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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 15:07

C'était en 2006, oublie de nous dire le site "croissance des energies nouvelles". Cela vieillit donc bien vite, et permet de faire parallèle avec la France, arc boutée sur son sacro saint nucléaire.

 

JF Copé n'a pas crié au soviétisme.

"Mythes et réalités sur le rôle des énergies renouvelables dans la transition énergétique allemande", a été publié par le WWF.
Les lignes de force dégagées sont simples, ce n'est pas le renouvelable qui grêve le coût de l'énergie, mais tout simplement une chose beaucoup plus simple : les investissements, surtout qu'on les finance à grands coups de crédits bancaires, alors qu'après guerre, c'était la création monétaire à coût zéro qui finançait l'investissement d'état.

Ensuite, le problème n'est pas dans le coût l'investissement, mais dans sa répartition entre grands et petits consommateurs.

Quand à la désindutrialisation, si elle existe, elle est bien moindre en Allemagne, qu'en France et dans le reste de l'Europe, et reste une conséquence du libéralisme économique.

 

Donc, le vieux cycle de l'investissement, plus que l'objet de l'investissement, est source de coût. C'est une donnée capitaliste de base.

 

Chaque panneau solaire thermique (4 volets) économise une bonne tonne de TEP (tonne équivalent pétrole)  par an. Je vous laisse faire le calcul avec 30 millions de foyers français.

 

La France, faut il le préciser avait totalement réussi à éliminer les énergies renouvelables éoliennes et solaires. C'est bien connu, les espagnols (éolien), les italiens (solaire photovoltaïque), les allemands (éolien, les deux solaires), les godons (éolien), sont tous des cons.

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 08:47

L'emploi de merde illustre parfaitement la maxime que "si la merde valait de l'or, les pauvres naïtraient sans trou du cul". Et est une parfaite illustration aussi, de l'influence de l'énergie pas chère, notamment du pétrole, sur le mode de vie et le travail.


En effet, comme l'a indiqué un lecteur, le bénéfice de l'exode rural a été pour ses exécutants, totalement inexistant, voir négatif.
Mais, c'est le changement de cadre qui importait.

Le chemin de fer a permis la floraison ou plutôt le déplacement de tous les inutiles, d'abord dans les nouvelles structures de transport, gourmandes de responsables en tous genres, tout autant que de main d'oeuvre. L'ouvrier agricole devenait ouvrier, le propriétaire foncier contremaitre, technicien ou ingénieur.

 

Parce qu'à l'époque, c'était plus la bonne mine qui comptait, et les "monsieur l'ingénieur", claquait à tous va, destiné pour une bonne partie à des gens qui ne possédaient même pas le titre, passage obligé dans la hiérarchie, comme la particule qui apparaissait miraculeusement quelques siècles plus tôt, chez les enrichis.

Les sociétés de chemin de fer ont été sans doute les premières bureaucraties incompétentes privées, bien avant la création de la structure nationale appelée "SNCF", dont la culture n'est que le reflet d'une culture plus ancienne, mais déjà farfelue.

 

Mais, quand, commepour la compagnie responsable de la catastrophe de Lac Mégantic, on a sabré ces structures, on a aussi et surtout sabré les productifs qui faisaient réellement fonctionner l'entreprise. 

 

Pas plus qu'une structure étatique, les structures privées ne sont capables de lutter contre la tendance lourde à la bureaucratisation, car s'il est facile de quantifier ce que fait quelqu'un qui travaille, il est par contre, totalement impossible de le faire pour celui qui ne fout rien.

 

D'ailleurs, bien des comportements jaillissent de la pléthore énergétique. Le divorce est un droit abscons et sans réel contenu, quand la société est incapable d'absorber économiquement les divorcés.

L'état social a permis aux femmes de divorcer, mais le recul et la crise économique prive de ce droit, qui revient finalement, à un privilège d'aristocrate.

Avec, là aussi, des conséquences énergétiques fortes. Il faut de l'énergie pour fabriquer les logements des divorcés, un travail tertiaire, c'est à dire pas physique à donner aux femmes...

Un travail que seul permet une société d'abondance énergétique, qui compense toutes les gabegies liées à des comportements aberrants...

 

Toujours, dans l'histoire, les femmes ont travaillé, mais ce qui les a essentiellement amené au travail, c'est le tertiaire du pétrole, l'emploi de merde qu'elles remplissent avec zéle.

Avant, elles travaillaient, jusqu'à ce que les mariages les rattrapent, et la pénibilité les chasse sans qu'il y ait besoin de les renvoyer...

 

Maintenant, on chante les louanges des études, en tous genres, et le filtre est vite fait. L'emploi utile et productif se contente d'un niveau d'instruction bas, l'emploi inutile est souvent à bac + 18.

Comme ces cohortes d'étudiants en maîtrise de droit, 5 ou 10 fois trop nombreux pour se retrouver avocat, mais dont la plupart se retrouveront caissier chez carrouf. 

 

Des années d'études qui vaillent ce qu'elles valent, sans doute intéressante, mais pour se servir de la scannette, et qui ne nécessite qu'une formation primaire.

 

L'emploi inutile commence à l'école...

 

L'emploi inutile d'ailleurs, est aussi facile à voir : vous les chercher. L'emploi utile, c'est souvent lui qui vous cherche.

Bien entendu, on parle à périmètre constant, et sans appel à une main d'oeuvre meilleure marché et importée.

D'ailleurs, la main d'oeuvre meilleure marché concerne aussi des emplois qui deviennent de merde, après avoir été utiles...

A la fin des année s1960 et au début 1970, on a fait fonctionner une émigration pour des secteurs qui allaient rentrer en restructuration lourde.

 

Aussi, que vaut une activité utile et créatrice, quand il n'y a plus de demande. La construction navale alimente une flotte pléthorique, qui n'a déjà plus d'utilité.
C'est donc devenu une activité de merde.


Partout, l'emploi oscille entre un emploi utile et nécessaire, et un emploi qu'on maintient, pour des motifs politiques.

A t'on besoin de MMe Parisotte et de sa société de sondage ? Absolument pas...

 

100 % d'emplois de merde à certains endroits. Mais des manards, qui coexistent avec des richards...

 

Une fois satisfaits certains besoins, on s'aperçoit que l'utile devient futile, quand ce qui a toujours été futile est porté aux nues...

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 15:27

C'est pour mieux t'augmenter mon enfant.

 

Après les bérézinas Argentine, Brésilienne (EDF s'y est retrouvé en string... Normal, c'est le Brésil), et Mexicaine, on voit arriver la nord américaine, et sa "stratégie" de développement, ne va plus aller dans constellation et le nucléaire, mais dans le renouvelable.

 

« Aujourd'hui, notre arbitrage se fait en faveur des activités d'optimisation (des centrales) et des activités d'énergies nouvelles sur le territoire nord-américain »

 

C'est bizarre, parce qu'aux dires du même zig, les énergies nouvelles, c'est "pas rentable", et qu'on ne peut se passer de 75 % de nucléaire.

 

Autre mise en String maximale, le Royaume-Uni. EDF veut bien y bâtir deux centrales, mais le gouvernement godon a pas l'air très pressé de sortir le tiroir caisse.

 

Proglio, d'ailleurs, prompte à prononcer l'anathème sur les subventions au renouvelable, oublie bien entendu que lui en demande, sur 40 ans au gouvernement godon, et ne vit que par elles, sous une forme ou sous une autre.

Toutes les forces de l'ordre qui gardent le nucléaire, l'armée française en guerre en Afrique, le démantélement, le gardiennage... ça coûte beaucoup d'argent...
Et les augmentations colossales d'EDF qui se conjuguent avec un début d'année pourri font bondir un bénéfice, qui ira garnir le dividende.

 

Bien entendu, rien n'était obligé dans les "choix", économiques des années 1970.

 

Comme le dit jancovici, c'est pas 150 millions de TEP qu'il faudrait pour remplacer le nucléaire dans les usages spécifiques de l'électricité. Mais 75. Et encore, consomme en t'on beaucoup plus qu'un pays comparable comme l'Allemagne. De cela, déduisons ce qu'il est possible de produire actuellement, soit 25 millions de TEP, de manière renouvelable.

 

D'autant qu'il apparait fortement d'ailleurs, que la présence du nucléaire n'a pas tué, loin de là, la production d'électricité thermique. Elle consomme encore entre  une quinzaine et une vingtaine de millions de TEP, d'origine fossile, si l'on compte la consommation intérieure et les importations de pointe d'origine allemande.

 

En outre, on peut considérer qu'une bonne part du "progrès" en consommation depuis 1973, relève davantage du gaspillage en bonne et due forme, relevant de canons de consommation, que d'un gain réel de confort.

 

Quand à la chute des coûts sur le renouvelable, cela ne vérifie que la chute des coûts observées sur les technologies qui se répandent et se généralisent. C'était déjà visible au XVI°siècle dans la contreverse entre Jean Bodin et Jean de Malestroit, sur le prix du velours (passé de produit de luxe, à produit de consommation beaucoup plus courante), chose confirmée d'ailleurs à la même époque, sur la chute du prix des armes à feu, du prix des alambics, et l'invention des foyers à récupération de chaleur, invention très vite oubliée à l'heure anglaise de l'énergie abondante et bon marché (18° siècle).

Les "pré-révolutions industrielles" aussi, annonçaient ce mouvement.

 

On a d'ailleurs eu, très tôt, une politique industrielle, et on peut citer l'ingénieur Virgile dépêché à Saint Etienne en 1535, et y réorganisant totalement la production d'armes, tout en la standarisant, avant la lettre.

Là aussi, la rançon en fut la chute des coûts...

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 08:28

La cour des "contes", comme le conseil constitutionnel se comportent désormais en "gouvernement bis", chargé de montrer la bonne voie.

Si le retour de la corvée et de l'esclavage ne choque guère le millionnaires du CC, la cour des comptes est véritablement composé de gens qui visiblement... n'ont pas la lumière à tous les étages...

 

En effet, comme je l'ai indiqué, et simplement en reprenant Braudel, tout le saut technologique du XVIII° siècle s'est révélé non rentable, pendant 50 ans, jouets de très riches aristocrates, avant que les jouets ne deviennent des jackpots délirants, alignant les trois pommes, et faisant descendre sur la Grande Bretagne des torrents d'argent.

 

En 1977, le watt/crête photovoltaïque était à 76,67 euros, aujourd'hui, c'est encore très cher : 100 fois moins : 0.74 euros le watt/crête.

Cette affirmation est donnée par de dangereux activistes écologistes : Bloomberg.
Alors, il faut qualifier les "experts" de la cour des comptes, pour ce qu'ils sont, au mieux des hurluberlus totalement incompétents, au pire, des vendus au lobby nucléaire.

 

Parce que, quand on est sensé faire des comptes, pas ceux de la mère l'oie, on est sensé observer ce qui s'est passé, se passe, et se passera, dans les innovations technologiques.

 

"On n’a pas encore compris en France à quel point le décalage entre la réalité technique et l’organisation du secteur énergétique dans ce pays devient dramatique. On reste sur un mode d’intégration verticale alors que le reste du monde passe à une logique d’organisation horizontale. "

Du moins, les élites et la cour des comptes comprise, n'ont pas compris à quel point le nucléaire a été, est, et sera un boulet.

 

Chez les sauvages sous-développés, si la Chine construit encore des centrales, elle investit massivement, et sans doute plus de 10 fois plus dans le renouvelable.
L'Inde se pose la question se savoir pourquoi il faudrait investir dans le nucléaire, alors que l'éolien est mieux, et moins cher.

 

De plus, le nucléaire est issu de l'investissement public, le renouvelable du privé, et donc, épargne les finances publiques.

Il faut noter, aussi, l'effondrement quasi complet des prix de l'investissement dans toutes les énergies renouvelables, les sauts technologiques, qui vont faire effondrer le prix de production de l'électricité, sans, bien sûr, règler le problème de l'incontournabilité du pétrole...

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 11:51

Les tarifs d'EDF devront donc augmenter de deux fois 5 %, et puis d'une autre fois 5 % (pour pas perdre la main), pour payer les conneries de la direction, qui foire invariablement ses "placements" à l'étranger, en d'innombrables emprunts russes à répétition.

Jadis, c'était l'Argentine, le Brésil et le Mexique qui croquait la grenouille, aujourd'hui, c'est parti pour le RU et les USA, en attendant les voisins plus proches, genre Italie.

 

Bien entendu, les distributions de dividendes, gargantuesques, ont aussi leur mot à dire.

 

Mais, on nous sort que les coûts augmentent... Bien sûr, il faut s'en tenir à la seule parole d'EDF...

 

Depuis 2006, et la concurrence, le tarif avait déjà augmenté, un peu plus qu'hier, et bien moins que demain, de globalement 28 %.

 

On se demande d'ailleurs, comment EDF fait :

- pour ne pas couvrir ses frais

- tout en faisant 4 milliards de bénéfices,

- en en distribuant 2 milliards. Y aurait il donc, comme dans l'affaire Tapie "escroquerie en bande organisée", car, si les charges ne sont pas couvertes, il semble difficile de faire un bénéfice, et encore plus difficile de distribuer un dividende...

 

Or, il me semble bien qu'EDF n'a jamais de pertes (comptables)...

 

On parle de l'Egypte, de beaucoup de choses. En réalité, parle t'on du VRAI problème, du capitalisme extrémiste imposé à l'Egypte après sa révolution, et notamment, de la privatisation du canal de Suez, véritable camouflet à l'orgueil national depuis la guerre de 1956, et de tout le bazar et son train, imposé par le FMI, Washington, la banque mondiale, l'union européenne, notamment la "compétitivité" salariale, pour un pays dont les salaires n'ont pas bougé depuis 1984.

Sur "De Defensa", on parle de "temps des troubles" au moyen orient, en allusion au temps des troubles russes (1598-1613), qui vit l'effondrement de l'état russe.

Pour y arriver, aucun doute, il faut appliquer la politique qu'applaudissent les 1 % les mieux payés de la population.

 

Pour EDF, ces 5, puis 5, et enfin 5, c'est l'assurance d'un suicide organisé.

En effet, il montre sans équivoque la voie des économies d'énergies, et de la fin du chauffage électrique.

 

Comme d'habitude, les responsables sont incapables d'agir intelligemment et de se projeter au dela du premier coup de billard...

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 14:11

Atteint désormais des sommets. La baisse du coût des équipements les rend désormais incontournables, comme un printemps, une poussée, que rien ne peut et pourra arrêter.

 

Pendant ce temps, la propaganda staffel française en faveur du nuke, se poursuit, avec quelques résultats.

 

En 2018, le 1/4 du mix énergétique mondial proviendra du renouvelable, contre 20 % actuellement, et, désormais, la rentabilité est atteinte sans subventions, dans la plupart des cas.

 

La production d'agro-carburant, elle, semble avoir atteint un maximum, guère améliorable.

 

Signe aussi, d'un changement profond, les copropriétaires semblent découvrir la loi des 20-80 (20 % du coût du logement à l'achat, et 80 % en utilisation sur un siècle), et la rénovation énergétique semble incontournable désormais.

Il est cocasse de constater que ce mouvement, va à l'encontre totalement de la politique nucléaire, bâti en un temps de demande toujours croissante.

 

Quand à l'énergie solaire, elle est devenue trop bon marché (horreur pour tous les thuriféraires du marché !). D'ici qu'on ne nous ressorte pas le coup de "l'énergie abondante et bon marché"...

 

D'ailleurs, il est important de poser le choix, en précisant qu'il est politique, en fonction des coûts, des investissements nécessaires, et non, de la force des lobbys...

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 06:39

Le "BP Statistical Review of World Energy " nouveau est arrivé, et comme d'habitude, il est largement frelaté.

Notons, quand même, que les charbonniers ne savent pas truquer leurs statistiques, et qu'ils sont les seuls à indiquer une baisse de leurs réserves.

 

Quand ils annoncent "a changing world", c'est que justement, ils ne changent rien du tout. Dormez, tout va bien, braves gens...

 

Globalement, la production de pétrole augmente un peu, mais les choses ne sont pas claires. En effet, le "miracle américain", d'où vient il ? Des agro carburants ? Car il existe une différence fondamentale entre ce qui est annoncé, 8 905 000 barils par jour, et la production pétrolière proprement dite, plus proche de 6 500 000 barils.

 

En outre, les ressources du pays sont modestes, et les pomper plus vite ne les accroit pas. Cela les épuise plus vite, c'est tout.

Le moyen orient n'augmente que modestement sa production (+ 0.9 %), globalement. Bien sûr, les pays en crise politique (Iran, Syrie, Yemen), se voient contraints d'économiser sur la production, en même temps qu'ils ont atteint leur pic pétrolier.

 

On voit aussi les miracles arriver, sans doute causé par détention des lieux saints : l'Arabie Saoudite, en pompant 4.2 milliards de barils en 2012, bénéficie de réserves en augmentation, alors que son effort de recherche est très modeste (265.9 milliards contre 265.4).

 

Mais, d'une manière générale, il est étonnant de voir les pays en plein krach de production, annoncer des réserves encore croissantes, comme la Norvége, ou inchangées, comme le Royaume uni, à 3.1 milliards de barils.

 

Les réserves, la consommation, sont des choses éminement politique, et les réserves annoncées n'ont rien à voir avec la réalité. Mais une chose est claire, c'est que la production patine sérieusement depuis la première décennie du siècle.

 

Pour le gaz, la situation est la même, tripatouillage des réserves, avec la circonstance aggravante de l'absence de linéarité de la production. En effet, la production peut chuter très vite.

Quand au "miracle du gaz de schiste", il est visible dans les statistiques US : le pays importe un peu moins de gaz, et en produit un peu plus, la dépendance globale du continent nord américain s'est un peu réduite. c'est tout.


2012 production (millions de tonnes équivalent pétrole) :

- USA           : 620,

- Canada     : 140,

- mexique    :    52, soit un total de 812 millions de tonnes, pour 820 consommés (USA 654, Canada 90, Mexique 75).

 

en 2007, la situation était la suivante :

- USA :       480,

- Canada:  170,

- Mexique : 52 soit un total de 700 millions de tonnes pour 741 consommés (USA 597, Canada 87, Mexique 57).

 

Donc, on le voit, le "miracle" est très mesuré, surtout si l'on regarde à quoi il a servi. Disposant de nombreuses centrales thermiques à gaz fonctionnant peu, celui-ci a surtout servi à évincer le charbon de la production d'électricité. Depuis 2007, la production charbonnière a en effet, décliné de l'ordre de 80 millions de TEP, soit 160 millions de tonnes. 

 

La bagarre sur les prix entre gaz et charbon, sur le seul débouché possible et réalisable, car possédant des capacités d'utilisations inemployées, s'est situé sur la production d'électricité. 

 

Le charbon montre aussi son caractère exclusivement chinois, avec la moitié de la production mondiale consommée en Chine, une Chine, qui, d'ailleurs, doit recourir, là aussi, à des importations en quantitées croissantes.

 

BP n'a d"ailleurs pas jugé utile de faire état des réserves en matière d'uranium. Le renouvelable progresse à grande allure, mais reste marginale.

 

source pétrole Localisation/période TRE Commentaires
Pétrole États-Unis (1970) 100 Gisements importants, installations à terre, extraction de type primaire ou secondaire
Pétrole États-Unis (2005) 15 Gisements plus petits, offshore profond, extraction de type tertiaire, arctique
Biomasse à partir de la canne à sucre (Brésil) 7 à 8
Charbon Afrique du Sud 3
Sables bitumineux Canada 3 ⇒ Bitume
Sables bitumineux Canada 1,5 ⇒ Syncrude (carburant synthétique)
Biomasse à partir de céréales (États-Unis) 0,7 à 1,3 pas de consensus sur le TRE

 

Voilà, finalement, la seule chose à retenir. C'est la chute absolue du taux de retour énergétique. EROI en d'autres langues.

 

On détériore le TRE, en voulant produire à tout prix. Le TRE du pétrole de schiste doit donc se situer très légérement au dessus de celui des sables bitumineux et charbon, et la question principale qui se pose est donc la réduction de la consommation.

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 19:09

Dans bien des guerres, la débandade est annoncée comme une victoire incomparable, comme ces républicains espagnols, qui n'avaient "que peu reculé", grâce à leur dernière victoire, et "El campesino" galvanisait les énergies en faisant défiler ses soldats, 4 ou 5 fois de suite.
Bien entendu, ça ne changeait pas le nombre réel de combattants, ni leur niveau de compétence militaire, mais cela permettait de mentir, un temps, sans rien changer au résultat final.

 

Le pétrole de schiste, lui, fait la une des journaux. Encore et encore, donc, il faut, encore et encore enfoncer le clou.

Le rebond de la production américaine, est réel. Mais limité. Et encore, faut il séparer ce qui relève du forage en eaux profondes, dans le golfe du Mexique, sur des gisements sous marins, mais classiques, et ce qui vient du pétrole de schiste.

 

Depuis le creux de 2005/2006, donc, la production US est remontée d'environ 5 millions de barils /jour, à 7. On est donc, très loin, des 12 prévus. Et même des 9 annoncés en 2012.

On est même en dessous de 6.5 millions à l'année...

 

La production du Dakota du Nord, elle, est encore très marginale...

 

Si les raffineries ferment en France, et si les pays africains ont du mal à exporter leur brut léger, c'est que les importations à leur maximum du 4/11/2005, avec 15.217 millions de barils (5.598 produits) , sont redescendus à des montants bien moindres (8. 878 le 15/03/2013 et  7.124 produits en mars).

Côté importations de produits raffinés, les USA de 2005 étaient chroniquement insuffisants et incapables d'approvisionner leur population.

Un maximum d'importation de 4.968 millions de barils a été atteint en octobre 2005, contre un niveau très bas en 2013, quelquefois inférieur à 2 millions de barils par jour (2.273 en mai).

 

Côté exportations, elles se situaient à environ un million de barils elles se sont envolés à 2.730 en 2013, faisant des USA un exportateur net de produits raffinés.

 

le total de la consommation US est passé de 21 millions de barils jours, à environ 15, avec des pointes encore  inférieures.

7.124 MBJ produits en mars 2013, 7.360 net importés. 14. 5 millions de barils, donc, ont été consommés.

 

La chute, en 8 ans, est impressionnante, et est causé par plusieurs facteurs concomitants, qui se conjuguent et se renforcent :

- la chute du taux d'équipement automobile par tranches de mille personnes : il est revenu de 476 à 420, ce qui est étonnant dans un pays où l'automobile d'occasion est bon marché, comme les pièces détachés, faisant des Cooter Davenport, (le  mécano de "shérif fais moi peur"), un personnage central de la vie américaine,

- la chute des consommations unitaire des véhicules (de 11.5 litres à 9.5),

- la chute de 25 % des kilomètres parcourus.

 

La production des raffineries est quasi intégralement destinée au transport, et aux carburants (85 %), le reste n'étant que des déchêts incompressibles (bitume, coke, gaz). 

Les autres usages sont quasi marginaux, et en voie de disparition. Le chauffage au fioul est un reliquat, en constante diminution.

 

Ce qui a surtout fait l'effondrement du prix du gaz aux USA, ce n'est pas le gaz de schiste, c'est l'encombrement du marché de la production d'électricité, entre le charbon et le gaz, l'existence de capacités de production largement inutilisées, par centrales au gaz ou au charbon.

il est à noter que la baisse de la demande électrique US est aussi responsable de la crise du prix du gaz.

Lequel est handicapé par la saturation de ses capacités de stockage.

Comme l'évacuation du gaz nécessite de gros investissements, le Dakota torche son gaz de schiste.

 

Donc, nul rebond, mais une crise qui s'approfondit. Et on nous présente cela comme un renouveau.

On m'a aussi reproché d'avoir prévu, en 2009, un bug dans la production nucléaire, faute de combustible, bug, qui n'est pas venu... dit on.
Faut il dire qu'entre temps, Fukushima a pris le bouillon, que dans les fait, le Japon est quasi sorti du nucléaire, qu'il a bradé 4500 tonnes d'uranium, que l'Allemagne a laissé fermée la moitié des siennes, qu'en Belgique, le nucléaire fonctionne à 50 % de ses capacités...

Plus, faut il dire, dans la foule des mensonges dont on nous abreuvait en 2007-2009, une vérité : la production kazak d'uranium a fortement augmenté.
Mais c'est la seule qui ait fait ce qu'elle avait promis alors.

Dans les faits, le nucléaire reste sous la menace d'une rupture d'approvisionnement, la producion ne couvrant que 86 % de la consommation.
Ce phénomène est pareil aux ruptures de digues. Souvent, quand une crue menace, on brise une digue, pour inonder un endroit qui servira de vase d'expansion, et dont on prévoit que les dégats seront circonscrits. La fin du nucléaire nippon, la fin du nucléaire allemand, et la mauvause santé du belge, ont crée du mou sur les quantités disponibles. Il n'y a donc rien qui contredise ma prévision de 2009, à savoir la mise au rencart de bien des centrales.

Fukushima leur a seulement évité le ridicule. Cette difficulté à trouver du combustible, la prédominance du Kazakhstan (40 % de la production), l'instabilité de l'Asie centrale, de ses clans et satrapes, le retour probable de Mollah Omar aux affaires, et sa conséquence, l'acceptation par les états de la région d'une tutelle russe rétablie, beaucoup plus importante, tout devient dangereux dans le nucléaire, et peut on parler "d'indépendance nationale", quand 45 % de la production vient de l'ex bloc soviétique ?

 

Il y avait en 2012,  plus de 400 centrales nucléaires, "en activité". Même ce chiffre est contestable. Les allemandes sont comptées toutes, comme "actives", le nucléaire anglais est en grande perte de vitesse, l'espagnol est condamné, le belge, fragilisé, le nippon n'existe plus...

 

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 06:59

On a construit, sur du sable. Ou plutôt, avec, et maintenant, n'en a plus.

La cause ? Ancienne.
Mais il vaut mieux l'expliquer.

Au sortir de la seconde guerre mondiale, le phénomène qu'on a pu observer en France a été visible partout.
On a crée l'AFPA, pour le recyclage des soldats, et standardiser bien des professions, dont celle de maçon.

 

Standardiser et militariser. Avec un standard unique, celui du ciment et du béton, on a transformé la formation -longue-, des ouvriers du bâtiment, en une bouillie du "prêt à couler", qui permettait de former des gens rapidement, en quelques mois, à une gamme peu importante de techniques, qu'on généralisait.

 

Alors qu'auparavant, les constructeurs, peu nombreux, mais bien formés, souvent en une dizaine d'années, utilisaient au mieux les ressources locales, et au minimum la dépendance extérieure, on a adopté le schéma inverse.
Des mâçons, en grand nombre, mais une dépendance totale aux fournisseurs, et très peu de savoir faire.

Une personne me racontait que son père, entrepreneur de maçonnerie avant la seconde guerre mondiale, était capable de tenir une journée entière avec une seule gâchée de ciment. Mais il taillait excellement la pierre, comme ses 4 ou 5 ouvriers.

La pierre, d'ailleurs, il la trouvait à proximité, vu la défaillance des moyens de transports.

Il faut dire qu'à la charette à bras, on évitait d'aller trop loin, et de transporter trop.

Le plus souvent, il ne l'achetait pas, mais faisait appel à une source inépuisable : tous les tas de pierres dont les paysans, régulièrement, purgeaient leurs champs.

 

Le paysan, lui, faisait la tête, non pour ce qu'il prenait, mais pour ce qu'il laissait. Il trouvait toujours que ça faisait trop.

Les moyens de transport ont fait d'une chose inutile, une ressource courue, une matière première. Mais, elle aussi, est liée au pétrole. D'abord, pour le transport, ensuite pour la transformation.

Ensuie, le béton et le ciment ne sont pas éternels. Vauban et Agrippa d'Aubigné, grands constructeurs, avaient les mains dans la chaux et le sable. Heureusement qu'il ne l'utilisait que pour lier les pierres. Celles-ci sont restées, le sable et la chaux, partis.

 

Le ciment, lui, se contente de durer un siécle. Carbonation du béton, et simple alternance froid/chaud, ou simplement, alternance de températures, lui fera perdre son caractère qu'on a cru "éternel".

Et puis, tout bonnement, il est clair que le souçi de la qualité n'est pas forcément le souçi des cimentiers, qui ont assimilé "l'obsolescence programmée" au plus haut point.
L'utilisation de sables "bruts", d'océans, ou de carrières, raccourcira encore la vie des constructions. Trop acides, pas lavés...

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 13:02

Finalement, la chute que j'annonçais de la consommation US de pétrole s'avère encore plus sévère que je ne l'avais initialement décrite.
En effet, ce n'est plus un retour de 21 à 15 millions de barils jours, mais moins de 14 millions de barils jour.

 

Il y a toujours soupçon de magouilles diverses pour les statistiques américaines, et celles-ci n'échappent pas à la règle, simplement par décalé de mise à jour des dites statistiques.

 

Donc, on a USA, production de mars, 7 124 000 barils par jour, importations nettes :

- première semaine mars 2013 : 6052

- deuxième semaine                    : 6452

- troisième semaine                     : 5894

- quatrième semaine                    : 6829

- cinquième semaine                    : 6889 Milliers de barils par jour. Soit, pour la période une moyenne de 6500 milliers de barils jours.

Au total, la consommation interne atteint donc 7 124 000 + 6 500 000 = 13 624 000 barils, soit une chute de la consommation de 35 % et non de 30 %. 

                     

Donc, sans rire, on nous annonce une croissance américaine, sans doute parce qu'on a décidé de compter l'usure des chaussures ?

Le "Figaro" nous livre une clé de réponse : "Les dépenses publiques ont diminué de 4,9% annuels au premier trimestre, au lieu des 4,1% avancés en première estimation. Ce tassement a été en partie compensé par une hausse de 3,4% de la consommation des ménages, supérieure aux 3,2% donnés en première estimation. Mais cette hausse repose essentiellement sur une hausse des prix à la pompe. "

 

Les ménages US sont rincés, et livrent leurs dernières gouttes de sang à leur bagnole.

Une croissance entretenue par les prix à la pompe, ça ne s'appelle pas de la croissance, mais de l'inflation, et corroborerait avec la chute des quantités, une crise économique majeure, cachée par le tube cathodique.

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