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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 20:55

La dernière centrale nucléaire nipponne a fermé. Le Japon est sorti du nucléaire, mais son gouvernement voudrait bien y retourner, et retrouver le ron-ron du "business as usual", et comme partout, faire passer les affaires avant la vie humaine.

Comme à Marseille en 1720,

Comme à Furiani en 1992,

Trop aimer l'argent n'est pas considéré comme très grave ; un "homicide involontaire",  jamais condamné, comme la famine de 1847 en Irlande. Comme la famine de 1892 en Russie.
Pas de coupable, c'était la faute à pas de chance.

 

On ne relève une famine, comme celle de 1933 en Russie, que quand on veut condamner un régime politique. Et là, bizarrement, on trouve des coupables, alors qu'en occident, c'est au mieux des peines pour tapage nocturne qu'on rend...

 

Le lynchage en règle de l'Argentine à la suite de la nationalisation de YPF donne le "la" de ce qui fit la condamnation de l'URSS des années 20 et 30, et bien sûr, au delà.

Le système veut écraser le dissident, le refuzniki.

 

La plus grande famine de tous les temps a eu lieu en 2007-2008 ? Pas entendu parler. c'est l'ordre des choses.
Mais, quelquefois, l'ordre des choses bouge. Le nucléaire est devenu... Ridicule. Les nouvelles installations nuke de 2011 produisent 3 fois moins que les nouvelles installations éoliennes et même moins que le si modeste photovoltaïque.

 

Pour le Japon, les merdias se sentent obligés de dire des conneries. "les opérateurs sont contraints d'augmenter massivement leurs importations de pétrole et de gaz naturel liquéfié pour doper leurs centrales thermiques"...

On ne dope pas ses centrales thermiques, d'autant que nombre d'entre elles ont été touchées par le Tsunami, et leur combustible noyé ou détruit par le dit raz de marée.
La Vérité, là voilà, elle tient en un schéma :

conso-electricite-japon.jpg

 

Qu'on peut compléter par le suivant :

conso-electricite-japon-personne.jpg

 

La voie, c'est l'efficacité énergétique, allié au renouvelable.

comparatif.jpg

 

Crétins de journalistes, et crétins de nucléairocrates... les uns gouvernants, les autres courtisans...

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 19:33

En matière de pétrole, il faut répéter sans cesse, les évidences.

 

L'envolée du prix du pétrole ne crée pas une ressource supplémentaire. Pour une raison. L'EROIE (Energy Return on energy invested)se détériore sans cesse, et c'est l'EROIE qui fait le prix du marché.

Les gisements extrêmes nécessitent une grosse consommation d'énergie, et les bêtises que l'on entend (pétrole à 500 $) produirait deux effets, la chute vertigineuse de la demande, bien avant, et le désintérêt pour la production, en tout état de cause, trop coûteuse.

 

Ce que certains cerveaux brumeux n'arrivent pas à saisir, c'est que le coût de production est largement énergétique et que toute augmentation des prix, entraîne l'augmentation du coût.

 

Le prix du pétrole incrémente, pareillement, le coût des autres énergies, car leur extraction est fonction du prix du pétrole.

Le plafonnement prévisible entraîne d'autres effets. Un internaute me disait que le transport aérien n'était pas condamné, car on subventionnerait éternellement, comme je l'ai dit que l'on faisait pour le chemin de fer.

Mais comparaison, n'est pas raison. Le chemin de fer n'a jamais été confronté à une pénurie d'énergie.

Le transport aérien, lui, sera directement en concurrence avec tous les autres usages.

 

Mais le meilleur service que rend l'envolée des cours, c'est l'assèchement de la demande...

 

Pas forcément par un recours à "d'autres" énergies. Les autres énergies s'épuisent tout aussi vite, et les miracles, comme le gaz de schiste n'existent pas.

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 07:40

J'avais dit qu'une attaque terroriste n'aurait aucun mal à saboter une centrale nucléaire, même avec des armes très basiques, genre grenades, armes automatiques.
Les dites centrales sont des passoires, et des tuyauteries diverses, très faciles à saboter.

 

L'incident de Penly, est révélateur. En effet, un simple incendie classique peut mettre une centrale HS, sans doute pour assez longtemps.
On imagine donc le résultat pour une attaque avec des explosifs.

 

Et là, circonstance aggravante, c'est bien le circuit primaire, hautement radioactif, qui a été touché.

 

Je répercute aussi l'appel suivant ;


"Ils sont un peu plus d’une quarantaine, pour l’instant. Et d’après leur porte-parole, hier, cette démarche est menée « hors des structures syndicales », autrement dit à titre personnel.

En signant un appel « pour l’arrêt immédiat et définitif de la centrale nucléaire de Fessenheim », ils souhaitent faire entendre une autre voix. Celle de syndicalistes soucieux de lutter pour l’emploi certes, « mais pas en acceptant n’importe quoi »."


 

Certains me demandent mon avis sur l'effet des gaz de schistes sur l'économie des USA. Ils sont encore relativement peu importants, mais ont d'avantages d'effets sur le négoce que sur la donne énergétique. En effet, les prix de l'énergie se jouent à la marge. Et une toute petite quantité disponible ou pas, fait toute la différence sur le prix, simplement en produisant des "effets de négociation".
Pour ce qui est du reste, l'appétit de gaspillage est tel au USA, que quelque soit les ressources, elles seront insuffisantes.

Tout au plus retarde t'on, ou plutôt essaie t'on de retarder l'avénement d'une politique d'efficacité énergétique.
Enfin, si gaz et pétrole de schiste couvre 20 % des besoins, et peuvent, d'après les calculs les plus optimistes en couvrir 40 %, quid du reste ?

 

On en revient à une vieille chose : on essaie de remplir le tonneau des danaïdes. Il est plus avisé de boucher les trous.

 

Autre remarque : "je suis installateur photovoltaique et aujourd'hui une installation de qualité (fabrication totalement allemande) raccordement erdf inclus est vendue 11 500€ TTC posée. "

 

C'est bien ce que je disais. On voit encore des devis d'installations à 18 500 euros, et au départ elles étaient à 20 000.
Donc, l'effondrement des prix à la production n'a pas été totalement répercutée, et certains échelons, en profitent pour se gaver.

 

Mais les "nouvelles" énergies (de fait très anciennes), ne changeront pas la donne de la déplétion pétrolière, et son impact essentiel : transport et agriculture.

Certaines formes de transport ont absolument besoin du fossile, le maritime ou l'aérien, et même les routes ont besoin de bitume.

 

Déjà, depuis 1973; l'usage du pétrole se concentre sur le transport, et devrait continuer à s'y concentrer, encore plus.

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 20:29

J'ai souvent dit que la France était un pays particulier. Jamais partie première, elle rattrapait, quand elle voyait son retard.

Ce "syndrome français" va pouvoir s'appliquer pour le solaire (photovoltaïque).


Avec un phénomène économique connu : le premier parti a un avantage économique certain, un certain temps.

Pour l'Angleterre et son décollage économique, il a duré un siécle. Après, la France a pu s'équiper à moindre coût, et avec des machines plus modernes, consommant 60 % d'énergie en moins par unité de PIB produit.

 

Pour le solaire photovoltaïque, les derniers dans la course ont le même avantage, mais au bout de trois ans.

Ils bénéficient d'équipements rodés et moins chers, pendant que les premiers partis vont s'éreinter à payer des intérêts et du capital devenu inutile.

 

70 euros le MWh, autant dire que le reste des énergies est dans les choux, surtout le nucléaire, et dans le nuke, surtout l'EPR.
Bien entendu, je déconseille "d'investir" dans le photovoltaïque, tant que les prix d'installations sont si stratosphériques (18 500 euros pour solaire direct), et je rappelle que le solaire thermique, lui, est rentable sans problème et très vite, même sans subventions.

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 07:12

Antibes vient de faire baisser de 43.3 % le prix de l'eau. Mais plus intéressant encore, jusqu'à 120 M2, le prix baisse de 78 %.
Horribeul et terribeul, les possesseurs de piscine vont payer plus cher que le simple citoyen, alors que jusqu'à présent, il était, de fait, subventionné par le "petit" consommateur. 

 

Mais ce mécanisme, c'est un mécanisme économique soviétique. Jusqu'à la norme le prix est amical, et passé ce stade, devient prohibitif.

 

Le plus marrant, c'est que cela se passe à Antibes, dans un bastion "de droite", mais comme on a pu le constater dans beaucoup d'endroit, le prix de l'eau peut être explosif politiquement, et le prix de l'eau, ce n'est pas que le prix de l'eau et du "service", c'est essentiellement une forme de corruption, où les sociétés fermières se servent sans retenue, sans investir, malgré leurs beaux discours (c'est autant de rentabilité perdue), mais ne manquent pas d'acheter toutes les personnalités locales, directement ou indirectement (les maires aussi ont des enfants et des conjoints).

 

« Les profits pour le privé, les risques pour le public, les coûts pour la population. » 

 

Au contraire, le mécanisme libéral, lui, tend à rendre prohibitifs les tarifs des "petits" consommateurs, priés de payer beaucoup plus chers que les autres, et dans bien des pays du tiers monde, l'eau est le premier poste de dépense, suite aux privatisations.

 

C'est le même mécanisme pervers qui se met en place au début des années 1970 : faire flamber les dépenses contraintes, pour satisfaire des rentiers. Après, on vous dit que la lutte des classes, ça n'existe pas et que c'est dépassé...

 

Un retraité s'est donné la mort place Syntagma. Des suicides par le feu ont lieu en Italie. Tout baigne. Normal, avec l'eau.

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 07:35

" Faut il démanteler les centrales nucléaires arrêtées ou les bétonner et les remblayer ? "

Pose François Lempérière.

En réalité, poser la question, c'est déjà y répondre.

"-     Remplir de béton l’intérieur de l’enceinte (ce peut être fait sans risque avec un béton fluide)

-     Remblayer 10 mètres au-dessus de cette enceinte, soit une colline de 50 m au-dessus du terrain naturel, d’une emprise totale de 10 hectares, moins importante que des terrils du Nord.

-     Engazonner et arborer la zone remblayée.

Tous ces travaux sont simples et peuvent être réalisés en deux ans.

Cette solution permet de gagner 80% du coût de démantèlement (qui est peut-être sous-estimé)."

 

Bien entendu, on part du coût officiel et actuel, qui sera largement enfoncé.

Dans mon esprit, j'en ai déjà fait part, il n'y a jamais eu aucun doute. On piégera la radioactivité, en espérant que personne ne vienne y mettre son nez les 1000 prochaines années, en attendant que la radioactivité rejoigne le seuil de la radioactivité naturelle, le cycle de la terre faisant son oeuvre.

Bien entendu, 90 % de la radioactivité aurait disparu en 20 ans, mais ça ne serait pas suffisant.

Comme il serait très coûteux de commencer illico le démantélement.

 

Non, on aura quelques collines en plus en France, surtout si une loi de décentralisation refile le bébé du démantélement aux collectivitées locales...

Car, n'en doutons pas, EDF n'aura plus un rond au moment crucial...

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 11:51

Il parait que l'éolien, ça ne mène à rien. Pourtant, EDF et ses copains s'apprêtent à emporter la timballe des enchères pour 5 champs sur 5.

Pourtant, EDF n'avait pas enchéri sur le dernier...

On comprend tout à fait la manoeuvre. L'économie de marché, c'est un gros bidon.

En même temps, on ne peut se contenter du marché national. On va exporter.

" EDF a été très offensif sur les prix " Ah bon ? Ils ne savent pas que selon la Doxa EDF ça ne peut être rentable ???

 

Certains naïfs croyaient ne pas faire que de la figuration comme Iberdrola, ils vont être déçus...

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 11:34

Nous diraient les Laurel et Hardy du nucléaire, à savoir Fillon et Sarkozy, bien que leur physique invoque plutôt un charlot dédoublé.

Le Danemark vise, d'ici 2020, 35 % de renouvelable, et 50 % d'éolien dans la production d'électricité, bien que la part de celle-ci, dans la production globale, ait déjà atteint le chiffre -impossible selon les nucléairocrates- de 25 %.

La consommation devra être réduite de 12 %, par rapport à 2006,

Le chauffage électrique est déjà interdit, le chauffage au fioul et au gaz va l'être dans le neuf d'ici 2013, le fioul sera interdit dans l'existant en 2016, là où le chauffage urbain et le gaz naturel sont disponibles.
Mais, le fait d'interdire le fioul n'a pas grand intérêt, il ne s'en vend, en réalité, presque plus, comme partout ailleurs.

Donc, là, on est dans le cadre d'une obsolescence, non pas programmée, mais naturelle.

 

Les centrales électriques devront fonctionner à la biomasse, et la totalité du Royaume devra être au renouvelable en 2050.

 

Mais d'ici 2050, je penserais plutôt à une solution mixte, entre :

- ceux passés au renouvelable par choix, et qui maintiendront leur cadre étatique.

- ceux passés au renouvelable dans le cadre d'un effondrement de la civilisation. 

 

Pendant ce temps là, Fillon, renouvellant son répertoire de clown triste nous dit : "le nucléaire, instrument de progrès à l'échelle mondiale", avec ses 2 % de l'énergie consommée dans le monde, on peut être admiratif, pour le " raréfaction des ressources énergétiques et notamment des ressources en matière de pétrole et de gaz", parce que l'uranium ne serait pas raréfié, lui ???

 

Quand au caractère intermittent et non gérable de l'éolien qu'évoquent certains, je vous laisse découvrir l'article suivant : "arrêt à distance des éoliennes si besoin ", chose courante au Danemark, décidement de plus en plus pourri...

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 07:29

Par un certain M. Boiteux, responsable du développement du nucléaire en France, qui vient enfoncer l'éolien.

Mauvaise foi, approximation, mensonges purs et simples, la liste de qualificatif est longue sur son texte.

 

" caractère spécifique de l’électricité d’être rigoureusement non stockable  ". Cette affirmation est d'autant plus étonnante que TOUTES les grandes compagnies d'électricité ayant une surface suffisante, stockent. Y compris EDF.
Elles stockent sous forme d'eau, et de STEP, c'est à dire une alternance de pompage et de turbinage.

 

"d’un réseau gigantesque ". Quelque soit le mode de production choisi, gaz, nucléaire, charbon, le réseau doit être surdimensionné, entre la consommation de base, et celle de pointe.
Le nucléaire aussi, est clairement surdimensionné.

Des équipements, d'ailleurs, fonctionnent quelques heures dans l'année.

 

Le seul moyen logique et cohérent, pour réduire ce surinvestissement, c'est justement de stocker l'eau, et ces moyens de stockages peuvent eux-mêmes créer une économie locale.

 

Le cas, par exemple, du barrage de Serre-de-la-Fare, abandonné, est digne d'être cité. L'existence d'une retenue d'eau, crée une activité économique complémentaire.

A l'emplacement de ce qui aurait du être Serre-de-la-Fare, il n'y a strictement RIEN. Zéro, nib.

 

On peut donc en conclure, en suivant les conclusions de M. Boiteux, le bien nommé pour la boiterie de sa pensée que :

- les danois sont des cons,

- les allemands sont des cons,

- les espagnols sont des cons,

Et que les allemands sont tellement cons, qu'ils arrivent à perdre leur industrie beaucoup moins vite que les français...

Les danois sont totalement idiots, qu'ils couplent leur production avec les barrages norvégiens, et que, même avec un vent à décorner les boeufs, souvent les éoliennes sont simplement à l'arrêt, preuve qu'on peut très bien gérer la production en fonction de la demande.

Et ne pas produire quand il n'y a pas de demande...

 

Mais sa biographie est éclairante : "Marcel Boiteux décide de suspendre tous les programmes de recherches sur les énergies alternatives pour concentrer ses efforts sur le nucléaire. "

 

Donc, là aussi, on demande au loup de garder le troupeau de mouton...

Personnage du nucléaire, agissant dans le cadre d'une association nucléairocrate, son avis n'a pas la moindre importance, et n'est absolument, ni neutre, ni objective.

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 08:27

"à force de communiquer sur les pourcentages, tout le monde oublie la progression des masses ...
la production nucléaire est stable ... en All comme en France. l'augmentation de production est assurée par le gaz "

 

Parlons, désormais, de la "progression" des masses... Dans le cas étudié ici, l'Allemagne, la "progression" n'existe pas, et si l'on regarde l'Europe, dans sa totalité, à laquelle on peut joindre le bloc de l'ex-URSS, on s'aperçoit d'une chose : c'est que la consommation d'électricité est globalement à la baisse, et que les seules exceptions, notables, sont vraiment... des exceptions. 

 

Elles concernent l'Islande, qui mise sur une production renouvelable et permet l'existence d'une industrie très gourmande en énergie, celle de l'aluminium.

On peut dire que le calcul est loin d'être idiot : énergie disponible à foison, et transport le moins coûteux (maritime).
Pour le reste des grands pays, on peut voir certains graphiques très éclairants, qu'on peut trouver sur le site de l'université de Sherbrooke :

graphique-conosmmation-electricite-allemagne.jpg

On a donc atteint, pour l'Allemagne et tout le groupe de pays (Autriche, Belgique, Pays bas, Luxembourg et Suisse), le même point, la consommation patine depuis 2000 et baisse depuis 2005. On peut voir le groupe de pays sur ce lien.

On assiste bien, donc, à une baisse des consommations globales, principalement portée par le charbon, et le nucléaire.

C'est bien d'ailleurs à la fois une CAUSE  ET une CONSEQUENCE de la crise. Le "mal être" énergétique annonce la crise, et la crise provoque la décroissance.

 

Même chose pour le bloc "britannique" (RU, Irlande, Islande, Norvége, Suède, Finlande, Danemark), seul l'Islande se distingue, en consommant nettement plus, mais c'est le résultat d'une abondance de renouvelable.

 

consommation-GB-electricite-globale.jpg

Si la Grande Bretagne donne le "la", tous les autres pays sont dans le même cas de figure, excepté, comme je l'ai déjà dit, l'Islande.

Pour le bloc latin, malgré tous ses efforts, la France voit sa consommation stagner (ou régresser légérement), et les autres fortement chuter, à l'exception du portugal, qui se maintient.

graphique-conosmmation-electricite-espagne.jpg

On va donc se dire que l'Europe de l'est progresse ? Même pas :

Pologne, république tchéque, slovaquie et hongrie sont dans le même cas de figure.

Pour les Balkans, c'est pire, souvent, on n'a même avoir rattrapé la consommation de l'ére soviétique.

Et quand on le fait, c'est à des niveaux si bas, que c'en est risible. Le cas Albanais.

 

La Russie, a baissé, en absolu depuis 1990, moins fortement que le groupe slave.

graphique-conosmmation-electricite-russie.jpg

 

Quand au reste, les pays baltes, ou l'asie centrale, seul l'Ouzbékistan gazier progresse depuis 1990.

C'est le double effet de progrès techniques et de la crise économique.

La fin de l'URSS a entraîné une notable modernisation des équipements, dans une société où l'obsolescence n'entrait pas en ligne de compte.

Ce qui est en train de se passer, est donc bien une inflexion définitive, un fait de société, contre lequel, les dirigeants français nucléocrates peuvent crier, gueuler, se lamenter, la consommation d'électricité baisse, et même la France n'y échappera pas, soit, par choix de sortir du nucléaire, soit par choix... d'y rester, car les dépenses, (200 millions par bête), vont naturellement entraîner la réduction des consommations, causée par la hausse des prix.

 

Il y a une chose qui est sûr, c'est que le nucléaire, c'est la vérole de la "dutch disease", appliquée à la France, et qui est un facteur important de désindustrialisation, en attendant de catastrophe, au moins économique.

Car un jour, même sans accident, cette filière va s'effondrer.

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