais déconnectée du pays...

 

On peut penser que le mix énergétique français, trop important en faveur du nucléaire sera revu. Déjà, sous Jospin, il était clair que 80 %, d'électricité nucléaire, c'était trop.

On peut aussi profiter de l'incident nucléaire nippon, pour arrêter sans démanteler quelques centrales, et laisser "au repos", pendant quelques dizaines d"années.

Si certains élèments seront encore là dans des dizaines de milliers d'années, le gros de la radioactivité (des élèments à vie courte) se dissipe assez rapidement.

Pour le reste de la centrale, on "oublierait" simplement de démanteler, et dans 2000 ans, des tribus parleraient de zones interdites ou tabous...

 

Nous vivons une époque formidable...

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 16:07

Après tout, il faut relativiser.
D'abord, c'était rien qu'un petit nuage de rien du tout, à traiter par le mépris, ou faire semblant d'avoir rien vu.

Ensuite, ces 6 centrales qui ont crâmé, elles étaient moches, en plus elles étaient vieilles et tout.

Il n'y a plus qu'à attendre quelques millions d'années pour que le site revienne à la normale.

 

Celui qui a écrit ça a dit qu'il était parti en vacances à Tchernobyl ?

Après tout, au moment de la peste noire, il n'y a "que" la moitié de la population qui a passé l'arme à gauche...

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 14:58

Bonne nouvelle au Japon, le bâtiment va repartir, il va y avoir quelques sarcophages à construire. Bien entendu, aussi, ces sarcophages vont souffrir au fil des temps des divers seïsmes qui vont agiter l'archipel, mais le plus important n'est pas là.

Comme le disait Audiard, les cons, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnait.

Les pro-nucléaires sont émouvants à ce niveau là. Vouloir promouvoir une énergie déficitaire de 20 000 à 25 000 tonnes par an, c'est plus que la foi du charbonnier.

Voilà une vidéo qui vous éclairera.

A moins, bien sûr que dans le cas français, la catastrophe japonaise entraine tellement de fermetures de centrales dans le monde que brusquement on se retrouve excédentaire. Mais c'est douteux.

Déjà le Japon vient de perdre 6 centrales, qui ne fonctionneront plus jamais, mais apparemment d'autres devront s'arrêter. Plus les 7 allemandes, trop anciennes, qui auront du mal à refonctionner, politiquement parlant.

 

Mais la situation des mines d'uranium devrait empirer. En effet, malgré des prix plus attractifs, seul le Kazakhstan, Arabie saoudite de l'uranium est en mesure d'augmenter sa production, les autres producteurs au contraire, voient leurs gisements s'épuiser, les nouveaux sont moins intéressants, long à mettre en service, et ne pourront compenser, durant la décennie 2010-2020, le recul et l'épuisement des anciennes mines.

 

En plus, ce qui est clairement expliqué dans la vidéo, c'est que les USA vont voir arriver à expiration leurs contrats de fourniture d'uranium russe, et celui-ci ne sera pas reconduit, et ce pour une bonne raison. Les 10 000 tonnes que la Russie fournissait chaque année étaient du matériel fissile militaire recyclé. Il y a fort à parier que celui-ci est épuisé.

 

Quand l'intervenant parle d'Europe, quand il dit que l'approvisonnement est menacé, il faut comprendre "France", car l'Europe nucléaire, c'est surtout la France, l'Espagne a 6 centrales, l'Allemagne 17 (dont 7 qui viennent d'être détruites par le tremblement de terre nippon), et le nucléaire anglais, vieillot et désuet, était voué à l'extinction rapide.

 

La rareté de la ressource entrainera la foire d'empoigne. Les USA diront au Canada que l'uranium leur est vital, la Chine le dira au Kazakhstan et à l'Australie, pendant qu'il ne restera plus que le Niger pour approvisionner la France, du moins, pour la portion que lui laissera la Chine.

 

La problématique est simple : les décervelés qui nous servent la sauce nucléaire ne veulent pas entendre parler d'une sortie en douceur du nucléaire, il y aura donc, même sans accident, une sortie dans la douleur, et dans la compétition pour réduire les consommation.

Dans les campagnes, tout ceux qui disent des éoliennes "c'est pas beau", mettront la leur dans leur jardin...

 

Edf est pitoyable. La firme veut faire croire qu'elle est "obligée" d'utiliser des sous-traitants pour ses centrales.

Il n'en est rien. Ses propres équipes pourraient bien tourner sur les centrales, elles ne sont pas toutes à l'arrêt en même temps. La seule chose qui l'intéresse, c'est de réduire ses coûts de maintenance, en rejetant les coûts sur la sous-traitance.

Quand les -rares- maladies professionnelles reconnues se déclareront, c'est les sous-traitants qui trinqueront. Cela permet aussi de faire les travaux à la va-vite, et de dire "on ne savait pas"...

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 08:07

 

 

(Voilà une version, c'est pour vous entrainer...)

Crépuscule du Japon... et du nucléaire, par la même occasion... Qui devrait entrainer une...réaction en chaine, économique, cette fois.
En effet, le Japon fait partie de ces pays hyperexportateurs, sans concurrence, parce que leurs produits n'ont souvent pas d'équivalents, mais aussi par une onde de choc boursière qui devrait se propager à la planète. 

 

En face, chez les pro-nucléaires, on a  la débilité mentale, et le formatage.

Pour plusieurs raisons. 6a00d83451b18369e200e54f0826db8833-640wi.gif

La première, évidente, c'est celle-ci. Le peak uranium est dépassé. Qu'est ce que les partisans du nucléaire souhaitent y mettre dedans ?

Seule, leur bêtise est illimitée.

De plus, je ne vous apprendrais rien en disant que le nucléaire est dangereux, mais le plus cocasse est qu'en France même, il ne sert pas à grand chose.

 

Pourquoi ? Parce qu'on était partie sur une folie douce, la construction de 100 réacteurs, finalement, on n'en construira que 58, un surdimensionnement qu'on cherchera à masquer, en promouvant le gaspillage, une constante de l'économie de marché.

Sans doute aurait on pu se contenter de la moitié de ce chiffre et de 30 réacteurs, mais on était dans le délire.

 

En effet, on passe son temps à subventionner des propriétaires immobiliers pingres, qui ont réduit le chauffage de leurs locataires à sa plus simple expression : le radiateur électrique.

Celui-ci est donné au niveau investissement (ce qui intéresse le propriétaire), mais ruineux en consommations (qui intéresse le locataire).

Là aussi, le changement de système de chauffage n'intéresse le proprio que lorsqu'il a du mal à louer.

Situation à comparer avec certains pays de l'union européenne : le chauffage électrique y est interdit, tout bonnement (Danemark).

Rappelons aussi la décision du premier ministre de 1986, J Chirac, qui fut de mettre sous cellophane, l'ADEME, parce que nous avions le nucléaire et qu'il ne fallait pas couler EDF.

 

Raison aussi pour laquelle, les "vampires" sont à tous les coins de nos appartements et de nos maisons.

Le parlement californien a voté, en 2006, la loi dite "du tueur de vampire", qui visait à faire des économies sur les veilles des appareils électriques. Le gain pour le consommateur pouvant atteindre jusqu'à 200 $.

Le travail de normes, peut aussi réduire notablement les consommations, mais on n'a pas voulu le faire, toujours pour la même raison, le "marché" fournirait l'énergie.

 

En outre, la charpente même de la société de consommation incite au gaspillage. Fabriquer des appareils à obsolescence programmé est coûteux en énergie.

 

Pour les plus anciens, vous vous souviendrez des campagnes de publicités pour les montres à piles, qui vous éviterait de vous épuiser à remonter vos montres mécaniques, à espérance de vie bien trop longue... Et qui poserait des problèmes d'environnement, avec le recyclage des piles.

Que voulez vous, on ne pouvait pas compter uniquement sur la blingblinguitude d'enfants attardés, pour faire fonctionner un marché.

Il a fallu, pour cela, manipuler le consommateur (censé pourtant être roi), et bannir ces putains de montres mécaniques inusables...

Qu'est ce que vous voulez, les premiers acheteurs de montres à piles étaient vu comme des idiots, payant pour une "recharge" coûteuse, alors que remonter une montre ne coûtait rien...

 

J'ai souvent dit, dans mes publications sur "le blog énergie", que ce domaine était le domaine de la manipulation et du mensonge à tous les étages, que ce soit pour le pétrole, le gaz, l'électricité, à fortiori le nucléaire...
Cela représente bien trop d'argent, alors que l'intérêt du consommateur est justement d'économiser le plus possible, l'énergie.

Là aussi, si on s'en tient aux chiffres, la chaudière fioul est encore largement dans la course. Son parc en France a reculé de 20 %, mais ses consommations de 60 %...

ce qui démontre l'effort, même encore très incomplet, d'économies de la part de consommateurs privés, ceci, grâce à la modernisation.

 

Mais une politique d'économie, forcée ou voulue, c'est la fin de l'économie de marché...

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 08:55

Le troisième gros pépin nucléaire vient d'arriver. Le Japon a connu son Tchernobyl, même si selon la phraséologie officielle en France, "ce n'est pas un Tchernobyl".
Pourtant, là, on ne pourra pas incriminer des russes ivrognes et attardés, mais héroïques.

le Japon est en effet, le pays le plus avancé de la planète.

Sa technologie dépasse, dans l'ordre, celle de l'Europe et des USA, encore pour un temps, leader. 

 

Un tremblement de terre, suivi d'un tsunami, au sud une éruption volcanique, et des accidents nucléaires à la chaîne.

On a, in vivo, l'expérience d'un choc sur une société industrielle avancée, la plus avancée qui soit.

 

On voit donc, la fragilité d'un modèle nippon. Pas de stocks, la population commence à avoir faim et soif, et on vient de perdre, en un clin d'oeil, au moins 7 réacteurs nucléaires qui ne refonctionneront plus jamais, et sans doute plus. Nul doute, le Japon est sorti du nucléaire.Le pompage de l'eau de mer pour refroidir les coeurs endommagent en effet, irrémédiablement les réacteurs. C'est une mesure désespérée.

 

Mais, le pépin le plus extréme serait l'accident nucléaire sur une centrale à 10 km de la gigantesque ville de Tokyo (35 millions d'habitants). Là, sans doute, la structure étatique n'y résisterait pas.

 

En France, par contre, on reste sur son petit nuage : " pas grave, et même bien pour Areva..."

 

En matière d'énergie, le Japon était pourtant leader et frugal. Quand il consommait 1, les européens consomment 2 et les USA 4. Je  me rappelle d'un article d'il y a 5 ans. La France pouvait sortir du nucléaire en 30 ans, tout en réduisant son empreinte carbone d'une manière drastique. L'alternative était simple : économies d'énergies et investissements. Sur un laps de temps de 30 à 40 ans, c'est possible.

 

Mais de toute façon, le "choix" ne se pose pas entre nucléaire et sortie du nucléaire. D'ici 30 ou 40 ans, l'uranium sera tellement rare que la moitié au moins des centrales ne fonctionneront plus, faute de combustible. La seule question est de s'y préparer.

 

Bien entendu, un scénario "fin de l'OCDE", identique à la fin de l'URSS réglerait le problème énergétique en réduisant par la paupérisation les consommations.

Voltaire avait vu juste. Il faut cultiver son jardin, c'est à dire, être le plus possible autosuffisant...

On s'achemine vraisemblablement, vers un effondrement de la triade.

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 13:40

Bandes d'imbéciles, vous ne savez pas conduire. C'est le ministre qui vous le dit :

"

  • Adopter une conduite souple et sans à coup. Une conduite agressive en ville augmente ma consommation de 40 % soit 4 € de dépense inutile pour 100 km.
  • Eviter de pousser les vitesses. La route n’est pas un circuit de compétition ! Je peux économiser ainsi jusqu’à 20 % de carburant.
  • Diminuer sa vitesse de 10 km/h sur autoroute. C’est bon pour ma sécurité et je gagne 7 € sur un trajet de 500 km.
  • Limiter les petits trajets urbains. Je prends les transports en commun quand je peux ou j’y vais à vélo ou à pied.
  • Entretenir son véhicule. Un filtre à air encrassé consomme 3 % de plus et un moteur mal entretenu, encore plus. Je pense aux pneus “basse consommation”: jusqu’à 5 % d’économie.
  • Gonfler correctement ses pneus. Rouler sous gonflé, c’est dangereux et ça consomme plus.
  • Ne pas abuser de la climatisation. C’est jusqu’à 4 € d’économisés par 100 km.
  • Utiliser les équipements permettant de mieux maîtriser sa consommation. Indicateur de consommation, régulateur limiteur, système de navigation et info trafic.
  • Ne pas oublier d’enlever sa galerie. Même à vide, elle fait consommer 10 % de plus.
  • Penser aux véhicules économes en carburants lors de l’achat de sa prochaine voiture.
". Quand je vous disais que le ministre nous prenait pour des imbéciles...

 

Pour une autre ministre, s'il y a de l'argent pour les riches, à savoir réduire l'ISF, il n'y en a pas pour les pauvres, à savoir réduire la TIPP.

Pas question, non plus de s'en prendre aux compagnies pétrolières.

Là est la gestion néo-libérale. Le riche pourra continuer à gaspiller tout ce qu'il veut, le pauvre se serrera la ceinture.

 

Pour en rajouter une couche, le nombre de créations d'emplois en 2010 : 124 600. Soit le quart des emplois détruits sur 2008-2009 (174 000 + 333 000), pour faire en presse-pravda, on dira le tiers, car on ne sait pas compter...

 

En bref, en prenant le populo pour des ignares de plus en plus obtus, les ignares du gouvernements se démerdent pour pousser MLP de plus en plus haut, sans doute pour pouvoir compter le nombre d'incultes absolus qui voteront contre elle en 2012.

Quand aux 82 % qui ont votés Chirac au second tour en 2002, il faut les féliciter, ils ont votés comme un soviet, tout en croyant encore être en démocratie (bon, d'accord, là c'est franchement niais), ce qui indique le bas niveau (en %)de personnes ayant un petit peu de culture et des notions de droit constitutionnel et politique.

 

Comme il faut avoir la récompense de sa BA, les français ont été servi : 2 réformes des retraites, délocalisations, réductions des droits de sécurité sociale, augmentations des taxes en tous genres (sauf pour les riches), merci petit papa chichi...

Et dire qu'il a encore une certaine popularité...

 

Comme il faut encore plus pousser MLP, le tribunal qui devait juger not'vieux président, vient de poser la question de constitutionnalité.

Résumons :

- avant, on pouvait pas le juger, il était président,

- maintenant, c'est trop tard. Dire qu'aux Philippines, cet endroit où ils sont censés être pas bien civilisés, ils passent leur temps à virer leur pourri de président...

"C'était l'objectif de cette opération. Une fois de plus le système gère mal, mais se défend bien. C'est la trique pour les citoyens de base, l'impunité pour les gros et le laxisme pour les véritables délinquants ".

 

Bon, je vous laisse, j'ai des tas d'instruments à aiguiser, une faux surtout...

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 20:40

Entre 2007 et 2010, la consommation de pétrole des pays OCDE a diminué de 50 millions de barils/jour à 46, avant de stagner.

La conclusion en est simple. Les prix hauts entraînent la réduction des consommations, soit par investissement, soit par appauvrissement.

Ensuite, les remontées de consommation sont longues à se dessiner.

Là, il est clair que la hausse des prix qui se dessine va avoir le même effet. 

Il est clair aussi, que cette réduction porte un nom : celui d'une nouvelle révolution industrielle, mais qui n'agit que par bouffées.

 

En outre, certaines économies reposent sur la foi. Les USA ont foi en un approvisionnement illimité du marché pétrolier.

En conséquence, si la montée des prix avait causé l'effondrement d'achats de 4 X 4 et de SUW, la baisse a entraîné leur relance, bien que la culture d'entreprise ait été ébranlé;

Ford, notamment a pris conscience de l'importance de disposer de petits véhicules peu gourmands, comme la Fiesta.

 

L'intérêt de court terme des constructeurs automobiles est de vendre des gros modèles, mais les consommateurs ont toujours préférés les modèles économiques, tant qu'ils n'étaient pas manipulés...

 

Il est clair aussi que la crise des pays arabes producteurs de pétrole, le caractère désormais aléatoire de l'approvisionnement, la montée de nouveaux régimes, va rendre cette politique d'économie plus perdurable et généralisée.

Les nouveaux régimes, à l'image de l'Iran de 1979, sont plus circonspects vis-à-vis du pétrole, ils ne cherchent pas, à tous prix l'extraction et l'exportation, préférant le caractère plus perdurable de la ressource, et aussi vendre une quantité moins importante à un prix plus élevé...

 

En outre, l'inquiétude des pays producteurs vis-à-vis de leurs placements en USD, en euros, ou en autre chose, réactive le proverbe : "Oil in the ground is better than dollar in bank".

 

Pour autant, certaines choses sont des radotages, notamment l'abandon du chauffage fioul. Ce qu'il est nécessaire de faire, c'est de remédier au caractère complètement disparate du parc de chauffage, de l'état d'abandon du parc immobilier privé, cher et énergivore.

On lui demande de donner une rente, alors que l'entretien de l'investissement est complètement négligé. Il est clair aussi, que la dépense du poste énergies et fluides est encore modeste comparé au montant des loyers.

 

En outre, pour le non-OCDE, il n'est pas conseillé, non plus de jouer au jeu du "tout con", qui consiste à projeter une courbe passée vers l'avenir.

La France avait prévue une production d'acier de 50 millions de tonnes, elle ne dépassa jamais 27 et se stabilisa aux alentours de 18.

La production chinoise d'acier va aussi subir le même sort : progression, puis plafonnement et forte baisse. L'immobilier, notamment, est fortement consommateur d'acier, et la bulle immobilière chinoise consomme beaucoup d'aciers, comme les chantiers navals aussi.

 

La crise des chantiers navals, n'est pas encore visible. Les carnets de commandes ont masqué leur chute.

 

En même temps, des percées technologiques importantes, n'arrivent souvent qu'à des périodes de crises, pour y répondre.

On importait du sucre, jusqu'à un certain blocus, ensuite, on utilisa la betterave pour le fabriquer...

 

"La fin de l'histoire", n'était que le commencement d'une autre...

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 15:56

De hausse pétrolière.

Ma modestie, que chacun connait ici, m'empêche de reconnaitre que j'avais -encore- raison. C'est lassant.

Le prix du pétrole subit des effets de stop and go, des hausses à tout crin réduisent la demande pour un temps, que ce soit par effet de paupérisation, ou progrès technique, avant de recommencer à croitre, sous l'effet de la diffusion de la technologie.

 

Certains secteurs et certains pays sont prêts à décrocher. Le transport aérien est visiblement à bout de souffle.

Il a fait l'année dernière, globalement 16 milliards de USD de bénéfice pour un chiffre d'affaire de 594 milliards et un endettement de 210 milliards.

Autant dire aux créanciers, qu'ils l'ont dans le C..., bien profond et bien tassé, qu'ils ne reverront jamais leurs pépettes, un peu d'intérêts, pas plus...

D'ailleurs, l'IATA elle même le reconnait : " Il pointe ainsi du doigt la faiblesse "pathétique" de sa marge opérationnelle, qui correspond, selon lui, plus à une donnée d'association caritative que d'une industrie."

Quand aux projections, elles prêtent à rire. Notamment le marché le plus porteur : le moyen orient...( Mon petit "doit" me dit qu'il est très aléatoire... sauf si on compte le rapatriement des fuyards de Libye).

Dans les pays prêts à décrocher globalement, je vois aussi les USA, pour la bonne raison qu'ils sont les plus gros consommateur de carburant, sans réelle finalité économique.

Certains disent que c'est voulu, je ne le crois pas. Car si les USA, globalement, ne paient pas le carburant, les habitants le paie bel et bien.

Ses effets seront éclatants : second choc immobilier, reconstitution des lignées sous un même toit (celui qui est remboursé), et contraction forte de la demande d'énergie, toutes énergies confondues.

Là hausse "tendancielle" du nombre de logement, n'est possible que si on a le revenu pour l'habiter...

Même sans changement technique, une maison abandonnée ne consomme rien, et est vite désossée, surtout vu le prix du cuivre (les 400 kilos de cuivre d'une maison de Detroit -4000 $- valent plus que la maison-500$-).

Cette hausse accélére la perte de confiance vis-à-vis des autorités. Et donc le processus révolutionnaire, que les autorités accélérent aussi par leur politique anti-peuple et pro-oligarchie, suppression de l'ISF ici, coupes claires là-bas.

 

Quand au reste, c'est clair. Si certaines sources sont exploitables à 200 $ le baril, cela veut dire aussi que la consommation doit devenir confidentielle.

On voit aussi, à l'aulne énergétique, certains problèmes apparaitre en pleine lumière. Le défaut d'investissement des investisseurs du parc privé immobilier. Le parc HLM est plus performant que le parc privé, parce que les HLM ont une vision longue, du souffle financier, et une politique. Ils investissent, ils détruisent, ils acquiérent, ils vendent.  

Par contre, allez dire à un couple de 70 ans, d'aller mettre 50 000 roros dans leur maison, parce que c'est une bouse énergétique de 1970...

 

Mais, je crois que le mot de la fin revient à Natixis. En langage de tête-à-cul, le merdier s'appelle : " L’allocation mondiale du revenu est inefficace".

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 14:27

Le mythe renaît, comme après bien des fois. L'énergie est inépuisable, cette fois, c'est le gaz de schiste qui permettra de se vautrer pendant 2 siècles dans la fange de la consommation illimitée. En réalité, le mythe n'en est qu'un, et il faut le recadrer.

Les gaz de schistes ne sont que 20 % de la production de gaz aux USA, la production conventionnelle couvre le reste.

En outre, les produits chimiques utilisés polluent terriblement, mais je ne pense pas éternellement, comme on le dit. La terre digérera cette pollution, elle y mettra le temps, c'est tout.

En outre, si la production américaine a légèrement dépassé la production russe, c'est de peu, et dans un contexte différent.

La Russie est massivement exportatrice, et les USA importateurs, même s'ils le sont moins désormais.

En outre, le paramètre "coût", est biaisé. Si le prix du gaz a baissé, c'est aussi que la production conventionnelle encombre le marché, devenu trop restreint.

En outre, aux USA, ce sont 500 000 puits qui ont été forés pour cette production somme toute marginale. 500 000, ça n'est pas gratuit, et ce gaz coûte très cher : entre 140 et 210 USD les 1 000 M3.
Surtout que partout, son utilisation est discutable : brûler du gaz pour faire de l'électricité pour la clim et le chauffage, ce n'est pas une solution rationnelle.

La solution rationnelle est de construire en vue de consommer le moins possible, et d'échapper à la malédiction du marché.

 

Une entreprise n'a pas pour but de satisfaire les consommateurs, une entreprise à pour vocation à faire des bénéfices et pour ce faire, le marché est le meilleur moyen.

D'ailleurs, les fluides sont passés (eau; gaz, électricité), en 60 ans, du stade de satisfaction des besoins, à celui de marché, et donc de gain.

On a laissé une vieille génération économe mourir, pour pouvoir taxer à long terme, des générations moins économes énergétiquement, qui trouve "naturel", de prendre un bain journalier, de n'avoir pas trop chaud, ni trop froid, de tourner un bouton pour allumer et rouler en voiture.

Génération qui aura beaucoup plus de mal à ce passer de ces "nécessités", qui n'en sont pas.

 

Il reste à avouer l'essentiel : creuser 500 000 puits, ça ne peut pas se faire dans une économie en crise et en effondrement, dont le premier réflexe est de ne plus rien investir.

Le premier gisement, c'est toujours les économies d'énergies, le deuxième, c'est toujours le renouvelable, les troisième, doit être marginal, et, de fait le redeviendra.

 

Imagine t'on un marché du gaz dépendant, malgré tout ce qu'on en dit, des gisements classiques de la Russie, de l'Iran et du Qatar ?

Ils seront à même de casser tout développement de la ressource "gaz de schistes".

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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