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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 19:33
Décidément, je commence à constater que la prise de conscience des problèmes énergétiques anime désormais les débats, pas seulement ici, mais dans un certain nombre de forums internet.
Les choses passent et évoluent, l'immobilier, triomphant d'hier, devient moins attractif en matière de discussions.
Les choses sont emballées, et pourtant, il faut les situer.
On a dit que les propriétaires vendaient au bout de 7 ans, les possesseurs de résidences secondaires, 12.
La réalité, quelle est elle ?
30 millions de logements et de 800 000 à 500 000 transactions par an. Dans un cas, c'est 60 ans, dans l'autre, l'optimiste, c'est 38 ans.
Bien entendu, il faut défalquer sur le nombre total de transactions, les ventes de neuf. On s'aperçoit, donc, en réduisant de 300 000, que le délai pour la mutation devient démesuré. On passe à 150 ans, en mauvaise période, et 60 ans en bonne.
C'est la réalité, pourtant : le bien immobilier n'est pas liquide, mais alors, pas du tout liquide. La vente est l'exception.
Pour vous en persuader, regardez la carte de la forêt française en 1945 et aujourd'hui, et la différence, ce sont largement des terres abandonnés pour l'agriculture et non vendues.

Le logement, depuis 1945, est devenu fabuleusement consommateur d'énergie. J'ai lu bien des bêtises sur certaines interventions, preuve que peu de gens connaissent les conditions de vie de leurs ancêtres, pas si lointain.
Les maisons étaient en pierre, très épaisse, avec beaucoup d'inertie. Ce sont les vaches, qui, à l'intérieur, chauffaient. Et avec une vache, on a vraiment pas froid, du tout (même si cela pose le problème "tuberculose").
Le bois était réservé à la cuisine.
Et puis, la meilleure manière d'augmenter la consommation, c'est encore d'augmenter la surface de logement. En 1940, un logement US, c'était 75 M2, aujourd'hui, c'est 300.

Les différences de PIB, constantes entre les deux pays depuis 1980, reflétent une seule chose : la gabégie énergétique de l'un, une plus grande efficacité de l'autre.
C'est dans ce sens qu'il faut aller. Sinon, en cas de crise, on a la solution américaine : les insolvables abandonnent leur maison, celle-ci est désossée par les voleurs.
On a là, la compréhension de la fin de l'empire romain, et de 90 % des surfaces bâties, un entassement des populations résiduelles dans les immeubles en hauteur des villes, et de la fuite dans les campagnes de la plupart.

Aujourd'hui, je suis passé à Montfaucon en Velay  (On m'avait invité à une bouffe -très bonne idée, d'ailleurs, si ça vous venait à l'esprit-). C'est un petit village, mais encore étonnant : au bout d'une route IMPOSSIBLE (et je mesure mes mots), on voit un village avec des commerces, comme il y a 40 ans. Un village avec une animation, une vie, même un dimanche.
La route, finalement, si elle nuit à la vitalité, la préserve aussi.
Un internaute parlait d'un élevage de cochon, qui pensait récupérer le biogaz, mais, ce n'était finalement, que la récupération du pétrole utilisé pour alimenter l'usine, en nourriture, en produits de toute sorte. C'est vrai.
Pour avoir réellement, une PRODUCTION NETTE d'énergie, d'un montant intéressant, il ne faut pas dépasser la cinquantaine d'individus (de cochons). là, on intégrera du travail, une alimentation et un travail local.

la logique de certains biocarburants est la même : oui on peut produire, en Afrique du biodiesel avec le Jatropha, mais les grandes exploitations ne tiennent pas leurs promesses : on produit, avec des plantes en haie, un produit financier pour l'agriculteur. Mais celui-ci ne dépassera pas 300 litres par hectare, et une grande exploitation sans moteur et sans traction animale, c'est 5 hectares.
Donc, on aura, au maximum, une ressource renouvelable de 1.5 tonnes/an.

Circonstance aggravante pour le saint "marché", on retombe sur ce que signale Braudel pour beaucoup de "marchés" aux époques anciennes : les échanges internationaux sont RIDICULES, 1 % tout au plus, pour le blé, par exemple.
Une part très importante est auto-consommé, le marché local le reste. Ce dont parle Braudel, ce sont finalement des exploits techniques.

Notre civilisation va passer du stade de l'aviation, du flux tendu et des échanges internationaux, au stade de la glébe qui colle aux chaussures, ou on peut, certes continuer à échanger, mais où ces échanges sont limités, à de la très grande valeur.
Le pondéreux, lui, disparait de l'horizon.
Bien entendu, ce qui est rejeté, dans le renouvelable, c'est la fin d'une civilisation. Il faudra de nouveau compter avec un producteur, local, donc qu'on ne peut pas trop maltraiter, avec l'alibi de la mondialisation.
Le monde actuel est un homme qui avance dans la boue, la boue est de plus en plus collante à ses pieds, et les pas de plus en plus pénibles et durs à accomplir. Bien sûr que le renouvelable n'a pas la facilité du fossile. Il peut être absent au moment où on en a besoin. Il n'est pas impossible à gérer, mais demande une frugalité de consommation, et une approche toute différente de la société.
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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 12:02
L'opération "Cash for Clunkers" (prime à la guimbarde), équivalent de nos primes à la casse, est finie aux USA. Il est temps d'en faire le bilan : 700 000 véhicules vendus, à la condition qu'ils soient moins consommateurs.
Des véhicules neufs, donc, mais consommant, quand même, à l'américaine, beaucoup.
Reste, que, globalement, le résultat ne sera pas négligeable : - 5 millions de barils à l'année.
Rapporté à l'ensemble du parc US (240 millions de véhicules), on voit mieux l'étendue des possibilités de baisses de consommations.
Bien entendu, avec une gamme adéquate, le résultat eut été encore plus spectaculaire.
Pour mêmoire, la consommation d'un véhicule européen, c'est 6.5 litres au cent, aux USA, c'est 9.5.
Récemment, l'alignement sur les normes européennes a été voté.
Il reste que l'on peut voir le poids que l'oligopole automobile a fait peser sur les épaules des consommateurs : vendre de gros véhicules bouffeurs de carburants plus chers était plus intéressant.
Mais le résultat, est ici, sans appel. Toyota en a le plus profité (19.6 %), GM (17.6 %) et Ford (14.4 %), en profitent aussi, mais ce n'est guère flamboyant, Honda (13 %), Nissan (8.7 %) et même Hyundaï (7.2 %), font mieux que Chrysler (6.6 %), réputé, à raison, pour être le plus consommateur.
Les nouvelles gammes US ne sont pas prêtes, et il était certain que ce serait les marques étrangères, disposant de gammes plus adaptées aux temps nouveaux qui en tireraient profit.

D'ailleurs, GM, même "news" n'a rien appris. Son "petit" modèle, destiné aux bourses plates, la Cobalt était -déjà- un monstre, elle continue avec les monstres énergivores.
Les petits modèles présentés sur certains marchés, n'ont de GM que le badge. 
Encore des gens qui n'ont rien compris, et encore moins du monde qui s'annonce à l'horizon.
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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 13:47
La course à l'éolien vient de subir un bouleversement en 2009. Les USA, qui faisaient course en tête, décrochent brutalement, pendant qu'européens se maintiennent et que les chinois progressent encore.
Il faut dire, que, paradoxalement, ce sont les européens qui ont les meilleurs armes : réseau encore en relatif bon état (capable d'absorber les productions), sur un espace relativement petit, au contraire des chinois et des américains, qui ont besoins d'investissements beaucoup plus massifs les uns pour développer, les autres pour réparer, des réseaux du tiers-monde.
Au total, 30 GW se sont ajoutées aux capacités, portant le total à 152 GW, et se décomposant ainsi :
- USA, 5 GW au lieu de 10 espérés (c'est la sortie de crise), faute de financements (c'aurait été plus porteur d'avenir que la confiture aux cochons données aux banques).
- Europe, 8.6 GW contre 8.5 l'année dernière,
- Chine, 8 GW , beaucoup non raccordés.

Le rapport reste donc nettement pro-européen : 73 GW installés, contre 30 aux USA et 20 à la Chine.
l'objectif chinois de 2020 (30 GW), sera donc pulvérisé et on parle de nouveaux objectifs (100 GW), qui semblent eux-mêmes, plutôt faciles à atteindre.
Le caractère aléatoire sera pallié par la taille du pays, et il faut mettre aussi en relief, la situation énergétique générale du pays : la seule région en décroissance (officiellement), est celle où les mines de charbon sont massivement fermées.
Officiellement, ce sont pour des problèmes de pollution, officieusement, ce sont des mines clandestines, abandonnées pour non rentabilité et exploitées encore clandestinement, au prix de risques humains énormes et d'un investissement inexistant, accroissant encore les risques.
La donne charbonnière chinoise est donc qu'un certain nombre de gisements donne des signes d'épuisement certains.

En même temps, les signes sont donnés sur la "croissance chinoise". Trop de capacités, et une capacité d'absorption des investissements, réduite.
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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 13:35
Là, elle n'émane pas de cercles "peu sérieux", "anachroniques" et "désuets". Elle émane du patronat allemand de l'industrie photovoltaïque, en proie à une crise de surproduction et une chute des prix.
De plus, il faut, là aussi, signaler l'effondrement de la demande de panneaux photovoltaïques espagnols, qui a pesé lourd sur le marché.
La Chine, elle aussi, est là. Elle produit massivement ces panneaux, et elle aussi, souffre de surproduction dans un marché intérieur engorgé.
Ce marché intérieur chinois, objet de tous les phantasmes, sature très vite.
L'éolien, par exemple, massivement déployé, ne peut écouler sa production, faute de lignes.
Ce phénomène d'ailleurs, existe aussi dans beaucoup de communes rurales françaises où une seule éolienne est en mesure de saturer le réseau.
Pour ce qui est de l'industrie allemande, le coût de la main d'oeuvre n'est pas en cause : il y en a très peu.

Ce qui est en cause, c'est la bêtise des politiques officielles actuelles : tout le monde veut s'en tirer en relançant les exportations (qui consommera ?) et pas du tout en comptant sur les marchés intérieurs, au contraire comprimés.
Il est à noter que ce que disait E. Todd est peut être en train de se passer : quand l'Allemagne décidera que le protectionnisme est son intérêt, alors, on passera au protectionnisme.
2012 verra peut être un match sarkozy-Dsk, mais avec un slogan : "plus souverainiste que moi, tu meurs !".
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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 19:38
Comme on dit vulgairement.
Tout s'y met depuis quelques jours. D'abord, même la presse-pravda se met à lui casser du sucre sur son augmentation, avec la même dérive : les gros sont épargnés, les petits taxés, en raison de "la vérité des coûts".
Ce coup là, en tant qu'ancien comptable, c'est basique.
En réalité, aucune entreprise, même grande, ne sait dire à combien lui revient un produit, quelqu'il soit.
Toutes les entreprises fonctionnent avec la rêgle des 80/20.
80 % des clients et des produits ne sont pas rentables ou à peine et 20 % le sont beaucoup. Mais sans les 80, il n'y a pas de 20.
Parce que le reste du temps, il faut bien occuper la main d'oeuvre, qu'elle soit compétente, qu'on paie, au moins en partie, les charges fixes, etc...
Ces 80, c'est la cause de son existence.
Quand on veut du 100 % rentable, on finit GM, alcoolo et dans le ruisseau.
Même le monde trouve qu'EDF y va fort, pour taxer les petits et détaxer les gros.
Tempo va augmenter de 5 % et les petites installations (abonnements) de 138.5 %. Pour les gros, c'est - 29 %.
Bien entendu, il faut arrêter de fantasmer sur les avantages acquis et autres salades.
C'est le foutoir des acquisitions croquignolesques, qui est à l'origine de l'endettement et des pertes EDF, l'amérique latine, le nucléaire anglo.
ça ne valait même pas rien, c'est une valeur négative. Sauf pour certains ego.
Quand à investir -encore- dans le nucléaire, c'est totalement inutile, tant qu'on a pas répondu à la question : avec quel combustible va t'il fonctionner ?
Si l'on y mettait la cuistrerie, l'outrecuidance et l'incompétence de ses dirigeants, on pourrait tourner effectivement, des millénaires sans compter l'énergie.
Gravelines : une nouvelle panne, moins grave qu'à Tricastin où on avait quand même
envisagé d'évacuer la population et qu'on évoquait le risque d'explosion.
Les sols des centrales et les nappes ont été gravement pollués, et la sécurité des centrales française, c'est aussi le foutoir et la propagande.
les pollutions sont très sous estimés, et pire, c'est que pour prendre les décisions, on les croit.

En même temps, il faut poser les VRAIS questions : pourquoi les tarifs sont ils dégressifs ? Ils ne correspondent pas aux objectifs de limitations des consommations, Les intérêts d'EDF vont donc A L'ENCONTRE de ceux de la collectivité nationale, et s'il est vrai que dans certains pays, le Danemark, l'électricité est 3 fois plus chêre, le chauffage électrique y est tout bonnement interdit, et les autres usages se font de manière TRES pingre...
On n'y dépense pas l'électricité à tout va.
Posons aussi la question de la fin des ampoules à incandescence : c'est pour faire passer la vaseline, que la hausse des tarifs a été accordée ?

J'ai eu une question, dimanche, d'un responsable de copropriété, pour la réduction justement des consommations électriques. L'immeuble est de 1979, chauffage et ECS sont électriques. Là aussi, j'ai indiqué que la meilleure manière de procéder, c'était l'isolation par l'extérieur. Le montant des travaux étant financé par des provisions préalables.
Je souhaite que quelque part, malheur soit bon : que l'attitude abjecte des dirigeants et hommes politiques soit sanctionné par une baisse marquée des consommations.
On vise, comme dans les années 1970, les 1000 TWH de production chez EDF.
Finalement, j'ai l'impression que certaines grandes écoles, c'est l'antichambre de l'hôpital psychiatrique et qu'en tout cas, les formatés qui en sortent, manquent singulièrement de culture.
Mais, surtout pas de remise en cause !
L'amérique est le centre du monde, l'angleterre un pays d'avenir. Même si leurs centrales nucléaires sont des casseroles.

Dernier point : les communes qui devaient devenir centres de stockage, sont beaucoup moins réceptives...
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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 11:41
L'éolien, le photovoltaïque, le solaire thermique et toutes les énergies renouvelables ont un grand avenir devant elles, malgré tout ce que l'on peut entendre ça et là.
Mais il reste un problème, auquel on ne pense pas : les capacités d'absorption des marchés.
Pour le photovoltaïque, c'est clairement la surproduction.
On aura donc, logiquement, ce qui se passe à toutes les phases d'investissements économiques : de violents décrochages de prix.

Mais cela n'est pas non plus, le PLUS important. Mais je citerais, là aussi, Braudel :
(Civilisation matérielle, économie et capitalisme XV° XVIII° siécle, volume II, les jeux de l'échange), p 317.
Il parle alors de l'Europe de l'est et notamment de la Pologne : "Le seigneur polonais qui avait le pouvoir de mettre à son propre service les paysans et une bonne partie des villes, de dominer agriculture et même manufacture, la production entière, pour ainsi dire"...
Que se passe t'il donc dans cette Pologne ? C'est la préférence pour l'exportation, l'exportation CONTRE le marché :
" Sans lui, pas de second servage ; et sans second servage, le volume de céréales exportables serait infiniment moins grand. Les paysans préféreraient manger leur blé ou l'échanger sur le marché contre d'autres biens, si, d'une part, le seigneur n'avait accaparé tous les moyens de productions, et si, d'autre part, il n'avait bel et bien tué une économie de marché déjà vivace, se réservant pour lui-même tous les moyens d'échange."
La corvée, inexistante en 1600, passe progressivement à 6 jours par semaines...
Nul rapport, bien sûr avec un jour férié supprimé, nul rapport avec une proposition d'en supprimer un autre, nul rapport, bien sûr, avec les lois tordus sur le travail dominical.
Le marché mondial, comme dans le cas polonais et slave du 15 au 18° siécle, le marché européen, a signifié le retour du servage, dans une forme très violente, et la mort des économies de marchés locales.
Le bien de très haute technologie, le bien couteux que constitue les énergies nouvelles, sont les premières victimes de l'apoplexie et le collapsus de l'économie mondiale.

Comme dans l'Europe de l'est du 17° siécle, le régime actuel ne peut tenir sans la réintroduction de formes d'esclavages, de servages, violentes et générales, mais, contrairement au 17° siécle, il n'y a plus de débouché. Le ventre, les économies anglos, sont mortes.
Elles aussi, avaient trop de serfs.
Pour l'énergie, on s'approche aussi, d'un autre violent collapsus. Le marché chinois du chauffe eau solaire, marche à plein pour l'instant, (100 millions prévu cette année), ainsi que l'éolien.
Dès que le marché chinois sera submergé, le décrochage mondial sera violent aussi.

On sait aussi, où a mené l'aggravation du servage en Russie, d'abord aux Pougatchevtchina (jacqueries), d'une ampleur, si on regarde les cartes, phénoménales, ensuite à la révolution.
Seule la taille du pays et les essoufflements de ces mouvements ont permis au système de tenir jusqu'en 1917.
l'abolition de l'esclavage, survenu entre-temps, consolidant ou voulant consolider les inégalités antérieures (il  a fallu aux moujiks, racheter, horriblement cher, des terres qu'ils avaient "perdus" en devenant serfs), fut vécu, non comme une libération, mais comme une "grande catastrophe" par la paysannerie russe.

L'économie, contre le marché; ou du moins le marché mondial. La capacité d'aborption des productions baisse, les capacités de production sont importantes, il en résulte, logiquement, la catastrophe. Les 100 millions de chauffe-eaux solaires chinois, par exemple, sont à des prix, très doux, compatibles avec les revenus locaux...
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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 19:32
Euh, pardon, j'ai été emporté, il faut couler le transport aérien intérieur, à coup de TGV.
C'est dit clairement :
"
For reasons of carbon reduction and wider environmental benefits, it is manifestly in the public interest that we systematically replace short-haul aviation with high-speed rail. "
C'est l'activité pure et simple du moyen et court courrier, dont la disparition est envisagée.
Le transport aérien est un goinfre et l'économie sera significative sur court terme.
En même temps, l'alibi climatique fait rideau de fumée sur la cause réelle : l'épuisement des ressources naturelles.
On supprimera aussi, d'un trait de plume, les liaisons continentales proches : "
the focus would be on short-haul passengers to nearby Continental destinations, such as Paris, Brussels, Amsterdam and Cologne. "
Bien entendu, c'est aussi la mort programmée d'activités économiques : aéroports et compagnies aériennes, mais aussi constructeurs.
C'est clairement une orientation.
C'est aussi une orientation anti-thatchero-reagan. L'activité aérienne était le nec. Le transport par rail, "démodé".
Le gouvernement britannique, après les couillonneries sur le réchauffement climatique, fait en réalité, un aveu.
Ses gisements de mer du nord déclinent, ses compagnies pétrolières sont bien en cour. Donc il est parfaitement au courant de ce qui se passe.
Mais la couillonnade du CO2 fait passer au second plan la réalité : le pic-oil.
Et si, un certain nombre de faillites, n'étaient, finalement, que la liquidation d'activités, inadéquates dans un monde qui commence sa transition vers le post pétrole.

C'est le vent d'une autre époque... Et d'une époque qui survient si vite, qu'elle surprend même ses acteurs...
A l'autre bout de l'échelle, et loin des crétins libre échangistes, on peut voir une Chine appuyant sur l'accélérateur des énergies renouvelables, sans se vouloir liée par des accords de réductions des GES et du CO2.
Développement "fulgurant" de l'éolien (même s'il existe des problèmes de raccordement), 100 millions de chauffe eau solaire, cette année (doublant le nombre existant)...
Ce n'est plus seulement impératif de sortir du libre échange, c'est désormais urgent et même très urgent.
NB : on estime que le nombre de chauffe eau solaire est l'équivalent de 40 centrales nucléaires...
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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 18:57
C'est la teneur de l'interview de R. Heinberg.
 L'erreur d'analyse des gouvernements est fondamentale, ils prennent pour une crise financière, ce qui en est une, bien sûr, mais le soubassement de la crise est bien plus grave désormais.
On a perdu du temps, depuis le premier choc pétrolier, et on a eu des mauvaises orientations.
On a perdu du temps, parce que les politiques d'économies ont vite été abandonnées, certes les normes avaient été durcies, mais on a abandonné leur durcissement, et les années 1970 ont consisté à mettre tout le monde en voiture.
On a aussi, en France, rajouté une couche avec l'inénarrable nucléaire, qui ne résoud rien et pollue massivement.
Contrairement à ce qui est dit, par contre, le problème immobilier, un problème de coût, est aussi purement et essentiellement énergétique.
La "transition town", à un gros défaut, c'est le mot town. Car il faudra bien l'approvisionner. Jusqu'à 30 000 habitants, un milieu naturel suffit en Europe, c'était le cas des limites de populations dans les 200 villes de 1788 en France.
En dessus, c'est la condition d'approvisionnement qui compte.
"
nous devons engager la réforme de notre système alimentaire dans son ensemble de manière à réduire notre dépendance aux énergies fossiles.  "
Le seul réservoir disponible désormais, c'est l'arabie saoudite, mais il est trop petit désormais, et désormais, atteint aussi par la déplétion.
En conséquence, il va falloir gérer la société différemment et même très différemment.
En effet, dans une société en croissance, seule "l'élite" était en croissance véritablement.
Elle qui se propose d'exécuter une partie de la planète, il faudrait qu'elle réfléchisse qu'elle pourrait faire partie de ceux qui font de la place.
Et vue la consommation énergétique de la jet-set, ça ferait même beaucoup de place.

Pour voir l'avenir, il faut regarder notre passé. Produire le maximum de la nourriture sur place, produire industriellement sur place, avec une énergie locale et renouvelable.
Devoir déplacer des subsistances et des produits, c'était l'horreur. Le marché devra donc être réduit.
L'approvisionnement des marchés, les marchands, étaient essentiellement des colporteurs, donc déplaçant le maximum de valeur, en un minimum de volume et de poids.
Quand à penser "transports en commun", c'est penser d'une manière aussi archaïque que GM, il y a un mot en trop, c'est le mot transport.
Bien entendu, la sécurité alimentaire est beaucoup plus tendu.
On devra aussi, donc, poser logiquement la question de la légitimité de l'émigration.
Surtout que l'émigration actuelle, se dirige vers les zones les plus peuplées. 
Le Boulanger de F. Raynaud faisait rire beaucoup de monde. A d'autres époques, les boulangers étaient pendus, et pas qu'à la révolution.
C'étaient les premières victimes des troubles frumentaires.

Une guerre du pétrole a lieu actuellement. Elle a lieu au Nigéria. Elle oppose des compagnies aux populations, et le gouvernement a proposé l'amnistie aux rebelles.
Le seul problème, c'est que sans ces marchés noirs, les pays africains voisins, qui souffrent déjà de pénurie, malgré des prix horriblement chers, ne seraient pas approvisionnés.
Les populations locales font le joint entre cette demande et les producteurs, qui ne rêvent que d'expédier ça aux marchés occidentaux. Ceux-ci ont, pour un un avantage, les cargaisons sont spéculées 1000 fois.
Comme rêvent de spéculer les parasites des bourses anglos sur le droit à polluer et les taxes carbones en tous genres.
Il y a là, affrontement direct avec les pays émergents qui ont très bien compris le risque et la dime qu'on leur demande de payer...
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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 14:40
En réalité, le problème des énergies, c'est AUSSI la remise en question des 30 dernières années.
Le libéralisme économique aura été une courte période, assise sur le pétrole bon marché.
Car jamais, on ne retrouvera le plafond de production atteint. Si la théorie abiotique elle même est correcte, il reste à déterminer combien la planète est capable de fournir de pétrole "renouvelable".
Car les réserves atteintes de 0 à 1000 métres, en combien de temps, dans ce cas là, ont elles été constituées ?
Des hommes politiques, continuent à dérailler dans leurs "solutions".
Transports en commun, nous dit on. Mais le transport en commun, c'est la ville, et c'est précisément les villes qui posent problèmes, à terme, dans ces cas là.
En effet, sans pétrole, pas plus d'approvisionnement que de production à l'heure actuelle.
Enfin, si des "expériences libérales" foireuses ont déjà pu être menées, il faut rappeler que l'approvisionnement du bout du monde concernait des populations bien moindres, et en tout cas, excepté l'Angleterre le degré de dépendance n'atteint jamais celui atteint.
Et, à tout casser, cela concernait 1.5 milliards d'individus, pas 7.
J'ai déjà relié le problème aussi, au problème immobilier.
Certains ont les banlieues, les suburbs, dans le nez, mais là n'est pas réellement le problème. Il faudra mieux répartir la population sur le territoire national, comme elle l'était au 18° siècle ("seuil de densité 40"), et surtout, l'immobilier est à l'heure actuel fortement consommateur d'énergie.
Il consomme la moitié de l'énergie produite, ce qui est, en totalité, de trop.
Mais, on reposait cette consommation domestique sur le fait qu'une dime doit être faible, et générale. 
Là, on rentre, on va rentrer, dans un contexte de forte augmentation de cette dime énergétique.
Que va t'il se passer, donc ?
Avec une paupérisation, c'est le phénomène américain très rapide, un abandon immédiat des positions non tenables, et le regroupement des lignées. L'éjection rapide du jeune, la vie seule du vieux, ça n'existera plus.
La hausse "tendancielle" du nombre de ménage va prendre le chemin inverse. Bien sûr, dans un premier temps, les bredins politiciens peuvent baver sur des taxes.
Pendant un temps, les ménages réduiront leur taux d'épargne, taperont dans celle-ci, et puis ?
Ils s'adapteront.
Problèmes particuliers, solutions locales, et le problème de ces solutions, c'est qu'elle ne concerneront pas "le marché", mais justement, la réduction de voilure, vis-à-vis de ce marché, que ce soit en matière alimentaire, énergétique, fiscale.
Si l'on passe de 30 millions de logements à 15, on ne retourne pas au moyen âge, on réduit la consommation de moitié, tout en ruinant complétement les grands énergéticiens.
Bien sûr, ce genre d'adaptation peut se faire rapidement (à l'américaine) ou plus doucement.
Les mauvais résultats des compagnies pétrolières montre que malgré un contexte, finalement très favorable encore, leurs jours sont comptées.
Toutes les grandes compagnies dévoreuses d'énergie et assises sur cette consommation sont condamnées.
Les grandes compagnies aériennes, par exemple, peuvent attendre sempiternellement le "mieux" économique. ça ne changera rien au fait que les cours pétroliers auront des comportements de plus en plus erratiques, oscillant entre flambées (lorsqu'il y aura le manque) et dégringolade, quand paupérisation et politiques d'étalements réduiront les consommations.
Le train a été raté.
C'était au début des années 1980. A cette époque, il aurait fallu déployé une énergie féroce, pour férocement épargner l'énergie.
Dans certains cas, il ne fallait pas "troubler le marché", dans d'autres, il fallait consommer à tout prix, le bon jus électronucléaire inutile.

Le libre échange des années 1980, en échec économique immédiat, a pu se maintenir et triompher sur une anomalie historique : l'énergie abondante et bon marché. Maintenant, cette période se termine, et ses derniers zélateurs ne seront que des gens ayant voulu "être cons tous ensembles" et surtout "jusqu'au bout".
Pour ce qui est de l'AIE, vous pouvez clairement l'inviter à diner. Elle a une belle tête de vainqueur.
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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 14:04
L'agence internationale de l'énergie reconnait des "erreurs".
Mais, ce n'est pas la seule : " Il est vrai aussi que, jusqu’à présent, ces gouvernements étaient, directement et exclusivement, conseillés par l’Agence internationale de l’énergie. Les autres sources d’informations étant considérées comme « non fiables » pour ne pas dire « folkloriques».  "
Le seul problème, c'est que c'était les prévisions de l'AIE qui étaient "folkloriques". Pour cause : elle ne prenait que les statistiques gouvernementales en question, lesquelles, en matière énergétique, relevaient de la plus haute fantaisie.
On peut citer les réserves d'uranium françaises qui tombent, de 100 000 tonnes à zéro.
Le charbon allemand qui disparait de même.
Les réserves pétrolières des émirats qui ne baissent jamais.
Nous avons eu droit à un commencement de franchise ; le taux de déplétion des gisements pétroliers est de 6.7 % et non de 3.7 %.
L'AIE a du se résoudre à la franchise, quand, ayant -au lieu de prévoir- simplement collationné et remaché les propagandes gouvernementales, elle est tombée dans le trou de la réalité.
Cette manière de faire est généralisée à la classe dirigeante. Virtualiste, américaniste et occidentaliste, elle parle d'un monde qui n'existe pas.
Total, actuellement, la production va baisser à un rythme de 3 millions de barils/jour, chaque année.

Et qu'on ne parle pas d'alternative en matière énergétique, elles n'existent pas. Elle font partie du monde vitualiste décrit précédemment., d'une propagande prégnante que d'aucuns véhiculent, en méconnaissant précisément ce caractère virtualiste des données, et la remise en question du monde auquel cette brisure historique, celle qu'avait anticipé Braudel, qui parlait, en 1979, de "reconstitution de plafond".  /
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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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