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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 20:05

"L'arnaque de la croissance par l'investissement écologique

Arnaque non pas au sens où il ne faut pas le faire.

Arnaque au sens où on fait croire aux gens que c'est grâce à l'investissement écologique que l'on va réenclencher la spirale de la croissance.

Ce midi, exemple typique, j'ai vu au JT de je ne sais plus quelle chaine (la 2 je crois), un petit passage, sur un gars qui avait investi pour isoler sa maison. Sauf que voila, avec la hausse des tarifs du gaz de 25% en quelques années, sa facture au final est restée inchangée.

Et le gars de ronchonner.

Sauf que l'histoire ne dit pas que sans ses investissements en isolation, sa facture serait passée de 750€ annuel à 1000€.

C'est le drame du peak everything. Les gens doivent se priver, économiser, investir, non pas pour améliorer leur niveau de vie. Mais juste pour préserver ce qu'ils avaient déjà avant, sans leurs investissements.

Il n'est absolument pas question de croissance. Mais juste de maintien du niveau de vie qu'on avait déjà... Et encore, même pas...

On est désormais sur la mauvaise pente de la cloche Hubbertienne..." J'ai pris l'article chez discotonio. Il m'a amené à plusieurs remarques.

 

Tout d'abord, l'arnaque n'est pas d'hier. En effet, rien "n'obligeait", à construire des immeubles pourris, parce que "l'ére de l'énergie abondante et bon marché", serait là, pour l'éternité.
L'exemple Britannique du 19° siècle n'avait donc inspiré personne. L'énergie abondante et bon marché a été atteinte, puis est repartie quasiment aussitôt.

 

Le fait de consommer de l'énergie était il un progrès, alors qu'on aurait pu avoir le même résultat, c'est à dire un confort thermique, en dépensant beaucoup moins ?

 

On a donc trouvé des énergies fossiles. Comme au départ, on ne savait pas quoi en foutre d'utile, on a trouvé des usages futiles, qu'on a imposé, au nom du progrès, pour le business et pas pour le bonheur des peuples.

En 1870, l'essence des raffineries, ça servait de détachant... C'est à dire, un usage très réduit. Puis, comme on avait la ressource, il fallait l'utiliser.

C'est vrai que c'est vachement bien de se déplacer à 5 à l'heure, avec les bouchons, le temps de trouver le parking, le temps de travailler pour payer l'automobile, l'assurance et le carburant.

 

Donc, le bien fondé profond de la civilisation est posé. C'est, vu d'un certain point de vue, un sketch.

 

D'ailleurs, la bagnole pour tous, c'était le truc giscardien, au nom de la liberté, et certainement pas pour vous imposer :

1°) travailler loin de chez vous,

2°) démembrer le CDI d'une vie, au profit de l'intérim, du CDD ou du nouveau job tous les 4 ans.

 

Avant, on savait qu'il fallait avoir du personnel surnuméraire pour les pointes, et qu'on se faisait des couilles en or avec les stocks.

Maintenant les stocks, on nous dit que ça coûte cher, en oubliant que son absence coûte encore plus chère.

 

On nous faisait voir un patron qui n'utilisait pas le train pour se faire livrer, et préférait donc le camion, 2,5 fois plus cher, "parce qu'il ne pouvait pas prévoir"...

 

Et dans bien des entreprises, notamment dans la maintenance des industries de base, le joint n'est fait que parce que des équipes squelettiques de techniciens ont conservé leur stock, mais de manière clandestine, à l'insu de la direction...

 

J'ai souvent dit qu'en plomberie, les gens ne foutaient pas grand chose à une époque. 15 ou vingt heures de travail, et le reste du temps, promenade en camionnette.

 

Le gaspillage, défini comme faire ou utiliser une chose inutile, dans un but futile, est il du PIB ?

 

Un jour, les croisières disparaîtront. C'est certain. Une telle activité est elle vitale, indispensable ou même utile ?

En même temps, le capitalisme c'est l'investissement, et le désinvestissement, et un jour, ce qui a été investi, deva être désinvesti.

Si l'on s'en tient au résultat final, on ne devait rien faire, surtout que l'investissement finit souvent en faillite...

 

Mais, celui qui est frugale, sera moins dans la merde que celui qui ne l'est pas. L'exemple de 1939-1945, a fait du marginal, ouvrier et employé, qui était obligé d'avoir son potager une personne bien moins pénalisée par les restrictions que les 25 % de "bien intégrés".

 

En outre, celui, qui grâce à une isolation supplémentaire ne gagne que 25 % aurait mieux fait de demander plusieurs devis et solutions...

Voir, vendre sa maison, et en bâtir une autre.../

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 20:32

Nous dit on. Je ne sais si la législation grecque dont j'ai parlé est fraie, ou fausse, peu importe. Ce qui est important, c'est l'état d'esprit de la caste dirigeante.
A l'instar de 2005 et de son referendum, on voulait bien demander l'avis du peuple, à condition qu'il soit conforme au dogme, nouvelle forme de la religion laïcisée, mais obligatoire, comme l'ancienne...

 

L'argument massue étant qu'on connaissait les défauts du système, mais qu'il apportait la prospérité et l'abondance.

Quand la prospérité et l'abondance disparaissent, la justification du système aussi.

 

Il ne peut, donc, même plus parier sur l'ignorance et le dédain de la dissidence. Il doit rentrer dans une voie plus soviétique, qui doit lui permettre d'écraser qui bon lui semble, d'où les listes invraisemblables d'apprentis terroristes de la NSA, et les lois grecques.

 

Bien entendu, elles ne peuvent pas être appliquée d'une manière systématique, mais elles permettent, comme au moment de la grande chasse aux sorcières ou lors de la révolution française, des massacres de masse, localisés.

 

En matière économique, la même tentation totalitaire est à l'oeuvre, notamment en matière énergétique.

Nulle part, il n'y a remise en question. Seuls, les gouvernements peuvent remettre en question les lobbys énergétique. Hors, dans le grand ballet entre eux deux, on se demande qui est le chef, et qui est le faire valoir.
Entre Proglio et Hollande, comme entre Proglio et Sarkozy; on peut légitimement se poser la question de savoir qui commande.

Mao Tsé toung, par exemple, n'avait aucun rôle officiel à sa mort. Pourtant, on savait qui était le boss....

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 16:24

Les français "craquent" pour le chauffage au bois.

7 millions se chauffent au bois, 9 en 2020. 27.8 millions de tonnes de bois sont brûlés...

 

Le choisissent les personnes aisées ou modestes. Il reste que l'article du Figaro ne met pas en exergue la réalité.

27.8 millions de tonnes, rien que pour le chauffage, c'est très loin de la vingtaine de millions pour tous les usages utilisé en 1788. 

Cette consommation n'est possible que parce que les énergies fossiles ont permis leur reconstitution.

7.5 stères, par ménage, c'est colossal. le rendement est plus près de l'efficacité de 10 % des foyers ouverts que de 80 % des foyers fermés. 

 

Il reste donc que l'efficacité énergétique est basse, et que la solution est encore dans l'amélioration de l'habitat.

 

L'article reste très imprécis sur certains points : 17 (foyer ouvert) + 23.6 (poêle) + 47.2 (inserts et foyers fermés) + 2.8 (cuisinières), ça ne donne que 90.6 %. 

Du reste, les 17 % de foyers ouverts sont suffisants pour couler une moyenne. Ceux-ci sont tout à fait capables de couler la moyenne...

17 % consommant 8 fois plus que 83 %, c'est encore; théoriquement 50 % de plus en consommation globale...

 

Donc, que les uns soient vertueux, ne compense pas le caractère dépensier des autres, et les inserts et foyers fermés anciens ne sont pas particulièrement économes non plus.

Les modèles anciens, c'est à dire de plus de 10 ans, ne sont pas, non plus, très économe.

Donc l'étude est baclée et incompléte. Un travail de copiste, tout au plus. Il faut paramétrer avec l'ensemble des données, notamment la vieillesse des installations.

Là aussi, une division de la consommation par 4 apparaît facile.

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 08:02

Il paraït qu'ailleurs ça redémarre. Partout, sauf ici.

 

Aux USA, les importations de pétrole baissent encore, sans doute l'indication d'une accélération foudroyante de l'économie ?

 

Toujours est il que la dernière semaine connue, celle du 18 / 10 / 2013, indique une forte baisse des importations de pétrole brut, et une augmentation toute aussi forte des exportations de produits raffinés. 

En une semaine, il est impossible qu'une variation de la production fasse baisser les importations de brut de 7.948 millions de barils, à 7,600 et les produits raffinés, eux, passent de 1.254 (exportations nettes) à 1.639.

348 000 barils en moins d'un côté, 385 en plus de l'autre, c'est un joli ciseau de plus de 700 000 barils jour.

La donnée la plus importante, ce sont les exportations nettes. Car les raffineries US fonctionnent autant qu'elles peuvent, et il existe une demande mondiale de carburant.

Ce niveau d'activité des raffineries, qui était insuffisant dans les années 2000 pour couvrir la consommation intérieure, est désormais très exportatrice.

 

3.623 millions de barils (raffinés) d'importations nettes en septembre 2005, indique un système impérial arrivé à apogée, celle de l'époque où le train de vie américain n'était "pas négociable", à 1.639 d'exportations nettes en octobre 2013, c'est une évolution donc de 5.262 millions de barils jours...

 

En août 2013, les exportations nettes de produits raffinés s'établissent pour la première fois nettement en dessus du million de baril jour (1.239), tendance qui se confirmera en septembre (1.437 en moyenne brute), et en octobre.

Donc, la séquestration a fait son oeuvre et conduit à un ralentissement généralisé. S'il est clair que la "planche à dette", ou quantitative easing est inutile, qu'elle ne sert pas à relancer l'économie, elle lui sert au moins à ne pas reculer, et il est sans doute nécessaire de passer à une vraie planche à billet, qui, elle, solde les comptes.

Une bonne partie de la dette US est détenue par la banque centrale US, qui n'a qu'à procéder à une simple écriture comptable pour réduire drastiquement l'endettement de l'état US.

Il n'y aurait absolument aucune conséquence, et aucune douleur. Simplement un changement d'affectation dans les lignes d'un bilan...

 

Pour remonter à d'aussi "mauvais" chiffres de consommation pétrolière, il faut remonter à 1991, année aussi de crise économique majeure, suivie d'une reprise longue et poussive... Encore, à l'époque l'appareil économique n'avait il pas la même taille...

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 09:18

En Bretagne, ça bastonne dur, avec un gouvernement apte à se gargariser des droahdelhommeu, mais encore plus rapide à taper sur les salariés et petites gens.

Un blessé à la main arraché, et un entre la vie et la mort.

Le caractère autistique des pouvoirs est devenu la règle, et est devenu quasi proverbiale.

Sa fonction n'est plus, désormais, que d'écraser les révoltes populaires.

On attend, d'ailleurs, le passage en justice des responsables de ces deux blessures graves.

Il est loin le temps de Malik Oussekine.

En effet, les flashs balls ne sont guère différents d'une arme à feu. Une arme à feu tue rarement, sauf coup "de chance", dans le coeur ou la tête, un être humain est plus souvent blessé que tué.

 

L'ecotaxe aurait, sans doute, été une bonne idée.

En économie fermée. Hélas, notre économie est ouverte à tous vents, et les produits étrangers moins taxés que ceux produits sur place.

Les gouvernants souffrent de logiciels de lecture des événements complétement dépassés, surtout Ayrault.

 

Il est de la plus totale imbécilité de faire construire NDDL, comme d'ailleurs, l'EPR.

Sauf pour le bénéfices des grands bétonneurs.

 

On en revient, dans les deux cas, à des crises énergétiques, et l'éco-taxe n'est que la goutte d'eau qui suit l'augmentation des prix du pétrole, qui coule toutes l'économie du transport en particulier, et toute l'économie en général.

Pire, l'augmentation des prix entraîne l'impensable : la baisse de la consommation d'énergie, à la cadence forte de 2 % l'an depuis 2006.

 

D'ailleurs, quand des capacités supplémentaires sont crées, comme dans le cas de  l'électricité issu du renouvelable, dans l'absolu, si c'est une surcapacité, on devrait s'en féliciter, par la baisse du prix que cela, doit, théoriquement, entraîner.

 

En réalité, le fait, c'est la baisse de consommation, et l'autre fait, c'est de savoir qui doit s'effacer, avec toutes les conséquences, politiques, économiques, et sociales.

C'est très beau de se gargariser de la démocratie. Mais celle-ci ne consiste pas seulement à voter. Car voter pour deux benêts qui ont exactement le même programme n'est que l'élimination du plus insupportable. Pas un programme de gouvernement.

 

La démocratie économique n'est pas d'être livré à des oligarchies d'énergéticiens, adossés au nucléaire. La voie allemande, est d'ailleurs évocatrice. La "production citoyenne" fait très peur aux oligarchies.

Si François le nul chiffre le coût de la transition énergétique à 20 milliards/an, on peut dire qu'il faut y aller tout de suite, car c'est donné.

Cela représente quoi ? 1 % du pib ?

 

Ailleurs, on préfére rêver de courbes qui montent, qui montent toujours. Se rappelle t'on du temps ou la France produisait 30 millions de tonnes d'acier, en en prévoyant 50 ?

Sans doute un Néarque avait pondu cette prévision.

 

Pour les nucléairocrates, ils ont du mal avec une simple loi économique. Tout ce qui a été investi un jour devra être désinvesti un autre jour. Même des alliances "classiques", comme l'éolien allemand, et l'hydraulique norvégien leur pose problème.

 

Le pire étant qu'on n'a même pas préparé un événement évident, qui s'appelle le peak pétrolier, et que des gouvernements aussi désemparés qu'idiots ne voient pas l'évidence. En effet, pour y faire face, il faut une chose bannie, un mot sale, pour des bouches libérales.

Ce mot sale, soviétique et soviétoïde, s'appelle la planification.

 

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 14:03

Chez les grands énergéticiens, la panique de la fin du business plan prend des allures épiques.

La diminution de 50 % des consommations, d'ici 2050 est "impossible".

Because la croissance.

Sans vouloir leur faire de peine, la croissance, on la cherche, sans la trouver, pire qu'un chercheur chez Paul'emploi.

Les "futurs usages de l'électricité", engendreront une demande croissante. Donc il faudra fournir. Bien entendu, impasse total sur le plafonnement de la production d'énergie, à fortiori, sa décrue, à fortiori encore, la "décrue de la croissance" (c'est bon ça, je Copyright P. Reymond ).

Simplement, l'énergie a remplacé, pour les importants, la dîme. C'était commode. Au départ, peu de "besoins", on les multiplie à qui mieux mieux, et à l'envie.

 

Bien entendu, des petites choses, comme baisse de la demande par paupérisation et politique résolue d'économies d'énergies ne leur viennent même pas à l'idée.

Il faut dire, que chez les bourgeois, plus ça devient vieux, plus ça devient bête, et que plus ça devient vieux, plus ça devient con.

 

là aussi, ils jettent le masque, rêvant au "Reich de mille ans", énergétique, qui leur apportera dividendes, stocks options, bonus...

 

Bien entendu, aussi, impasse totale sur la réaction des ménages, qui peut très bien réduire sa consommation. Visiblement, l'économie sur l'eau, l'énergie est dans toutes les bouches.

Pire, la magie est cassée. Les énergéticiens sont vus comme des gens qu'il faut éviter. Et dont il faut se passer.

 

Bien entendu aussi, impasse total sur l'effondrement du coût du photovoltaïque. En Californie, le seuil de rentabilité est tombé à 5.6 centimes d'euros, et certains contrats sont signés à 3.6 centimes, soit le 1/3 du coût d'un Kwh EPR britannique.

 

En France, le nucléaire voudrait bien tuer les alternatives. Le seul problème est que plus le temps passe, plus le prix du renouvelable baisse, et plus celui du nuke augmente. EDF sera donc écrasée entre le marteau et l'enclume. Et la situation, plus longtemps retardée tournera à la catastrophe.

 

Car l'évolution de la situation mondiale devient irrésistible.

 

La politique, totalement crétine des responsables énergéticiens, dont EDF n'est tout simplement pas tenable. On ne pas pas maintenir une telle rente in vitaem aeternam.
Il a été possible de manipuler l'opinion et le public, tant que l'énergie était bon marché. On a pu le pousser à consommer tant et plus, pour des futilités, plus que pour des utilités.

En 1973, l'époque des utilités est passée. On a abordé l'ère des futilités, aussi peu indispensables que "in".

En ramplaçant le gratuit, par du pas trop cher, mais maintenant, on mise sur remplacer du pas cher par du moins en moins abordable.

 

D'ailleurs, quand des gens comme RWE choisit de changer de business plan, on peut leur faire confiance. Ils sentent que la situation est mouvante.

D'ailleurs, dans un marché de l'électricité qui se veut désormais européen, la politique EDF n'a pas de sens désormais.

 

Politichiens et énergétichiens, sont désormais sur de vieilles lunes. La consommation mondiale d'électricité, disent ils, va doubler d'ici 2030. Très bien.

Foi du charbonnier, et impossibilité de le faire leur vient il à l'esprit ? Même pas. Pourtant, pour l'uranium et le pétrole, il est clair qu'on a atteint les limites de ce que l'ont peut produire. le gaz et le charbon font illusion encore un peu.
Plus pour très longtemps.

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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 07:47

Le recyclage est une bien curieuse bête.

Si pour certaines composantes, métaux ferreux et non ferreux, le recyclage est d'ordre très ancien et multi-millénaire.

Parce que le déchet, au XVIII° siècle, n'existait pas. Tout était utilisé jusqu'à la limite extrême, et une fois le produit "mort", on réutilisait ses composantes.

 

Pour le métal ferreux, la collecte de 14 millions de tonnes, correspondant quasiment à la production d'acier, est en baisse.
Le métal non ferreux, baisse à 1.8 millions  de tonnes. Le parc automobile se maintient, et on de détruit pas plus d'immeubles. Donc, le recyclage de métaux piétine, faut de combattants.

 

En ce qui concerne le carton, c'est le pays des fous. En effet, partout où il y  a recyclage, 7.2 millions de tonnes de cartons collectées, 5 millions consommées. On est sauvé par l'export, et je rappelle ce qu'il était arrivé en Allemagne au début des années 1990 : la collecte était tellement importante, que le prix avait atteint zéro.

Ils donnaient la matière, aux industriels qui venaient le chercher.

 

Pour le verre, dont le recyclage est du domaine de Kafka, marié à Courteline, et géré par Ubu, on est aussi dans le déséquilibre total.
Rappelons que la dite industrie du verre justifie sa taille par le recyclage, en ayant, rappelons le, fait l'impasse sur la consignation des bouteilles dans les années 1970.

 

On casse pour refaire, sans réutiliser ce qui peut l'être. Histoire de faire fonctionner les usines, sans utilité profonde.

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 09:50

Les pétroliers vont balancer 750 patates, (milliards), dans l'exploration et le forage en 2014. Pour simplement arriver à maintenir la production.

104 000 puits forés à terre, dont 60 000 en Amérique du nord, pays des foreurs. D'ailleurs ce n'est pas étonnant, c'est leur eden.

Dans le renouvelable, le montant des investissements n'atteint que 240 milliards, et on s'aperçoit que des râleurs viennent encore pisser contre le renouvelable... En déplorant son coût.

 

Même si ce n'est pas le contribuable qui casque, c'est le consommateur, en tout état de cause, eux mêmes.
Les investissements restent modestes là où il y a réellement du pétrole, c'est à dire MO et CEI.

 

En 2004, les investissements pétroliers s'établissaient à 240 patates, et le renouvelable à 40.

Cela pue donc le pic pétrolier à plein nez, et l'envol du prix de l'énergie contribue à l'envol du renouvelable, mais aussi des politiques d'économies.

Car, comme on me le dit si justement, le renouvelable, à lui seul, ne pourra pas faire grand chose, si l'appétit de consommation des énergies continue sur sa lancée.

Mais, bizarrement, cet appétit, "tendanciel", prend une tendance vers le bas, depuis que les prix augmentent.

En France, grâce à Proglio et sa politique de gribouille, la tendance, avec des tarifs qui font + 5 % l'an, va prendre du plomb dans l'aile...

Proglio, "à l'insu de son plein gré", est en train de suicider EDF. Celle-ci vient de s'entendre avec l'état, pour prolonger à 50 ans, la durée de vie des centrales, puisque l'ASN ne veut pas des 60 ans, mais c'est une entente à très courte vue.

 

En effet, on ne prend aucunement en compte les changements possibles de comportements, dans un monde en paupérisation rapide.

Sans compter que ça ne changera rien au fait qu'il faudra les déclasser toutes en 10 ans...

 

Comme dans l'automobile, d'ailleurs. Le marché automobile s'est contracté ? Il va donc rebondir, nous dit on, c'est OB-LI-GA-TOI-RE.
Et si cela n'arrivait simplement pas ?

 

Le marché automobile, c'est des flottes, et un marché de vieux. En Haute Loire, on vient de me dire que les retraites actuelles liquidées étaient de 650 euros mensuelles.
Rien d'étonnant avec les réformes entrées en application, les durées de cotisations insuffisantes, et en même temps cela montre à la fois la stupidité et l'inanité de la réforme Hollande. Car tout le monde sera DEJA au minimum vieillesse...

 

Et le marché automobile, dans tout ça ??? Avec des prêts sur 5000 ans ??? En attendant, les vieux de plus de 80 ans, avec leurs pensions d'il y a 30 ans,  sont chargés de faire tenir le marché...

 

En outre, Cela montre que les dépenses de forages et d'exploration de gaz et de pétrole de schiste, ne sont absolument pas rentables en Amérique du Nord. Plus de 400 milliards dépensés, pour un rebond plus que modeste, il s'agit de ressources financières flambées comme des crêpes...

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 07:26

Bientôt le renouvelable, le monde, et pas la France, enfoncée dans son erreur nucléaire, produira deux fois plus d'électricité par le renouvelable que par le nucléaire, et seul le gaz pourra faire autant.

Mais les énergies condamnées se défendent furieusement, politiquement en France, par l'allongement de la durée de vie des centrales, et économiquement ailleurs.

Nul ne laisse sa place, s'il n'y est contraint.

Le phénomène britannique, observé dès le 19° siècle, bat son plein. On peut retarder, longtemps l'événement, en manipulant coût et quantité.
C'est au XIX°siècle que l'industrie britannique a commencé à s'évaporer. Les charbonniers, par leurs variations de prix, arrivaient toujours à décourager les politiques d'économies d'énergies, et les 313 millions de tonnes de charbon britanniques de 1913 étaient bien moins utilisées efficacement que les 40 millions françaises (plus 20 d'importations), et allemandes (190 millions de tonnes).

 

Avec son efficacité décuplée, la production allemande indique un basculement. L'industrie allemande de 1914 est largement en passe de dépasser celle des britanniques, pendant que l'industrie française, elle, se contente d'être dépassée par celle du tsar...

 

Pour revenir à nos moutons, si les occidentaux baissent les subventions, les coûts, eux, s'effondrent de plus en plus, et c'est le reste du monde qui mène une danse qu'ils ne suivent plus. Longtemps leaders, ils sont atteint du "mal des vieilles puissances", qui consiste pour les lobbys à manoeuvrer les pouvoirs, et ne plus moderniser.

Les nouvelles puissances, elles, n'ont pas ce problème. Elles n'ont rien à moderniser. Elles créent avec la technologie du moment, une technologie de plus en plus efficace, selon le MIT, qui concurrence les énergies fossiles et les bousculent.

En Europe, aux USA, les lobbys ont tôt fait de parler du "coût" de ces énergies nouvelles, en oubliant le coût des anciennes.

Les 55 milliards de modernisation du parc nucléaire français, qui sans doute, seront multipliés par deux, ne sont jamais évoqué.
On a, dans le cas de l'éolien, une forte opposition, entre un coût d'investissement, élevé; et un coût d'utilisation, quasi nul, ou du moins, symbolique, alors que le coût du fossile, et du nucléaire, s'envol.

On me signale, aussi, un changement de perception. Les jeunes générations qui vivent aux Estables ont toujours vues les éoliennes, ils les considérent comme normales et faisant partie du paysage, alors que les opposants sont des vieux, qui n'y vivent plus, et font référence à leur enfance.

Font chier, ces touristes et résidents secondaires, alors que la population locale s'est acclimatée. Elle s'est acclimatée d'autant plus facilement que les retombées financières ne sont pas négligeables.
Le seul problème qui embête vraiment les habitants des Estables, c'est que les éoliennes de particuliers cassent au vent, trop fragiles.

 

D'ailleurs, il ne faut pas perdre de vue qu'utiliser du fossile pour fabriquer de l'électricité, c'est un énorme gaspillage sans nom.

Et ne plus l'utiliser, ce serait desserrer une contrainte énergétique de plus en plus énorme.

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 07:38

 

 

Depuis le 18° siècle, l'énergie fossile a fait une entrée fracassante dans la vie humaine. Mais l'homme avait appris à vivre sans elle au départ.
Selon Braudel, en opposition à Jancovici, et je crois plus Braudel que Jancovici, la force humaine peut se voir multipliée par un appareillage très simple et très basique, qui permet de bien mieux la rémunérée, pourvue qu'elle soit formée.

 

Une simple poulie, c'est X 5. Aujourd'hui, on met des mois à bâtir de simples bâtiments, à grands coups d'énergie fossile, et on se demande comment on ferait sans.
Un simple compagnon charpentier du 17° siècle, avec deux aides, ne mettait pas plus d'une journée.

Après l'habillage était plus long, mais pas forcément. Cela dépendait de ce qui était utilisé pour faire les murs.

La plupart du temps, le savoir faire local, efficace et expéditif, suffisait. Il n'y avait pas de temps à perdre à ces futilités.

 

Le problème de la futilité est au centre de toutes les énergies fossiles. Car, avec le marché, finalement, peu importe l'utilité finale.

C'est celui qui paie qui emporte, et l'on s'aperçoit bien que la partie la plus importante de la consommation d'énergie, est carrément de l'ordre de la futilité.

 

Des pépés et mémés qui se promènent au 4 coins du monde, et d'une manière générale, le tourisme sont ils des activités utiles ?

Certainement pas, ni pour le pays expéditeur, ni pour le pays d'accueil.

On donne à des gueux l'illusion de la richesse pendant 3 semaines, et des moyens de vivre totalement artificiels.

 

On a bâti Assouan en Egypte. Très bien. Assouan a simplement permis d'irriguer l'ancienne vallée du Nil, et récupérer ainsi des terres, alors que les mêmes superficies étaient dévorées par l'urbanisation galopante de la vallée du Nil. 

Or, l'Egypte, n'est pas un "petit" pays, mais un pays désertique. Après Assouan, on a abandonné l'idée de bâtir, qui avait subi un début de réalisation, sur les limites de la vallée du Nil, en bordure du désert.

 

Donc, Assouan a simplement permis de gérer un manque de politique, et cela n'avait pas d'importance. 80 % de la nourriture était importée. Jusqu'à ce que le prix de ces importations flambe.
Comme dans le cas tunisien, qui a complétement fait l'impasse sur son passé de grenier à blé, et dont la population reste modeste. En tout cas, gérable.

 

Dans les utilisations de l'énergie, ceux qui gouvernent n'ont jamais été capable de séparer l'utile et l'indispensable, de simplement du superflu. Et le superflu se défend admirablement.

 

Comme Jancovici le dit, la baisse de consommation pétrolière, en particulier, et d'énergie, en générale, a commencé AVANT le début officiel de crise.

Mais, cela confirme simplement ce que j'avais déjà dit.

 

Il existe la bonne baisse de la consommation, par la modernisation, et la mauvaise, par la paupérisation.

la baisse de la consommation par modernisation a toujours existé, depuis le 18° siècle. Ce n'est pas une nouveauté.
Mais l'énergie avait tendance à se "déverser", d'un secteur sur l'autre, par ce qu'elle était abondante et pas chère. Le secteur voisin, ou le pays voisin, à son tour augmentait sa consommation.

 

Aujourd'hui, a commencé le monde d'après. Celui où la croissance de l'un est la décroissance de l'autre, où les "mieux" observés ici, sont les "moins", d'ailleurs.
On se félicite du tourisme grec ou sur la cîte d'Azur. C'est simplement le siphonnage du tourisme egyptien, marocain ou tunisien d'hier.

Et le tourisme, ce n'est, ni plus, ni moins, que de l'énergie dépensé. Hier, le touriste allait à la ville à côté, à pied, à cheval, en voiture.

 

Renaissance d'un concept, et mort d'un autre. A la trappe la croissance. Mais retour d'un autre : le lebensraum, la guerre. Et le brigandage, c'est bien la guerre...

Bien sûr, le monde d'avant se maintient autant qu'il peut. Mais il ne pourra continuer longtemps comme cela.
Le monde d'avant, politiquement, c'est l'UMP PS.

Mais la question énergétique entraîne sa mort politique, par son échec économique, de plus en plus patent, quelque soit les hommes choisis.

Badinter annonce la fin de la peine de mort. J'annonce son retour avec force. La fin de la peine de mort, c'était le temps des compagnies d'assurances, qui "compensaient".

La fin de l'énergie bon marché, c'est la peine de mort pour le voleur d'oeufs et de poules. Car celui qui vole un pauvre, le condamne, simplement, à mort.

Parce qu'il n'y a plus de compensation possible et imaginable. Il n'y a plus assez d'oeufs, ni de poules.

 

L'oeuf, et la poule, c'est même pas pour manger, c'est pour vendre au marché...

 

J'ai donc bien des réserves sur ce que dit Jancovici. Le monde a vécu sans fossile, et il vivra sans. Il avait même commencé son expansion démographique, bien avant lui.

Mais les hommes savaient vivre sans lui. Pas sûr que bien des populations soient simplement capables de changer de quartier...

Sans compter tous ces vieux totalement dépendant d'une électricité dont ils n'imaginent simplement pas qu'elle n'arrive plus.

A croire qu'ils soient nés avec ? Même pas. tous vous diront les époques où c'était un bien rare et précieux.

 

Les sources d'énergie, en 1970 si dédaignée, se verront exploitées jusqu'à l'os. Tout sera bon. Comme hier.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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