Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 09:08

La France et l'Allemagne évolue dans le même schéma énergétique, à une différence près.

L'électricité thermique recule fortement (- 7 %), le nucléaire recule modérément (-3.8%), le renouvelable augmente autant qu'il peut, dans un cadre réglementaire très défavorable, les consommations diminuent, à l'exception de celles des particuliers, contrairement à l'Allemagne où celle-ci diminue aussi.

Là aussi, dans le tableau, le poids du chauffage électrique est déterminant en France, négligeable en Allemagne.

Autre point commun, l'exportation de l'électricité se tasse.

 

RTE continue ses investissements, toujours dans le mythe du marché.

 

On voit donc, que quand le temps du changement est arrivé, il n'y a pas grand chose à faire pour l'en empêcher.

L'Allemagne, en voie de dénucléarisation continue donc le tour de force de continuer à exporter en France, malgré l'arrêt de 7 réacteurs.

Le gouvernement précédent veillait à décourager les nouveaux investissements surtout renouvelable, l'actuel a fait sauter le verrou réglementaire, et le secteur de l'éolien... prend un peu d'air.

 

Il reste que les anti-éoliens doivent être regardés comme ils sont, largement complices ou instrumentalisés par le lobby nucléaire qui voit très bien le problème.
Il reste aussi que là, où l'éolien est investi par des coopératives locales et/ou citoyennes, l'opposition s'effondre, et comme les allemands pratiquent largement ces manière de faire, l'opposition y est faible.
En tout état de cause, en nombre, les lignes à haute tension pollueraient davantage le paysage que les éoliennes, même si le potentiel était utilisé à 100 %.

 

Bien entendu aussi, si on arrive à stocker l'électricité de manière vraisemblable, il y a fort à parier que cela sonnera le glas de nos grandes sociétés fermières, rentières, de l'énergie.

Et là aussi, comme dans le cas du renouvelable, ces grandes sociétés ne le désirent que très modérémment.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 08:40

Le commerce avec l'orient, ça sert surtout à arnaquer les consommateurs, les grossistes achetant au prix chinois, et revendant au prix occidental.
Comme le grossiste est incontournable, et c'est lui qui fait la loi, empoche la différence, ce qui déforme le PIB dans le sens d'un gonflement du commerce de gros et de détail et de chute de l'industrie.

Pour les éoliennes de particuliers, c'est sans doute le pire. Achetée 1000 euros en Chine, elles sont revendues... entre 12 000 et 15 000.

Pire, cette rente est accentuée par le crédit d'impôt (voie la plus évidente vers la connerie) et retarde l'évolution technique, pourtant inéluctable.

Il va s'en dire qu'amortir un projet qui fait de 12 000 à 15 000 euros est beaucoup plus difficile qu'un projet qui en ferait de 2000 à 3000, laissant pourtant de belles rentes aux installateurs...

Cette évolution technique, dans un contexte désormais de baisse de consommation, va à l'encontre de "principes", économiques plus basiques, c'est à dire la remise en cause des rentes de situations acquises, ici par le gaz, là par le charbon, plus loin par le nucléaire.

La situation est d'autant plus cocasse sur une carte du "Figaro", qu'on voit qu'il s'agit bien, finalement de politiques locales, et d'impulsions locales, quand à l'opposition des populations, elle a été crée par le lobby nucléaire, et finalement, tombe à néant ou presque rien, quand ce sont des coopératives locales qui s'emparent du dossier...

 

On voit aussi l'inexistence du Midi, trop occupé à ses affaires immobilières et ses carambouilles en tous genres, pour s'occuper de l'intérêt général.

 

Mais, comme on a pu le constater, énergies renouvelables et bâtiment font appel désormais à une main d 'oeuvre est-européenne largement moins payée, en mettant au chômage les travailleurs locaux, et frankestein doit être content, il aura vu appliquer sa directive.

 

Là aussi, le client final bénéficie très peu et l'intermédiaire beaucoup, du différentiel. Lutte des classes, quand tu nous tiens...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 14:43

Dans le pétrole, ça coule aussi, mais même, ça coule pire qu'ailleurs, en dépit de résultats financiers délirants.

 

La production chute, dans le cas d'ExxonMobil, de 11.7 % de 2007 à 2011, alors que les prix flmabent, ce qui aurait du déclencher, théoriquement, une ruée sur la production...

En réalité, cette ruée à eu lieu. "
le nombre des forages entrepris par ExxonMobil de par le monde a augmenté très fortement, passant de 971 nouveaux puits en 2007 à 1 249 en 2010, puis 1 606 en 2011, soit une hausse de 65 % sur quatre ans ".
Pour un coût, lui aussi, en pleine dérive, passant de 78.6 milliards de USD, à 166.7 pour la même période.

 

Pour Shell (que j'aime ??? -vous avez vu ce jeu de mot ?), le topo est le même, et la question reste de base reste donc : le challenge reste de maintenir la production. Bientôt, il sera qu'elle ne baisse pas trop...

 

Le gaz de schiste, et le reste, comme le charbon en Inde, reste, quand à eux, des rêves dévastateurs pour les populations locales.

"Balkanisation" des USA, entre ceux qui refuse, ceux qui acceptent, contraints et forcés, avec, dans un camp, la pennsylvannie, dans l'autre New york, et les fermiers polonais...

 

Toujours le même topo, le capitaliste ne paie pas les effets induits, il se contente d'extraire le gaz pour que la clim puisse fonctionner dans la grande ville, quand à l'industrialisation des pays du tiers monde, elle s'exerce avec une dépression salariale, et un gaspillage énergétique évident, que ce soit à la production, ou dans le transport.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 20:43

24 000 emplois supprimés dans le secteur aérien européen sont prévus ces prochains mois, soit entre 10 et 40 % des effectifs suivant les compagnies...

 

Bien entendu, je suis personnellement convaincu que ça risque d'être pire, et à quelle allure, c'est une crise de la sidérurgie, mais concentrée sur quelques mois...

En outre, il est clair que l'acier est nécessaire, mais le transport aérien, lui, n'a rien d'indispensable.

 

C'est surtout un dumping social qui est accompli, les compagnies low-costs, embauchant, un peu.
Mais, la finalité de celles-ci, c'est de racketter les autorités politiques locales, et la compagnie aérienne n'est qu'un moyen, car rien n'est jamais trop bon, pour le secteur aéronautique...

 

Les vieux débris de la gérontocratie au pouvoir se croient encore dans les années 1960, voir 1930.

La preuve, en est leur dernière trouvaille : "Notre-Dame-des-Landes: promoteur du projet cherche spécialistes de lobbying", signe indubitable qu'on en revient à une seule chose, la propagande. 

Le seul problème est que le lobbying c'est surtout rentable quand on s'adresse à une petite caste, et là, visiblement, il faudra aller plus loin, beaucoup plus loin, et quasi passer à la publicité, pour "convaincre" la masse.

 

Là aussi, visiblement, personne n'a la présence de penser neuf et de voir que demain ne sera pas comme hier.

Le modèle chinois s'effrite, comme le fret aérien, comme le fret maritime, en réalité, comme tous les transports...

 

Groënland XIV° siècle. Visiblement, l'élite est incapable de changer de mode de vie. Quitte à en périr. " L'histoire est un cimetière d'aristocraties. " Vielfredo Pareto.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 14:12

L'autoroute Pau Langon, bat des records, de tarifs, de déficits, d'absence de trafic, ou de trafic très réduit par rapport à des prévisions dithyrambiques et peu réalistes.

Pau Bordeaux vaut donc 44 euros (aller retour), et le déficit atteint 35 millions d'euros pour 35 millions de CA, et avec de tels chiffres, les écologistes n'ont plus besoins d'ennemis.

Bien sûr, au niveau environnemental, c'était très contesté aussi, mais là n'est pas le propos.

Pour qu'une infrastructure soit justifiée, sinon rentable (la RATP est un gouffre), il faut simplement une donnée de base, la population.
Déjà, au XIX° siècle, les chemins de fer de l'ouest de la France étaient tous dans une situation économique difficile, avec un réseau étendu, de rares pointes de trafic, et d'une manière générale, un trafic tellement léger, qu'il en était ridicule. Bien sûr, dans beaucoup d'endroits, il permit un développement qu'il n'y aurait pas eu.

La première ligne de Chemin de fer françaises était Saint Etienne Andrézieux, et servait à exporter le charbon.
D'ailleurs, sorti du charbon, la rentabilité des chemins de fer est très aléatoire. A la limite, ils n'ont servi qu'au charbon, à l'origine. Un trafic important de pondéreux, qu'on n'aurait jamais pu véhiculer.

Pour Pau Langon, on dit que ça va relier France et Espagne, et certainement, quelques jours par an, c'est utile.

Mais, quelques jours par an seulement.

 

Les entités politiques sont structurées, et structurent leur environnement. Au centre, la concentration de population, sur les périphéries, rien. Même les si récent départements français obéissent au même schéma, et privilégient les investissements centraux, aux investissements périphériques. Tout naturellement, la population a tendance à s'y agglomérer.

 

Je rappelerais la transcévenole, dernière voie de chemin de fer construite en France, et qui ne traversa pas les Cévennes, mais fut abandonnée sitôt (à moitié) construite, et qui sert à tourner des films, à faire du saut à l'élastique, ou à donner du travail aux démolisseurs...

 

Parfois, la résistance locale permet d'éviter la gabégie, comme celle du Viaduc de Beauzac... Emporté et par les oppositions, et par la baisse du trafic routier projeté, et le la baisse aussi, du trafic constaté, et avantageusement remplacé par une aire de covoiturage...

Mais on peut citer aussi les projets d'hélistations... (Et bien d'autres en France, liste non exhaustive).

 

Bien entendu, la donnée de base des investissements réalistes, ce sont la population, et l'activité économique. Raison pour laquelle, la SNCF fut constituée quand tombât la dernière compagnie ferroviaire, le PLM (Paris-Lyon-Marseille), qui correspondait aussi, avec la dorsale est industrialisée et populeuse, pendant que les "rachats" (les capitalistes aiment bien se faire racheter par l'état ce qui n'est pas rentable), avaient justement racheté tout le reste...

 

Donc, les autoroutes vivent le syndrome pic pétrolier, avec, bien sûr, les tronçons les plus fragiles qui cédent en premier.
Quand un tronçon saturé perdra 10 ou 25 % de son trafic, les usagers s'en féliciteront dans un premier temps.

 

Pour NDDL, c'est pareil, il sera construit, s'il l'est au pire moment, et arrivera sur le tarmac au moment ou le pétrole sera tellement cher, qu'il ne restera rien du trafic aérien, ou alors, le pétrole aura baissé, sous l'effet de la dépression, mais il n'y aura plus de passagers, ou bien moins que prévu, et sans doute, moins que sur l'aéroport actuel...

 

D'ailleurs, un signe évident : la production pétrolière saoudienne baisse, après l'iranienne. La consommation baisse en occident, et augmente ailleurs, et les prévisions de l'agence internationale de l'énergie sont surtout des voeux pieux, et les "nouvelles énergies fossiles", sont surtout du pompage shadock. On pompe, pour pomper, tellement ça bouffe de l'énergie.

 

La popularité des gouvernants s'effondre en occident, malgré le fait qu'encore beaucoup de gens soient "hors marché" : fonctionnaires, retraités, cadres. Bien sûr, ils ne le sont plus que relativement...

La démocratie fonctionne bien, quand les gouvernants gouvernent dans l'intérêt du peuple et non des 1 % les plus riches. Quand les gouvernants ne pensent plus qu'à enculer les administrés, forcément, ils sont moins populaires (bien que bien trop à mon avis).
Pour conclure, s'il y a une chose que les plus riches adorent, ce sont les grands travaux d'infrastructures...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 07:32

A chaque fois, il faut batailler ferme contre les mythes et les slogans.

 

Pour Florange, on nous dit que c'est loin de la mer, et de l'approvisionnement en minerai.

Sauf que c'est une belle connerie, eût égard au taux de réutilisation de l'acier, qui atteint 40 %, et qui pourrait atteindre, bien plus.
En effet, en France, on "produit" 16 millions de tonnes de ferraille, largement exportés, notamment en Espagne, et le surplus européen atteint 20 millions de tonnes.

 

" La raison de cette non utilisation intégrale peut être trouvée dans un manquede qualité et de régularité de la ferraille".


  

C'est une belle blague, et la réalité la plus profonde c'est que Mittal est largement intégré, et à ses propres mines.

 

En tout état de cause, si on rapproche ferraille et production d'acier, en France, on pourrait être à 100 % de recyclage. (Production acier 2011 : 15.8 millions de tonnes...)
Quand à régler le problème du tri, ce n'est qu'un problème de tri, donc basique et facilement réglable.

 

De plus, l'acier "sur l'eau", a aussi un grand défaut : il est sur l'eau, c'est à dire en bordure de mer, et là aussi, à long terme, on sait forcément qu'il vaut mieux avoir des capacités de production à l'intérieur d'un pays, qu'elles sont moins susceptible d'être détruites rapidement en cas de guerre. Cela s'appelle, la "profondeur stratégique", avec un précédent célèbre, l'effort de guerre soviétique, réalisé essentiellement dans la zone Oural-Volga, totalement à l'abri, alors que l'industrie ukrainienne était entièrement HS, détruite, ou déplacée dans des conditions incroyables et quasiment miraculeuses.

 

Plus marrant encore, c'est la manière de faire pour se justifier. J'ai travaillé dans le service comptable d'une aciérie. Les diverses unités passaient 90 % de leur temps à se tirer dans les pattes et à se facturer et se refacturer et à se rerefacturer tout et n'importe quoi, pour dire, "moi, je gagne tant", pendant que les autres gagnaient seulement tant, et les autres étaient déficitaires.
En réalité, c'était de la masturbation de méninges, et l'usine était un tout, qui ne pouvait fonctionner sans le tout. Mais on aimait bien, le "coeur de métier", même si cela a conduit à bazarder des activités hautement rentables.

 

Je me rappelle que le même problème s'était posé avec l'aciérie, pas rentable ( - 20 millions de francs), mais sans aciérie, on ne pouvait faire fonctionner la refusion ( + 40 millions), et en réalité, l'éclatement comptable était simplement, un absurdité.

C'est vrai que c'était un peu torchons et serviettes, et qu'entre l'un, dont la production déficitaire se chiffrait en centaines de milliers de tonnes, et l'autre, bénéficiaire, se chiffrait en kilos...

Mais, où est le problème quand on gagne de l'argent ???

 

 

Pour Fessenheim, le problème est encore plus simple : éjecter Proglio, changer le PDG, qui choisira "librement", de fermer Fessenheim.
Un PDG, ça obéit à l'actionnaire, ça ferme sa gueule, ou ça démissionne. L'état est actionnaire à 85 %.

Autre voie de sortie, les travaux de Fessenheim vont, comme on dit vulgairement, coûter la peau du cul. On peut en faire l'économie.
Quand à l'argument ultime : "on ne peut pas fermer", il est pitoyable. ça veut dire que Fessenheim est pour l'éternité ? Etonnant, on ne nous dit pas tout (radio bistrot), et d'autant plus que le béton, ça ne va pas au delà du siècle, et que l'uranium sera épuisé bien avant...

 

Mais, comme je l'avais dit pour NDDL, le problème c'est que les "décideurs" sont âgés, et formatés. C'est éclatant pour Ayrault, né en 1950, et qui en est resté aux années 1960, et son "énergie abondante et bon marché".

Tous continuent une politique de plus en plus absurde, sans lien avec la réalité, mais collant à la doxa sans état d'âme.

 

La dérive des coûts de l'EPR indique une incompétence totale (plus 157 %), et même l'EPR finlandais est une gabegie absolue.

Comme en matière politique, on oublie le but, pour ne conserver que le moyen. Il parait que l'UE était le moyen de la prospérité.

Aujourd'hui, c'est une fin en soi. Qui mérite tous les sacrifices (des autres, bien sûr).

 

On a droit à un article : "Mittal à l'Elysée, qu'il y reste !" On a déjà eu un génie aux finances, avec Mer. Mais comme il n'avait personne à aller taper de 100 milliards, sa prestation fut plus que médiocre, insignifiante.

 

D'une manière générale, les "hommes d'affaires", passent plus de temps à aller racketter les autorités politiques qu'autre chose. Il faut remettre les choses à leur place, tout de suite.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 14:25

Sur la question énergétique.

 

Pour NDDL, il nous dit qu'Ayrault est ben vieux, avec ses 60 ans, pour comprendre le monde d'après, et que le transport aérien, qui a entrainé la fusion des élites mondialisées, n'est réservé qu'à elles, mais que c'est bientôt fini.
Le transport aérien concerne uniquement les riches, soit, en France, 20 % de la population.


Pour résumer, Jancovici nous dit qu'Ayrault est un vieux XXX... attardé, avec des élites toutes aussi vieilles que lui et attardées, qui continuent, parce que le coup est parti.

On ne saurait mieux décrire les "autorités" partisanes du projet. Des gens, au pire gâteux, au mieux déphasés, incapable de comprendre 40 ans d'histoire qu'ils vivent pourtant, en direct.

On ne saurait mieux dire, ils sont tellement vieux qu'ils ne verront que l'inauguration (avec champagne et petits fours), si elle se fait, et pas la déconfiture, aux dépens du contribuable.

 

"Pour moi, la transition doit être un moyen de résister au monde fini, alors qu’elle est généralement vue par nos dirigeants comme un ensemble de mesures sympas financées par la croissance. Ils n’y sont pas du tout. Ni les médias, ni les dirigeants politiques ni les mouvements environnementaux ne partent de la bonne vision du monde, où l’environnement est le socle de notre économie et non pas son ennemi. Sans comprendre cela, on part dans la mauvaise direction".

 

Bien sûr, les hommes politiques n'ont pas enterré la croissance. Ils y croient encore, et pour eux, la panne actuelle est provisoire, et non définitive.
Pourtant, la crise, commencée en 1974, accélérée en 2005, s'accélére encore.

 

Et pour cause, le pétrole ne descend guère, et il n'y a aucune alternative crédible.

 

Pour sortir de la crise, sans croissance, il faut reprendre le contrôle de la planche à billet et investir, dans le cadre d'une société stable, et non plus de croissance..

 

Mais jancovici reste encore très attaché à un mythe nucléaire écorné. On voit très bien la gabégie de l'EPR, où même ENEL jette l'éponge.

Là aussi, aucune remise en cause, pourtant, la consommation de l'électricité obéit, elle aussi, à la même non-logique, issue de l'après guerre.

Bien sûr, en partant de très bas, la consommation d'énergie est, en elle même, quelque chose de positif, mais à partir d'un certain seuil, elle devient addiction, conflits d'intérêts, bêtise intrinséque, ignorance crasse...

 

En un mot, il y a effet de génération. Les "décideurs" actuels sont simplement vieux, et ils n'ont même plus la possibilité de changer leur schéma mental.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 09:33

Votre facture électrique a été gargantuesquement surévaluée, et l'est toujours (merci chauffage électrique), mais elle l'est aussi par la facture de distribution d'électricité, qui aurait pu valoir un remboursement de 250 euros par usager (excuser du peu), mais il est clair qu'ERDF et EDF ne veulent pas en entendre parler...

 

Il faudrait arrêter pendant des années les distributions de dividende, et là, on l'a compris, ce serait l'horreur absolu, avec effondrement du CAC40, suicide de L Parisotte dans un saut dans un haut fourneau, rentrée de Bernard T. (homme d'affaire célèbre) dans les ordres, Pébere... qui deviendrait aphone, etc...

Seul échapperaient à cette ambiance morose L'UMP (oU est Ma Poubelle ?), trop occupé dans leur bagarre généralisée, avec jets de menhir, distribution de potion magique (Methamphetamine), pour avoir une force surhumaine, intervention de Bonemine dans le baston, etc (aussi).

 

Dire qu'on nous serine le coût de la CSPE, dans le prix de l'électricité, mais il fallait bien un bouc émissaire, pour justifier encore plus de hausses de tarifs (et plus de dividendes), car vous comprenez, les zinvestisseurs sont vieux, et ils confondent francs et euros...

 

L'éolien, coûte, 4 euros par ménage, pour 3 % de l'électricité, et son coût, en dessous de celui de l'EPR, rejoindra celui officiel d'un nucléaire classique tellement sous-évalué que c'en est risible...

 

Ce qu'il y a de bizarre, c'est que le machin, appelé CRE, a trouvé légitime toutes les demandes d'augmentation des prix de l'électricité, se déconsidérant complétement, en n'étant qu'un comité de béni-oui-oui, grassement rémunérés.

 

Delphine Batho veut interdire l'éclairage des vitrines la nuit. Cela apparait futile, mais il est aussi futile d'éclairer, sans raison, une vitrine, sauf pour le vendeur d'électricité, même s'il fait un prix bradé.

On fait ça, parce qu'on l'a toujours fait, mais il est clair que ça ne rapporte pas un sou, ni un client à un commerçant...

 

On le voit, le prix de l'électricité, dépend surtout d'un rapport de force politique, quand à sa fixation "objective", d'après son "coût de revient", il apparait que personne n'est en mesure de le calculer vraiment objectivement, mais en tout état de cause, il est très surévalué, dans le sens de faire cracher du dividende... Et non d'investir, car alors, le pays pays serait, vraiment, une vitrine...

 

L'éclairage public, la nuit, est aussi souvent ancien et surconsommateur. Et dire que certains trouveraient dur de réduire les consommations ? Il s'agit plutôt d'arrêter le délire.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 08:03

"Une consommation énergétique dominée par le pétrole et le nucléaire", nous sort on. C'est vrai, pour le pétrole, (45 %), mais pas du tout pour le nuke. Le nuke, c'est 75 % de 22 %, donc 17 %, en arrondissant, contre 21 % pour le gaz.

Sur 170 millions de TEP consommées chaque année, on a assisté à une spécialisation de la consommation, plus qu'une réelle politique d'économie, depuis 1973.

Au pétrole, le transport, et la portion congrue pour le reste, pour l'électricité, le nucléaire, cause principale de désindustrialisation, et le gaz pour le chauffage et les industriels qui savent compter (denrée assez rare, d'ailleurs). 

 

Aussi, parler de "transition énergétique", c'est parler essentiellement de réduction du nuke, du pétrole, et dans l'optique des puissants, promouvoir le gaz pour le transport.
Donc, on a rien appris, pas plus que l'on ne daigne de s'apercevoir que les pics gaziers et pétroliers sont quasi concomitants, et non décalés.

 

Quand à la question de la compétitivité, on oublie simplement, UN paramétre important, à savoir, combien ça va coûter, en restant dans le paradigme actuel.
Sans doute, bien plus cher.

Car, le capitalisme, c'est de l'accumulation de capital productif, qu'un jour, il faut désinvestir, soit parce qu'on est assez intelligent pour avoir vu que cela devenait non rentable, soit dans une faillite...

 

Le Grenelle de l'environnement, n'était qu'un faux nez. Il fallait parler de Grenelle de renouvellement du panel énergétique, car l'actuel est intenable.

 

De toute façon, tout est appelé à évoluer, sous la pression de... l'évolution technique.

Des centrales thermiques à charbon vont fermer, chez EDF et chez E.ON, réduisant notablement un parc, ancien, mais fort utile pour les pointes électriques.

On se met donc, volontairement, en situation de pénurie aggravée, lors des pointes de froid, avec des délestages massifs en vue...

Là aussi, le serpent va se mordre la queue, la réduction prévisible de la consommation, par paupérisation ou par investissement, entrainera aussi le surdimensionnement du nuke...

Surdimensionnement déjà visible par des arrêts de tranche, pour cause de faute de demande...

 

Mais la réduction de la consommation de charbon, comme évolution, c'est ridicule, vu ce qu'il en reste...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 20:28

Destinée au chauffage électrique.

Aussi, pour que l'électricité destinée au chauffage reste accessible financiérement, on le fait subventionner par tous les autres consommateurs.
Sinon, pour prendre en compte tous les coûts, il faudrait augmenter notablement les prix, résultats des moyens de pointe qu'il faut mobiliser.

production-electrique.jpg

Aussi, on sort du chauffage électrique pour le neuf, et pour l'occase, on va progressivement matraquer, notamment par l'intermédiaire du compteur linky.

 

C'est le maintien de capacités hyperexcédentaires qui coûtent le plus cher, et la pointe.

A tel point que cela devient tout bonnement totalement anti-économique pour not'bon électricien national.

 

"une tarification permettant de couvrir les coûts devrait entraîner un écart minimum de 12 % des prix de l'électricité entre les usagers avec et sans chauffage électrique "

 

Le chauffage électrique n'a pu être utilisé qu'en escroquant les usagers qui ne se chauffent pas avec et ne peut se maintenir, justement, qu'en ayant un volant suffisamment important de clients ne l'utilisant pas...

 

le coût engendré sur le réseau est pratiquement du double de celui de l'électricité "ordinaire". Donc, le non sens est encore plus évident qu'il n'était... 15.14 euros par MWh, contre 8.68...

 

Et dire que les nucléaristes mettent en avant le coût de la CSPE...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article