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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 09:16

Le solaire photovoltaïque est utlra compétitif, désormais, avec un TRE (taux de retour énergétique), ou EROI (energy return on investment), désormais qui bat le pétrole, et écrase et éradique totalement le nucléaire.

ce taux atteint au plus bas, 7 pour 1 (Finlande), et au plus haut, 14 pour 1 (Sud des USA). Et l'impact du stockage s'avère marginal. Le pétrole, de plus en plus difficile à récupérer, lui, voit son TRE se dégrader de plus en plus. Son coût est directement incrémenté par sa capacité à dévorer lui même l'énergie.

Le seul inconvénient de cette révolution énergétique, c'est qu'on voit réapparaitre les vieilles antiennes : pourquoi économiser l'énergie, alors qu'elle va être illimitée.

C'est simplement oublier que la quasi-totalité du CAC 40 et des autres indices boursiers sont quasiment tous liés, de près ou de loin, à l'énergie.

Toute phase de révolution industrielle a crée des gagnants et des perdants. Et les perdants ne sont que rarement beaux joueurs. Il faut dire qu'ils ne savent rien faire.

De plus, la remise en question des énergies centralisées, redonne au mot démocratie un sens réel. La dime énergétique, aux pétroliers, à EDF, et autres, n'est plus dû, à partir du moment où l'on peut acquérir cette indépendance énergétique. Le double mouvement de réduction des besoins et essor de l'auto-consommation, rend obsolète ces grandes compagnies énergéticiennes, d'abord dans l'électricité, ensuite dans le reste, qui ne savent plus que mendier l'aide des pouvoirs publics, et aligner des pertes sans fins. Et encore, on n'est qu'au début du mouvement.

Pourtant, ils devraient être content. On applique la loi du capitalisme darwinien à l'état pur. Le seul inconvénient, pour eux, c'est qu'ils se pensaient au dessus.

Le capitalisme, c'est aussi se libérer des coûts inutiles, et notamment ceux de la rente.

Aux origines, le fossile n'avait pu prendre difficilement le pas sur le renouvelable, que parce que celui-ci était très frustre. Les moulins à vent, par exemple, ne récupéraient au XVIII+ siècle qu'un pourcentage infime de la force du vent. Aujourd'hui des éoliennes tutoient la loi de Betz (le maximum récupérable est de 16/27), sans doute les constructeurs sont ils un peu optimiste, ou des marseillais qui s'ignorent, mais ils flirtent quand même avec les 50 %. 

Lazard, confirme que le photovoltaïque est moins cher que le nucléaire. Deux fois moins.

D'une manière générale, le coût du renouvelable s'effondre, pendant que ses performances s'accroissent. Le coût du fossile et du nucléaire, eux, ne cessent de monter. Il faut en tirer les conséquences.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 20:07

Pour ceux qui me lisent depuis longtemps, ils savent mon point de vue sur le chauffage électrique classique, à effet joule. Un scandale, un gouffre, destiné à justifier un choix mégalomaniaque d'un nombre injustifié de centrales nucléaires.

Pue cher à l'installation, c'est un gouffre à l'utilisation, et donne une fausse idée du panier énergétique français. 82 millions de TEP (tonnes équivalents pétrole) sont dans "pertes et ajustements", dans le fait que les 2/3 de la production d'une centrale nucléaire ne sert qu'à chauffer l'eau de la rivière...

Tout est dit dans l'article, sur dimensionnement des réseaux, choix coûteux et inutile la plupart du temps. Et qui coûte la moitié de la facture électrique.
Le profiteur étant le promoteur, le bailleur, pour le bailleur, c'est moins évident. Le chauffage électrique est un repoussoir.

La carte des  quartiers pourris souvent se calque sur celle du chauffage électrique.

En ce qui concerne la pac (pompe à chaleur), si la réduction des quantités consommées est réelle, cela n'enlève pas le problème de la pointe. On peut prévoir une relève thermique en cas de pointe de température négative, mais le plus souvent, c'est une simple résistance, beaucoup moins chère. Et qui accroit la pointe.

Tout cela était déjà un phénomène global de décadence, que seul un pays riche pouvait se payer.

Mais l'article ne dit pas le problème de la désindustrialisation, dont EDF porte une écrasante responsabilité. Non contente de fournir des subventions pour les grille-pains, EDF a fourni des subventions écrasantes aux entreprises du secteur privé pour s'équiper en matériel de chauffe électrique.

Dans le cas que j'ai vécu, c'était 110 % du montant hors taxe. C'était une forge de 2000 tonnes. Les mandrins forgés étaient préalablement chauffés dans des fours à gaz, avant d'être saisis par une pince, et forgés. Un four était éteint, et à l'abandon. (ce genre d'équipement ne s'arrête jamais).

C'était un four électrique qui avait fonctionné un mois. Après, les chiffres de la comptabilité analytique étaient tombés. Il coûtait 3 fois le coût d'un four à gaz. Il avait donc été arrêté sans délai. Mais dans cette entreprise, la comptabilité analytique existait... Ailleurs ?

Sur la vallée de l'Ondaine, j'ai fait le compte les années suivantes. Toutes les entreprises industrielles qui avaient déposées le bilan avaient "bénéficié" des largesses de not'bon électricien.

Quelques années plus tard, j'ai fait un audit dans une autre entreprise. On me soufflait que c'était la faute aux effectifs ou au 13° mois. Mais il y avait aussi une splendide fonderie d'aluminium, subventionnée elle aussi, dont on était très fier.

Sur le moment et rétrospectivement, je suis très fier d'avoir mis le bordel dans cette entreprise en leur révélant le pot aux roses... Eux non plus n'avaient pas de comptabilité analytique... Devant mes dires, une floppée d'ingénieurs se mit à gamberger, calculer et confirmer mes propos... Ils n'avaient pas vu le nez au milieu de la figure.
EDF n'est pas notre amie. C'est une firme, qui, il y a bien longtemps, a fait un investissement indu et surdimensionné, et se charge, depuis, de nous le faire payer.

Petit a parte marrant : dans mon lieu de résidence, not'bon électricien a démarché tout le monde pour nous démontrer les avantages de la pompe à chaleur. Sauf les deux pékins qui avaient des convecteurs.

L'intérêt d'une firme est l'intérêt d'une firme, pas celle du pays, ci celle des consommateurs.

Là aussi, la fuite vers la complexité a été une mauvaise idée. La bonne idée, c'est de ne pas consommer, et d'isoler. D'ailleurs, pour des maisons passives, des constructeurs équipent quand même de convecteurs. Pour rassurer madame, le plus souvent.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie Immobilier
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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 15:44

Apparemment, la manipulation visant à faire changer les grands électeurs -républicains-, d'avis, et de changer leur vote, a fait long feu. "Harvard Professor Admits His Efforts To Turn Electoral College Against Trump Have Failed Miserably"

Comme je le pensais, dans l'état de passion actuelle, les grands électeurs qui avaient des velléités imprévues à l'origine, auraient clairement été menacés.

Le deal de certains, la protection juridique, et le paiement des amendes, est de peu de poids contre les armes à feu. Et Dieu sait si les yankees, surtout républicains, sont bien burnés en la matière. Et comment états, et population, prendraient la manipulation.

En ce qui concerne le clown résidant à la maison blanche, il a fait quelques erreurs d'appréciations, assez monstrueuses. Certaines sont marrantes, venant d'un pays qui se tape 600 milliards de déficit extérieur, et qui traite la Russie de "pays n'ayant rien à exporter".

Pour ce qui est des armes, ce sont deux gros pays exportateurs, mais les ventes d'armes US répondent plus à des ventes où la pression politique est prépondérante. Elles sont souvent chères, et peu fiables.


Il a aussi échappé à cet hurluberlu que les pays caïd, c'était ceux qui disposait de vastes ressources énergétiques, étant donné le différentiel de productivité que cela donne aux hommes.
Si les USA ont encore beaucoup de pétrole et de gaz, les quantités obtenues sont insuffisantes pour leur consommation, et sont obtenues par une débauche d'efforts humains, industriels, budgétaires, financiers.

La Russie, elle, n'a pas ses problèmes, ses ressources minérales sont encore très rentables et la production d'un puits de gaz de schiste dans toute sa vie, ne représente pas plus que d'un mois de production d'un puits de Gazprom...

On confond plutôt effets d'annonces et réalités. La population US a beaucoup grandie depuis 40 ans, la population russe diminué. Mais, c'est à niveau égal de civilisation que le nombre importe. Et les USA, depuis 40 ans, ne flamboient pas sur le côté énergétique. La seule progression significative a été celle du charbon, et encore, celui-ci ne peut servir qu'à fabriquer de l'électricité...

Dans les faits, le premier producteur de pétrole, c'est la Russie, et le premier exportateur l'Arabie, suivie de la Russie. L'Arabie n'a pas de bases solides pour être une puissance, c'est une "monoville" de type soviétique, où tout est bâti sur une seule donnée, le pétrole.

Les USA sont encore de très gros importateurs et de gaz, et de pétrole...

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 15:44

Gail Tverberg parle encore de complexité. J'analyse différemment. Le complexification a été une réponse à la crise de 1973, et la plupart du temps, pas une réponse heureuse.

La montée de la sphère financière par l'endettement, était ce nécessaire ? Pas forcément. C'était ajouter une complexité non désirable. On a crée une bulle financière et d'endettement, qu'on essaie de gérer, sans y arriver. Le problème, c'est qu'elle est trop grosse, et que les canons en vigueur depuis 1973, assassins.

La mondialisation dévoreuse d'énergie était elle un passage obligé ? Encore moins. Cela peut s'analyser surtout comme le pillage des mines de charbons chinoises, par exemple. On a claqué en quelques décennies, des ressources qui pouvaient tenir des siècles.
Sans doute le syndrome "île de Pâques". Pour rappel, l'île de Pâques a eu une  très longue période pendant laquelle 40 % de l'île restait boisée, capital foutu en l'air en quelques décennies, jusqu'à ce qu'il n'en reste rien et que l'ile connaisse une guerre d'extermination. .

Sans doute, le pouvoir politique n'a t'il plus protégé la ressource, et en la sacrifiant, voulu se donner du temps. Le même phénomène s'est produit en Angleterre et en Irlande, lors des périodes révolutionnaires du 17° siècle, et pour l'Irlande, après la défaite de la Boyne. Les féroces lois de Guillaume le conquérant n'étaient plus appliquées.

Construire un aéroport en plein pic oil ? C'est une galéjade ? Ou les décideurs sont ils complétement paumés, perdus, corrompus, ou le tout à la fois ? Ils se gargarisent des propos de l'IATA, qui prévoit le doublement du nombre de passagers. En oubliant que le même IATA qualifie le transport aérien "d'activité caritative", tellement elle est non rentable. (Comment devenir millionnaire ? Simple, être milliardaire et acheter une compagnie aérienne..).

La déformation du PIB en faveur du tertiaire est surtout la marque de son caractère frelaté. Commerce de gros, commerce de détails, loyers, frais de santé.

Ils n'ont pas jeté le calcul du pib comme le bébé avec l'eau du bain. Ils ont gardé l'eau du bain, et jeté le bébé.

Le pib productif est en chute, très marquée depuis 2008. Pour les meilleurs cas, la simple stagnation est là, mais il y a d'autres sujets de crises.
Et on en rajoute. Prenez 1.2 millions de réfugiés, pouvant produire 100 KWh par an (c'est la force de travail d'un homme dans la force de l'âge), c'est le 1/12 d'un baril de pétrole.
Pendant ce temps là, la consommation de pétrole européenne baisse de 15 millions de tonnes par an, soit environ 93 à 99 millions de barils.

Le "plus" apporté par cette immigration, c'est donc, 100 000 barils par an... La complexification des sociétés a été la voie de sortie de la crise de 1973. Et me recours au renouvelable n'est sans doute pas une impasse. Mais sans doute est ce que le débouché sera une juxtaposition de solutions locales. Comme l'était l'économie du XVIII° siècle.

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 20:09

Il est vraisemblable que le royaume séoudien va vivre des heures difficiles, devant le grippage de sa principale et seule ressource.

Pour le site zerohedge, la décision de l'OPEP de réduction des productions, initiée par l'Arabie séoudite, et par la Russie a sans doute pour explication plus l'épuisement géologique des gisements séoudiens, qu'une subite prise de conscience.

Les gisements séoudiens sont sans doute à bout. Comme je l'ai dit, ils fournissent des fonds de cuves, du pétrole lourd et chargé, alors qu'en général, les gisements jeunes ont du pétrole jaillissant sans peine, léger et volatile.

Il est clair et connu des pétroliers que le sur-pompage entraine une moindre récupération des gisements. Ce phénomène est connu depuis l'origine de l'exploitation pétrolière.

L'Arabie portera le principal de la réduction de production, sans doute 500 000 barils/jour, sur 1 200 000.
Pour beaucoup, d'ailleurs, ce ne sera même pas un effort. Le Mexique, avec ses gisements en pleine décadence, ralentira simplement le forage des nouveaux puits, et de toute façon, l'effondrement de l'effort de forage entrainera logiquement la chute de production.

Pour rappel, les dépenses étaient de 100 milliards de $ en 2000, 150 en 2005, elles ont progressé ainsi :

2012 : 599 milliards $,

2013 : 664,

2014 : 683,

2015 : 539,

2016 : 485... Une évolution prévisible amenant à 150 milliards seulement en 2020.

Le moyen orient échappe à cette chute, mais il n'est guère réputé pour le montant de ses investissements.

Bien entendu, il y a un monde à part, les USA, qui forent comme des fous, depuis longtemps. Ils disposent d'une banque centrale accommodante, des subventions pour le forage, et de subventions pour l'exploitation de puits marginaux.

Les nouveaux forages, de plus, atteignaient des nombres importants. On parlait de plus de 100 000 par an dans le monde. Il n'y a pas si longtemps, une dizaine d'année, le chiffre total de puits en activité atteignait "seulement", 750 000, dont les 2/3 aux USA, produisant 5 % du total. Et oui, le forage est aussi, une affaire de politique intérieure.

On voit donc qu'on a atteint la pente des rendements décroissants, qui mène aussi les contrées bien burnées en réserves, comme l'Alberta et le Venezuela, au bord de la ruine. Pour une raison, c'est que leur pétrole, il est très cher à exploiter. Et quand les prix remonteront, les consommateurs seront incapables de suivre.

De plus, si les périodes de prix bas avaient entrainés par le passé des chutes dans le montant des investissements, c'était à des niveaux beaucoup plus bas. Dorénavant, la destruction des capacités de productions, tant en moyens humains que techniques a sans doute atteint le seuil de l'irrattrapable. Cela a été trop fort, trop violent, trop vite.

Même si on voulait encore se mettre à forer, et retrouver le niveau antérieur, on n'y arriverait pas.
Pour le royaume séoudien, la baisse de la ressource va avoir un impact important. Sans doute, l'idéologie salafiste son second produit d'export résistera très mal à la crise du pays exportateur, qui lui, risque de sombrer dans le désordre. De toutes façons, tous les pays atteint par le Pic oil ont eu de grosses difficultés politiques. Voir connu un effondrement.

Le seul pays pour qui la baisse de production sera problématique est le Kazakhstan, avec son gisement géant de Kashagan, enfin mis en service.

Comme je l'ai souvent dit, le secteur de l'énergie est le secteur du mensonge et de la manipulation, qui va du plus simple au plus élaboré. Le plus frustre en la matière est le moyen orient, qui maintient simplement, depuis plus de 40 ans, ses réserves au même niveau, comme s'ils n'avaient jamais pompé.

Aux USA, on annonce les rebonds, sans jamais voir les baisses. On a annoncé que le pays était devenu le premier producteur, alors que son administration de l'énergie disait que c'était la Russie, suivie en deux de l'Arabie séoudite. Le pays est ici clairement dans un pic pétrolier du pétrole de schiste. On peut bien annoncer que la production US a été la meilleure en 2015, depuis 1972, c'est de l'histoire, désormais. La tendance de 2016, c'est la chute rapide.

A cela s'ajoute le fait que le solaire, désormais, à un meilleur rendement énergétique que le pétrole. Si Bloomberg a classé le fossile en "spéculatif", c'est qu'il y a une raison. 

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 09:12

Norvégienne. L'investissement pétrolier en mer du Nord est en ruine. Après l'annonce de la baisse de 80 % en début d'année, l'annonce en juin que c'était la faute au Brexit, c'est au tour de la Norvège de tailler dans ses investissements pétroliers, et pour la même cause. Le gisement est simplement en train de mourir.

La Bêtise nommée "fond de réserves pour les générations futures", y est aussi en train de prendre le même chemin.

Nauru l'avait démontré. Petite ile de phosphate, elle était par tête, la plus riche du monde. Elle est désormais une des plus gueuses, et des plus malades du monde. La totalité de la population est atteinte du diabète, et sa seule source de revenus, c'est d'être un camp de rétention pour le compte de l'Australie.

Logiquement, le Pib y est passé de 20 000 $ australien par tête pendant les belles années, au salaire unique de 200 $. C'est marrant, parce que c'est le montant des coupons alimentaires aux USA.

Pour la Norvège, on n'est "qu'au", niveau de - 20 %. Encore un pays qui n'aura pas de mal à respecter le bridage des productions décidé par l'OPEP.
Bien entendu, de biens mauvaises langues ont posés la question qui tue : cette baisse de production est elle vraiment volontaire ? Ou la pente de déclin naturel de gisements matures, qui correspond à une baisse de production de - 5 % l'an ?

Les pays disposant d'une marge de production non exploitée sont rares. Iran, Irak, Kazakhstan, quand à l'Arabie Saoudite, j'ai déjà cité son principal problème : son brut n'est pas traitable par bien des raffineries, incapables de les traiter. Trop de métaux lourds, trop de souffre. Raison pour laquelle, elle a ouvert ses propres raffineries. On est très loin de l'époque où son brut pouvait se mettre directement dans les réservoirs.

Ceci indique, de même, un vieillissement des gisements, et notamment, le plus gros, celui de Ghawar, le roi des gisements.

Pour la Norvège, le pic pétrolier a été atteint en 2000, son pic toutes productions, en 2005, et il est à noter, qu'il a été exploité beaucoup moins brutalement que son homologue anglais, où littéralement, on a fait pisser et essorer le gisement.

La production a baissé de moitié par rapport à 2000 et en Grande Bretagne, des 2/3. C'est d'ailleurs la seule explication des années Thatcher. Un échec économique global, masqué par la géologie.

Aujourd'hui, la donne pour les états et les compagnies pétrolières, c'est plutôt de sabrer l'investissement, pour "sauver", chez les uns, le dividende, chez les autres, les prélèvements étatiques. Moi, en mon jeune temps, on m'avait bien précisé que le dividende, c'était simplement si on pouvait, et que l'entreprise ne devait pas distribuer sa substance, par exemple en s'endettant pour le faire. La logique des groupes n'est donc, même plus, capitaliste. Il s'agit d'un pillage.

Pillage qui s'est ressenti d'ailleurs, dans les difficultés de la mise en exploitation du dernier grand gisement géant, celui de Kashagan, au Kazakhstan. Le coût de son exploitation n'a cessé de monter, obligeant les majors pétroliers à se confédérer. Il est, lui aussi, d'une extraordinaire complexité technique à exploiter.

Mais le problème anglo-norvégien, lui, impacte toute l'Europe. Sa décadence géologique se ressent dans les performances économiques de toute la zone. La crise européenne, se ressent dans les statistiques eurostat.

Le stress énergétique européen commence en 2005 (pétrole), en 2006 (gaz) et 2008 (électricité).

La crise de la dette, est une conséquence de la crise des énergies. Pendant plus de deux siècles, la dette s'est développé de concert avec la consommation d'énergie, qui incrémentait un pib croissant. La crise européenne est une crise de type antérieure, où les besoins des états, imposant très mal leurs populations les plus aisées étaient désargentés. Ils n'avaient pas d'autres solutions que de faire une banqueroute de temps en temps (le roi soleil, lui, tous les jours).

Tous les pays de l'axe méditerranéens sont en crise pétrolière (le pétrole y était une part importante de leur approvisionnement énergétique) qui rend leur dette tout simplement ingérable.

L'énergie est l'économie réelle. La dette l'économie financière. La première a flanché avant la seconde. Mais il est illusoire de vouloir sauver la seconde. C'est simplement, et techniquement, totalement impossible.

De même, les réserves financières crées, sont illusoires. La norvégienne sera vite évaporée.

Braudel disait que le financier avisé, c'était celui qui donnait les conseils, et prenait son pourcentage. Grâce à l'outrecuidance de ceux qu'il avait fait gagner, il pouvait recevoir l'argent de nouveaux naïfs, pendant que ceux qui s'étaient fait plumer fermaient leur gueule...

 

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 13:40

On a parlé de "l'élection du peak oil", à propos de Trump ? Mais les élections du PO sont là depuis un certain temps. On peut dire que l'élection d'Obama, c'était déjà l'élection du PO.

2012 en France, c'était aussi l'élection du PO, et 2017, aussi.

Le pétrole, c'est gras, et cela huilait pas mal les rouages de l'économie. Quand il y en a moins, plus cher, ça grince plus. L'économie actuelle, c'est faire fonctionner des machines, moins de machines, c'est moins d'emplois.

En outre, 2016 aux USA, c'est plutôt l'élection du coal peak ou pic charbonnier.
Pour imaginer l'ampleur de la crise, le charbon, c'était 1000 millions de tonnes, vendus à 120 $ la tonne, c'est devenu 700, vendus 30 $ la tonne. Au lieu de 120 milliards de recettes, c'est 20. Moins cent milliard, c'est dur à avaler. Un emploi direct dans le charbon, c'est beaucoup d'emplois en aval, parce que c'est fortement consommateur de fournitures industrielles, d'infrastructures, que les salaires étaient forts, suivant la norme américaine.

Devant cette chute, d'ailleurs, la tête de Warren Buffet était instructive. Première ou seconde fortune des USA suivant les années, sa société d'investissement est quand même basé sur du concret, notamment des voies de chemins de fer, qui véhiculent énormément de charbon. Beaucoup moins maintenant. Tuant le prix du fret ferroviaire, et la rentabilité des réseaux. Un réseau, c'est fait pour servir le plus possible. Sinon, ce n'est plus rentable.

A l'américaine, aussi, le mineur est dur à la tâche. Il travail durement, pour de bons salaires. Il est comme le docker, capable d'enfiler les heures supplémentaires sans sourciller. Il a un sentiment de puissance, en haut de ses machines.

" Les électeurs peuvent pardonner les scandales, le fanatisme, la négligence, la stupidité et à peu près tout le reste, mais quand ils voient leur niveau de vie tomber, les emplois disparaître, leurs enfants sans avenir (et parfois sans rien à manger), ils accusent les politiciens, à tort ou à raison. Les politiciens prétendent généralement avoir des solutions qui impliquent presque toujours un chemin ou l’autre vers la «croissance». "

Le politicien a toujours tort. C'est lui qui organise la société. Il ne peut pas ne pas voir le problème énergétique. Bien sûr qu'il est salutaire que les consommations baissent, mais on ne peut pas s'en tirer en disant, "c'est bien". Oui, de mon point de vue, c'est bien. Mais il faut en tirer toutes les conséquences en amont et aval.

Parler de relancer la croissance, c'est faire preuve de 30 ans de retard.

Même si tout est informulé, toutes les élections sont celles du peak oil. Et du pic toutes énergies, d'ailleurs.

Que donne t'on comme moyen de vie et de survie aux exclus ? D'autant que le reste de l'énergie existante empêche -pour le moment- tout développement  d'une autre économie localisée.

Sans doute, l'élection US est la plus polarisée, entre les exclus, et les riches inclus. Et les bruits de trucage de l'élection du 19 décembre pourraient être ravageurs, et décider d'une guerre civile.

L'argument de la majorité des voix n'en est pas un. Le contrôle du corps électoral n'est pas national et beaucoup d'immigrés non naturalisés ont votés. Et les USA sont une union d'états. Pas une nation. Avec une guerre civile pas digérée depuis 150 ans, on risque de voir celle-ci ressurgir. la guerre civile n'était pas une guerre pour ou contre l'esclavage. Elle était le résultat du droit des états. Et le fossile, a joué un rôle dans l'abolition, en rendant l'esclavage inutile et obsolète. Il est donc normal que les britanniques l'aient supprimé en premier, avec leur tas de charbon permettant de remplacer les esclaves par des esclaves mécaniques bien plus nombreux encore. 

La raréfaction du pétrole, non organisée, et non préparée, amène à la catastrophe. La charge du politicien, c'est de préparer l'avenir, donc prendre, dans un premier temps en compte la réalité du problème.

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 15:40

La production charbonnière US devrait connaitre une stabilisation a un niveau bien moindre de celui de ses belles années.

La raison est économique, et simple à la fois. Il s'agit du débouché à la fois du gaz et du charbon.

La seule demande énergétique ayant un peu d'élasticité pour absorber et alterner les productions de gaz et de charbon, c'est l'électricité.

La baisse de la demande, l'existence de très grandes capacités de productions excédentaires ont entrainé les centrales électrique en dessous de leur seuil de rentabilité. Logiquement, on a fermé les plus anciennes, les plus polluantes, les moins productives, les plus déficitaires qui étaient toutes au charbon.

Si l'on regarde l'investissement dans les capacités de production électrique, elle était majoritairement charbonnière jusque dans les années 1970, puis à partir de 1980, majoritairement gazière.

Les charbonnières, accusent leur âge, tout simplement. A cela s'est rajouté le fait qu'à une époque, on avait largement surinvesti dans les centrales à gaz, et que beaucoup se retrouvaient inutiles.

Le gaz de schiste a été utilisé, de toute façon, on ne savait pas quoi en faire d'autre, et la consommation dans le meilleur des cas, ne progresse pas, et dans le pire, régresse.

Logiquement, le charbon a payé le prix de l'ajustement. Mais il est probable qu'il est terminé. Une phase de consolidation va s'ensuivre.
Y aura t'il une relance charbonnière ? Impossible. Il faut dix ans pour construire une centrale à charbon, et les capacités de production sont importantes, renforcées encore par le renouvelable, dans lequel les américains semblent se jeter. La mentalité US est ainsi, quand on est convaincu d'une chose, on y fonce sans arrière pensée.

Le nouveau renouvelable d'ailleurs, a désormais un poids non négligeable. Si l'hydroélectricité représente 6 % de la production, celui ci atteint 9 %, contre 3 % en 2008. C'est peu, mais suffisant, pour, comme en Allemagne, tirer le tapis sous les pieds des autres énergies.

Trump ou pas, donc, la crise charbonnière va connaitre une accalmie, d'autant que la production gazière ne devrait plus augmenter, et même régresser légèrement au moins. Il en tirera donc un certain bénéfice politique, alors que les autres, notamment Clinton, avec leurs élucubrations climatiques se sont plombés.

Jancovici vous dirait que la réduction des émissions de co2, c'était déjà commencé et en cours, et de manière importante, et que les hommes politiques ont voulu se donner le beau rôle, dans un truc dont ils n'étaient en rien responsable.

De même, not'bon président poire et porcinet, a voulu s'attribuer la responsabilité d'une baisse des consommations énergétiques, dont il n'était en rien responsable.

Plus marrant encore, on voit certains articles mettre en question le sérieux de Bloomberg, maintenant qu'ils ont dit que nucléaire, gaz, pétrole et charbon, c'était du spéculatif.

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 09:37

De réouverture des centrales nucléaires. Les vieillards que sont les centrales nucléaires françaises sont autorisées à fonctionner un peu plus longtemps, mais à vitesse réduite, histoire de ne pas se faire pêter une coronaire.

Parce que 46 générateur de vapeurs un peu limite, sur 58, ça fait quand même beaucoup. Mais la décision est politique, il faut empêcher la coupure électrique cette hiver. Et puis, se dit on, ça a fonctionné comme ça jusqu'à maintenant.

Il est éloquent, d'ailleurs, de voir les réactions des lecteurs, dans un contexte franco-français. Pour beaucoup, on ne peut se passer du nucléaire, alors que :

- on s'en passe très bien ailleurs,

- il n'est pas question d'y venir,

- on fera avec le renouvelable. A titre de comparaison, je citerais ce plombier, épaté d'un voyage au Mexique. Sur le gigantesque bidonville de Nezahualcoyotl, il avait vu un océan d'installations solaires thermiques. Sans doute plus qu'ils n'en existaient en France...

30 millions de logements équipées, cela donnerait entre 15 et 25 millions de tonnes de TEP épargnées. Et le solaire thermique lui, est une valeur sure.

Beaucoup de pays européens ont interdits carrément, le chauffage électrique classique, dit à effet joule. Pour le chauffage électrique via les pompes à chaleur, j'ai toujours exprimé des doutes. Ces doutes reposent sur la relève en cas de froid trop intense. Si elle bascule sur une résistance électrique, cela aggrave les pointes, et la relève par un fossile classique est déconseillée, parce que trop chère. En effet s'équiper d'une chaudière qui va fonctionner une semaine par an, c'est limite.
Donc, la solution est sans doute bonne au niveau individuel, mais mauvaise au niveau collectif.

Et puis, Elon Musk l'a prouvé, même si ce n'est pas à 100 %, l'avenir c'est l'autonomie. Même s'il sera dur d'obtenir 100 %, on peut imaginer dépendre de réseaux locaux, ne fournissant qu'un appoint.

Hollande pouvait préparer l'avenir en déclenchant une révolution industrielle, il ne l'a pas fait, Fillon, lui aussi, est très archaïque en la matière. Ils préfèrent tout deux faire risette au MEDEF, et faire la guerre à leur peuple.

Ailleurs, on est beaucoup plus révolutionnaire. Parce que pas liés aux lobbys existants...

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 15:25

On nous dit que les guerres du futur seront énergétique, un gigantesque mad max, avec des armées tout autour. En réalité, il y a de grandes chances que cela soit faux.

Les guerres de l'énergie ont déjà eu lieu, la plus éclatante, c'est 1914-1919, et on peut même citer 1870-1871. L'Allemagne, en 1871, s'est en effet emparé des gisements de houille de Lorraine, en dédaignant le fer, parce qu'inexploitable à l'époque.
Mais les économies anglaises et américaines vivent en 1907, la raréfaction de leur production de houille, dont le maximum sera atteint en 1913 pour l'Angleterre, et 1920 pour les USA, du moins en Pennsylvannie, et en Alabama, qui restent d'ailleurs, les meilleurs gisements qu'ils aient jamais exploité, ceux d'anthracite. Si un siècle plus tard, ils ont réussi à faire mieux, c'est avec des charbons beaucoup plus médiocres, destinés à l'électricité.

Cette baisse de rendement, permet la remise en question de son leadership par L'Allemagne, très loin de son propre pic charbonnier, par la Russie, qui elle, dispose de réserves abondantes, et même la minuscule France, qui connait un développement économique rapide. Pourquoi ? Parce que leur efficacité est sans commune mesure avec celle des anglo-saxons. Les anglo se sont crées un cadre de gaspillage, dont il ne leur est pas possible de sortir, le mot de transition énergétique n'étant pas à la mode, et le lobby charbonnier assez puissant pour le bloquer.
La France de ce début de XX° siècle est très innovante. On a oublié les conséquences positives de la révolution française, sur l'enseignement, l'enseignement supérieur, et la recherche. En 2016, les autorités ne peuvent pas en dire autant.

La remise en cause du statu quo, était donc logique. Les Allemands ont été simplement trop vite, et l'état profond avait dédaigné ce que Guillaume II avait proposé à Nicolas II, à savoir la ligue continentale, France, Russie, Allemagne. Considéré comme un benêt, largement mis sur la touche, il avait quand même eu une vision d'avenir assez prémonitoire.

Donc, en 1907, le gouvernement mondial de l'époque est devant des limites de croissance. La Grande Bretagne domine toujours, flanquée politiquement d'un "brillant second", français, devenu satellite obséquieux. Mais les limites ont été atteinte. La Grande Bretagne domine la finance, avec 95 milliards de francs or placé à l'étranger, et la France, avec ses 45 milliards affirme son rôle de centre secondaire du capitalisme. Mais la réserve de croissance est morte, les crises financières se succèdent, parfois orchestrées par les banques, sur ordre. La tension internationale, par exemple, baissera nettement pendant la crise marocaine, avec le Krach de Berlin.

En 1970, monde socialiste et monde capitaliste se retrouvent en face à face avec la même donnée, la quantité d'énergie disponible n'est plus celle des années 1940 et 1950. Le prix se doit d'évoluer, à l'époque, le litre de pétrole ne coûte pas 1 cent.

Alors, il est vrai que l'occident va jouer le crédit, et l'URSS et le bloc soviétique, s'effondrer. Mais dans son analyse, Marx n'avait pas prévu un paramètre qui permettait de provisoirement l'infirmer, celui de l'énergie. Le gâteau croissait vite, assez pour satisfaire les appétits de chacun.

Aujourd'hui, le gâteau n'est plus assez grand, et même le paramètre du XIX°siècle a disparu. Les quantités d'or et d'argent produites sont devenues ridicules par rapport au stock existant, ne le levant plus de manière importante.

Après, il reste à organiser une société avec cette nouvelle donne. On peut le faire à la cubaine, donner  un toit, la santé et l'éducation, arriver à l'équilibre démographique (Indice de fécondité à 1.70), ou enrichir les riches, pérorer sur la démocratie pendant que les prisons sont pleines, et les rues meurtrières.

La santé, le toit et l'éducation. Vaste programme pour les dirigeants occidentaux, qui veulent économiser sur la santé, réduire l'espérance de vie, vous aurez un toit, si vous pouvez, vos enfants auront une éducation de merde et la grosse différence entre les USA et la France et que si vous êtes victime d'une fusillade, vous serez indemnisé (de manière ridicule).

En réalité, pourquoi les USA n'aimaient pas Castro ? Parce qu'il était leur anti modèle. Mais en matière de dictature, il ne leur arrivait pas à la cheville.
D'ailleurs, il est cocasse et marrant de constater que l'outil répressif crée en occident, aux USA depuis 2000, ailleurs, plus récemment, alarme beaucoup les partisans du système. Et s'il tombait entre d'autres mains, chose qui n'avait pas été prévue ? C'est le Syndrome du 8-10 thermidor. Les auteurs des lois terroristes n'avaient pas envisagé le cas de figure où elles leur serait appliquées...

Alors, oui, le système s'effondre, mais avec une inertie colossale, faisant croire qu'il peut perdurer.

Moi, ce que je regarde sur ce blog, ce sont tous les "petits", signaux d'alertes qui se multiplient, un peu partout. Certains semblent ridicules, d'autres erronés. Je fais de la prévision, par de la prédiction. Je ne pouvais pas prévoir Fukushima, même si j'ai consacré bien des articles aux incessants problèmes des centrales nucléaires, qui agitaient le Japon.

Nous sommes devant un tableau de commande, où les uns après les autres, les voyants d'alertes commencent à clignoter, virent du vert à l'orange, puis au rouge,  au rouge vif, enfin au rouge écarlate...

Il faut réorganiser une société. Il parait qu'on assiste à des retournements de vestes assez fabuleux.

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