Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 07:26

Que le nucléaire. Et quand c'est Warren Buffet ("croco" pour ses... amis) vous le dit, vous pouvez lui faire confiance. Investissements plus doux, pas ou peu de béton (dis tonton Bouybouy, pourquoi tu tousses ?), frais de maintenance doux, personnel d'entretien pas loin du symbolique, pas de démantélement, ou si peu...

 

En effet, trouver des ferrailleurs, c'est pas un exploit, et à toutes les époques, ça n'en a jamais été un, que ce soit pour le colosse de Rhodes, ou pour les statues géantes vellaves.

Celles en pierre sont restées, les autres ont été recyclées.

 

Pour Fessenheim, on chiffre les travaux à 8 milliards. Et en même temps, il faudra bien les fermer un jour, ces centrales...

Mais la force des lobbys, fait le travail inverse. EDF parle de 20 ans d'exploitation supplémentaires...

 

D'ailleurs, il faut noter que "croco" a fait un coup d'enfer en vendant le nuke américain aux trop naïfs décervelés français d'EDF.

Mais c'était un coup financier.

 

Pour le parc français, quand surviendra la grosse merdouille, soit l'accident, soit le vieillissement, le parc sera déclassé en un clin d'oeil. A la nipponne.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 21:33

Rien n'indique mieux la dégradation de l'économie US que la consommation de pétrole, bien plus importante qu'il n'y parait, et qu'on le dit.

Le 16/12/2005, la consommation de pétrole atteignait 22 156 000 barils par jour.
Le 26/04/2013, elle n'était plus que de 17 937 000.

 

Mais la dégringolade est plus impressionnante encore. En effet, à la même date (16/12/2005), les exportations de produits raffinés et brutes atteignaient 893 000 barils, contre 2 893 000 barils le 26/4/2013. En mars, elles atteignaient même 3 283 000 barils...

 

Le marché intérieur est donc passé de 22 156 000 - 893 000, soit 21 263 000 barils, et aujourd'hui, 17 937 000 - 2 893 000 = 15 044 000, soit une différence de 6 219 000 barils soit presque 30 %.



Cela indique, sans doute, la véritable performance économique US, une fois enlevée la propagande.

C'est un effondrement continu depuis 2006.

 

Bien sûr, on peut objecter les légers gains énergétiques, mais ceux-ci, dans une économie en récession, ne sont pas importants. C'est plus par suppression des capacités que par investissement que sont obtenus ces "gains". Mais il est certain qu'à la cadence actuelle, les USA, même sans gaz de schistes deviendront vite autosuffisant, mais par effondrement interne, et non à cause d'eux.

 

On peut noter le renversement parfait des produits raffinés. Importateurs importants (4 144 000 barils par jour) le 14/10/2005, ils sont devenus exportateurs nets (- 483 000 barils, le 26/04/2013), expliquant les problèmes de raffinage européen...

 

Les USA ont parfaitement joué, dans ce cas là, la relance par les exportations, et le substitut d'importations...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 20:30

Plus que le pétrole de schiste, ce sont les mécanismes économiques qui tirent vers le bas, et pas qu'un peu, les importations de pétrole.
14 370 000 millions de barils par jour d'importations nettes le 04 /11/2005, contre 7 636 000 le 26/4/2013 et 6 452 000 le 8/03/2013.


Les importations totales passant d'environ 15 millions de barils jour, à 10. La différence provenant d'un montant important d'exportations de produits raffinés.

Hors, dans le même laps de temps. la production a certes progressé, mais d'un facteur bien moindre, de 5 186 000 barils par jour (2005) à 6 505 000 (2012).

Le progrés de la production (+ 1 319 000 barils par jour) est sans comparaison possible avec la chute des importations nettes ( - 6 734 000 barils par jour).

 

Si les USA devaient redevenir autosuffisant, ce serait plus sur un recul de la consommation, que sur le rebond de la production. 

En réalité, ce rebond est tout juste égal aux gains d'efficacité énergétique, dans une société qui n'a aucune idée de ce que c'est, et le gros de la chute (environ 60 %) est causé par la dépression.

De plus, les USA qui importaient de l'essence et exportaient gazole et fioul, importent beaucoup moins de produits finis.

Le 14/10/2005, les importations nettes de produits raffinés atteignaient 4 144 000 barils, le 12/04/2013, le solde était négatif de - 483 000 barils...

La conséquence est donc simple, la crise du raffinage, ailleurs surtout, car il y a substitution d'importations.

En Europe surtout, la chute de la consommation entraîne chute du raffinage.

Cela indique l'état réel des économies entre 2007 et 2012. - 10 % environ de consommation en Europe, et - 25 % aux USA. 

 

Pour les USA, les capacités de raffinage sont redevnues suffisantes pour le pays... Mais la crise est carabinée.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 18:58

Pour "U.S. Total Gasoline Retail Sales by Refiners " les données de février 2013 sont sorties :
Mois de février :
2002 = 63 942.2 le maximum
../..
2006 = 59 960.4
2007 = 56 954.9
2008 = 56 157.4
2009 = 50 968.4
2010 = 44 227.1
2011 = 40 924.9
2012 = 29 546.8
2013 = 28 030.3
Ce graphique est très intéressant couvrant 30 ans de consommation , de 1986 à 2006 vente stagnant autour de plus ou moins 60 000 milliers de gallons par jour, puis grosse chute depuis 2007.

De 1986 à 2006 la population des Etats-Unis est passée de 240 à 300 millions d'habitants.

Nombre de voitures pour 1000 habitants Etats-Unis :
2003 467
2004 466
2005 462
2006 453
2007 451
2008 450
2009 439
2010 423 (France 481, Grèce 499 ! données fiables ?).

On peut constater duex choses dans ces données qui m'ont été fournies. C'est d'abord le déclin très marqué du taux d'équipement automobile par habitant, depuis 2007 surtout, dans un pays où la bagnole est présentée comme indispensable, et où celle d'occasion peut s'acheter très peu chère, ensuite, l'effondrement de la consommation d'essence. Une toute petite partie causée par l'efficacité énergétique, toute relative d'ailleurs par le passage à une consommation moyenne de 9.5 L au cent, ensuite, une grosse, par la paupérisation et le fait qu'on renonce aux usages inutiles et futiles, comme le tour de la ville des ados le soir...

Et bien d'autres, bien entendu, comme la localisation géographique, tout bêtement, entraînant la création de villes et quartiers fantômes.

Cela indique tout bonnement, la crise sociale aux USA, très violente, et n'ayant rien à voir avec les images lénifiantes du JT.

En effet, une chute de 56 % de la consommation, c'est du type effondrement de l'URSS, et la moindre baisse du nombre de voiture, la chute du nombre de km parcouru. Le peak oil, est donc bien un soufflé qui s'affaisse, plus qu'un effondrement immédiat.

 

Donc, pour le transport aérien, c'est bien le même problème qui se profile, avec 40 % de frais de carburants.

Air France, d'ailleurs, parle de gonfler les licenciements.

 

Ce qui a été fait n'a servi à rien, et n'a pas améliorer la situation.

Au niveau individuel, c'est exactement le même problème, avec des consommations de fioul aberrantes chez les particuliers qui utilisent ce mode de chauffage, avec parfois, des consommations de 5000,  6000 ou 8000 litres annuelles, chez les paysans notamment, qui jusqu'à présent bénéficiaient de tarifs doux.

L'énergie bon marché entraîne son gaspillage.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 21:36

Dans les mines, il y avait des oiseaux. Pas pour faire poétique ou beau, mais pour donner l'alarme. Quand ils mourraient, il fallait détaler, et vite.

 

Aujourd'hui, les signes que les canaris meurent ne manquent pas.

 

Il n'y aura pas d'EPR au Royaume Uni. C'était pourtant un réacteur très sûr, étant donné qu'il ne fonctionnera pas.

Pour une bonne raison. Le prix du MWh, passé de 53 à 165 euros, pour la Finlande. Enfin, pas tellement pour la Finlande, car les dits finlandais vont tellement facturer des pénalités que ce réacteur non seulement ne leur aura rien coûté, mais leur aura rapporté.
Dans ce cas de figure, pourquoi se casser le cul à l'exploiter ???

 

EDF, comme je l'avais indiqué, aura donc flambé 16 milliards d'euros en Grande Bretagne, continuant la longue série "d'investissements", à l'étranger, se finissant invariablement, par une déroute financière.
Adieu donc, veaux, vaches, cochons, couvées, Mexique, Argentine, Brésil, en attendant GB et USA, pour cause de déroute de l'EPR.
Gérée comme une entreprise privée, les déboires d'EDF à l'étranger feront passer les emprunts russes comme des modèles de bonne gestion, la plupart ayant été remboursés plusieurs fois par les intérêts versés... (Ils avaient commencé en 1822).

Il y a donc de gros problèmes au niveau des capacités et de la santé mentale des décideurs.

 

Dans ce régime non-démocratique, la gabégie, couverte par les autorités politiques, et mieux, impulsée par elle, n'aura pas eu, ailleurs, la sauvegarde des autorités locales. Dans les cas hispaniques et brésiliens, c'est l'ambiance de la dérégulation qui avait permis ces mauvaises affaires, et c'est simplement la pauvreté des consommateurs locales, qui avaient coulé le système. Les sud américains étaient incapables de payer les tarifs officiels, et pirataient les lignes, dans le cas du RU, et des USA (constellation), les trop naïfs dirigeants se sont fait tout bonnement escroqués, achetant chère, une lubie qui ne valait non seulement rien, mais à la valeur négative.

 

Pour réussir de tels foirages, il faut, en effet, un dogme solide, une absence totale de lucidité, une absence totale de critique et d'autocritique, et l'habitude de travailler dans une technostructure, où la démocratie n'est qu'une pénible formalité.
Ailleurs, évidement, la donne est différente. Et les dirigeants d'EDF n'ont pas le pouvoir d'influence sur le monde politique qu'ils ont en France.

 

C'est le "petit détail", qu'ils ont oublié...

 

Dans le Niortais, déjà 4000 logements sont vides et inoccupés, faute de demande, et on veut construire de plus belle d'ici 2021.
Histoire d'aggraver encore la situation .

Dans les deux cas, que ce soit EDF, ou la construction de logements, il y a un vice fondamental : l'incapacité de penser autrement, et d'anticiper les changements.

Quand la richesse ne provient plus de l'innovation et du travail, mais de la domination sociale, que ce soit par la rente du loyer, ou des fluides, c'est là qu'on peut assister au maigrissement des riches, et répondre à la question de Discotonio sur le site "aux infos du nain".

Il est faux que "Quand les riches maigrissent, les maigres sont déjà morts". C'est le mauvais investissement qui tue le riche, celui de la domination sociale.
Quand la domination est trop impitoyable, le citoyen de base agit comme en URSS, il crée une économie parallèle qui échappe aux dominants.
Braudel notait que l'innovation alimentaire avait toujours été forte chez les pauvres. Une constante.

Le riche maigrit par la simple application de la loi historique : "la première génération crée la fortune, la deuxième la maintien, la troisième la croque". "La première génération a le sens des affaires, -un certain talent à sentir les évolutions-, la deuxième, le sens de son incompétence, la troisième a des exigences", notamment, peut on dire, les 15 % de rentabilité obligatoire.

 

Seulement, ce salaud de pauvre, il s'adapte. Il s'entassera à trois générations (sinon 4) dans une maison, il fera son jardin, il bricolera, etc...

Il sort, tout bonnement, en partie ou totalement de l'économie monétaire.

Ce que disait un fils de paysan après l'exode rural : "nous n'étions pauvre, que d'argent"...

 

Ailleurs, aussi, le changement technique est impulsé, et si le changement a eu lieu ailleurs, il se déversera, encore plus rapidement, là où il n'a pas eu lieu.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 15:39

Il y a 40 ans, existait une alternative au monde de l'obsolescence programmée, ou monde occidental, c'était le bloc soviétique.

Là-bas, s'il y avait beaucoup de déchets causés par les problèmes de production, tout était conçu pour être indéfiniment réparable, que ce soit les équipements collectifs ou individuels.

 

Cela provenait de la période 1914-1926, et il fallu 12 ans pour effacer le recul de l'investissement.

Mais, si cette organisation avait une efficacité certaine, elle avait aussi un défaut majeur. En effet, tout restait bloqué au moment de la construction et de la conception des investissements et produits.

Les Lada avaient grande réputation chez les soviétiques, qui pouvaient farfouiller à loisir dans leur voiture.
Le problème était leur consommation. ET c'était le problème général de l'économie soviétique.

 

Si en Occident le sabotage ou obsolescence programmé était la norme, le problème de l'économie soviétique était un caractère totalement dispendieux des consommations énergétiques.
Ce qui avait été crée dans les années 1930 consommait comme dans les années 30,

ce qui avait été crée dans les années 1940 consommait... etc. Vous avez compris le principe.

Mais, la mise au rencart, n'avait jamais lieu.

 

Aussi, dans les années 1990, avec la chute du communisme, eût lieu une chute des consommations énergétiques, par des dépôts de bilan, qui terrassèrent les aberrations.

 

La consommation finale de l'ex-URSS, s'est grandement rapprochée de celle de l'Europe occidentale, et seul sont restés à l'écart de tous progrès énergétiques, les USA, dont l'évolution s'est arrêtée dans les années 1950.

 

D'ailleurs, le grand emblême du retard économique, technique et de l'archaïsme, reste la bagnole américaine.

Comme on voit, il n'est pas simple de sortir de l'obsolescence programmée, cela va beaucoup plus loin. La seule mesure efficace, vraiment, serait un allongement des durées de garanties.

 

D'ailleurs, la différence entre USA et URSS devient de plus en plus ténue, et les USA arrivent même à rapprocher URSS et Allemagne Nazie.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 07:22

On a un cas d'économétrie pur en gestation. Uniquement crée par les sanctions.

Il est clair qu'un pays disposant de grosses ressources fossiles (ou minérales, ou autres), a une tendance forte à souffrir de "Dutch disease", ou maladie hollandaise, démontrée après la découverte du gigantesque gisement de gaz de Groningen.

Celui-ci, en fait, n'avait apporté aucun mieux au pays, sa découverte étant compensée par la perte d'efficacité globale.

Ce syndrome touche la plupart des pays bénéficiant de ces ressources, comme le Vénézuela, l'Arabie Saoudite, l'Algérie, où, en dehors du secteur pétrolier n'existe rien.

Pour l'URSS, c'était un peu différent. L'effort industriel des années 1930 et 1940 s'est déroulé avantles grandes découvertes gazières et pétrolières des années 1950, et ce sont sans doute celles-ci qui ont abouti, finalement, à la grande stagnation Brejnevienne, et à l'effondrement du pays lors de son pic-oil.

 

Or, aujourd'hui, l'Iran, accablé de sanctions, semble bel et bien sortir de cette spirale maléfique de l'effet d'éviction du pétrole et des ressources naturelles sur le reste de l'économie.
En effet, en combinant, sanctions et dévaluations, l'Iran arrive à des résultats macro-économique fabuleux, à savoir un taux de couverture des importations de 60 %, HORS PETROLE ET GAZ.


En tout cas, cela indique une forte naissance ou renaissance industrielle du pays, et bien sûr, une situation genre 1945-1950 en occident, avec une inflation très forte, suite à la dévaluation, une monnaie en déshérence, et une économie productive.

Bien sûr, on peut se lamenter sur le défaut de pistaches, mais là n'est pas l'important. Comme je l'avais indiqué, le Zaïre "puni", de la fin des années 1970, par le FMI, avait doublé sa production agricole, et augmenté de 50 % sa production indistrielle, en pas même deux ans.

Il est clair qu'une sortie de l'euro et une dévaluation conséquente, est, pour bien des pays, la seule solution.

En réalité, le débat agite aussi l'afrique francophone, où certaines réclament enfin une monnaie réaliste, adaptée à l'économie de leurs pays, et la dévaluation, ou la sortie du franc CFA, devise uniquement destinée au vol et à la spoliation des populations par les élites. 

En effet, à une époque, 99 % du CFA résidait... dans de grandes banques parisiennes...

 

Quand au reste des critiques contre la RII, elles pourraient être appliquées partout dans le monde. Souffrance sociale, inflation nettement sous évaluée, difficulté à payer les loyers...

 

La plupart des pays européens ont besoin de dévaluation, à l'exception de l'Allemagne, a la monnaie sous-évaluée.

L'Allemagne demande donc à ses "partenaires", de supporter une politique qu'ils ne s'appliquent pas à eux mêmes.

Il reste qu'une dévaluation est un appauvrissement... Pour certains.

Considérant la loi de Paretto :

- 20 % de la population est percluse de dettes,

- 40 % ne posséde pratiquement rien, au mieux un bien immobilier,

- 20 % de la population disposent de 20 % de l'épargne,

- 20 % de la population ont 80 % de l'épargne, il s'ensuit que dévaluation et inflation qui s'ensuit est d'abord l'appauvrissement des 20 % supérieurs, objets de toutes les attentions.

 

les 20 % du bas du panier, ont eux, tout intérêt à une dévaluation de leur stock de dettes. L'euthanasie du rentier, chère à Keynes, est contenu dans toute dévaluation. La France dévaluatrice des années 1920 et 1945 était d'un grand dynamisme économique, car un certain nombre de rentiers branleurs avaient du se mettre au travail, et l'investissement physique, ne coûtait pas grand chose, ou rien. 

 

Le Thatchérisme dont certains nous rebattent les oreilles n'ont été que la remontée d'un taux d'endettement global, tombé à 110 % du pib en 1979, remonté à 500 % aujourd'hui, et probablement plus vraisemblablement à 1000 %.

 

Le dit thatchérisme, d'ailleurs, prévoit des impôts écrasants pour les pauvres (13 %), et ridicules pour les riches (13 %).

 

Pour revenir à nos moutons, l'Arabie saoudite, elle, importe 99 % de ses besoins...

En cas de rupture du système économique, ce sera le carnage...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 12:21

Les pays du golfe se sont réunis, et ont cogités. Ils ont parlé de Peak oil. Et en même temps, une étude est parue sur l'impact du PO (chipé sur le blog de Yonanda).

 

On voit d'ailleurs une étude sans concession des pays dudit golfe.

 

93 % des ressources du budget saoudien sont pétrolières. Tout est importé. C'est une Union Soviétique totalement extravertie, avec la différence essentielle, c'est que l'URSS avait une autosuffisance réelle, c'est à dire industrielle et agricole (même s'il y avait des mauvaises récoltes), sans mesure avec les pays du CCG.

 

Le système d'enseignement est pitoyable, et la seule chose qui est regardée, c'est l'enseignement religieux, et pas du tout l'enseignement technique.

On n'y apprend rien, 80 % de la population est importée.

Belle manière de dire que la religion est hypertrophiée ce qui est cocasse dans la bouche des représentants des pays arabes.

 

La Globalisation est perçue comme de plus en plus négatif, et avec le PO, impossible à maintenir, et l'impact se fera sentir AVANT l'apparition même du PO.

 

C'est à peu près, ce que je ne cesse de dire depuis des années, le crash du marché immobilier, notamment US, a été le fruit du renchérissement de l'essence. Les trucs bâtis n'importe où, au milieu de nulle part, dépendant de la bagnole ont péris en premier.

 

En même temps, ils ont été victime d'une certaine continuité provisoire de l'économie. En effet, une communauté agricole sera d'avenir dans 50 ans, là où les habitations ont été abandonnées. Mais ce sera une communauté agricole et industrielle autocentrée, et pas ouverte, ou seulement de manière marginale, sur l'extérieur. 

Là, les manipulateurs de symboles qui y habitaient recherchent encore des emplois de manipulateurs de symboles.

 

Mais, là où je vois une divergence essentielle, c'est sur l'appauvrissement, et sur l'impact selon les pays.
En effet, la Russie avait 181 millions d'habitants en 1916, avec un niveau de stagnation technique ancienne et d'équipements pas terribles, des communications pitoyables, et pourtant, ils arrivaient à vivre, à faire beaucoup d'enfants (richesse en milieu rurale qui a besoin de main d'oeuvre). Aujourd'hui, ils sont urbains, la natalité remonte un peu, revenant de loin, mais le modèle prégnant occidental est rentré dans les moeurs : marié, deux gosses, avec la pression d'un logement toujours difficile à trouver en milieu urbain, et toujours cher.

 

Dire que nous allons nous appauvrir de 45 % d'ici 2020, et de 90 % d'ici 50 ans, est surréaliste. Il faut d'abord définir ce qu'est la pauvreté, et notre richesse supposée (ou suppositoire, pour nous dire qu'on l'a dans le cul ???)

En effet, en 1945, 1.5 % du PIB va au logement. 25 % aujourd'hui. Ce qui laisse une marge de baisse importante.

Et on entend dire, çà et là, que la baisse de l'immobilier, c'est "bon pour la compétivité de la France". avec toujours refrain et rengaine du "million de logements qui manquent".

 

Pour les pays du golfe et arabe, l'avenir est simple à prédire. Ce sera des cités des sables.

Pour les pays européens, un dégrossissement des villes, comme observé en Russie après 1917, et en Grèce et en Espagne aujourd'hui, et le retour au village.
Sans doute, la majorité des 80 % d'importés dans les pays du golfe, retourneront chez eux. Ils n'auront plus de raisons de rester.

 

C'est, l'entassement de la population, et la nuisance de cet entassement qui fait la "richesse" actuelle.

Après, il reste l'utile et le futile. Passer ses vacances au Pérou est il utile ? Ni à l'intéressé, ni au pays d'accueil.

je pense davantage à une question de "tri", entre ce qui est important, et le reste...

 

Le calcul du PIB, profondément censé à l'origine est aujourd'hui psychédélique, comme il est montré dans la chute des parts industrielles. Promener les chiens dépressifs des riches comme à NY permet sans doute de gagner sa vie, mais est ce fondamentalement utile ???

 

Le recyclage des verres est il utile ? Avant, on les consignaient et on les rapportaient, ce qui évitaient de les refondre...

La refonte est une manière pour l'industriel d'engendrer une "obsolescence programmée", afin de justifier  sa présence. Après, il a recyclé, en disant "voyez, j'économise 95 % de l'énergie en recyclant".

Et si on avait continué à consigner ???

 

On se gargarise des chiffres de la sécurité routière, bons. Bons, pour une simple raison : on roule moins, et de moins en moins.

 

Pour les sociétés industrielles, la transition sera surtout de se passer de trucs dont on a pas besoin, et qu'on n'a pas les moyens de se payer.
En même temps, les billes qui nous gouvernement depuis 1973 on été incapable de prédire "le coup d'après".

Ils n'ont absolument pas préparé la transition et au contraire, ont accéléré l'allure dans la même direction.

 

Alors, la population devrait baisser. Dans quelle mesure est la bonne question. L'Afrique noire, par exemple ne manque pas de terre, mais a surtout souffert de ne pas avoir de structures étatiques stables avant la colonisation.

Après, la densité de population accrue permet le développement, et si le projet transaqua était accompli, le Sahara pourrait être notablement réduit.

L'Amérique du sud aussi, n'est pas très peuplé, mais les mégalopoles tertiaires sont aussi dans le paysage.

 

Le moyen orient, l'Inde, et la Chine risquent une problématique explosive. Les pays arabes sont loin d'être suffisant ni en eau, ni en agriculture, et l'Inde tourne à la poubelle aux dimensions d'un pays.

 

Pour ce qui est de la Chine, même topo, les activités agricoles ont été abandonnées, la population concentrée dans les villes, pour fabriquer pour des occidentaux des choses inutiles, dont ils n'ont pas besoin, et qu'ils n'ont pas les moyens de payer...

 

Résumons : une baisse de 50 % du niveau de vie ne se sentirait même pas si :

- la part immobilière (25 % du pib) est drastiquement réduite,

- la part financière de l'économie, qui atteint ou dépasse 25 % du pib est réduite dans les mêmes proportions...

On risque aussi de souffrir de la non construction de NDDL, de sa fermeture prématurée, de la fermeture prématurée de bien des aéroports, de la fin des croisières, de la fin d'un tas de choses, qui, si ils font partie du paysage, n'en ont pas moins une utilité sinon réduite du moins incertaine...

 

Après, effectivement, on passera dans le dur, au risque, dit on, de n'être plus des démocraties. Mais il faudrait prévenir ceux qui le disent, que ça fait bien longtemps qu'on n'est plus des démocraties, et qu'on a passé le stade de faire la transition de manière organisée, il y a bien longtemps.

 

Les activités réelles et productives, agricoles et industrielles -communistes- ont été remplacées par des activités futiles -"modernes"-, dans un cadre de pétrole abondant.

On commencera d'abord par retourner à ces activités abandonnées, et c'est déjà en cours. Le neuf fait la place à l'occasion retapée, et c'est un mouvement de fond.

 

Après, la baisse de la population -ou non-  dépend aussi d'autres choses : des structures étatiques, des politiques menées, du frein démographique sur lequel on appuie ou pas, pour accompagner la baisse.

 

En effet, un Ben Ali misant tout sur le tourisme et l'industrie était un idiot. Il a délibérement laissé 25 % (officiellement, en réalité 50 %) de la population en dehors du "développement, pour répondre aux dogmes extérieurs de "gouvernance", du FMI et consorts.

 

Il lui suffisait de ne pas sacrifier son agriculture, et de donner trois sous en subventions...

 

Partout, dans la crise, ce qui sera déterminant, ce sera le rôle des structures étatiques, malgré tout, au service de la population.

En même temps, on voit bien aussi dans les études, un anti-sovietisme résiduel. La Russie devrait baisser en population. Pourquoi ? Mystère, pas d'explications.

 

On imagine mal un pays comme l'Argentine périssant. Mais, ce qui devrait périr, c'est le modèle d'une ville hypertrophiée, Buenos Aires, dans un pays vide, ou presque.

Et cela, risque de poser de gros problèmes.

 

Ceci dit, sans pétrole, ou avec simplement un peu moins, j'aimerais bien qu'on m'explique comment la globalisation va perdurer.
Mais il faut aussi, définir une politique, qui ne soit pas simplement, une tentative de réanimer le cadavre de la croissance, dans un cadre dépassé.
Les USA n'ont pas eu de croissance depuis 1990, l'Europe depuis 2000, hors tripotages statistiques.

 

Bref, un péril n'est souvent un péril que quand on ne l'affronte pas de face. Tout bon marin sait ça, comme on ne tourne jamais le dos à un chien qui jappe.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 08:27

La France, nucléocrate et antiéolienne, va connaître un profond bouleversement. On peut différer une évolution technique, mais elle finit toujours par pointer son nez, et de façon pire encore.
Car, à un moment, on a un phénomène de déversement d'une industrie mature et compétitive, car d'autres se sont assurés de son élevage et de sa maturation.
Il ne reste plus qu'à suivre le mouvement.

 

Les autres phénomènes, mitage, et nimby seront contournables. Il est d'ailleurs assez cocasse de mettre en avant le mitage alors qu'on a artificialisé 10 % du territoire depuis 1945.

Mais, là, c'était pour une rente foncière et un phénomène accepté, le pavillon individuel.

 

Comme la valeur du pavillon individuelle, surtout résidence secondaire campagnarde, va devenir problématique, c'est à dire quasiment nulle, et que le prix des terrains constructibles prend le même chemin, d'abord en campagne, ensuite dans les villes et que tout, finalement, va s'aligner sur ces prix, la rente foncière va s'évaporer.

 

Quand une rente s'évapore, il s'ensuit un dynamisme certain. En 1945, devenir commerçant était facile et aisé. Le fond de commerce était symbolique, comme le loyer.
Avec la rafale de faillites en préparation, on peut penser qu'on va suivre le même schéma. D'après mes renseignements propres, de mon propre réseau de renseignement, il existe UN commerçant sur la Ville du Puy qui n'affiche pas un chiffre d'affaire en baisse...

(la nature de son activité est d'ailleurs intéressante et symbolique).

Et certains sont dans des situations de trésorerie désespérées. 100, 200 ou 300 euros de dépenses imprévues sont des casses têtes...

 

Finalement, les "stabilisateurs automatiques", ont permis, pendant une période, de croire que la disparition de l'industrie locale (les 4 000 emplois de tanneurs de 1975) serait sans importance.

Pour empêcher les révoltes, on a mis en pré-retraite, au chômage très correctement indemnisé de l'époque, et la disparition de l'industrie en question, ou du moins, sa contraction en un croupion symbolique, a pu passer comme une lettre à la poste...

 

Aujourd'hui, retour au fondamental. Il faut produire local et l'éolien a un avantage, c'est qu'il est "ventilable", sur la totalité du territoire, au contraire d'un nucléaire trop concentré. Si les locaux sont sensibles aux retombées économiques et emplois du nucléaires, le phénomène sera le même pour les communes qui l'accueilleront.

 

A un niveau bien moindre, bien sûr, mais colossal pour certaines communes rurales. Le nimby s'effondrera avec l'effondrement de l'immobilier.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 13:19

On m'a envoyé un petit texte, dont je voudrais parler. On nous cause de "déluge pétrolier".

 

Je voudrais mettre ça en rapport avec l'histoire. En 1939, les monde produit 285 millions de tonnes de pétrole, et en 1944, on atteint 356.
Pour les USA, cela se chiffre respectivement à 171 et 227 millions de tonnes. A ce moment là, 418 000 puits étaient forés, et on peut constater qu'aux USA, on fore beaucoup. En 2007, 2/3 des puits en activités (500 000 sur 750 000), étaient aux USA.

 

Mais, le forage de ces années là était loin d'avoir l'efficacité d'aujourd'hui, on récupérait quelques % d'un gisement, et on allait plus loin.

Aujourd'hui, on fait couramment du 30 à 50 %. Le système économique aussi est en cause. Il n'était pas rare de voir deux puits à quelques mètres l'un de l'autre, se tarissant l'un et l'autre.

 

" C’est le cas des célèbres puits du bassin de la Kern River, au nord de Bakersfield (Californie). Abandonnés à la fin de la deuxième guerre mondiale, remis en service en 2007, ils produisent aujourd’hui davantage de pétrole qu’aux heures les plus glorieuses de leur exploitation. Ils sont devenus emblématiques d’un boom pétrolier que les majors envisagent de répliquer partout ailleurs."


Évidemment, il a un peu échappé à la propagande que les techniques d'extraction d'il y a 70 ans et d'aujourd'hui ont un peu évolué...

(Bien entendu aussi, les gisements percés se détruisant par l'invasion de bactéries bouffeuses de pétrole, il faut en conclure que ce pétrole n'avait pas été atteint, ou que le réservoir s'est rempli à nouveau de pétrole abiotique ?)

 

Mais, quand on voit les chiffres de forages, tant en 1944 (418 000) qu'en 2007 (500 000), et bien pire aujourd'hui, avec les forages pour pétrole et gaz de schiste, on doit constater l'existence aux USA d'une industrie puissante, qui a tendance à créer son environnement. Et puis, à force de forer, on finit toujours par trouver quelque chose, mais rien n'indique qu'ailleurs, l'énergie produite paierait la création d'une industrie de même capacité ailleurs.

 

Et puis, si on veut rigoler franchement, il suffit de mettre en relations consommation et production US. Et comparer production d'aujourd'hui et  d'hier n'a pas plus de sens. En 1945, on consommait moins du 1/10 de ce que l'on consomme aujourd'hui. Alors retrouver la production de 1939, ça n'a pas plus de sens.

En 1939, la consommation par habitant des USA n'atteignait pas 1.3 tonne, aujourd'hui, elle dépasse encore les 7. Et la population est beaucoup plus nombreuse (310 millions, contre 136). 

Globalement, la consommation US a atteint 834 millions de tonnes en 2011, contre combien en 1944 ? A cette époque, les USA étaient, de plus, massivement exportateurs...

 

Il faudrait un peu "soviétiser" l'économie et les annonces, c'est à dire renvoyer les analyses au niveau concret et physique. Sans compter la "valeur ajoutée" apportée par des activités aussi indispensable que promeneurs de chiens dépressifs, empaqueteurs de courses, et bien d'autres...

 

Je l'ai souvent dit. Revenir à 1939, tant en matière de parc automobile fonctionnant au renouvelable, qu'en matière de production de bien des ressources naturelles ne poserait pas vraiment de problèmes.

Même les gisements de charbons françaises, totalement épuisées, officiellement, seraient capables de produire quelques dizaines de millions de tonnes par an. Mais après, se pose la question du prix, des ressources consacrées à ces extractions.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article