Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 23:43

"En même temps pour produire des cellules photovoltaïques il faut de l'énergie (pétrole/nucléaire) et du silicium, ressource non infinie s'il en est... De plus, durée de vie d'une cellule photomachin svp ? 10 ans ? 15 ans ?

Alors pour le Bangladesh, ils feraient bien mieux de mettre en place le planning familial avant qu'il ne soit trop tard avant de penser à donner de l'énergie à la tranche supérieure de la caste qui ne représente au plus que 5% de la population...

L'homme est une espèce invasive, éradiquons là avant que la Terre ne disparaisse !"

Le silicium est on ne peut plus abondant. Quand aux planning familial, il faut rappeler l'histoire. une des causes de la grande révolte des cipayes en 1857 a été la fin du contrôle des naissances imposé par les britanniques.

De plus, la fécondité dans le sous continent indien s'est effondrée en 50 ans, elle n'atteint plus que 2.12 enfants au Bangladesh. 2.5 en Inde, 3.1 au Pakistan. En Inde, d'ailleurs, le gouvernement, très actif depuis très longtemps en la matière, conteste les chiffres internationaux, disant que l'indice de fécondité est en réalité beaucoup plus bas, inférieur à 2, le Pakistan, lui aussi, souffrirait d'une sous estimation de la baisse, causée par des problèmes politiques.
Partagé en 4 grandes ethnies, celle-ci surestimeraient leur nombre, vis-à-vis de leurs voisins.
N'oublions pas, non plus, le problème qui atteint des dimensions dramatiques désormais : le sur-avortement qui toucherait les filles, dans la quasi-totalité de l'Asie, allant du Pakistan, à la Chine, et il manque, visiblement, 20 % de femmes. Ce qui relativise encore un indice de fécondité supérieur à 2.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 00:45

Le lobby nucléaire, c'est clair, pour moi, a gagné. Mais il est des victoires, dans l'histoire, qui se révèlent aussi totales, qu'illusoires et totalement éphémères.

Comme me l'a dit un lecteur, STX voit différemment, et en Inde, on voit différemment.

La simple existence de technologies alternatives, est le scrupule, ou "petit caillou", dans la caliga du soldat romain. De plus, on peut difficilement la vendre à l'étranger si on ne l'a pas testé chez soi.

C'est la raison pour laquelle, malgré la victoire du lobby nucléaire, les autres lobbys vont agir eux aussi. Parce que le nucléaire, malgré tout plafonne, et que globalement, le marché plafonne, en attendant de décroître. Le gâteau diminue et le nombre de convives augmente. Il n'y a pas de vertu en jeu. Les lobbys dominants, au cours des âges sont différents.

L'Inde, elle, pense autrement, notamment adduction d'eau. On subventionne la rétention des eaux pluviales, et mieux, on va réduire les factures pour ceux qui l'ont fait.

Voir, on la rend obligatoire...

L'optique est donc entièrement différente de celle observée par les grandes compagnies fermières. Celle de l'eau la plus chère possible.

Dans un cas, c'est la rente, comme pour le prix de l'eau et de l'électricité, dans l'autre, la rente est peu ou pas possible, donc on en reste sur la solution la plus efficace et la moins chère, la moins susceptible de sucrer les comptes de grandes entreprises...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 01:16

Au Bangladesh, on installe, chaque mois 80 000 systèmes photovoltaïques. Bien entendu, le prix n'est pas le même qu'ici. Le rythme est impressionnant et me rappelle ce qu'il se passait en Chine pour le solaire thermique il y a quelques années (ça devait être en 2007). 100 millions d'installations existait, et 100 millions crées en UNE seule année.

Par contre, elle, la France, a fait le choix du nucléaire à tout va, où plutôt, le lobby nucléaire a fait le choix du nucléaire à tout va.

Il reste que la situation actuelle a toutes les chances de se finir comme je l'ai dit : un débordement, de l'extérieur, vers la France, de toutes ces énergies renouvelables, devenues matures, peu chères, disponibles, et disposant de capacités de productions énormes, une fois saturés certains marchés, chercheront et trouveront d'autres débouchés.

Ce mouvement aura d'autant plus de violence qu'il sera retardé. Le luddisme primaire d'EDF et du complexe nucléaire ne peut qu'aller dans le mur, il est évident que le nucléaire va au devant d'investissements massifs, qui entraîneront de hausses massives des prix, et donc, rendront massivement intéressantes et compétitives les énergies renouvelables.

La courte vue du lobby nucléaire est patente. Si on veut décourager un mouvement, il vaut mieux l'encourager, car au départ, il y a toujours des loups et des loupés. Et un coût bien plus important.

De plus, il est maintenant vraiment clair que bien des "associations", ne sont, ni plus, ni moins que des faux nez du nucléaire.

Il est clair qu'EDF et consorts veulent protéger rentes et situations acquises du progrès technique. C'est comme d'habitude, complétement idiot.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 23:58

Comme dit l'ami Berruyer, qui met l'accent sur l'état très dégradé du réseau de ponts, aux USA, et d'une manière générale, dans tout le monde développé.

N'importe quel ouvrier doté d'un cap, peut voir la dégradation réelle des infrastructures, mais cela échappe aux "lois" de l'économie, et aux habitants des palais.

Le pont, de plus, n'est souvent même pas réparable, amendable, et pour ceux qui me lisent régulièrement, je rappellerais Agrippa d'Aubigné et Vauban. J'ai souvent rappelé qu'ils avaient plus souvent mis la main dans la chaux et le sable, que combattu, et qu'à un siècle de différence, ils avaient travaillé sur les mêmes forteresses. Pourtant, la chaux et le sable étaient réputée pour sa résistance.

Là aussi, on a le même souci qu'avec l'eau, les réseaux ferrés, et toutes les infrastructures. La situation est tellement tendue, qu'il n'y a pas de possibilité de réfection, voir simplement d'entretien...

Bien entendu, si des ponts qui venaient à s'effondrer seraient problématiques, il ne s'effondreraient pas tous en même temps, ils créeraient certes des situations d'engorgements extrêmes, mais pas de ruptures,

C'est de l'eau qu'il faut attendre la rupture... L'eau est un besoin vital, et les populations sont très gaspilleuses. Hier la consommation se limitait à la boisson et à la cuisine, aujourd'hui c'est la douche quotidienne, le wc, et sans parler, bien sûr, de la piscine.

Ce qui fait souvent, un pays développé, c'est de n'avoir qu'un robinet à tourner pour avoir de l'eau. On oublie simplement tout ce que cela implique.
Certains disent qu'on oublie l'économie quand on parle de ça. L'économie, c'est de l'investissement et du désinvestissement.

Là, le cycle de l'investissement, considéré comme passé, est remplacé par un cycle de la rente. Mais la rente, elle même s'épuise quand il n'y a plus rien à exploiter. On peut vendre une autoroute à un fond de pension. Et après ? Au bout de quelques années, il abandonnera la concession et on fera semblant de s'apercevoir que tout est à refaire.

Comme je l'ai dit, les aqueducs souterrains qui alimentent les villes, ne peuvent même plus être arrêtés pour inspection. D'abord parce qu'on ne sait pas par quoi on remplacerait, ensuite parce que, les canalisations pourraient simplement, imploser.

Bien entendu, plus le réseau est étendu, et vieux, plus il perd...

En campagne, c'est encore plus évident. Depuis des décennies, je mesure une route, qui se rétracte d'années en années. A l'allure où ça va; dans 20 ans, il ne reste plus de goudron...

Totalement pris en charge par le système, la population ne comprend même plus ce que sont les notions d'énergie, de peine, et trouvent normal, ce qui n'est ailleurs, pas évident.
On nous parle de bâtir des habitations sur les ponts. ça c'est déjà fait, et ça c'est toujours fini de la même manière.

Neuf, il n'y a jamais de problème, les "rues" étaient mêmes les plus propres et les plus coquettes. Et puis les ponts, au bout de quelques décennies s'écroulaient, emportant quelques centaines d'habitants.

Le gouvernement veut relancer l'immobilier. on se demande bien pourquoi on vise sempiternellement les 500 000 logements. Là aussi, aucune question sur le bien fondé de la démarche...

Là aussi, a t'on pensé, simplement, à revoir la construction actuelle, pour la remplacer par une construction perdurable et très bon marché ? Non, car on s'inscrit dans une "économie de marché", sensé faire tourner la machine économique, sans penser à la finalité.

On voit tout de suite que les mesures prises sont celles d'un gland, et pas d'un chêne. On augmente le PTZ, on repousse la date de remboursement ? On ne pense donc qu'au fric, et à relancer l'endettement ? Ce n'est pas une politique...

Bref, les structures ont atteint un tel niveau de développement, qu'on ne sait plus comment les gérer...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 19:47

Je vois dans la réaction à mes propos sur les villes qu'on a du mal avec un certain concept.

La ville n'est pas née au hasard, elle nait dans les endroits favorables. Le plus souvent à des noeuds de communications favorables.

Elles atteignaient un optimum, Paris, par exemple, de 524 186 habitants en 1788. L'appréciation semble correcte. Londres est plus importante, mais est un plus grand port, qui draine beaucoup plus loin.

Ce qui va faire le succès des villes, et leur permettre de multiplier par 10 sa population, c'est le charbon et le fossile. La construction du chemin de fer entraîne une plus grande aire d'approvisionnement, et une restructuration de l'espace. La vigne, par exemple, décroît partout, sauf aux endroits où elle s'est spécialisée dans la qualité, pour se concentrer dans le midi.

Le même phénomène est visible en Allemagne : l'Alsace annexée, la région la plus méridionale d'Allemagne, devient viticole.

Le meilleur transport restructure l'espace. le rural ne disparaît pas, mais s'adapte à une nouvelle donne.

les villes connaissent une grande croissance. L'approvisionnement n'est plus local en chariot, même s'il existe des ceintures vertes maraîchères.

Mais, ce qui tue les campagnes, c'est surtout la fin de l'industrie décentralisée, profitant des sources d'énergies, locales, renouvelables et tout aussi décentralisées, au profit de centres urbains où apparaissent des usines comme on en a l'image.

Le pétrole, et le reste, c'est à dire gaz, et autre, va donner dans l'après guerre, le coup de booster au phénomène, qui se termine. La population de Paris double encore.

Le tracteur fait passer l'exploitation agricole de moins de 20 hectares à une moyenne de 80, l'appel d'air des créations d'emplois vide aussi les campagnes de sa population jeune, spécialement des femmes.

Mais la crise énergétique qui se profile en 1973 change la donne : les grandes usines dégraissent chaque année un peu plus, et la justification des grandes agglomérations en souffre. Il existe désormais des villes industrielles en crise, et qui perdent leur population.

Là aussi, les vieux restent, les jeunes s'en vont, comme naguère dans les campagnes. Les plus grandes continuent leur croissance.

Quelques sont ces villes qui continuent leur "dynamisme" ? Celle qui abrite un pouvoir politique, manipulateur de symboles, comme Paris, ou des grandes métropoles comme Strasbourg, Lyon, des villes sur des créneaux encore porteur (Toulouse), mais le fait d'être noeud de communication, comme Lille ou Marseille n'assure pas la pérennité. Mais là aussi, on y reste souvent, par habitudes.
Enfin, il y a tous les mouroirs de luxe, comme Nice, la Côte d'azur, où se concentrent de riches personnes âgées.

Mais, en gros, ce n'est plus un élément objectif qui justifie l'existence des grandes villes en croissance, comme l'industrie, à de rares exceptions près, car l'industrie lourde ne se transporte pas aisément, mais la domination économique, la manipulation de symbole, l'habitude.

Or, on s'aperçoit que ces trois éléments souffrent énormément en Grèce, en Espagne et même aux USA, pour renvoyer aux éléments de base de l'existence. Ce phénomène, bien que moins apparent, existe aussi en France.

Ces éléments peuvent aussi se compléter d'un plafonnement des ressources naturelles, qu'on peut voir dans certains endroits : la Californie, hier, c'est à dire, il y a 50 ou 60 ans, à l'immobilier bon marché, et aux terrains tout aussi bon marché, est devenue chère, dans un endroit où la ressource hydrique est tellement tendue qu'on récupère les eaux usées. le constat est le même pour Las Vegas, perdue dans le désert, mais étonnamment, aussi, pour New York.

La concentration humaine y est devenue telle qu'on ne peut même plus arrêter ou entretenir les canalisations d'eaux, parce qu'elles sont à la fois insuffisantes, et à la fois susceptible de casser si on baisse la pression à l'intérieur. Et quand on parle de canalisations, ce sont des canalisations d'une taille supérieure à un métro...

L'optimum avec le pétrole, gaz, fossile, semble atteint en occident, et l'état quasi perpétuel d'embouteillage dans la quasi-totalité des grandes villes du 1/3 monde montre aussi ses limites. Elles ne tiennent que par la frugalité individuelle très éloignée des exigences de vies occidentales, même dans les quartiers pauvres.

La bouteille apparaît, dans nombre d'endroits, pleine. Et l'on peut, très raisonnablement s'attendre à une baisse très prochaine des approvisionnements en énergie de ces grandes agglomérations, mieux, en occident, elles ont déjà commencé en 2007, ailleurs, les ressources fossiles sont souvent dramatiquement insuffisantes à la base et de nombreuses émeutes en sont le signe...

Lieux jadis policés et où se situaient les signes les plus tangibles de pouvoir, les "quartiers abandonnés" et violents, sont le signe politique d'un stress existentiel. Ces villes n'ont même plus d'utilité réelle comme le prouve l'existence de populations nombreuses marginalisées. Là aussi, le signe, c'est à dire le nombre de la population, masque le fait de la décroissance de l'utilité réelle.

Paris est aussi un prototype. Le prototype de la ville qui ne sait pas vivre modestement, parce qu'elle n'est que le reflet de l'économie pétrolière. "Ville lumière", l'appelle t'on ? Pouvait on trouver plus significatif sobriquet et surnom ???

Ailleurs, en Grèce, l'effondrement de la consommation pétrolière est concomitante avec l'effondrement de la population urbaine. Certes, les campagnes ne sont des paradis que si l'on y vit qu'un mois par an. Mais il est certain que l'aptitude à la frugalité énergétique y est beaucoup plus élevé, parce que ce qui consomme beaucoup de ressources, ce sont les structures.

D'ailleurs, une décroissance urbaine ne se fera pas volontairement, mais sous l'effet d'une crise de très forte amplitude.

Pour le moment, nos édiles font semblant de croire à l'avenir. Mais, ne se rendent ils pas compte que leurs "investissements" sont ridicules dans leur finalité, leurs emplois crées, précipitent leur chute, et que finalement, elles peuvent aussi, mourir.

Bien sûr, on peut améliorer l'efficacité, notamment énergétique. Mais cela n'est que mieux reculer pour mieux sauter. Là aussi, elles obéissent aux "cycles de la bureaucratie" où à la fin, tous les efforts ne peuvent, au mieux, que reculer un temps, une échéance inéluctable.

Villes : grossissement et dégrossissement...
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 22:51

Le politique est sensé avoir la vision de l'avenir, enfin, c'est ce qu'on dit. Dans l'histoire de la transition énergétique, cette vision d'avenir est loin d'être visible.

D'abord, la donnée de base du problème.Le facteur prix pèse lourd, dans l'évolution observée depuis 2007, c'est à dire dans la baisse de 2 % /an, de la consommation d'énergie fossile qu'on peut observer. Vouloir baisser de 30 % en 2030, c'est simplement prolonger la ligne observée, ni plus, ni moins.
C'est là que le bât blesse, car si la consommation baisse, les politiques, précédemment n'avaient rien vu venir. Le choc de confiance de Sarkozy s'est cassé les dents là dessus. On est sorti d'un monde. Mais comme dans les finances publiques, ce coup de rabot, si l'on veut obéir aux dogmes existants, ne suffira pas.

Dans les finances publiques, réduire le nombre de fonctionnaires, cela veut dire supprimer des services, désormais. Se poser la question de leur utilité, ou pas. On peut certes opérer sur le nécessaire et l'indispensable, les hôpitaux, par exemple, et épargner la sinécure du copain. C'est ce qui se fait actuellement. On ne maltraite d'ailleurs jamais beaucoup la sinécure du copain.

On nous dit qu'il faut opérer l'habitat. Soit, c'est souhaitable. Un habitat, portant les stigmates des années 1950 (l'énergie sera abondante et bon marché, donc, pas la peine de l'épargner), doit être modernisé, c'est certain. Mais il faut poser la question justement de la situation géographique de l'habitat.

Et là, rien n'est simple. Il est cher, finalement, là où il est inutile, en RP, et en côte d'azur. Entièrement corrélé à la période précédente, c'est à dire à l'existence de transports aisés et bon marché, et à des infrastructures de tous ordres, récentes, et n'ayant donc que peu de pannes, d'entretien et de maintenance.

Ne choquons pas, non plus, EDF et le nucléaire, en hasardant que le + 0.3 % de 2030 en consommation électrique, ne sera peut être pas 0.3 % en plus, mais pourrait lui aussi suivre la pente de - 30 %.

Le monde des affaires, soi disant "les pieds sur terre", ne conçoit même plus qu'il ne pourrait plus être utile, déclassé, et en perte de vitesse.

Comme je l'ai dit, ce qui fait la valeur ajoutée, c'est que dans les grandes villes, tout est marchand, et que plus on s'en éloigne, plus on a des biens et services non marchands et gratuits.

Plus le prix de l'énergie va augmenter, et il n'y a pas de raison objective que ça n'augmente pas (le baril à - 2 $, c'était en 1973, le baril à 20 $, en 2000, le baril à 50 en 2010, aujourd'hui, c'est 100 $, et tout le prix des autres énergies est indexé dessus) plus le coût de la vie, qui est un coût de l'énergie va augmenter surtout dans les villes, et augmenter encore plus dans les plus grandes. Ailleurs, on se débrouillera. Plus la ville est grande, plus la population est dépendante d'infrastructures complexes et dévoreuses d'énergies.

Le ponpon du ridicule étant atteint par NDDL lancé en plein pic pétrolier. Bien sûr, la question sociale va se poser, de plus en plus. Le riche est le plus gros dévoreur d'énergie. Les mécanismes du marché font que le pauvre se serre la ceinture, pendant que le riche, lui, va aux Maldives.

Donc, des villes tertiaires vont avoir un problème certain de compétitivité et questionnement sur leur simple existence. Comme EDF. Pour une bonne raison. Ce qu'il font ici, peut facilement être fait ailleurs, au contraire de l'industrie, surtout l'industrie lourde, littéralement scotchée sur place...

Comme je l'ai déjà indiqué, la population, au XVIII° siècle, était adapté aux ressources locales, c'est à dire à un seuil de densité quasiment identique partout, le seuil de densité 40. Seules, les villes et régions côtières ou fluviales, facilement importatrice, pouvait faire mieux.

Une crise financière, avec austérité sauvage, comme en Grèce et en Espagne, peuvent remettre en cause rapidement et massivement la répartition de la population. Abandon ultra-rapide de la capitale, et des villes chères, entassement dans les maisons familiales non endettées, peuvent amener la population d'un logement à la valeur du "feu" d'antan, à savoir 13 habitants par logements, au lieu des 2.5.

Ces 2.5 étaient rendus, eux aussi, possible par l'énergie bon marché, comme le divorce. L'unité familiale est avant tout, une unité de survie.

Le niveau de vie par tête baisse en France depuis 2007. Il peut subir une inflexion à la baisse beaucoup plus profonde et marquée. On n'écoute guère ceux qui veulent une sortie ordonnée et relativement indolore de l'euro. On aura donc une sortie rapide désordonnée et sauvage, qui sera, de plus, très douloureuse.

La survie s'articule sur avoir un toit, de quoi manger et de l'eau. Dans ce contexte, la grande ville sera le mouroir, et la campagne, la planche de salut. L'immobilier s'y effondre sans bruit, du moins, ses prix, le jardin et la récupération d'eau s'avèrent faciles.

Ce sera aussi, la marque d'un échec total de la machinerie économique qui aura oublié, de fait, que le but de la vie, ce n'est pas le profit, mais la survie. Et dans tous les temps d'effondrement économique, on s'aperçoit que le jardin (les "herbes" de la crise du 14° siècle) est ce qui sauve la population, plus qu'un état absent.

L'état, comme dans les années 1930, se préoccupe des banques, et plus de la population.

Pour ce qui est de l'avenir, regardons plutôt le passé, notamment dans le bâtiment. Dans une époque de guerre civile, "les troubles", que nous appelons "guerres de religions", on s'apercevait que certaines villes étaient prises et détruites, plusieurs fois de suite, quelquefois plusieurs années de suite. La raison en était simple. La reconstruction était rapide et peu coûteuse. sans doute, là aussi, faut il penser à des formes de construction très bon marché et faciles à mettre en oeuvre.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 17:20

La SNCF est un aboutissement.
Au XIX° siècle, le charbon, son extraction, son transport, crée un besoin : transporter à bon marché des volumes importants.
Le contraire du commerce d'alors, sauf dans les ports. Mais là, on ne choisit pas de localiser les gisements de houille.

Le progrès technique permet de créer le chemin de fer, qui se révèle très rentable, en Angleterre, et dans la première ligne de chemin de fer française, la ligne Saint-Etienne Andrézieux.

Parce ce qui est transporté, c'est du charbon, et qu'il peut voyager jour comme nuit, tout le temps, rentabilisant un équipement qui reste onéreux.
Donc, on va le généraliser partout, notamment en France, par des systèmes de concessions. Avant de s'apercevoir que le chemin de fer, globalement, n'a aucune rentabilité, sauf exception. Aujourd'hui, aux USA, comme hier en Angleterre, c'est le fret ferroviaire et charbonnier qui rentabilise les lignes. Ailleurs, ce sont des gouffres financiers. De rares pointes, et pas un chat en dehors...
Y compris dans les endroits où les voies de chemins de fer sont triomphantes, comme en région parisienne, que ce soit la RATP ou la SNCF. Parce que le trafic, même bondé, y est insuffisant, ou y sont insuffisants les prix pratiqués.

Les clients gueulent et c'est l'émeute ? Ils sont copieusement subventionnés par le contribuable, y compris par ceux pour qui prendre le train est une vue de l'esprit.

Sur 90 % du territoire français, le CDF n'existe pas, et on se démerde. Le transport en commun pas plus, et j'ai pris en stop une voisine de 85 ans.

Le client râle contre le privilégié ? Il l'est aussi. C'est marrant de voir les privilégiés se foutrent sur la gueule, pour préserver des aberrations économiques et énergétiques que sont les grandes villes.

Les villes sont des organismes vivants, nourris de fluides, eau, gaz, électricité, pétrole, et solide, comme nourritures, produits manufacturés divers.

Or, il n'y a plus aucune justification aux villes, quand il n'y a plus d'usines. Ce qui crée "l'emploi", dans les grandes villes, c'est la gestion d'un entassement malsain. C'est, vulgairement parlant, la gestion de toute la merde que crée un organisme vivant et qu'il expulse par son anus.

C'est aussi un emploi malvenu des ressources, car 90 % des communes françaises pourraient doubler leur population sans construire un seul bâtiment, sans employer une personne supplémentaire, sans quasiment le moindre investissement. 90 % des communes françaises le font pendant les vacances...

C'est la raison pour laquelle les crises grecques, espagnoles, voir italiennes et américaines sont significatives : les villes, révélées à leur absence de sens économique profond, sont abandonnées. Pourquoi payer la peau du cul, ce que l'on peut avoir gratuitement, ou pas cher ?

Là aussi regardez les séries américaines, vous y verrez le red neck, le bouseux blanc, armé et réputé raciste, dont se contrefout le système et à qui il le rend bien. C'est dans ce "creuset" que l'esprit américain est resté intact : faire tout avec rien, et au moindre coût. C'est avec cet esprit qu'on construit des maisons en terre, pour moins de 10 000 $, quasiment indestructible, au lieu d'avoir une maison en carton, qui disparaît en 3 ans, mais qui coûte actuellement 360 000 $ en moyenne, et est gros producteur d'un pib fictif...

Ces parisiens qui s'indignent de "grèves de privilégiés", sont eux mêmes des privilégiés, comme je l'ai dit. Ils sont employés à faire des choses inutiles, dans des endroits inappropriés.

Les services informatiques des grandes entreprises sont souvent gérés en Inde, alors on se demande pourquoi on les localisent aussi à Paris. Il pourraient très bien travailler en Limousin, en Normandie, en Lorraine, dans des endroits à l'immobilier donné ou bon marché.

ça s'appelait à une époque d'un nom bizarre : "aménagement du territoire". La "production de valeur" de la région parisienne n'est pas loin de zéro, et mieux, elle pompe celle du reste du territoire.

Comme je l'ai dit, la SNCF est un aboutissement, c'est la fin de la fusion de toutes les concessions, toutes déficitaires, et rachetées in-fine par l'état. Pour rendre la SNCF profitable, que faut il ? rappeler l'histoire. Les seules périodes où elle fut bénéficiaire, c'est pendant la deuxième guerre mondiale. Trains rares, bondés jusqu'à la gueule, et rien à foutre des horaires, on part quand on part, et on arrive quand on peut, et encore estimez vous heureux d'avoir une place...

Le problème principal est que la plupart des gens encore employés, notamment dans les grandes villes le sont par des emplois, au fond, aussi totalement inutiles que superflus, voir nuisibles. Ils se traduisent par un déficit commercial élevé, révélateur d'une absence totale d'utilité.
Quand, comme un lecteur, on m'envoie le budget "rémunération" d'une commune, et que ce poste atteint 800 euros par habitant, c'est qu'il y a un problème.

Le problème général est que le système économique complet, est devenu fou. Il privilégie un décompte de pib nominal, que désormais il n'arrive même plus à maintenir, à une réelle finalité des buts.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 18:36

Les USA passent à la vitesse supérieure envers les sous hommes européens. Ils vont se voir imposer un tribut direct.

C'est l'essence même de l'histoire de la BNP. Pour rester vassaux, il faudra payer, et si vous payez, on trouvera bien le moyen de vous faire payer encore, et encore.

Le tribut impérial, antérieur, c'est à dire le déficit commercial comblé à grands coups d'images colorées que le maître veut bien leur donner, n'est plus jugé comme suffisant.

En réalité, si l'on nous dit que les énergies fossiles ne vont pas manquer, leur coût, lui, est en pleine ascension, et il est clair qu'en dessus d'un prix, qu'on peut fixer aujourd'hui à 120 $ le baril de pétrole, on entre en récession/dépression/effondrement économique.

C'est sans doute la raison profonde pour laquelle dans un contexte dégradé, la pression s'accroît sur les vassaux.

Même notre si politiquement correcte cour des "contes", s'alarme en France du coût du nucléaire, chose confirmée par la commission d'enquête parlementaire.
L'adhésion aux dogmes, qu'il soit dans l'empire US de 1000 ans, ou le nucléaire, devient décidément de plus en plus coûteux.

Et encore, on n'en est qu'au début. Il est clair qu'il va être et devenir évident qu'il sera plus économe d'être en dehors de l'empire et du nucléaire que dedans.

L'AIE parle de pénurie si il y a sous investissement, c'est donc la preuve qu'on arrive désormais au stade du manque, et certainement, de la baisse de la consommation et de la production, l'un alimentant l'autre.

D'ailleurs, on peut se demander le sens de l'annulation d'une commande d'Emirates. Les commandes de navires ou d'avions donnant lieu à des avances importantes, elles sont donc rares. Même, donc, dans une compagnie du golfe largement approvisionnée et bien placée, il y a donc problème ???

On en revient donc au fil rouge US : la consommation de pétrole s'y effondre. Elle est passée d"une vingtaine de millions de barils jours en 2005-2007 à 8.2 millions de barils produits + 7.05 importés (en brut) et 0.75 millions exportés (raffinés), donc un total de 14.5 millions de barils. Bien entendu, au niveau de l'activité, on comptera bien les 15.25 millions de barils raffinés, auquel on rajoutera les 3.15 de barils raffinés exportés, soit pratiquement 19. Histoire de cacher l'effondrement économique.

On peut prendre plus simple encore comme marqueur : la capacité de raffinage, soit 15 millions de barils, quelquefois un peu plus, et déduire les exportations nettes de produits raffinés. On arrive quasiment au même chiffre.

Sans doute l'effondrement de l'empire sera t'il plus insupportable aux collaborateurs extérieurs qu'à son propre peuple.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 00:52

Les zélotes du système veulent les JO, disant que ça apporte de la croissance et des recettes, mais ce système est à bout de souffle.

Depuis, on s'est aperçu depuis Athènes, que ça coûte très cher, et que ça ne rapporte rien.

Londres et la Grèce étaient déjà très touristiques. Les JO ont simplement remplacé une clientèle par une autre, avec peut être, une petite augmentation, mais les JO ont été un repoussoir pour les autres clients habituels, qui fuient le monde, ou simplement ne trouvent pas de logement pour cette période...

L'impact qui était fort à une époque, devient négligeable. Donc, la fête des grandes manifestations est, elle aussi, sur son pic.

En 1968, les JO de Grenoble avaient été coûteux, mais dans un autre contexte : beaucoup de logements, nécessaires, avaient été construits, et utilisés ensuite. Aujourd'hui, que ce soit à Athènes ou Londres, le mieux apporté n'est pas évident, seul Sotchi est vraisemblable, mais dans un autre registre : celui d'apporter une construction stratégique dans une région marginale, loin du pouvoir central... Mais sans espoir d'être rentable.

Il est clair, que, pour Paris, les JO coûteraient cher, et que, question notoriété, ça n'apportera rien.

Toutes les villes candidates, finalement, ont simplement atteint un niveau d'hypertrophie indépassable. C'est pour cela, sans doute, qu'Atlanta et Sidney ont fait exception, et qu'à l'époque, la donne énergétique était différente (Atlanta), ou que le pays a d'abondantes ressources énergétiques internes.

Cet état de maturité n'était, simplement, pas arrivé à son terme.

Là aussi, dirons nous, les contraintes énergétiques pèsent ces lubies. Les grandes villes candidates ou pressenties souffrent du coût de l'énergie...

A NY, c'est tout simplement "pas d'actualité".

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 00:22

Certains n'ont rien compris au film. On nous dit que le pic pétrolier est une lubie, grâce à la découverte de nouveaux gisements, le pétrole de schiste, et la perspective de meilleure exploitation des gisements.
Pour ce qui est des nouveaux gisements, en général, s'ils peuvent être une "aubaine" (lire : calamité économique et écologique), locale, ils sont en vérité très limités. Quelques jours de consommation terrestre.

La meilleure exploitation des gisements ne les agrandit pas.

Pour le pétrole de schiste, c'est une spécificité américaine, pour des raisons politiques. En effet, forer est rentable, FISCALEMENT, et il existe une industrie de forage très puissante, totalement absente ailleurs.

500 000 puits produisaient 5 millions de barils, ils en ont creusés 700 000 de plus, pour 2.2 millions de barils. Depuis, on a rajouté 800 000 barils, et sans doute, pas mal de puits.

Les 500 000 puits, d'une durée de vie d'une soixantaine d'années, existaient surtout pour aussi, des raisons fiscales, et ses petites pri-primes aux puits marginaux.

Si on rajoute 700 000 puits, pour produire 2.2 millions, soit 3 barils/ jours pour des puits "neufs", qui n'auront certainement pas 60 ans, d'espérance de vie...

De plus, il est clair que plus le pétrole est dur et coûteux à obtenir, plus son utilisation devient aberrante.

Le message adressé est "USA forever", qui gagne et trouve toujours la solution. Quand à dire que plus c'est cher, plus il y a des ressources, c'est faux.

Car le coût d'exploitation, c'est surtout le coût de l'énergie dépensée pour extraire le pétrole...

La seule différence, c'est qu'on en parle...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article