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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 20:18

La France aura 35 % du gâteau, la Grande Bretagne sans doute autant, les contrats italiens seront respectés, bref, les autres pourront se repasser un costume de striker.

1.8 millions de barils, c'est certes beaucoup, mais pas assez pour les 3 compères.

 

Les russes la trouveront saumâtre, mais ne seront pas touchés, vu leurs ressources énergétiques, les chinois l'auront dans un endroit de leur anatomie que seule une petite partie de la population trouve agréable de voir pénétrer.

 

Il faudra encore qu'ils acceptent le "deal", s'ils ne l'acceptent pas, une insécurité longue peut se développer en Libye.Les américains sont aux abonnés absents.

 

Total, qui ne se sent pas très français au moment des impôts et que certains allumés veulent voir émigrer ailleurs, se sent la fibre patriotique, car là, ses réserves sont augmentées.

Les majors internationales devenaient de plus en plus de simples sous-traitants, de compagnies nationales. Celles-ci contrôlaient désormais 85 % des réserves et ne laissent plus que les merdes coûteuses et compliquées aux majors.

 

Pour les colonisateurs franco-anglo-italiens, c'est à la fois un aveu, celui d'un affaiblissement, car on se recentre sur l'environnement restreint, immédiat, peu peuplé (6 millions d'habitants), qu'il sera facile de tenir.

 

Pour le cas français, le jeu avec l'Algérie continuera, à savoir "pétrole contre nourriture". L'Algérie a une population importante qu'il faut nourrir, elle ne peut se passer d'exporter.

 

Les jeux nationaux sont donc fait, et les puissances occidentales -de l'Europe-, jouent leur jeu, qui n'est ni allemand, ni américain.

 

Si l'on regarde la carte, c'est l'empire romain d'occident qui cherche un équilibre, en rejetant les USA dans leur océan, et les germains dans l'est.

 

Dans le contexte de crise actuel, on peut penser qu'il y aura d'autres développements. En orient, la Turquie rompt avec Israël, et finalement, rejoue lui aussi sa partition "empire d'orient" et "empire ottoman". Les dynamiques à l'oeuvre conduiront certainement la Turquie à reconstituer son propre empire, plutôt que d'adhérer plus avant à l'Otan et à l'UE. Géographiquement, ces deux là sont, pour elles, des aberrations. Pourquoi être, 2°, 3° ou 4° en UE , ou même simplement sur le strapontin, alors qu'on peut être premier dans un turkestan reconstitué ?

 

La "falaise de Sénéque" va certainement provoquer des effondrements localisés, qui donneront un peu de temps aux restes du monde.

En effet, nous vivons sur la réduction des besoins énergétiques soviétiques. A qui le tour ???

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 15:16

Sur Oil drum est paru un article, reprenant un constat de Sénéque (1° siècle après JC), disant que le déclin était plus rapide que la construction d'un empire, et d'une structure.

Dans ce cas de figure, l'empire romain est emblématique. Rome fut fondé en -753, eût son apogée en 117, et cessa d'exister en 476, soit 1226 années, la construction s'étendant sur 870 ans, et le déclin, sur 359 années.

 

Bien sûr, Sénéque ne vécut même pas la période de décadence, mais sentait probablement par ses liens avec le pouvoir, le plafonnement de la puissance, le plateau en "tôle ondulée", qui caractérise le premier siècle de notre ère pour l'empire romain, avec la force militaire qui permet encore de conquérir quelques contrées, mais n'arrive plus à conclure définitivement les guerres sur ses pourtours, calédoniens, germains, est-européens et africains.

Seul, finalement, la frontière Sassanide resta compréhensible pour l'empire. Car là, il faisait face aussi à un autre empire, empire qui finit un peu plus tard, mais en une seule bataille.

 

Le progrès technique nous met il à l'abri de cette falaise ? Certainement pas. Tout dépend de savoir à quoi est utilisé ce progrès.

On défonce les montagnes des Appalaches pour récupérer 100 % du charbon, au lieu de 60 % pour un gisement exploité classiquement, tout cela pour :.. produire de l'électricité, destiné à climatiser, ou à chauffer...

Soit un gigantesque gaspillage, destiné à un confort petit bourgeois dont on s'est passé pendant des siècles et dont l'utilité est pour le moins sujette à caution. On ne veut pas polluer en se chauffant directement au charbon, on préfère en brûler 4 fois plus en prenant comme intermédiaire l'électricité si "propre".

 

Sans doute Sénéque n'avait il pas toutes les documentations nécessaires à comprendre les chutes de civilisation. On a deux milles années de recul, et on a assisté à des effondrements fabuleux, suivi par des reconstructions laborieuses et lointaines.


On dit que l'urbanisation à dévorer 117 000 km2 en France. Ceux qui s'en alarment peuvent se rassurer, là aussi, on va certainement arriver à une apogée, suivie d'une chute rapide.

C'est d'ailleurs, déjà le cas, avec des quartiers qui évoluent vite, mais évolueront encore plus vite.

 

Le progrès technique va accélérer la chute, en permettant à des comportements idiots et gaspilleurs à perdurer.

La fanfreluche est considéré comme "vitale", parce qu'on est habitué à avoir, sans cesse, toujours plus d'énergie baon marché.

 

Notre société est bâtie sur le pétrole. Point. Il est de plus en plus couteux et difficile à exploiter. Pour extraire 100 barils en 1865, il suffisait d'un puisatier avec des moyens classiques, et du matériel en bois. Il ne fallait même pas dépenser 1 baril pour en extraire 100.

On en est loin désormais.

Rosneft va faire bénéficier Exxon de son expérience du forage profond.(sans doute une conséquence de Deep water Horizon).

C'est celui qui coûte le plus cher, en argent et en énergie.

 

Les révolutions arabes ont été engendrés par une conséquence de la crise pétrolière : la crise alimentaire.

Comme il n'était pas "moderne" d'avoir une agriculture vivrière, voir jardinière, on était totalement dépendant du "marché", qui a décrété qu'il fallait augmenter les prix.

 

En France, il faut voir les débilités qu'on nous sort sur la sécheresse :

"Ce progrès technique est dû en partie à la bonne santé de notre système civique, à la liberté politique et économique qui règne chez nous. La démocratie est l’élément indispensable du développement économique. La démocratie ne consiste pas seulement à élire des représentants du peuple, mais aussi à établir une société de confiance, de respect et de recherche du bien commun, facteurs indispensables au progrès technique et économique."

 

On glorifie le système de ce qui n'est qu'une conséquence de la géologie. Je serais curieux de voir l'état de l'agriculture française sans, ou simplement avec un peu moins de pétrole. Sans doute sera t'il le dernier secteur préservé dans l'accès aux ressources.

 

Ce qui est frappant, c'est que nos responsables ne comprennent pas :

- qu'une crise est le passage d'un monde à l'autre,

- que l'on doit cesser de prendre les mesures du passé récent comme un horizon indépassable. M. Valls veut des quotas d'émigration. Il fait preuve d'un manque d'imagination absolument fabuleux pour l'avenir.

Dans l'échelle de la paumitude, les partis politiques ont atteint le "AAA".

 

L'explosion en chaine des pays, avec un retour en force du local et une fragmentation, nous indique ce que sera l'avenir.

Bientôt, les famines en chaînes vont entraîner des hécatombes. Elles concerneront d'abord les pays du tiers monde, puis se rapprocheront. Les derniers   à tenir seront ceux qui disposeront du pétrole et de la nourriture, ou qui pourront troquer l'un pour l'autre.

 

On voit mieux, la cause de la Guerre de Lybie désormais. Nico voulait se tailler la part du lion.

 

Depuis 2000 ans, des baisses de populations de 50 % sont courantes, les plus grandes crises ont atteint 90 %, voir 98 %.

Le plus grave à signaler a été l'adaptation de la population (ou plutôt la désadaptation) à une facilité de ravitaillement inouï et son acculturation alimentaire, de ce qui sont devenus, des rats urbains.

 

La fin de l'union soviétique a été, comme je l'ai dit, la fin d'une économie ayant atteint son pic pétrolier.

ça n'a rien à voir avec une quelconque infériorité d'un modèle. En purgeant le système de ses aberrations militaires et de ses gaspillages, la situation a été stabilisée, au prix de millions de morts.

 

Mais, ce qui caractérise la crise actuelle, c'est que c'est le coeur de système qui est atteint, et donc la planète entière qui va tanguer.

La fin d'une société risque de signifier aussi une fin encore plus rapide, s'il n'y a plus d'investissements. Les gisements en déshérence, les capacités en fin ne seront plus compensées, même mal, par d'autres capacités. La fin sera plus abrupte. On voit d'ailleurs dans les projections de populations, une baisse en 2100, au niveau de 1950, soit 2.5 milliards, impossible à atteindre avec simplement un effondrement rapide de la natalité à un indice de fécondité de 1.

 

On ne meurt pas de faim sans combattre, et les combats pour la fin sont sans pitié et à mort. J'ai dit que la renaissance des sols prendraient 2 siècles. Pas tellement pour absorber la fin d'une économie pétrolière, mais pour recréer une société rurale équilibrée.

 

Mais, même 4 ans, c'est encore trop. On ne vit pas 4 ans sans bouffer. L'avenir d'ailleurs ne sera même pas à Mad Max. Il faudrait des stocks, au moins de munitions pour ça. Et l'économie actuelle a donné en horreur le stock.

 

Le zéro stock était déjà une stupidité sans nom, une japoniaiserie. Ce sera bientôt un crime, et les famines actuelles, c'est surtout l'impossibilité depuis la grande famine de 2008, de reconstituer les stocks...

 

Oui, la falaise de Sénéque risque d'être très abrupte, d'abord à cause des politiques, mais aussi à cause de la suradaptation des populations, et leur myopie.

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 11:14

Article emblématique aujourd'hui, l'UE veut réglementer la consommation des cafetières électriques. Et ce qui est bon pour les cafetières est applicable pour la plupart du "petit" électro-ménager, à savoir que les consommations unitaires -faibles- font une catastrophe globale.

 

En effet, individuellement, c'est pas grand chose, que ce soit en euros ou en Kwh, mais au niveau européens, c'est 2.5 milliards d'euros et 17 Twh.

Mais cet article est vécu comme une atteinte par la plupart des lecteurs. En effet, la tendance naturelle est au je m'en foutisme.

 

Dans tous le négatif de l'UE, il faut signaler les bonnes idées, celle-ci se rapprochant diablement d'un épisode économique peu connu, la NRA de Roosevelt dans les années 1930. Un travail de normes... énorme, permis plus tard la production de masse.

 

Plus loin dans l'histoire, on dit que François I° envoya un ingénieur, Virgile, à Saint Etienne, et celui-là rationalisa la production d'armements en standardisant, lui aussi, énormément. 

C'est le travail de l'état.

Le libéral, lui, préconisera l'ajustement par les prix, qui se fera sur les pauvres, au prix d'un doublement, triplement ou quadruplement du prix.

 

Un internaute disait que c'est l'économique qui dictait sa loi au politique. C'est faux. Le politique et l'économique sont en interractions constantes.

Simplement, celui qui représente la masse et les sans-grades, c'est censé être l'état. C'est effectivement très pénible pour les puissants.

 

Là où le micro rejoint le macro, c'est que les "petites" dépenses d'électricité, en tous genres, deviennent complètement ingérables, nécessitant, pour de fausses "nécessités" (lire : une idée mal compris du confort) des investissements, tant en capacités de production que de transports, totalement hors de proportions avec l'utilité marginale apportée...

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 13:30

" Vous indiquez que "nous sommes bien en 1916".
Que signifie cette phrase, quelle parallèle historique ? merci de développer et de nous indiquer les conséquences de cette situation Merci par avance !".

 

On dit souvent que les révolutions provoquent des effondrements économiques, et que la sagesse donc, commande de ne pas les faire. Parce que, c'est pire après.

En réalité, le sens de la phrase, c'est que, ce qu'on a pu observer, c'est le contraire, l'effondrement économique PRECEDE et n'est pas provoqué par la révolution. C'est certainement ce qui s'est passé dans la France de 1787-1788, France déjà largement industrielle (ceci est visible depuis 1350), bien qu'on ait pas les outils statistiques pour saisir l'ampleur du phénomène, mais dans l'histoire russe, 1916 précéde 1917.

 

Et 1916, ce n'est pas seulement la guerre, mais toute la machinerie économique russe qui se grippe, agriculture et industrie : " La situation économique du pays était catastrophique : effondrement de la production agricole ; pénurie et rationnement ; manque de combustibles ; flambée des prix ; transports désorganisés.
   Les tensions sociales se multipliaient : colère dans les queues devant les magasins ; manifestations ; grèves.
"

On ne peut donc pas incriminer l'incurie des communistes. En réalité, le pays avait déjà implosé économiquement.

Les dépenses de guerre avaient gonflé la masse monétaire et l'inflation. Le paysan ne livrait plus les produits qu'on lui payait dans une monnaie qui ne lui permettait rien d'acheter, l'insuffisance des transports est criante, la dépendance à l'extérieur de l'industrie est toute aussi criante, et la leçon de cette période sera pour les communistes, de pratiquer l'autarcie. A l'échelle de la Russie, le "socialisme dans un seul pays", est tout à fait cohérent.

 

Si les grêves conduisent à l'augmentation des salaires, la bureaucratie, qui avait tenu bon en 1905, commence à souffrir de l'inflation. Les rémunérations réelles chutent pour elles de 80 %.

Les usines s'arrêtent les unes après les autres, faute de livraisons, faute de stocks, et pendant la période troublée, les directions s'enfuient.

De fait, les usines tombent, comme des fruits mûrs, dans les mains des soviets d'ouvriers, les seuls qui restent.

D'ailleurs, le détonateur de la révolte de février 1917, c'est l'annonce de la fermeture des usines Poutilov, en rupture d'approvisionnements. Comme c'est une industrie militaire sensible, on comprend aussi dans quel état doit être le reste de l'industrie, moins importante...

 

Ce ne sont donc plus que des coquilles vides, que le pouvoir devra relancer.

Une bonne partie des habitants des villes, se sont exilés, à l'instar du docteur Jivago, le mouvement de retour sur les terres est important. Il faut survivre, et la pomme de terre sera donc précieuse.
L'investissement s'est arrêté en 1914, et c'est seulement en 1925 que le pouvoir bolchévique réussira à rétablir "un flux d'investissement positif", pour parler comme maintenant.

 

Voilà le tableau. Une bonne part de ce que l'on reproche aux débuts du régime communiste est en fait un héritage d'une situation déjà pas évidente, une industrie à l'arrêt, des matières premières de base qui manquent, une agriculture repliée sur elle même et qui ne livre plus rien, des transports insuffisants à l'échelle d'un pays gigantesque...

 

Pendant la période de la NEP, le capitalisme concerna la petite agriculture, la grande industrie, tombée dans le giron de l'état y reste. D'ailleurs, personne d'autre n'aurait pu la faire redémarrer, faute de capitaux, de stocks, d'outillages ou simplement de volonté. Comme le redémarrage de l'industrie est toujours plus lent qu'un redémarrage agricole, on assistera à des phénomènes de ciseaux de prix, et les biens de consommation, pour la Russie, restent terriblement insuffisants.

 

On voit donc, qu'une large part de la politique russe de 1920-1940 est préconditionnée par des contraintes réelles, physiques, économiques, etc, indépendantes du régime, qui lui même reprenait, en l'élargissant considérablement, les politiques tsaristes d'industrialisation et de rattrapage de l'occident.

 

D'autre part, comme dans le cas US, la population russe s'avère très mouvante. Pendant la crise du 16° siècle, des régions entières se dépeupleront en un clin d'oeil, parce que le bruit avait couru que les conditions étaient meilleures ailleurs...

 

D'une manière générale, donc, le régime communiste reprendra énormément de traits de politiques antérieures, en les approfondissants, plutôt qu'il ne les créera réellement.

 

Tout aussi intéressante est l'analyse des causes et conséquences de la chute de l'URSS.

 

L'URSS est une économie largement minière, structurée par les "monovilles", entités perdues au milieu de nulle part.

Mais, nulle n'aura, dans ces productions minières, autant de poids que l'énergie en générale, et du pétrole en particulier (mais aussi du gaz).

La production russe de pétrole a fortement progressé jusqu'en 1980, puis s'est mise à stagner. Le premier pic pétrolier, conjugué à une forte baisse des prix, coupe le jarret de l'économie russe, qui souffre aussi, faut il le rappeler d'une propension au gaspillage de l'énergie assez importante.

 

Ce gaspillage se fait par divers processus, d'abord le gaspillage par les militaires, goinfres en pétrole, ensuite par le maintien de capacité et de technologies dépassées, et tout aussi gourmandes en énergie. Tout le monde se souvient des Lada et de leur consommation gargantuesque, c'était le même problème pour l'ensemble de l'industrie, qui maintenait ses anciennes capacités, sans les moderniser.

 

La fin de l'URSS a donc mis fin au gaspillage de l'armée, retaillée à 1/5, et ensuite, beaucoup d'usines largement obsolètes ont été ou modernisées ou fermées. beaucoup remontaient aux années 1930 et n'étaient pas des modèles. Le même phénomène toucha la Chine des années 1980, quand sa consommation charbonnière s'effondra sous l'effet de la fermeture de très vieilles capacités de production.

La situation de l'ex ensemble URSS s'est largement améliorée en ce qui concerne le pétrole. La  production, qui s'établissait à 600 millions de tonnes, avait un excédent de 200, destiné à l'exportation.

La consommation interne s'est contracté à 200, et visiblement, la production vise les 700 millions.

Pour le reste de l'énergie, la consommation est passée de 1000 millions de TEP, à 800.

 

Pour l'économie russe et ex-soviétique, c'est paradoxalement un coup rude. En effet, les excédents dégagés par les énergies sont tellement conséquents, qu'ils font perdre une bonne part de l'intérêt du "rest of economy".

 

Mais cela nous permet de voir "in vivo", les conséquences d'un effondrement sur des économies industrielles.
On imagine l'impact d'une telle crise sur la consommation d'une nation comme les USA. Pour le moment, l'augmentation des prix produits une classique modernisation.

Elle pourrait aussi produire, des effondrements.

 

Le prix du baril est bas, nous dit on. Il est "bas" à 88 $ !!!

 

La différence entre 1991 et 1916, c'est que 1991 a été causé par une simple "moindre" croissance. 

Aujourd'hui, les pays occidentaux vivent dans un monde où le réel, la production, se contracte, pendant que le virtuel, la monnaie, est fabriqué à tous va.

On est donc bien, dans une configuration 1916, masquée, pour l'instant, par les stabilisateurs automatiques keynésiens. 

 

Pour ce qui est de l'énergie, la crise serait importante en diable et avancée d'une dizaine d'année :

- si L'URSS ne s'était pas effondrée,

- Si Poutine n'avait pas remis de l'ordre et fait redémarrer la production, notamment pétrolière.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 14:16

Une tour solaire est en projet en Arizona, c'est la reprise d'un vieux concept (centrale solaire aérothermique), dans un contexte de raréfaction de l'énergie.

Mais elle permet de poser la problématique de l'énergie.

 

En effet, si le projet fonctionne, produire de l'électricité pour 100 000 à 150 000 foyers (US). La précision est d'importance.

Plus que la manière de produire, c'est la position des états, des lobbys énergétiques, et des consommateurs qui est importante, ce que j'avais à faire, dans ma réponse à superno.

En effet, le consommateur est très aisément manipulable par les lobbys. Ceux-ci vont voir leurs copains dans les grandes multinationales et ceux-ci se hâte de faire des produits fortement consommateurs d'énergies diverses. C'est très facile, ils sont dans les mêmes conseils d'administrations.

Les intérêts des consommateurs, et ceux des lobbys sont antagonistes, ça se voit de plus en plus. L'intérêt du lobby, c'est de vendre de plus en plus, de plus en plus cher, l'intérêt du consommateur, c'est de payer le moins possible. Donc on crée le besoin nouveau, en reportant le plus possible le progrès techniques des vieux produits, que ce soit le réfrigérateur, ou l'ampoule à incandescence. 

L'interdiction de la lampe à indécence à, en effet, était un vrai roman, pire qu'un 007.

C'est la forme la plus aboutie d'escroquerie : prendre un peu, à beaucoup de gens.

 

100 000 à 150 000 foyers, c'est 300 000 personnes, et encore, cela est vrai pour les USA, en Europe, ça serait pour deux fois plus de personnes, soit 600 000.

Si on fait un effort, pas trop violent, on peut encore doubler la mise, soit 1 200 000 personnes. Ce qui, pour la population des USA, représenterait 300 tours solaires, à 750 millions la bête, pour 80 ans.

Soit, 225 milliards. C'est très peu, finalement. Surtout, c'est sans entretien, ou quasiment, et sans combustible. Le pied pour l'utilisateur, le malheur pour le lobby, et c'est nationalisable, sans problème.

 

Cela peut être encore moins. En effet, divisons le nombre de ménages par deux, on tombe encore en dessous. Comme le nombre d'habitations aux USA à fortement décru pendant la crise, et ne fait pas mine de remonter, malgré l'augmentation de la population, on peut penser à une stabilisation vraisemblable.

 

Plus que le mode de production, c'est le mode de consommation qui est important. En effet, le "marché", n'est qu'un piège à con. Il existe une autre manière d'opérer, c'est d'assurer un approvisionnement de base à prix réduit, et au dessus, des tarifs progressifs, ou sauvages. L'envers du monde actuel.

C'est aussi le triomphe de la norme soviétique, où tout était donné jusqu'à la norme, et très cher au dessus.

 

C'est, la manière d'organiser une société. Et les sociétés hésitent depuis des siècles entre les deux.

 

Pour le moment, c'était la prime à la consommation. Plus on consommait, moins on payait à l'unité, c'est tout à fait pervers.

 

La réponse, très partielle à la crise de 1973 a été de réduire, un peu, la consommation de pétrole, de faire un peu d'économies, et beaucoup appel à d'autres formes d'énergies, qui, elles aussi, désormais, arrivent à leur maximum.

 

Moralité : penser production ET consommation est désormais vital. On ne peut plus parler d'un sans l'autre, en se disant que les deux augmenterons et qu'on trouvera toujours une solution. En étant économe, un pays de 60 millions d'habitants ne nécessiterait qu'une cinquantaine de tours électrique, moins en comptant les autres sources renouvelables.

Si l'on compare au 58 centrales nucléaires, c'est donc le mode de "développement" économique qui est en cause.

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 14:08

Economiser l'énergie est une démarche.

Pour répondre à un internaute qui demande que faire pour économiser l'énergie, moi, pas dans un but écologique, mais dans un but financier, qui intègre le but écologique, je réponds qu'il y a deux réponses.

 

La première, c'est se poser le bien fondé de la consommation. Dans mon logement actuel, la première chose que j'ai supprimé, c'est le sèche linge, tant pis si j'ai paru un peu bouseux.

Mine de rien, c'est 60 à 70 euros par an d'électricité, qui sont mieux dans ma poche que dans celle d'EDF. J'ai remplacé par un tancarville (quand il fait mauvais) et un étendage externe quand il fait mauvais. Il a fallu faire un peu de ciment et mettre quelques pierres...

De plus, pour le fainéant, ça facilite le repassage. Bien étendu, beaucoup de choses passent cette case. C'est aussi autant d'électricité en moins, et de temps en moins de repassage.

 

On peut aussi se poser la question du radio réveil. Pour ceux qu'un réveil mécanique n'effraie pas. Là, c'est clairement le choix en tout ou rien.

 

Pour la seconde partie de la question, à côté du solaire photovoltaïque existe le solaire thermique, qui récupére les calories de l'ensoleillement pour en faire de la chaleur.

Soit on l'utilise comme chauffe-eau pour l'ECS, avec un appoint pour la mauvaise saison, soit on est plus ambitieux et on prend un combiné solaire.

Celui-ci fournit et l'ECS et le Chauffage. Bien entendu, toujours avec un appoint. C'est encore, dans l'un et l'autre cas, relativement cher en France, mais rentable, même sans subventions. Comptez 7 à 10 ans pour l'amortissement, et une espérance de vie importante. Ceux posés il y a 25 ans fonctionnent encore parfaitement, avec une très légère d'efficacité, mais sans problème. Pour le vraiment bricoleur, il existe des sites internets très complets, pour le faire pratiquement à prix zéro (anciens radiateurs)...

 

Personnellement j'estime que ma propre consommation a diminué de moitié, ce qui m'a permis d'amortir la hausse du fioul.

Sur une année complète, le rendement financier se situe donc à environ 10 %, très loin devant les propositions malhonnêtes de mon conseiller financier préféré.

Bien entendu, comme il existe des crédits d'impôts sur le matériel, l'amortissement est encore accéléré, et devrait être atteint en 3/4 ans. Bien entendu, la vitesse d'augmentation des prix de l'énergie réduira d'autant cette durée.

 

Mais avant cela, il faut avoir un système de chauffage efficace (chaudière récente, régulation, entretien régulier). Pour un CES comptez 3 à 6000 euros, pour un combiné, 9 à 10 000.

Sur ce plan là, les professionnels du chauffage sont très au point, donc, il n'y a pas de surprises, et l'installation n'est pas liée dans son espérance de vie, à celle de la chaudière. On peut la changer ultérieurement, sans aucun problème.

L'espérance de vie d'une installation solaire thermique, est, comme je l'ai dit, très longue.

 

L'importance du projet est que c'est rentable, sans subventions, et même très rentable. Pour ceux qui objecteraient les prix de l'énergie en augmentation, je répondrais que ça m'aurait bien ennuyé de voir ma facture d'énergie doubler. C'est déjà assez qu'elle n'ait pas baissé. Mais elle est restée "supportable".

 

Autre possibilité pour faire des économies d'énergie : la VMC double flux, assez rare, et même très rare. Elle permet d'économiser aussi des montants conséquents. Mais comme elle n'est pas subventionnée, peu demandée et inconnue elle est relativement bon marché.

 

Donc, pour résumer, on vient d'entrer dans une ère formidable : il y a ceux qui abandonneront leur maison, faute de moyens, les autres qui la moderniseront.

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 21:10

Les vérités transparaissent insensiblement. Aujourd'hui, c'est RTE qui crache le morceau.

Plusieurs morceaux, même.
- Une  "érosion" du nucléaire, dénotant une sortie "honteuse" du nucléaire. En effet, on voit mal la France réinvestir autant d'argent.

La position britannique n'est pas guère différente. La Grande Bretagne "relance" son nucléaire, enfin presque. Pas un sou du public, le privé est "autorisé" à investir.

Dans l'état actuel, autant dire que le parlement britannique vient, lui aussi, de sortir du nucléaire.

" ce vote ouvrait la voie à la finalisation puis au processus d'autorisation des projets de construction de centrales d'EDF et des autres producteurs d'énergie intéressés par ce marché."

En outre, cette relance est en réalité un "downizing". Disposant de 19 réacteurs en dix centrales, les nouvelles éventuelles seraient 10 en 5 centrales. Les 19 seront d'ici peu, hors d'usage. En effet, elles sont plus anciennes encore qu'en France.

 

Messieurs les zinvestisseurs, vous pouvez claquer vos milliards. A 6 milliards l'EPR (dont on ne sait pas s'ils pourront même fonctionner), pas un seul ne sortira de terre...

 

- le renouvelable ne peut dépasser 40 %. C'est bizarre, parce qu'il y a peu, 40 % de renouvelable, c'était impossible à absorber par le réseau.

 

- Pour ne pas échapper au ridicule, on compare réseaux Danois et Français, l'un étant 10 fois plus gros que l'autre.

 

- Seules les économies d'énergie sont une variable possible.

 

- Il va y avoir du sport cet hiver sur les lignes, à cause des pointes de chauffage électrique.

 

Ce qu'annoncent les articles; c'est de manière polie, la fin de l'abondance électrique. Le pic de l'électricité quoi. On n'a pas l'envie d'investir. Et la production de masse qui était la marque de l'après guerre, disparait...

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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 11:33

je fais cet article pour répondre à un article de superno : Problème insoluble : on fait comment ? (pour sortir du nucléaire).

C'est finalement très simple si on pose les bonnes questions.

 

D'abord, la question de la consommation d'uranium. Les réserves exploitables et rentables sont terriblement réduites.

On consomme de l'ordre de 70 000 tonnes d'U par an, et on en produit 50 000, il y a donc un gap, comblé depuis une vingtaine d'années par les stocks de la guerre froide.

Je serais curieux de savoir comment on fait pour faire fonctionner une centrale nucléaire sans uranium, maintenant que les stocks militaires et civils arrivent pratiquement à zéro et que le nombre de centrales explose.

Le retraitement lui, est marginal. En plus, on peut très bien imaginé l'imminence d'un coup de grisou en Asie centrale, qui n'est pas très favorable à la production minière...

 

On annonce des découvertes "fabuleuses", en Inde, par exemple. 50 000, voire 150 000 tonnes. La France en avait 125 000, en a tiré 25 000, puis a tout arrêté, où sont passés les 100 000 tonnes ??? Pas exploitables, pas rentables, inexistantes...

Mais 50 000 tonnes, c'est marginal et ça ne change rien, sauf pour l'Inde qui sera moins dépendante de l'extérieur...

 

Prenons la consommation maintenant. Dans le délire des années 1970, on avait prévu 100 centrales en France, on n'en a construit qu'une soixantaine, et c'était déjà un délire.

Pour justifier ce délire, on a propulsé les usages farfelus et non adéquats : la production de chaleur, que ce soit par le chauffage électrique, les usages industriels propulsés grâce à des subventions (lire : corruption) , et catastrophiques eux aussi.

Je rappelle mes expériences personnelles : l'entreprise où je travaillais avait subventionné à 110 % pour l'achat d'un four électrique (réchauffement des mandrins avant le passage à la forge de 1700 tonnes). Il a été arrêté par la comptabilité analytique au bout d'un mois : il consommait autant que 4 fours à gaz.

Puis je suis allé aussi dans une autre entreprise en tant que consultant : même problème, seulement, là, il n'y avait pas de comptabilité analytique, et les fours électriques coulaient l'entreprise...

 

Un certain nombre de crises ont prouvées que la tendance "naturelle" à l'expansion de la consommation électrique n'étaient pas aussi naturelle que ça.
C'était la "croâssance" qu'il fallait préserver. La ville de Juneau a pu "in-vivo" réduire de 40 % sa consommation électrique, suite à une crise.

Dans les cas de crise, les quotas, (vive le retour de l'Union soviétique), ont permis le rationnement, car équitable...

 

On n'a pas réduit la consommation d'électricité parce qu'on N'A PAS VOULU LA REDUIRE, et non parce que l'on n'a pas PU la réduire.

 

J'ai été au Danemark. C'est un pays tout aussi développé que la France, sinon plus. Le chauffage électrique y est interdit.

D'ailleurs, dans les DOM TOM français, la politique y est tout autre. Là, on VEUT accéder à l'indépendance énergétique, parce qu'à terme, on na pas le choix.On y consomme déjà deux fois moins d'énergie qu'en métropole (absence du nucléaire of course ?).

 

Dernière nouvelle énergétique : le pétrole rentre dans la crise "nucléaire". En effet, pour lui aussi, on tape dans les stocks. On avait commencé par prendre 60 millions de barils, et on veut faire rebelote. Bien sûr, les dits stocks sont de 4100 millions. Mais ils ne dureront pas très longtemps, non plus, à cette allure.

 

Après, il faudra, là aussi, se poser la bonne question : celle des consommation, celle de la simple vie de certains secteurs économiques complètements gaspilleurs et totalement dénué d'intérêt profond, comme le transport aérien, par exemple (emmener les touristes à pétaouchnok, c'est profondément inutile).

 

L'offre d'énergie a crée la demande, et c'est particulièrement frappant dans le cas de l'électricité, et on peut faire marche arrière, sans retomber au moyen-âge.

C'est simplement qu'il faut renoncer, avant tout, à une aliénation mentale prégnante. Pour l'électricité, il faut regarder une seule chose : les usages spécifiques, en défalquant les inutilités complètes (sèche-linge par exemple), les veilles, les trucs et les bidules inutiles (un réveil mécanique fonctionne tout aussi bien qu'un radio réveil)...

 

Et là, on s'apercevra qu'il y a un boulot monstrueux à faire pour réduire les conso... C'est déjà commencé à certains endroits, comme la Californie, où votre fournisseur d'électricité vous subventionne les réductions... Mais c'est parfaitement possible, accessible et réalisable.

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 13:32

UK-meltdown.jpg

 Pour comprendre le Royaume Uni au niveau de l'énergie, il faut remonter loin. A la conquête normande, exactement. Les rois normands étaient passionnés de chasse, et la protection des forêts fut féroce, et ce, jusqu'au 17° siècle et ses révolutions, qui sonnèrent aussi leur glas.

 

Le pouvoir, affaibli, ne put les défendre avec autant d'efficacité. Quand elles furent rasées jusqu'au sol, l'Angleterre conquit l'Irlande, qu'elle rasât jusqu'au sol aussi.

 

Après, vint le temps du "roi charbon". On en avait pour 900 ans, mais on l'épuisât en 150, pour plusieurs raisons.

D'abord parce qu'on extrayait plus vite que prévu à l'origine, et qu'ensuite, un certain nombre de mines furent abandonnées avant d'en extraire tout ce qu'elles pouvaient donner, on surestimât aussi les réserves et certaines sont victimes d'un EROI défavorable ou d'une exploitation déficitaire.

 

Alzheimer-Thatcher avait des idées simplettes. Les partageux avaient empêché son épicier de père de devenir riche, ils devaient être punis, et le secteur le plus revendicatif et organisé, les mines, devaient être cassées, tant pis si 80 % des puits fermés étaient encore rentables, quand on fait quelque chose par idéologie, on ne compte pas. 

 

La période gaz-pétrole, a été la période thatchérienne par excellence, cachant le délabrement du reste de l'économie par la rente pétrolière, flambée en une génération.

Pour continuer le bal après les 12 coups de minuit, le royaume uni misât sur les couillons, c'est à dire les riches qui plaçaient les ronds qu'ils volaient à leur peuple à la city, et l'immobilier.

 

L'immobilier a trépassé, et la city, qui plumait conscienceusement les couillons riches, par l'intermédiaire des commissions et de l'imputation des pertes a beaucoup moins d'efficacité dans la crise financière.

 

La période thatchéro-reageannienne a été, par excellence, le triomphe de l'alzheimer...

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 13:07

Au Turkménistan, la version officielle est l'explosion d'un dépôt de feu d'artifices.

En réalité, cela démontre la fragilité de l'ensemble que voulaient contrôler les Américains (à travers l'Afghanistan), pour son pétrole, son gaz et son uranium.

Le pays stable est finalement comme la Tunisie et l'Egypte. Le calme n'est qu'extérieur et d'apparence, et le pays n'a pas fait sa révolution de 1991, laissant des élites politiques inchangées.

Ce constat est vrai aussi pour le Kazakhstan.

La conséquence ? Une implosion de l'Asie centrale est possible à tout moment, entraînant le monde dans une crise énergétique sans précédent.

 

Peut on se passer du gaz d'Asie centrale ? Certainement pas, même s'il est exporté par les gazoducs russes.

Le problème de l'uranium ressurgit aussi. Le Kazakhstan sera t'il toujours aussi stable et sûr, du moins assez pour exploiter ses mines et exporter le minerai ? On peut en douter... Et c'est désormais le plus gros producteur mondial.

 

Découverte en Inde, un gisement fabuleux d'uranium, de 50 000 voir de 150 000 tonnes aurait été découvert.(Bien entendu, il ne faut pas que, comme d'habitude, les prévisions soient trop optimistes...)

En réalité, cela ne change pas la donnée mondiale. L'Inde a déjà des centrales nucléaires, qui ne fonctionnent que peu ou pas, en tout cas mal, faute d'uranium en quantité suffisante. Le pays n'a jamais réussi vraiment à s'immiscer dans le marché, à cause de son arme atomique et de ses problèmes avec l'AIEA.

Cette découverte, "fabuleuse" selon l'opinion des nucléocrates ne changera rien. L'Inde dépendra toujours d'importations, il en dépendra certainement moins, mais comme il augmente le nombre de ses centrales, le "gap" ne sera pas comblé. 

 

La production peut augmenter, la demande augmente aussi. Chose plus grave pour l'industrie nucléaire, le renoncement allemand décidé, et ce qui ressemble à un renoncement forcé côté japonais, ne contrebalance même pas les nouvelles centrales bâties en Asie.

 

Donc, la pénurie d'uranium ne devrait pas se voir contrariée...

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