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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 21:10
Ukraine : la guerre...

5 séparatistes ont été tué au combat à Slaviansk. Bien sûr, en occident on s'alarme, non du fait, qu'il y ait des morts, mais que la Russie pourrait, éventuellement, intervenir.

Bien sûr, on peut faire le parallèle avec la visite récente de Biden, à Kiev.

La Russie a d'ailleurs, aussi, le culot de réclamer le paiement de son gaz, interrompu depuis janvier.

Elle a d'ailleurs, le culot non moins grand d'entretenir des troupes russes sur le sol russe. Ils ont pas entendu parler de la culture hors sol ???

D'ailleurs aussi, il y a des menaces occidentales de sanctions. On se demande sur quoi, parce qu'il sera très difficile aux occidentaux de barrer les exportations russes, principalement de gaz et de pétrole, dont ils sont eux-mêmes, très friands.

Là, il est très génial pour les occidentaux que 5 personnes aient été tués par le régime de fait, et non le régime légal, les mêmes occidentaux qui poussent des cris d'orfraie sur les morts syriens, tous imputés aux régime, alors que le bilan officieux de Rami Abdel Rahmane, alias OSDH prétend que ce sont les forces du régime qui paie le plus fort tribut à la guerre.

Il est bien connu que les indésirables appelés jihadistes, ne meurent jamais au combat. Cette chair à canon, pas chère, est comptabilisée seulement quand Rami Abdel Rahmane y est obligé. C'est à dire quasiment jamais.

Comme dans les conflits modernes, 90 % des tués le sont par l'artillerie, et que la supériorité en la matière du régime syrien est incontestable, on peut penser que les pertes jihadistes (120 000 combattants), sont à la mesure de leur nombre.

On se casse beaucoup la tête, d'ailleurs, en ce moment pour les jihadistes. La réponse est tout à fait simple, et basique. On peut ressortir la haute trahison, du chapeau, et les traiter comme tel.

Pitoyable est Fabius, qui ne veut pas d'affrontement militaire avec la Russie, après que la Pologne eût fomenté un coup d'état. Il ne veut pas, ou l'Europe ne peut pas ? C'est sans doute la deuxième solution qui est la bonne, avec, en plus, la dépendance européenne au gaz russe.

Les européens, eux, confondent budgets militaires colossaux et le fait d'avoir une armée. S'ils ont des budgets militaires pour goinfrer quelques porcs, ils n'ont plus d'armée opérationnelle. Les américains n'ont même pas les moyens de déployer 10 000 hommes en Pologne, comme le réclame le gouvernement polonais. Les "disponibilités" se situeraient plutôt à 600 hommes. Et encore, cela diminuerait encore les effectifs disponibles pour un saupoudrage.

Le gaz russe, d'ailleurs, qui s'implante même en Italie, aux dépens du gaz algérien, dans un contexte de chute libre de la consommation.

Si la Russie semble réticente à un agrandissement, pour des raisons internes et externes, les séparatistes russes parlent désormais d'une "Novorussia", sur les bords de Mer Noire.
Les occidentaux, eux, veulent ... fournir du gaz à l'Ukraine... Quel gaz ? Un gaz russe qu'ils leur revendraient ?

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 20:47

Certains m'ont dit que je détestais le nucléaire. C'est faux. Mais je déteste le mensonge, l'arrogance, le déni, dans lequel vit cette industrie. Une industrie d'ailleurs, très largement inutile, mais dont on feint de croire qu'elle a la moindre viabilité, voire la moindre finalité, autre que de faire un volume d'affaire suffisant pour que certains vivent bien, et possèdent des places "d'experts", en rien, mais valables en tout.

La Russie vient de cesser ses ventes d'uranium recyclé. La source secondaire qui alimentait l'industrie nucléaire est tarie.

Les USA aussi, ont grandement tapé dans leurs stocks militaires, et l'on peut dire qu'une période s'achève.

De toute façon, même si on décidait de finir le stock militaire, et de désarmer totalement, près de 90 % du chemin a été accompli.

Il reste environ 5000 têtes nucléaires aux deux ex-supergrand, dont sans doute, la moitié d'utilisables. Il est douteux qu'ils aillent au delà. Ce stock secondaire, a assuré depuis 1989 la survie du nucléaire civil, car la production, depuis cette date, est insuffisante.

L'uranium militaire russe a fourni depuis 15 ans, la moitié de la consommation d'uranium US. Les dits USA auraient bien voulu que cela continue, mais un stock restant un stock, quand il est fini, il est fini.

Bien sûr, la Russie va tripler sa production, dit Rosatom. Elle va passer de 3200 tonnes à 8400.

La source secondaire comptait environ pour 25 000 tonnes par an. Pour ce qui est des centrales au Thorium, on nous dit qu'il existe plusieurs milliers d'années de combustible, il reste que la technologie du thorium est aujourd'hui, encore, dans les limbes. Et quand on nous parle de nucléaire, c'est de nucléaire classique, avec son carburant classique.

D'ailleurs, s'il existait une technologie du thorium, celle-ci aurait déjà complétement terrassé celle du nucléaire classique.

D'ailleurs aussi, vu qu'en occident, la recherche sur la filière thorium est tombée à zéro, ou presque, il faut la voir pour ce que c'est : un simple argument d'articles de journaux. Quand aux réserves ultimes, c'est sans doute très intéressant, mais à partir d'un certain niveau de dilution, il est impossible de savoir si on pourra récupérer quoi que ce soit, ou du moins, le faire avec un TRE supérieur à 1.

Comme je l'ai dit, les nippons ont réussis à récupérer un kilo d'uranium dans l'eau de mer. En dépensant combien de fois plus d'énergie ? 10, 100, 1000 ou 10 000 ? SI l'on était "seulement", à 10 fois plus, ce serait phénoménal.
De plus, pour le Thorium, je conseille de lire Jules Verne. En 1850, il parle des réserves de charbon britanniques et chinoises. Les une sont de 800 ans, les autres de 2000 à 3000 ans. Dans les faits, les 800 ans se sont révélés 150, et la Chine aura sans doute largement tout épuisé en 2100... Soit, division par 10, aussi.

De même les stocks d'uranium étaient abondant, quand ils ne servaient à rien (1960-1980). aujourd'hui, on est toujours dans un déficit massif qui devrait s'accroître encore, avec la mise en service des centrales chinoises. De plus, il est clair que la filière elle même est fortement consommatrice d'énergie, à tel point qu'on se demande là aussi, si le TRE de l'uranium est bien au moins égal à 1. On n'exploite plus les mines avec des petits bras musclés. Et les usines d'enrichissement, non plus...

Pour ce qui est de produire, et de stocker de l'électricité sans risque, à l'heure actuelle, il suffit de quelques travaux importants, certes, mais de simple génie civil.
Donc, il n'est pas la peine de se fatiguer à essayer de justifier une filière démodée, et obsolète, au moins actuellement, et dans sa configuration actuelle. .

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 17:06
Tous mourrus !

Les centres commerciaux US meurent à grande cadence, il faut dire que le gueux, qui plus est, dé-motorisé, a peu de chance d'aller de manière constructive (c'est à dire de claquer un tas d'argent), au mall proche, symbole de l'américanisme et de la civilisation.

Sans surprise, la "dead malls belt" (copyright P. Reymond), correspond grandement à la "Rust belt", et les ménages désargentés, ne paient plus le plein du fiston, qui n'a plus de fric à dépenser, faute de pelouses à tondre, de chiens à promener, etc...

Il se contente, désormais, d'acheter de la nourriture, et plus en nippes la "marque qui claque", acheté 5 $ en Asie, et revendue 150 $. La connerie et la mode ont leur fin dans le porte-monnaie.

D'ailleurs, la question la plus importante, c'est celle de la nourriture. Mais les pisseurs de copies, journaleux, ont du mal, vraiment, à comprendre les enjeux.

La famine, c'est pas pour 2050. C'est pour tout de suite. 1/7 de l'humanité souffre sévèrement de la faim, et la moitié a un repas par jour, même dans les pays de l'OCDE, un nombre respectable de ménages souffrent de la faim.

Les révolutions arabes ont été provoquées par la montée simple du prix des denrées, et les émeutes ont été mondiales.

Le détonateur a été... 1),la spéculation 2), la politique ukrainienne, en 2007, tout le réseau d'irrigation du pays était hors d'usage, mais avec des réservoirs pleins. Le pays n'avait pas dépensé un seul sou dans son entretien depuis 1991. Et comme au moment fatidique, le pouvoir, devant la montée de la grogne populaire a suspendu, comme la Russie, ses exportations, les prix ont flambés.

Mais, pour l'économie de marché, c'est génial, ça fait des bons à la baisse et à la hausse, donc des possibilités de profits énormes.

Simplement, comme je le dit souvent, et comme le dit Jancovici, la guerre des ressources, c'est pour demain. Et avec le voisin. "Qui a terre a guerre", dit le proverbe occitan. Simplement, celui qui a le plus de terre, a le plus de ressources.


Parlant de ressources, la narrative de "l'empire est éternel", revient en force. On aura du pétrole à volonté, nous dit on. Intéressant. Comme ça, en 2100, on sera tous morts dans une décharge à l'échelle du monde. Trêve de plaisanterie, ce n'est encore qu'un avatar. Les nippons, avant Fukushima avaient réussi à extraire un kilo d'uranium de l'eau de mer. Ils en ont conclu, malgré tout, que ce n'était pas rentable, le Taux de Retour Energétique (TRE ou EROIE en godon), étant très largement négatif, et l'opération, une curiosité de laboratoire.
Sans doute, transformer l'eau de mer en pétrole sera transformer un d'énergie fossile, en un de pétrole. C'est intéressant 1) tant qu'on a d'autres sources d'énergies, 2), pour des usages marginaux, et non pour les 4.5 milliards de tonnes extraits. Hitler, en contrôlant un contient avait réussi à produire 10 millions de tonnes de carburants synthétiques.

On imagine l'empire US, consommant ses 800 millions de tonnes de pétrole annuels, réduits à ne serait ce que 50...

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 22:38

Entre il y a pas longtemps, l'article précédent et maintenant, la situation évolue à toute allure : le pouvoir qui ne voulait pas entendre parler de fédéralisation, parle désormais de referendum, signe évident que les choses lui échappent.

" Opération anti-terroriste et stabilisation de la situation : on est en pleine novlangue ce qui révèle la véritable nature du régime en place. "

Quel régime ? Le notre et le leur ! Un régime qui accuse les insurgés de l'est de n'être "pas élu", comme si eux, l'étaient.

De plus, la fermentation gagne aussi l'ouest du pays, où "l'ordre" est maintenu par des pillards, avec la même crise sociale qu'à l'est, et peut être encore pire...

Mais les lecteurs décervelés de l'immonde croient toujours que :

- ils sont en démocratie,

- et pas en face. Le pouvoir poutinien est bien plus légitime qu'un pouvoir soutenu par 13 à 18 % de la population, et qui lui dit "cause toujours". Quand à n'être pas dictatorial, c'est simplement à condition :

- d'avoir un métier sûr,

- et bien payé. Les pratiquement 10 millions de sans emplois de France ne trouvant sans doute pas le régime bien sympathique.

Je rappellerais le dogme de base : on pouvait facilement mépriser la Russie quand l'énergie était abondante et bon marché, aujourd'hui, ça devient plus que problématique, et quand on parle de sanctions, ça devient comique.

Encore plus comique, le pic de l'uranium de seconde main est là. La Russie a cessé de fournir de l'uranium recyclé, faute de stocks restant.
On peut penser, donc, que le déclassement des centrales nucléaires US va commencer à grande allure (50 % de la consommation était fournie par la Russie).

«sorties du nucléaire involontaires et peut-être chaotiques, avec des baisses de tension, des pannes d’électricité, voire pire encore.»

La crise sociale, d'ailleurs, devrait nettement se propager en France, avec la hausse rétroactive de l'électricité, décidée... Par le conseil d'état, même pas demandée par EDF, plutôt inquiet de la mesure et qui risque de déclencher une baisse massive de la consommation. (deux hausses de 5 % étaient, par ailleurs, dans les tuyaux).

On parle d'un remake de la manoeuvre sur les prix du pétrole, qui fit chuter l'URSS, pour faire chuter la Russie, cette fois. Peu de chances, que, cette fois, cela réussisse. Les réserves US sont trop faibles, pour un marché trop tendu. Cette fois, c'est eux qu'ils risquent de faire chuter...

Et les saoudiens, en pleine crise sociale, seront sans doute très réticent à collaborer.

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 05:55

Sur le gaz russe... gnagnagna fin d'hiver, moins de chauffage, stocks, northstream...

En réalité, les pisse copie des échos prennent leurs désirs pour des réalités.
Le gaz a trois usages équivalents, chauffage, production d'électricité, production industriel. Il est vrai que la saison de chauffage n'est plus là, mais en contrepartie, il y a la connerie occidentale, du zéro stock : comme il coûte cher, il est réduit, et les stocks de gaz ne sont plus ce qu'ils étaient, mais environ la moitié des grandes années.

Quand à prendre son gaz ailleurs, il faudrait préciser que les autres producteurs vendent déjà leur production... Et que les marges de manoeuvres sont réduites, sinon inexistantes, et que le gaz de schiste américain et ses éventuelles exportations, visent non pas des quantités phénoménales (les USA sont toujours déficitaires), mais à faire remonter les prix, pour sauver l'industrie du forage...

Quand aux livraisons européennes à l'Ukraine, elles vont buter sur le fait que les Ukrainiens n'ont pas un rond, et que cela finira les stocks encore plus vite... Elles sont donc politiques, déterminées par l'extrémisme polonais et est européen, du moins, de certains de ces pays.

Quand aux milliards des oligarques russes envolés, ils ne se sont pas aperçu que le placement à l'étranger, était surtout destiné à être perdus. C'est une vérité d'airain depuis l'éternité... Mais toujours méconnue.

Quand à la fuite des capitaux de Russie, les occidentaux y ont beaucoup prêté, et font ce qu'ils peuvent pour rapatrier les fonds, et qu'ils peuvent perdre encore plus...

De plus, il est difficile de discerner ce qui découle de la situation ukrainienne, et de la situation générale, qui indique une nouvelle marche de l'escalier. C'est l'économie mondiale qui semble entraînée dans une spirale de la mort.

Mais visiblement, les pisseurs ce copie ont des lunettes roses pour la situation de l'occident, et noires pour celles des autres.

Parler d'une "libération de Gazrprom", est absurde". Et c'est vrai, simplement parce qu'il n'y a pas d'alternative.

D'ailleurs, il semble que la demande aux USA même n'est plus ce qu'elle était, avec des fermetures massives de magasin, malgré, nous dit on "une économie forte" ?

En réalité, comme le dit le site De Defensa et Philippe Grasset, cette crise ukrainienne semble être une crise beaucoup plus forte que le reste, et peut être LA crise terminale du système. Il en faudra bien une.

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 16:17

Anne Lauvergeon n'ira pas dans un ministère, mais par contre, elle sera écoutée par le juge.

Uramin, le nanard a été largement surpayé par Areva. Certains disent que c'étaient des pots de vin pour vendre l'EPR à l'Afrique du Sud.

Mais pour ce qui est de la vente de centrales, visiblement les nucléairocrates prennent leurs désirs pour des réalités.

Au Japon, le gouvernement essaie de faire redémarrer des centrales nucléaires (il n'en reste que 2 en activité), mais il y aurait des difficultés à en faire fonctionner plus d'une vingtaine (sur 58 il y a peu, moins celles de Fukushima).

En réalité, si les politiques prisent autant les industriels du nucléaire, c'est qu'ils doivent sentir une incompétence au moins égale à la leur, et une absence de vision d'avenir tout aussi dantesque.

Quand à la Chine, confrontée à une grave crise économique, la relance par des investissements, notamment énergétiques, n'est pas d'actualité (chute de la demande ??? Syndrome nippon ???).

Contrairement à ce que disent les dirigeants passés, présents et futurs d'EDF, le stockage d'électricité, on sait très bien le faire, sous forme d'eau et de STEP.

L'Espagne a comme première source d'énergie électrique, l'éolien, en 2013. L'électricité solaire a vu son coût s'effondrer à une allure jamais vue.

Il ne reste plus

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 00:22

Vladimir Poutine est vraiment très fort. Il faut dire qu'il a jeu facile, face à des adversaires navigant à la gaffe.
Il s'est mis en mesure, en 15 ans de pouvoir, de mettre l'Europe occidentale à genou, en un claquement de doigt.
D'abord, en faisant le plus facile, réorientant le flux de pétrole vers la Chine, ensuite en se prêtant au même jeu avec le gaz, réorienté, lui aussi vers l'Asie. L'intérêt économique n'est pas absent, car le gaz est plus cher en Asie qu'en Europe, mais l'intérêt stratégique est évident. Il ne dépend plus d'un seul acheteur. Le mouvement de bascule sera bientôt arrivé à son terme, et une Europe qui n'a pas le choix de son fournisseur, sera à la merci d'un fournisseur ayant le choix du client.

La rançon de la gloire sera sans doute un alignement des prix gaziers, de l'Europe sur l'Asie... Bien fait.

L'art de la guerre a donc été appliqué sans bruit, et c'est cela qui importe. On se met, patiemment, en position de gagner une guerre, sans livrer bataille, sans même tirer une cartouche, pendant que l'ennemi détruit son économie...

Sans même qu'il y ait eu besoin d'une seule menace de Gazprom, tout au long de ces années. Mais si Gazprom n'a jamais élevé la voix, l'Europe occidentale a compris, très provisoirement, le message.

Mais une tête de piaf étant une tête de piaf, sitôt appris, sitôt oublié.

Mais, on peut remettre cela en perspective avec le discours de Wauquiez. Le type qui propose une "autre Europe", ne sera pas ostracisé, il roule pour le système à plusieurs niveaux. Tout d'abord, il faut faucher l'Herbe sous le pied des vrais partis alternatifs, FN, DLR, même désormais parti de gauche, et bien sûr, François Asselineau, et il propose aussi une chose : abandonner les pays de grande dépendance énergétique au gaz russe.

 

Effectivement, ceux-ci n'auront qu'à se retourner vers la Russie, et tenter d'arrondir les angles.

Ce serait cela la réduction d'une Europe à 6 (Espagne, Italie, France, Allemagne, PB et Belgique), "sauvegardant" l'Euro. Et supprimant les aspects les plus conflictuels.

Donc, il n'y a rien de choquant dans la proposition Wauquiez, pour le système. Il cherche à le sauvegarder, en le réduisant. L'EURSS est à bout de souffle.

Il reste sans doute le moment du "petit coup d'épaule", que pourrait donner le maître du Kremlin. Ce petit coup d'épaule serait d'appuyer les partis souverainistes et anti-système, comme l'URSS le faisait, poltiquement et plus prosaïquement, monétairement. Le système soviétique a été en grande difficulté quand il a refusé de soutenir financièrement la grève des mineurs britanniques.

La Russie de 2014 n'est plus la puissance en déclin de 1984, et le pays ravagé de 1999.

D'ailleurs, l'Europe est en déclin énergétique. Mais contrairement à ce que dit Jancovici, je ne dirais pas que le déclin énergétique apporte la désorganisation croissante. Ce qui disparaîtra, ce sont les usages les plus absurdes.

Usage absurde en absurdie (USA), le forage des gaz de schistes a coûté, en 2012, 42 milliards, et a rapporté 32.5 milliards... On comprend la précipitation de l'équipe Obama pour faire remonter les prix, et les doubler ou tripler...

Quand à l'affirmation "le système déomcratique craquera", elle n'engage que son auteur, car le dit système démocratique est déjà défunt.

Le mot de craquer à deux sens. L'oligarchie tire dans la foule. De l'oligarchie jaillit le tyran antique "bienfaiteur et protecteur du peuple", qui se charge d'en éliminer physiquement une bonne partie.

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 22:19

Une fois de plus,la vieille loi du capitalisme est à l'oeuvre. Il faut accumuler le capital. Non dans les fonds diverses; mais dans du solide. Aujourd'hui, l'électricité renouvelable est à mi-chemin de la production d'électricité par le lignite et le charbon, en Allemagne.
Ceux-ci ont produit en 2013, 286 TWh et le renouvelable 147, soit 23 % du total de l'électricité produite (629 TWh) et 51 % de l'électricité produite par la houille et le charbon. Pas mal.

Depuis 2000, la production provenant du fossile évolue très peu, passant de 291 (houille + lignite) + 55 TWh (pétrole + gaz) soit 346 TWh à 286 + 76 soit 362 TWh, en progression de pas même 5 %, le renouvelable, lui, passe de 38 à 147 TWh, soit + 288 %.

Le nucléaire, lui, s'effondre, de 43 %.
Mais les chiffres ont un autre intérêt. La remontée du charbon est liée à la forte baisse au niveau mondial du coût du charbon.
Mais comme le miracle du schiste à l'air d'être terminé aux USA, la proportion de gaz utilisé remonte. Vladimir va être content.

Ce sont d'ailleurs des quantités marginales qui avaient fait baisser le prix du gaz, et la proportion de houille utilisée pour produire de l'électricité remonte aux USA.

Pour le gaz, l'utilisation est liée à 3 choses : le chauffage 1/3, la production industrielle 1/3, la production d'électricité 1/3. Pour la charbon, 90% sert à la production d'électricité.

La seule utilisation qui avait du mou, et qui pouvait absorber un léger surplus de gaz, c'était la production d'électricité, car dans le domaine, il y a beaucoup de capacités surnuméraires, et en Amérique du nord, c'est particulièrement vrai pour les centrales à gaz.

Les électriciens ont donc tiré parti au maximum du gaz de schiste, "switchant" l'usage du charbon.

Mais la volonté du gouvernement de voir remonter les prix du gaz, en vendant quelques cargaisons va les renvoyer vers le charbon.

Les centrales à charbon mises en service correspondent à des projets d'avant 2008, et il apparaît que ni le charbon, ni le nucléaire ne sont rentables désormais. Il n'y a plus de projets pour les centrales à charbon ou à lignite.

Une autre ligne est intéressante, c'est de savoir combien de pétrole est utilisé actuellement pour produire de l'électricité. C'est de plus en plus marginal.

Et d'ailleurs, pour répondre à un lecteur, c'est là qu'on voit la spécificité du pétrole, et notamment l'impact iranien, alors que les autres énergies connaissent une forte élasticité, l'élasticité du pétrole est faible désormais, et se tasse vers le haut.

Pour le renouvelable, on voit clairement 3 vagues : l'éolien, à partir de 2000, la biomasse à partir de 2005, le photovoltaïque à partir de 2009.

Les difficultés rencontrées récemment ne sont pas des difficultés structurelles. Simplement la rythme de l'investissement bouscule des rentes de situation, et répond aussi à une vieille loi du capitalisme, qui s'appelle le surinvestissement. D'abord parce qu'un investissement "frais", coûte cher, et tire les prix vers le haut, contrairement au retard technique, qui permet, dans un premier temps, une détente, et qu'ensuite, à des investissements, dans un marché étal, doivent correspondre des désinvestissements.

En creusant, on peut voir que la mise au rencart de la moitié du nucléaire a été, non pas une mesure conjoncturelle, liée à Fukushima, mais une mesure structurelle, finalement destinée à faire de la place.

La retombée dans une crise de l'investissement, donne un précieux renseignement : il faut encore faire de la place. Sans doute résoudra t'on ce problème en fermant les plus vieilles centrales thermiques.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 22:19

L'Ukraine tourne mal, on l'avait compris. Timochenko veut atomiser les russes ukrainiens, non les mitrailler, puis toute la Russie, enfin bref, je vous laisse deviner le ses général du discours, aussitôt démenti.

Mais il y a mieux. L'entente règne tellement à Kiev qu'Alexandre Mouzytchko s'est fait dessouder, apparemment par la police Ukrainienne ou du moins une de ses factions, et apparemment, il s'y attendait. Comme il est l'un des chefs de Praviy Sektor, au pouvoir en Ukraine, on devine l'état d'esprit des "gouvernants", officiels, enfin, auto-proclamés, qui n'auront même pas besoin de Vladimir pour s'exterminer mutuellement.

A cette allure là, il récupérera sans peine la totalité de l'Ukraine, et pour l'instant, donne raison aux 30 % des russes qui le désapprouvent et pensent qu'il est trop mou.

Quand aux troupes russes qui inquiètent Washington, il faudrait préciser qu'il est normal que des troupes russes stationnent en Russie, et que, de toute façon, c'est le modèle criméen qui donnera le là : 90 % de l'armée passera côté russe, sans un coup de feu.

Quand au pouvoir de rétorsion, il apparaît d'autant plus relatif que les entreprises russes sont endettées de 770 milliards de USD et qu'un défaut ordonné par le pouvoir, serait ravageur.

L'annexion de la Crimée vient d'ailleurs d'être reconnu par l'Afghanistan, ce qui en dit long sur le "pouvoir", US.

Le pouvoir US s'articulait sur la force militaire, complétée et supplantée la maîtrise des flux financiers. La force militaire n'existe plus, ou que très relativement, et le pouvoir financier n'existe que si on veut bien y obéir, soit forcé, soit acheté.

Le problème, en Ukraine, c'est que quand on commence à buter les idiots utiles, ou purge des cons, c'est qu'on ne sait véritablement pas où s'arrêter.

Comme disait De Gaulle devant le "mort aux cons", "Vaste programme !". Tout ça, ça fait désordre, et pour imposer une austérité aux peuples, il faut un pouvoir dictatorial sur de lui. Comme en Grèce, et surtout, qui se moque de son avenir.

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 23:44

Les occidentaux rendent un grand service au peuple russe et à la Russie, ils veulent l'exclure de tous les organismes internationaux.

"la Grande-Bretagne et ses alliés devraient trouver "un nouveau partenariat avec la Russie. Cela impliquerait que la Russie se retrouve en dehors de certaines organisations internationales, se voie imposer des restrictions durables à la coopération militaire et sur les ventes d'armes, et ait moins d'influence sur le reste de l'Europe"".

ça fait doucement rigoler. Economiquement, la Russie ne vend que du vrai et du dur, c'est à dire des matières premières, et contrairement aux années 1980 et 1990, il n'y a pas de marges pour faire s'effondrer les prix. La marge signifie un volume important de quantités disponibles non utilisées, pouvant faire actionner les appels d'offres, appelés marché.

Quand le type en face est quasi certain de trouver à vendre son produit, à prix supérieur, s'il est boycotté, il n'y a pas sanction. La dite sanction, d'ailleurs, des occidentaux, est celle de la cour de récréation : je te parle plus.

Enfin, dans 20 ans, si on a réussi à se passer de ce que tu fournis. Quand aux "restrictions durables", sur les ventes d'armes russes, c'est du plus haut comique troupier. Qui ira empêcher la Russie de vendre des armes ? Les empêcher d'en vendre à la Chine ? Peu probable. A l'Inde ? tout autant. A la Syrie ? comique. A l'Iran ? bof...

Donc, la Russie va se doter, et être obligée de se doter d'une industrie autosuffisante. A une époque, on a appelé ça le "socialisme dans un seul pays", où une industrie quasi-totalement autarcique en a fait la deuxième puissance mondiale, appuyé sur un réseau de chemin de fer puissant.

Comme le véhicule individuel n'y existait pas, et que le véhicule à moteur était rare, le régime ne trouva pas utile de doter le pays de voies de communications terrestres, "modernes", ce qui contraria beaucoup l'envahisseur nazi, qui partout ailleurs, avait déployé sa blitzkrieg sur les réseaux routiers existants, très bon en France, en Belgique et Hollande, permettant de déployer une vitesse maximum.

Quand on parle de gaz américain pour l'Europe, il ne faut y voir qu'une manoeuvre, destinée à faire monter les prix sur le marché intérieur.
En effet, il est interdit, par la loi US, d'exporter ces produits. Pouvoir expédier quelques cargaisons, peu importantes en réalité, de GNL, ne proviendrait pas d'un quelconque excédent, mais permettrait de faire remonter le prix du gaz US, sur le marché intérieur, en réduisant, simplement un peu, la quantité marginale qui oriente totalement le prix.

Le calcul d'apothicaire existe aussi sous les plus grands desseins. Pour les pétroliers, multiplier par 2, 3 ou 4 le prix du gaz aux USA, quelle bonne nouvelle cela serait.

Parce que le problème US, c'est qu'ils ne savent pas quoi faire du gaz, pour cause d'infrastructures obsolètes, antérieures pour la plupart à 1973. En conséquence, le gaz US s'est retrouvé face à une seule catégorie d'acheteurs, les compagnies d'électricité, seules capables d'absorber les quantités mises sur le marché, parce qu'ils ont, eux, des capacités inemployées assez phénoménales, parce qu'à une époque, on avait beaucoup investi dans les turbines à gaz.

Pour assurer l'équilibre du marché de l'électricité, les compagnies disposent de beaucoup de capacités de pointes, qui ne servent que quelques jours, ou heures par an.

La réaction a été simple. Les centrales à charbon ont été remisées sur la pointe et l'hyper pointe, et les centrales à gaz remises en service pour absorber une partie de ces quantités surnuméraires, mais à prix cassés. Une partie d'ailleurs seulement, parce qu'une bonne partie est simplement torché sur les champs de pétrole, faute de moyens d'enlèvements.

Produire sur un champs de pétrole ou de gaz, est une chose, pouvoir l'expédier en est une autre. Les découvertes récentes aux USA n'ont aucune importance, faute d'infrastructures. C'est la raison pour laquelle on a fait appel au chemin de fer pour le transport pétrolier, et qu'il y a eu les accidents récents au Canada.
Créer ces infrastructures, c'est long, très long. ça prend 20 ans. D'ici là, les gisements auront cessé d'exister.
C'est pour cela que les champs de pétrole de schiste du Texas sont si importants. Ils sont exploités à un endroit qui possédait déjà cette infrastructure.

L'élite, elle, vit dans sa bulle. Coupée des réalités, 20 % de la population est victime de son auto-enfermement. Bien sûr, certains n'y croient pas, et y voient une simple traîtrise. Mais il n'y a pas QUE ça. Il existe aussi, une donnée psychiatrique, connut sous le nom de "déni de réalité", qui influe notablement.

Sinon, un empire à la veille de sa dislocation ne tendrait pas ses vieilles structures vermoulues dans un ultime affrontement. Eux qui n'ont pas été capable de vaincre la minuscule Syrie, ils veulent abattre et faire plier sans doute ce qui reste un des états, et une nation des plus puissantes de la terre.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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