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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 07:23

Le bouillon de sorcière mijote doucement en Arabie Saoudite.

Les manifestations continuent, et le pays semble entrer dans sa crise terminale, même si la presse occidentale et les médias, continuent le lock-out.

Similaire à l'URSS dans son économie (une monoville du pétrole de 28 millions d'habitants), elle l'est aussi dans sa politique.
Des vieillards, déjà là lors du pacte du Quincy, en 1945, une dictature policière, sous des oripeaux religieux, écrasent préventivement toute dissidence.

 

L'aventure syrienne, comme Barheinïe, c'est la fuite en avant des régimes condamnés, qui espèrent redorer leurs blasons dans des succès extérieurs, pour l'heure toujours à venir, et tenir un Iran à distance.

Pour le moment, la manoeuvre semble contre productive à souhait.

Comme une autre manoeuvre pour son auteur. PSA va licencier, en cause :

- l'entrée au capital de GM,

- l'embargo contre l'Iran, qui était un marché majeur pour PSA qui y exportait pas loin de 457 000 voitures par an.

 

La famille régnante saoudienne est d'ailleurs, elle même, le problème. Trop nombreuse, trop âgée (au moins, ses têtes), trop divisée, elle commet aussi le pêché suprême.
Elle exporte désormais trop en Orient et en Europe.


Aussi, on ressort le 11 septembre, inusable, et la responsabilité saoudienne, on commence aussi à parler de "regime change", en Arabie Saoudite, ou simplement de partition.

Là, le contrôle de zones pétrolières ne devraient pas poser trop de problèmes aux USA. Leurs bases ne sont pas loin...

Et on peut compter sur le Qatar...

 

Il y a aussi fort à parier que le terrorisme salafiste s'effondre juste après l'Arabie Saoudite...

 

Mais on ne voit pas très clair côté occidental, il y a fort à parier qu'on sous estime beaucoup la portée  de l'onde de choc de l'effondrement saoudien...

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 15:07

Les pays émergents "glissent vers le renouvelable", mais il ne faut pas s'y tromper.

SI, en effet, éolien, photovoltaïque et solaire thermique font désormais partie du paysage, et vont s'accroitre, il ne faut pas s'y méprendre, les problèmes ne vont pas s'évaporer.
En effet, si la consommation "locale", peut aisément être réduite à néant, par un mix d'économie et de renouvelable, le transport, lui, est dans l'impasse.

Son moyen royal est le pétrole, et le reste est accessoire.

 

Le pondéreux, particulièrement, transporté, par terre, mer ou terre, est intimement lié à lui. Si le particulier pourra toujours se débrouiller, en marchant, par exemple, camion, navires et avions ne peuvent se passer de pétrole, ou alors, être complétement réduit à la portion congrue.

 

Le point positif étant que la très brise burne et casse couille mondialisation (incontournable, d'après les débiles qui sont ses supporters) sera fracassée, comme celle de 1913, et plus loin encore, la mondialisation vénitienne, la mondialisation mongole, etc...

 

Le cimétière des mondialisations mortes étant tellement plein, que celle-ci, on se demande où on va la coller, quand elle aura cassée sa pipe.

C'est comme le cimetière dans "l'auberge sanglante". Dans un cochon, peut être ???

 

Pire, même, les transports auront été pénalisé par la flambage des ressources, dans des utilisations sans intérêts.
60 % du charbon, sert à fabriquer de l'électricité (et elle même, souvent, de la chaleur), gaspillage évident de ressource, mais, tellement agréable aux charbonniers...

 

Le solaire thermique est le plus emblématique. Il ne fait pas parler de lui, et pour cause : directement du producteur au consommateur, passé l'investissement.

Déplorable pour la vie économique.

 

Il reste que pour certains usages économiques, le fossile, et le pétrole sont sans équivalent. Pour le reste, le renouvelable devrait largement suffire, malgré tout ce qu'on nous disait sur lui...

 

Le gaspillage qu'on a fait de l'énergie fait oublier son caractère vital pour certaines choses, et son caractère totalement fanfreluche pour d'autres...

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 07:13

Les ressources sont considérables, gigantesques, pour des siècles, seulement, on ne sait pas les extraire, ou du moins, en extraire suffisamment pour contre-balancer la dégringolade du pétrole classique, incontournable, devrait atteindre 24 millions de barils jour en 2020.

 

Il faut se méfier des déclarations des hommes politiques et hommes d'affaire, très éloignées de la réalité.
De même, les économistes pensent que la hausse de prix réglera tout, en réalité, c'est vrai, mais jusqu'à un certain point seulement, clairement dépassé aujourd'hui.

Ce cas de figure, c'était 1973.

 

Car le coût d'exploitation est surtout fonction du coût de l'énergie, et un prix de l'énergie qui augmente, fait aussi augmenter le coût de l'exploitation.

 

Même dans les projections des fans des gaz de schistes, l'éventail ouvert jusqu'en 2035 est trop élevé, de 1 à 3. De 6 millions de pieds cubiques, à 17.

"Les ressources de shale gas sont là, mais comme celles plus importantes du gaz dissous dans les aquifères à forte pression, elles pourraient en grande partie rester à l’état de ressources à jamais. "

 

En outre, un pétrole cher dévalue les utilisations. Elles les rendent non rentables.

 

Pour le transport maritime, il ne restera bientôt plus que les bétaillères flottantes pour pépés et mémés...

Le transport aérien est éternellement en perte.
Le transport par camion est lui aussi, toujours dans un état surréaliste, et le kilométre parcouru par le pékin moyen, baisse aussi.

 

En attendant, bien sûr, la suppression de certaines particularités du mal bâti, comme clim, chauffage, etc...

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 19:09

la note de la Russie est augmentée, c'est assez inhabituel, dans le monde actuel, pour être signalé.

Pour la Syrie, la Russie bande ses muscles, un F4 est abattu, sans autre conséquence qu'une rodomontade otanienne.

 

En outre, la crise énergétique va sans doute précipiter une hégémonie russe, appuyée sur des excédents, surtout si ceux ci sont en diminution.

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 19:16

Les hommes politiques rééquilibreraient bien les taxations entre gazole et essence, en augmentant massivement le prix du gazole et "trouvant" miraculeusement ainsi, 1.2 milliards d'euros.

Mais, tout raméne à la lutte des classes. En effet, l'ajustement par les prix, c'est permettre au riche de consommer de manière indifférente, le pauvre se rationnant.

En effet, on peut tout aussi bien ajuster par la carte de rationnement. Ou par un mix des deux.

 

On utilise beaucoup le transport en commun (massivement subventionné), en Région parisienne et pas du tout ailleurs. Pour une bonne raison, il est désormais quasiment inexistant.

 

" Les taux d'utilisation de la voiture particulière pour les trajets domicile-travail varient en France de 14% pour Paris à 84% pour les Landes. Cette différence ne dépend pas d'un choix réel de l'utilisateur mais plutôt d'une contrainte, certains Français ayant le choix d'utiliser leur voiture ou les transports en commun, d'autres non."

 

Le landais, donc, subventionne les transports du parisien, par l'intermédiaire de la TIPP.

 

La rareté aussi des commerces rentre en compte. Quand on est obligé de prendre la voiture pour aller acheter son pain, on est défavorisé par rapport à celui qui bénéficie d'une boulangerie en bas de chez lui...

 

Plus que jamais, il faut voir le prix de l'essence comme une chose bien politique, et non comme un rapport entre offre et demande... La bonne blague...

 

Mais, tout ceci va devenir surréaliste. Il ne va plus rester que le ticket de rationnement. Il est de plus en plus clair, que le pic pétrolier, atteint vers 2007-2008, va entamer une nouvelle étape, la baisse de la production.
Jancovici, si prudent, parle de 2 % l'an. Et si c'est  5 % ? On passera du domaine du gérable, à celui de la dégringolade absolue.

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 19:04

ça coûte cher, ça ne rapporte rien, les seuls qui gagnent quelque chose, ce sont les foreurs...

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 19:11

Maintenant, quand les imbéciles libéraux continuent à regarder le doigt, et ignorer la lune.

On nous parle de la dette, et le problème le plus immédiat, c'est l'énergie.
L'Europe, naguère autosuffisante, est aujourd'hui dépendante du gaz, du pétrole, et même du charbon étranger.

L'énergie n'a pas un impact de 8 % sur le pib. Sans énergie, il n'y a pas d'économie du tout.

Ou, du moins, une économie totalement différente.

 

Celle de "Simon du Fleuve". Ou les quelques survivants hagards, regroupés dans quelques communautés, continuent.

 

Jancovici, toujours inénarrable, nous dit de supprimer gaz et fioul pour le logement, au profit de l'isolation, de l'électricité (pompe à chaleur), et du bois. Bon.
En réalité, là aussi, l'impasse est faite sur l'origine de la dite électricité, et du bois. Si leur production est faite par le fossile, c'est nul.

Car, dans le meilleur des cas, on gaspille autant de fossile à produire l'électricité qu'en chauffant directement...

 

Quand à passer à la voiture à 1.5 L, c'est du rêve. Le plus efficient, c'est de supprimer le transport inutile, qui va du transport aérien, au transport maritime (multiplié par 20 depuis 1950), du transport ferroviaire, et du transport individuel.

 

Et même réduit à 1.5 L au cent, les 40 millions de véhicules, à terme, ne seront plus que 4. (et encore...)

L'état normal de l'économie, ne sera plus la croissance, mais la crise énergétique, et les récessions de plus en plus fréquentes, à des espaces de plus en plus fréquentes.

Le recours à l'électricité ne peut donc, se percevoir, que dans le cadre d'une politique résolue d'économie, ou seul, un résidu, est utilisé de manière très efficiente.

 

On ne peut pas vouloir avancer en préservant certains. Toutes les sortes d'énergies sont à réduire. Y compris le nucléaire.

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 07:28

On découvre, dit on des gisements fabuleux.

Tellement fabuleux, d'ailleurs, que les bonnes années, ils couvrent la moitié de ce qu'on a consommé ladite année.

On consomme 30 milliards de barils par an, et les découvertes étaient de 13 milliards en 2009, 19 en 2010 et 15 en 2011.

Mais ces découvertes sont extrêmes, soit en très profonds, soit en très arctiques, soit en très très lourds.
Simplement, il n'est pas possible de les extraire rapidement, et ne remplacent pas les gisements classiques.

On dit que la baisse de production commencera dès 2013. De l'ordre de - 5 à - 7 % l'an.

 

On voit les ravages sur l'économie mondiale, et on voit le caractère aussi surréaliste qu'irréaliste de certaines choses, comme le plan de "sauvetage" d'Air France...

 

Mais la consommation, dans le cas de crise, est capable de fondre bien plus vite que la production, c'est ce que j'ai toujours dit.

Le transport aérien peut disparaître en un clin d'oeil, le transport maritime fondre à toute allure, et tous les lecteurs assidus de mon blog (tous, une fois qu'on a lu une fois, la magie s'opère) peuvent en raconter les péripéties, au delà du simple quotidien...

 

Bien entendu, les crétins qui vous affirme sans rire, que "la mondialisation est un fait irréversible", font totalement abstraction de la donne "pétrole".

Sans doute pensent ils équiper les porte-containers de pédaliers, mûs par des milliers di piti chinois... (ou hindous, ou remplacer par ce que vous voudrez...), qui transporteront les sacs de riz destinés à nourrir li piti chinois et repartiront d'Amsterdam, de Hambourg ou d'ailleurs (ça c'est pas mal, il faudra que je le ressorte) sans avoir rien apporté, vu le volume que tiendront li piti chinois et leurs sacs de riz...

 

L'avenir se fera surtout, dans ce que l'on ne fera pas, c'est à dire, la consommation, qui devra être revue à la baisse, et par le recours à des ressources tout à fait locales, pour des usages locaux, et sans grandes marges d'excédents, qui permettrait de penser "marché".

 

La technologie devra se reconvertir dans des recherches locales de ressources d'énergies locales.

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 07:47

On est dans le délire américano-centré sur la production de pétrole.

"La production pétrolière trimestrielle aux USA au plus haut", sans comme d'habitude, prendre en compte les longues périodes.

6 millions de barils jours, c'est très loin du maximum historique, et en tout état de cause, bien moins qu'une consommation délirante, bien qu'en régression sous l'effet de la paupérisation croissante.

production-petrole-USA.jpg

là, ça n'a déjà plus la même gueule, tout en sachant que 1986, c'est un pic pétrolier secondaire (Alaska), pas très loin du pic de 1971.

 

Mais le pic de 1971, c'est aussi la fin du pétrole facile et pas chère, et si les USA ont maintenus une production importante, c'est simplement en forant à tout va, concentrant certaines années les 2/3 des puits de pétrole (500 000 sur 750 000) existant sur terre.

 

La marche sur le tapis roulant fait qu'on fore de plus en plus, pour de moins en moins, et l'aboutissement ultime, c'est le gaz de schiste, dont le coût est phénoménale en matière financière, écologique, etc...
Mais qui fait bien fonctionner un "complexe industriel du forage".

 

Quand à redevenir le premier producteur d'hydrocarbures (gaz et pétrole) au monde, c'est du doux rêve, symptomatique d'une bulle du forage, et un élément de propagande (n'ayez pas peur !).

Bien entendu, "redevenir" premier producteur mondial, même à 10 millions de barils jour, n'a toujours pas de sens, quand on en consomme 20.

 

La question subsidiaire étant combien faut il forer de puits pour récupérer huiles et gaz de schistes, pour produire autant qu'un seul puits saoudien de la grande époque, celle où le pays produisait 9 millions de barils jours, avec 750 ? Soit un rendement de 12 000 barils par puits...

 

Bien entendu, aussi, le coût d'un forage n'est pas seulement financier, mais est aussi énergétique. Ce qui fait ce coût, justement, c'est la dépense d'énergie pour forer, amener le matériel, fabriquer le matériel, dont la dépense est exponentielle.

 

Gaz et pétrole de schistes ne sont donc que des succédanés coûteux, plus proche de la bulle internet ou immobilière qu'une réelle option.
Et dans le cas des gaz de schiste, on s'appuie aussi sur le fait que 80 % de la production est encore conventionnelle, et peut absorber un coût démentiel, et la vraie solution consiste à réduire la consommation, soit par progrès technique, soit par paupérisation, qui permettront à un maximum d'énergie renouvelable de gérer une société.

Mais, pour cela, je verrais bien l'horizon 2250, après le grand effondrement...

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 15:30

On apprend que les premières réserves sont vénézuéliennes.
En fait, non, on n'apprend pas.

 

On le savait déjà, depuis de nombreuses années.

Le brut lourd de l'Orénoque a d'amples réserves, mais on ne sait pas les extraire rapidement, et la production vénézuelienne recule.

Ce chiffre de réserves est politique, le brut saoudien est "sûr", pour les USA, le brut vénézuélien est celui d'un ennemi.

Donc difficilement avouable pour des organismes comme l'AIE, dominé par USA et occidentalistes.

 

Mais on voit aussi les manoeuvres, on "redécouvre" périodiquement, les bruts lourds de l'Orénoque, avec les recommandations lénifiantes de ne pas s'inquiéter...

 

En réalité, la demande se tasse, et on assiste clairement en occident à un décrochage de consommation, un "pic oil de la consommation", de par le progrès technique, et les progrés dans la paupérisation en marche, et pour ne pas le citer, la crise économique en marche précipite vers le bas les consommations.

 

La baisse de la consommation, d'ailleurs a plus baissé en Europe et dans le "pacifique", qu'aux USA même, dans l'un des cas, la consommation passe de 25.6 millions de barils jour en 2006 à 23.8 en 2010, pour l'Europe de 15.7 à 14.6 et le pacifique 8.5 à 7.8.

L'efficacité énergétique n'est donc pas une priorité aux USA...

 

On voit aussi que la production piétine, mais que l'inquiétude règne, sur la vitalité économique européenne et sur les politiques économiques menées.

la consommation est donc susceptible de s'effondrer AVANT la production, sans parler, bien sûr, des effondrements partiels possibles, comme le transport aérien, ou l'effondrement de la zone dollar...

 

Jusqu'à maintenant, le joint a été fait grâce aux bio-carburants et aux pétroles lourds, mais sans eux, la crise pétrolière aurait été visible et ils plafonnent et ne progressent que peu, et progresseront moins vite et pas autant que la production classique ne se contractera.

 

Le gaz de schiste, aussi, est un leurre. C'est purement une opération financière, qui rappelle les magouilles de Deubeuliou.

Il faut rappeler ce que c'était, G Bush gagnait de l'argent en trouvant du pétrole, GW Bush gagnait de l'argent en prétendant en trouver (et bizarrement, le bruit en courrait), ce qui lui permettait de vendre à temps les actions de ses sociétés...

 

Je rappelerais aussi que l'énergie, c'est le domaine du mensonge et de la manipulation...

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