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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 06:54

S'il n'est déjà là...

Du côté de l'agence internationale de l'énergie, les projections de consommation pétrolière en 2030 étaient passées de 130 millions de barils/jour à 105.

Mais, même ce 105 est sur la sellette. Certains parlent de 75, et même les 90/95 semblent impossible à atteindre.

Il est à signaler que nous sommes à 85 millions de barils jours en ce moment, et qu'on parlait de 88 en 2015.

Cette prudence est significative. On renvoie les "grandes espérances" à plus tard (quand les responsables auront changés, les nouveaux se démerderont...).

58 % de l'énergie part en fumée, pendant que la ville de Detroit part lentement en fumée aussi.

 

Mais, les temps nouveaux sont déjà là : Davy Crockett est de retour : 15 $ le raton laveur et 25 les deux.

La grosse différence c'est que DC comptait la valeur des ratons laveurs en cents, et que maintenant on les compte en $. Il est pas beau le progrès ???

 

Car la réduction énergétique repose sur deux piliers : modernisation et destruction, et il est très facile de détruire, quelques minutes ou quelques heures suffisent...

En effet, un lieu doit être habitable et les poubelles thermiques ne le sont pas. Nos ancêtres avaient peu de besoins, et leur mode de vie était frustre. Les logements étaient petits, le chauffage assuré par la proximité avec les bêtes, les vaches notamment...

 

Le Mexique va aller aux pétroles de l'extrême, forant en eaux profondes à plus de 2600 mètres. Il reste que le reflux de la production est réel, de 3.3 millions de barils/jour à 2.6 aujourd'hui, et le gisement géant Cantarell a pratiquement cessé d'exister : il est tombé à moins de 400 000 barils, contre 3 millions à la belle époque...

 

En France, le parc automobile semble atteint de plafonnement aussi. S'il ne diminue pas, en tout cas, c'est qu'il vieillit très vite. 37 millions de véhicules pour une moyenne de 2 millions pas ans, on atteint presque les 19 ans d'espérance de vie. Hors accident, un véhicule roule donc plus de 20 ans...

 

Pour le CCFA, le parc progresse encore de 200 000 unités par an... Donc, on voit poindre, là aussi, une crise. La progression n'est obtenue qu'au prix d'un vieillissement réel du parc, pas même contrarié par des primes à la casse.

 

Le constat global est clair : la crise énergétique est là, soigneusement cachée par des gouvernants dont le seul mot autorisé est "croissance".

Dans le pays le plus "mûr" dans l'évolution, les USA, le parc de logements diminue désormais, la construction de neuf, tombée à un niveau ridicule ne compense même plus les destructions causées par la crise économique.

Même les transactions dans l'occasion faiblissent fortement, où pourtant le prix peut devenir symbolique.

Pour le parc automobile, son évolution est pour l'instant encore, positive, sans que l'on sache vraiment si ce mouvement est réel (beaucoup de destructions échappent aux pouvoirs publics), les communes rurales étant souvent des cimetières de voitures qui ne se purgent que quand les élus locaux battent le rappel...

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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 17:19

Même ceux qu'on appelle les mastodontes sont trop courts. On nous dit que la crise du golfe du Mexique est réglée. Peut être.

Mais cela fait tellement longtemps qu'on nous dit que le problème Deepwater horizon va être réglé.

En réalité, on peut être sceptique. A des profondeurs pareilles, on a bien vu qu'on ne contrôlait rien du tout, et même que les lois et contraintes de la physique y étaient différentes.

 

Ce genre de problème s'est passé 5 fois en URSS, et 5 fois, on utilisa la bombe pour cautériser des éruptions qu'on ne pouvait maîtriser. 

Cette fois, c'est une compagnie pétrolière qui a du faire face. C'était la plus grosse et la plus belle, BP est quasiment mort aujourd'hui.

De machine à cash, dont étaient férus les défunts fonds de pensions, elle devient la marquise flambeuse, obligée de vendre ses bois et ses fermes, pour "tenir son rang".

 

En réalité, malgré toute sa masse, elle était incapable de faire face à un coup du sort, elle n'avait pas de marge de manoeuvre, ses "bons résultats" étant considérés comme normaux et éternels. En même temps, le plafonnement de la garantie à un niveau ridicule a sauté. C'était politiquement intenable. 

 

La suite ? Comme l'a prouvé les événements précédents et URSS et les risques encourus, il n'y a véritablement qu'une entité pouvant couvrir certains risques, ce sont les états. Imagine t'on une entreprise d'électricité assumant un Tchernobyl ? Non.

 

Les grandes entreprises vivent dans l'instant, elles n'ont pas de vision à long terme. Là aussi, on peut opposer est et ouest. Certaines choses demandent du temps et du souffle, et pas de donner 17 milliards de USD chaque année aux actionnaires. 

 

La politique actuelle le montre. A Moscou, on joue aux échecs, avec 50 coups d'avance sur l'adversaire, ailleurs, on joue au poker et à l'intimidation. Sur les frégates et les missiles S300, Moscou souffle le chaud et le froid, mais Moscou n'en a cure. 

 

C'est un leg de l'histoire. Moscou a mis 300 ans à se débarrasser des tatars, et une autre centaine d'année à prendre Kazan. Face à des USaméricains agités, agressifs et qui avec certains de leurs hurluberlus n'ont pas besoins d'ennemi.

 

Perdurer dans la puissance, comme dans le temps exige une vision d'avenir que n'ont ni les grandes firmes, ni les puissances occidentales alignées sur le modèle américain.

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 10:00

L'éruption du volcan islandais au nom imprononçable semble se calmer, et renaît tant bien que mal le transport aérien, plutôt mal que bien, d'ailleurs.

On peut se poser des questions.

 

Non pas celles, usuelles des journalistes officiels de la presse-pravda : "ça a troublé le bizness et c'était exagéré !"

Après tout, que quelques appareils aillent au fond de l'eau, comme quelques mineurs qui viennent de mourir en Virginie, ou que les conduites GDF explosent, fait verser quelques larmes de crocodiles, d'autant plus grosses qu'elles sont simulées.

Après tout, ce risque là, les compagnies s'en balancent. Elles ont leurs avocats et leurs primes d'assurances pour en minimiser le coût. 

Le pire, pour une firme, c'est de ne pas payer le dividende. Les morts, c'est secondaire.

 

Hors, dans leur état de puissance, on peut s'étonner que l'on ait pris si tôt la décision d'interrompre les vols.

 

Et si tout cela n'était qu'un kriegspiel, un jeu de guerre, où l'on simule une situation, pour voir les tenants et les aboutissants ? Les points forts, faibles, les goulots d'étranglements.

C'est d'autant plus vraisemblable que le mois dernier, le contrôle aérien faisait un exercice, justement de trafic interrompu par une éruption.

Là,  aurait on voulu voir les conséquences économiques, en bloquant quelques jours, mais pas trop ? Je ne crois pas qu'il puisse y avoir de coïncidences fortuites. 

 

Car si l'on réfléchit bien à la situation du transport aérien, elle est tout à fait catastrophique.

Depuis 2001, il est saigné à blanc par l'augmentation continue du prix du kérozène, par la concurrence et l'absence de viabilité du modèle économique utilisé.

 

Question donc, en prévoyance d'un pic-oil imminent, encore plus ravageur, a t'on voulu voir "in-vivo", les problèmes que cela engendrerait.

Car il est évident que, de tous les secteurs économiques, celui qui vulgairement se ramasserait en premier serait bien le transport aérien.

 

En fait, il se ramasse déjà.

5 milliards de pertes annuels pour l'ensemble des compagnies de l'IATA depuis 2001 et 10 milliards depuis la crise.

On peut déjà dire qu'il est gravement malade. Il a d'ailleurs entamé sa descente aux enfers, demandant la perfusion de maman : la nationalisation des pertes.

 

5 % du commerce mondial (en volume) mais 40 % en valeur se fait par l'avion. Mais dans le secteur, le fret est DEJA le secteur le plus malade, le plus perfusé. Il est largement sous-utilisé, le taux de remplissage y étant ridicule.

 

On a vu donc, les conséquences. Et elles étaient trop vite visibles pour être honnête : les 1000 tonnes jours de légumes, fruits et fleurs qui ne pouvaient être expédiés du Kenya, les usines automobiles qui s'arrêtent, faute de pièces, et côté positif, eurotunnel fonctionnant à 100 % de ses capacités, le rail en plein rebond, avec quand même la touche de comique, qui ne DOIT pas manquer : la SNCF en plein conflit social, grâce largement au problème du fret que les (ir)responsables veulent encore réduire, comme toujours, depuis bien des années.

 

Avec, peut être, en prime, une petite lueur d'intelligence dans l'hyperclasse : le monde, c'est grand, et voyager sans avions, c'est long, d'ailleurs, tout est long sans avion, même l'Auvergne, vu de Paris, c'est le bout du monde quand tout est bondé...

Cela me fait penser à une mésaventure qu'un proche m'a raconté : un Nimes-Le Puy (139 km), en 1943... Deux jours de voyage avec des péripéties si nombreuses qu'elles semblaient sorties d'un film comique...

 

Dans le meilleur des cas, on vient de découvrir l'aléa, dans le pire, c'était un exercice grandeur nature.

Comme le protectionnisme est réputé très vilain, aurait on voulu se justifier, à une heure où les sondages confidentiels réalisés pour l'Union européenne montre un très fort rejet du libre-échange ?

 

Pour les pays du tiers monde qui bénéficient encore du système, le "bizness" doit revenir comme d'habitude.

Mais, l'Europe se définit comme l'homme malade du monde aujourd'hui, sans doute parce qu'elle est la zone la plus libérale, avec la monnaie la plus surévaluée.

 

Des éruptions majeures, il en existe plusieurs par siècle. Elles arriveront, mais on ne sait pas quand. Imagine t'on un épisode de l'importance du Krakatoa, du Mérapi ou du Laki aujourd'hui ?


les libéraux anglais avaient décidé au 19° siècle qu'ils pouvaient abandonner la sécurité alimentaire, car la maitrise des mers était britannique pour l'éternité (et "non négociable"). On a vu ce que cela a donné.

 

Deux choses ont prouvées leur caractère non viable : la mondialisation, et le zéro stock. En général, ceux qui fonctionnent à contre-courant dans ce contexte, amassent des fortunes en un clin d'oeil. Tout se vend à n'importe quel prix. 

 

Nous avions déjà eu de beaux exemples pendant la grève des camionneurs de 1992. Pour le moment, les incidents sont significatifs, mais réduits en temps. Un jour, ils seront beaucoup plus longs et répétitifs, au moins à cause du problème pétrolier qui s'approche et va devenir incontournable.

La seule alternative étant que la paupérisation et la chute des monnaies cassent la demande... et nous fassent aussi sortir de la mondialisation.

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 13:30

le volcan Eyjafjallajokull a fait une victime : le Kenya.

Produisant des légumes frais destinés coûteusement à l'Europe, le Kenya a licencié en masse ses ouvriers agricoles.

Ces transports sont uniquement possibles par avion, et on montre là les limites du schéma.

 

L'article dit aussi que le transport n'est pas forcément plus coûteux en énergie que la production en serres en Europe.

En fait, ce qui est en cause, c'est l'habitude de manger des légumes frais toute l'année, indépendamment de la saison de production.

En fait aussi, ce qui est en cause, c'est que certaines techniques sont délaissées. Le problème du potager est qu'il produit en masse pendant une courte période.

 

La solution avait été trouvée pendant les guerres de la révolution et de l'empire, par l'invention de la conserve, dont la marine ne tarissait pas d'éloge, elle dont la vie était d'une manière lancinante rythmée par le besoin de vivres frais.

 

Le problème est donc celle d'une alternative : celle d'une société où l'on consomme beaucoup d'énergie, que ce soit par le transport aérien ou la serre, et celle où l'on en met en conserve, et là, on en consomme nettement moins.

La conserve a été l'élèment et le progrès essentiel du 19°siècle.

 

On appréhende là aussi, le réalignement de l'économie que va engendrer le Pic oil. Au Kenya de produire sa propre nourriture, et à l'Europe de produire la sienne.

 

Mais, dans le cas de l'Eyjafjallajokull, on peut aussi se poser une question. Si des dégâts ont effectivement été décelé sur des avions, et notamment des avions militaires finlandais, est ce que ce n'aurait pas été utilisé par les autorités européennes pour se livrer à un kriegspiel, une manoeuvre en grandeur nature en prélude au grand bazar en préparation ?

 

De plus, habilement exploité, un événement fortuit comme une éruption volcanique, peut se révéler rentable. C'est la faute à pas de chance, les forces de la nature qui nous dépassent  tous. 

Bien entendu, on cachera forcément que le système économique marchait sur la tête, détruisant la planète, nécessitant des quantités croissantes d'énergie que celle-ci peut de moins en moins produire et qui s'épuisent de plus en plus vite.

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 21:26

Le pic pétrolier; inéluctable, nécessite... de la planification : " Ni les dirigeants ni les experts n’avaient non plus compris à quel point le « modèle » économique en vigueur ces dernières années était vicié."

C'est pas moi qui le dit, mais notre modèle économique est bon pour les crétins.

Il va fondamentalement changer, et passer par une planification :

"C’est pourtant un effort comparable à celui de la conversion à une économie de guerre qui attend nos sociétés. "

Avec tickets de rationnements ? Incontournables...

Il aurait fallut précéder le pic de 10 ans, pour le faire sans douleur.

10 ans avant le pic, une actrice hollywoodienne se glorifiait d'avoir le "plus petit 4X4 du lotissement".

Attendre le pic "se traduit par un déficit important de carburant durant plus de deux décennies. "

Il aurait fallu le préparer 20 ans avant pour qu'il n'y ait pas d'impacts.

"Dans les pays développés, les problèmes seront particulièrement graves. Dans les pays en développement les problèmes du pic sont potentiellement bien pires. "

Belle manière de dire que ce sera le carnage.

 

Bien entendu, cette manière de voir les choses vient du département de l'énergie US. Comme sa vision était déjà très optimiste, on peut aisément imaginer des choses pires.

 

Par exemple que des gouvernants complétement idiots se préoccupent de retraites et de déficits publiques.

Par exemple que des compagnies de chemins de fer à la direction décervelée (gouverner, c'est prévoir !) se préoccupent de restructurer le fret.

Par exemple qu'un gouvernement de grand duché (de gerolstein ?) veille faire des économies en supprimant des transports en commun.

 

Donc, on va aborder, avec une société inégalitaire, une transition. La seule solution, pour qu'il n'y ait pas trop de casse, c'est le ticket de rationnement, la norme, et la taxation des plus riches (les plus gros consommateurs d'énergie et les plus gros consommateurs en particulier).

Mais il est bien plus probable, que l'effondrement économique nous renvoie au communisme de guerre.

 

La croissance est possible visiblement sans énergie. Elle a existé -forte- en France de 1500 à 1800. Elle avoisinait les 0.5 % l'an. Bon an, mal an, la production avait été multiplié par 5 entre les deux périodes, et cela, sans énergie fossile, ou si peu.

 

Mais nos dirigeants, complétement idiots, préfèrent l'idéologie à la réalité. Il y a un peu plus de 20 ans, au lieu de profiter de l'accalmie pour faire des plans d'économies d'énergie, J. Chirac, premier ministre, dans une de ses premières décisions de 1986 mettait l'ADEME sous cellophane.

 

Même E. Todd se trompe sur le sujet. Le protectionnisme européen n'est pas souhaitable. D'abord parce qu'un machin comme l'UE n'est pas réformable, comme n'était pas réformable l'URSS, ni l'état fédéral US, et qu'ensuite, ça n'a pas de sens.

 

En effet, le commerce international s'appuyait sur un coût de l'énergie bon marché. Les prix en yoyos, on a vu qu'aucun mode de transport n'apprécie réellement. 

Aucun n'est rentable dans ce cadre là.

C'est quand même une grande rupture. Car si le marin ne s'enrichissait guère de 1500 à 1800, le transport maritime était toujours source de profit, toujours gargantuesque.

Maintenant, le système libre-échangiste a lui aussi atteint le stade communiste.

 

Plus rien n'y est rentable, tous attendent de l'état. C'est logique si c'est pour ne pas mourir de faim, moins compréhensible si c'est pour sauver des fortunes.

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 17:38

Les-cartels-mexicains.jpgEncore une bouffonnerie de la presse anglo.

Pour le Daily Wealth, le déclin de la production mexicaine de pétrole est causé... par des dépenses sociales excessives.

En retard, comme de bien entendu, le journal dit que la production est passée des champs millionnaires en barils, à des champs qui en produisent 150 000.

C'est de la débilité profonde. ça, c'est ce qui s'est passé avec le développement de Ku Maloob Zaap.

Comme KMZ plafonne à son tour, c'est au tour des champs produisant 15 000 barils jours de se développer, voir de ceux produisant 1500 barils jours (les "otros" des statistiques, car ils n'ont même pas de noms).

Le jeu consiste à courir (forer) de plus en plus vite, pour reculer le plus lentement possible.

 

Le Daily Wealth est caricatural : le pétrole pousse dans les endroits bien gérés, bien entendus, là où les libéraux sont au pouvoir.

Bien entendu, le fait que pendant longtemps, la plus forte production pétrolière ait été celle de l'URSS a du lui échapper.

 

Faut il donc en conclure que l'URSS était le prototype de l'état bien géré et irréprochable ? C'est sans doute pour cela que le pays s'est disloqué : trop parfait ???

 

Mais, aucune crainte à avoir pour le Mexique : UNE activité de substitution s'est crée. Elle embauche à plein, dans le nord du pays, et pense s'agrandir chez le voisin US. (Il y a beaucoup de terrains inoccupés aux USA, donc les cartels vont s'en emparer les acheter).

Mais les libéraux peuvent être contents, cette activité s'exerce dans le cadre libéral d'une saine concurrence entre groupes appelés "Cartels".

 

Désormais, la seule chose qui puisse les mettre dans la M...ouise, c'est l'effondrement des USA.

Bon, d'accord, tout le monde sait que le dollar US, c'est du PQ (de piétre qualité), mais tout le monde fait semblant de croire qu'il vaut quelque chose.

 

Bien entendu aussi, un effondrement du monde occidental, un collapsus, c'est impossible. Seulement voilà. Le monde réel différe trop du monde officiel.

Un internaute disait pour le chômage que : "ces gouvernants redéfinissent l'emploi selon de nouveaux critères globalisés ultralibéraux qui se substitueront définitivement à ceux que nous avons connu dans le monde dit développé et seront la norme: les conséquences en matière de rémunération , d'aide sociale en cas de chômage seront les leurs et non plus celles qui ont encore cours au sein de chaque nation. "

 

C'est parfaitement vrai. Mais cela fait trente ans que c'est vrai. Mais désormais, le phénomène de "surréalité" est trop en déphasage avec le vécu des gens.

La culpabilisation du chômeur ou du rmiste ne peut fonctionner que quand une grande masse de gens sont écartés du risque "chômage", de fait ou en droit (fonctionnaires, retraités, employés vitaux du secteur privé), et surtout, s'arrête quand les protégés sont à leur tour menacés.

 

Le Mexique est un prototype. Il a tout subi en matière économique et est bien plus "en avance" sur les pays européens. Il a semblé faillir, avant de retrouver un équilibre.

Le Mexique vient de rentrer en guerre. Non pas contre les narcotraficants, mais contre les USA.

On voit une guerre de type vietnamien se déployer. Un gouvernement fantoche, qui veut taper sur les cartels, mais dont les troupes préfèrent se laisser acheter, une composante nationale et nationaliste dans ces cartels.

 

En fin de compte, l'empire est dévoré par des chancres : Irak, Afghanistan et autres interventions extérieures, alors que le plus important vient de se coller sur ses arrières.

 

On peut dire au Daily Wealth qu'ils risquent de regretter amèrement le temps ou le gouvernement achetait la paix sociale grâce au pétrole.

Mais, il y aura longtemps avant qu'ils le comprennent, il n'y a rien de plus bête qu'un libéral.

 

Pour ce qui est des derniers chiffres de la production pétrolière mexicaine, elle ne décline plus que très légérement. Mais c'est au prix d'un effort de plus en plus important.

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 14:19

On parle aussi désormais de "pic de l'asphalte".

C'est une chose que j'avais remarqué, pour une bonne raison.

 

Une lettre courroucée d'une mairie intimait l'ordre à un propriétaire de  bâtir son mur de clôture à un mètre de la route. C'était en 1978.

Il le fit. Maintenant, il est à 3 mêtres de la route, qui en a perdu autant de l'autre côté.

 

Le phénomène décrit dans "the oil drum", je pourrais l'illustrer par des dizaines de photos. Les bactéries adorent le pétrole sous toute ses formes.

Avec le temps, elles font un travail soigné. Elles ne laissent rien.

 

Certains craignent le grignotage des campagnes, et on nous sort des statistiques disant qu'en dix ans, on a perdu un département.

c'est vrai. Mais on ne prend pas assez en compte l'effet poids et l'effet distance d'un monde sans pétrole.

 

Petit Nicolas dit aux chômeurs d'accepter des emplois loin de chez eux ? Mais, chez moi, c'est inutile de postuler à 40 km. On ne vous prendra pas. On va redécouvrir les distances. Si les quantités en matière de bitume ne pose pas de problème avant longtemps, ce qui va poser problème, c'est de l'amener, c'est le coût. 

 

Les communes de campagnes abandonnent, de fait, beaucoup de routes qui se retrouvent mangées par la brousse. Maintenant, on peut parler de brousse. Des gens qui connaissaient des lieux il y a 50 ans, ne les reconnaissent plus.

 

On entretiendra donc un peu mieux villes et grandes voies de communications. Mais en abandonnant le reste...

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 21:30

Cette fois, c'est le département de la défense qui reconnaît le PO.  Le manque sera de 10 millions de barils jour en 2015.

 Là aussi, une pente en plateau ondulée est prévue.

Les USA aussi, pensent à une possibilité de troubles civils.

 

Bien entendu, un manque serait terrible pour tous les pays, mais surtout pour les USA où le mode de vie n'était "pas négociable".

Déjà, en 2008, des manques avaient eu lieu, en Chine, en Afrique, en Amérique latine, les livraisons étaient destinées surtout à l'OCDE. Pourtant, en Afrique le prix était horriblement cher.

 

Finalement, la seule manière que ça passe inaperçu, ce serait un  effondrement économique partiel de la planète.

Qu'un ensemble, comme les USA, ou l'UE passe l'arme à gauche, et qu'il s'en suive une dislocaton à la soviétique, avec une baisse de consommation de moitié.

Le monde pourrait garder ses illusions quelques années de plus.

 

Néanmoins, il risque aussi de se poser un autre problème, celui de la population et de la concurrence entre besoins alimentaires et besoins énergétiques.

C'est déjà patent, avec 25 % des céréales US destinées aux carburants. On laisserait mourir de faim la planète, retrouvant le problème des philosophes du 18° et des communistes russes du début 20°.

Les deux opposaient le besoin humain et le besoin des animaux, et les 3 millions de chevaux en France en 1780, créaient un gros problème de subsistance. Ces trois millions étaient essentiellement une dépense de prestige, ou guerrière. Pour le PCUS, le problème aussi était insoluble. Même avec un pays gigantesque, il était impossible de développer encore plus l'élevage.

 

Les asiatiques avaient répondus au problème il y a plusieurs centaines d'années. Le muscle de la Chine, c'était le chinois. Et le champ, un lopin.

Sans doute cette perspective déclencherait elle un retour à l'autosuffisance partout où elle est possible, et le commerce se limiterait au reliquat, comme ce fut le cas, pendant des siècles.

 

D'ailleurs, une carte est fort instructive, c'est celle de l'évolution de la population aux USA. Les zones les plus peuplées perdent énormément de population. Au profit souvent de zones plus marginales.

 

Mais l'évolution commencée lentement, devrait notablement s'accélérer. Et aggraver les crises des collectivités dans certains endroits, et les épargner ailleurs.

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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 16:49

Ce qu'il y a de bien quand on prend systématiquement pour faux les chiffres de la nomenklatura, c'est qu'en général, on n'est jamais déçu du voyage.

La production de gaz US a été surestimée.

"Les erreurs provenaient là d'un système de recueil et de transmission des données dépassé, reposant essentiellement sur la saisie manuelle. "

 

Finalement, les USA, c'est bien l'URSS, ils ont remis en usage le boulier.

 

Pendant ce temps, le pétrole continue sa cavalcade, un temps arrêté par la crise.

"La demande d'énergie, qui vient de subir deux années de forte baisse, peine à rebondir aux États-Unis, comme dans la plupart des pays développés, malgré la reprise économique. "

Malgré cela, les prix du pétrole flambent, et déclencheront bientôt une nouvelle phase de crise aiguë, et que, bien entendu, personne n'aura prévu, du moins dans le monde officiel.

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 20:03

Il n'y a pas à dire, "les Echos" sont en très net progrès.

Ils parlent de sujet concret, la consommation énergétique d'une maison, et donnent les solutions :

- isoler,

- changer de génération de chauffage.

Ce qui a été construit avant 1975, c'était des épaves thermiques, sans isolation ou presque. C'était trop cher, alors que le coût de chauffage était presque nul.

 

Je dois me résoudre à l'évidence : c'est un plagiat, ils patrickreymond à la place de patrickreymond...

Les gains sont d'autant plus énormes que le bilan était médiocre auparavant.

Saupoudrez d'un peu de éco- PTZ et de photovoltaïque, et le tableau est complet.

 

100 000 éco-PTZ pour un montant de 20 000 à 30 000 euros, ajouter au PTZ classique et à son doublement et on comprend le (très petit) regain du crédit en France. 

Finalement, c'est facile de relancer le crédit, vous fixez le taux à zéro %. Ils avaient pas compris ? Bien entendu, au gouvernement, comme on ne comprend rien à rien, il faudra voir leur tête l'année prochaine et toutes les années suivantes quand se réduiront les consommations, les taxes, les rentes de toutes espèces.

Comme bien entendu, les éco-PTZ ne sont autorisés que sur les logements les plus anciens (construit avant 1990), l'effet d'économie sera important.

 

Quand au journal, "les Echos", ils vont évoluer encore plus. Bientôt ils vont, comme tout le monde, militer pour le relèvement de l'impôt sur le revenu (à ce moment là, je n'en reviendrais pas d'ailleurs).

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