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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 18:27
Vous avez vu comme je me suis bien adapté à ma nouvelle situation de presse-Pravda ?
Finalement, avec une bonne préparation pyscholo , pipolo,  bref, mentale, on y arrive facile.
Et si on a encore des difficultés, on m'a recommandé de fumer quelques kilos de moquettes pour avoir l'air d'un vrai journaliste de JT ou de presse nationale.
Personne n'aurait changé de tapis de sol ? C'est au cas où, la panne de l'écrivain.

En Chine, donc, tout va bien. (j'ai été pas mal, là, hein ?).
Les chiffres le prouvent : depuis 2003, revenus : + 24 %, immobilier, + 500 %.
Le secteur immobilier pése, suivant les régions de 10 à 50 %, en passant par 30.
En plus, c'est bien connu, l'immobilier, ça ne baisse jamais surtout chez les chinois : ça grouille...
Bon évidemment, il y a toujours qui se distinguent, comme les lettons et les islandais (70 et 75 % de baisse) et même les britanniques.
Bon, mais la cure d'amaigrissement qu'ils subissent, c'est parce qu'ils risquaient de mourir d'embonpoint.
C'est quasi médical. Rien d'alarmant, donc. De la chirurgie esthétique. De toute façon, les lettons qu'est ce que vous vouliez qu'ils fassent de 40 % de leurs salaires ? Et les islandais, dans leur ile ? C'est tout le temps la nuit !

D'ailleurs, les chinois ont bien compris la leçon des britanniques : pour conserver une valeur à des biens immobiliers, il ne faut rien en faire, ni louer, ni habiter, ça sert juste de support à du papelard.
Comme ça, aucun problème avec ces chieurs de locataires, il faut entretenir, chauffer, etc...
Vous vous rendez compte la galère ?
Là, au contraire, ça ne sert à rien, ça vaut gros, et on peut vendre encore plus gros, gagner de l'argent comme ça, et racheter encore plus gros aussssssi sec !

Il faut dénoncer l'archaïsme français, ils n'ont pas compris les bonnes rêgles des finances : on aurait pu croire qu'avec le de Robien, ils avaient saisis l'astuce : vous créez un logement, vous n'y mettez personne, mais ça fait du placement financier ! C'était génial. Mes ces petzouilles, ils ont cru que c'était pour y mettre quelqu'un. Quelle drôle d'idée ?
 
On le voit donc, la santé chinoise est éclatante, ils investissent dans tout ce qui ne serre plus à rien : ciment, aciéries, immobilier, etc...
Ils n'auront donc pas la surprise de faire de mauvais investissements, en se disant "gnagna, je me suis trompé..."
Grâce à 400 milliards de $ de relances, plus près de 8000 milliards de Yuan de prêts, ils ont accédé à une merdique économie moderne à l'américaine. Elle est pas belle la vie ?

C'est bizarre, j'ai un air qui me trotte dans la tête.
"tout ce que je fais, mon singe, mon singe,
tout ce que j'ai fait, mon singe le refait"....
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Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 16:46
Comme chêvre célèbre, il y avait la chêvre de Monsieur Seguin. Pour A. Montebourg, il y a la chêvre de monsieur Sarkozy.
Ou plutôt, Sarkozy, serait il une chêvre ?
Pour résumer, à Neuilly, d'après Montebourg, même une chêvre avec étiquette UMP arriverait à se faire élire.
Il est cruel, car dans ce quartier, sont censés résider les "Zélites" de la nation. Enfin, au moins les élites en terme de revenus, qui, à l'américaine, se sentent bien plus intelligentes que le commun des mortels, qui ne comprend pas les "nécessités" comme le libéralisme économique, l'euro, l'intervention en Irak, la déréglementation, etc...
L'assistant aspirant à la présidence de l'EPAD, J. Sarkozy (qui a dit bellâtre ?), n'a même pas le niveau nécessaire pour être assistant.
D'ailleurs, il ne pourrait même pas être stagiaire assistant auxiliaire adjoint de 3°catégorie (Oui, parce qu'il n'y a pas de 4° catégorie) . 
Conséquence aussi de l'hystérie présidentielle concernant la suppression de la taxe professionnelle : faillite des collecticités locales, flambées des taxes d'habitations et foncières...
On le voit, Nicolas vient d'achever le travail : la bulle immobilière va mourir, euthanasiée.

Rapidement, on va rattraper une situation à l'allemande ou à l'américaine : une non valeur, la destruction des immeubles.
La valeur des immeubles risque de rapidement s'aligner sur celle des impôts non payés...
Cette situation de destruction a déjà été connue en France, on peut en voir encore les traces dans les Cévennes, mais les phénomènes eurent lieu dans toute la France : pour échapper aux impôts, les propriétaires détruisaient leur propre bien. C'était sous Louis XIV, et on se regroupait par "feux".
Cette politique, qui se veut résolue, mais reste complétement idiote dans ses conséquences pratiques, immédiates et palpables, est un des derniers relents de thatchero-reaganismes.
On peut se demander si les promoteurs de l'affaire, comme thatcher et Reagan, bénéficient de toutes leurs facultés mentales.
Le contexte, n'est pas simplement un déphasage complet : c'est une agression, genre "poll-tax" qui coutât son poste à  Margaret Thatcher.

Dans cette affaire de népotisme, d'agressivité sociale, de jean de la lune, on peut se demander si les députés UMP voudront suivre NS dans son suicide.
Car il s'agit désormais clairement, d'un suicide délibéré.
Le reste est de savoir s'il veut entrainer le pays dans une décomposition à l'américaine.
Angela Merkel, fraichement réélue,  a mis au pas ses alliés du FDP.
Ils auront des maroquins, mais visiblement rien de leurs revendications, aussi idiotes que mal embouchées.
D'ailleurs, même la très droitière CSU bavaroise trouve que ses alliés encombrants du FDP FONT et SONT un peu "tâches"...
D'ailleurs, 14.5 % des électeurs, ce sont aussi 85.5 % qui ne trouvent pas grâce à leurs yeux...
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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 20:30
L'immo est follement attractif : taux d'intérêts trop élevés, activité qui s'effondre depuis la rentrée, bien moins favorable qu'on ne l'espérait.
Les taux d'intérêts peuvent être qualifiés même de démentiels.
En effet, même 3.9 %, dans une économie où les salaires ne progressent pas, où régne l'insécurité, ce n'est pas tenable.
L'inflation des années 1970 n'étaient pas du même tonneau : le CDI était la norme, le chômage peu répandu, et même si les taux était à 12, l'inflation était du même calibre, et les salaires augmentaient encore plus rapidement, on était à l'époque de l'échelle mobile.
Les capitaux empruntés étaient vite dévalués.
Et surtout, globalement, l'accumulation de l'endettement n'avait pas produit d'effet.
Aujourd'hui, nous payons aux puissances occupantes, 110 millions d'euros par jour (blog jovanovic), à comparer aux 400 millions, réduits à 300 puis remontés à 500, des frais d'occupations nazis.
Merci Pompidou. Tu mérites une réévaluation de ton rôle dans l'histoire. Il ne sera pas fameux.
Je préfère rester poli. Continue à rôtir en enfer.
Une des revendications des agriculteurs lors de la révolution de 1848, c'était "l'argent à deux du cent".
Le recul dans le bâtiment est net : - 5.4 %  en 2009, à répartir entre - 8.6 % pour le neuf et - 2.8 % pour la rénovation.
L'éco-prêt à taux zéro ne tient pas ses promesses.
De fait, ne s'appliquant qu'aux immeubles antérieurs à 1990, il est trop restrictif. 18 ans de production à l'écart, c'est un nombre respectable de commandes ratées.
La maçonnerie baisse de 8 %, la plomberie chauffage de 7 %, et la plâtrerie peinture, seulement de - 2 %.
Donc on le voit, le neuf plonge, l'occasion se maintient mieux. Des acquisitions déjà amorties, une épargne préalable, c'est le mix, qui lui permet de réagir.
Au niveau du chauffage, on y est aussi, plus conservateur : on préfère garder les technologies existantes, quitte à moderniser à plus bas coût.
Le chauffage au gaz ou au fioul, change simplement de génération, avec de coquettes économies. (Et pour un prix moindre).

Comme pour les USA, l'heure n'est pas à la reprise immobilière, mais à la plongée et à l'approfondissement marqué de la crise.
5 000 000 de logements vides, c'est beaucoup. Et on ne détruit pas massivement, à l'américaine.
Autre élèment, très aggravant, la flambée des taxes foncière et d'habitations, taxes qui vont plus flamber encore avec la fin de la taxe professionnelle, reportée sur les ménages.

Sarkozy fil donc un mauvais coton : "poll tax" relevant de la "flat tax" et même "poor tax", criminalisation, non seulement de la pauvreté, mais de la "moyenneté", bellâtre casé à la défense, aggravation de la guerre en Afghanistan, et reaganisation de la tendance politique...

L'entêtement de Reagan était, pour beaucoup, d'ordre médical (alzheimer), et personne, côté républicain, n'a rien voulu voir. Pourtant, ses absences étaient déjà, au milieu des années 1980, très visibles.
Entêtement, refus de transiger, "
L'atteinte neurologique s'étend par la suite aux cortex associatifs frontaux, se traduisant par des troubles cognitifs plus sévères (confusion, troubles de l'humeur et des émotions, des fonctions exécutives et du langage). "

Tiens, ça me fait penser à quelqu'un d'autre...
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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 11:28
L'immobilier a un mois de prédilection pour les krachs, c'est le mois de septembre.
En effet, le mois d'août ne voit pas grand chose se passer, et septembre est significatif ; c'est là, ou pas, que redémarre les affaires.
Là, notarialement et en matières de chantiers, rien ne repart.
Le mouvement de retrait des transactions, décrit par Friggit, va se doubler désormais d'un mouvement accentué de repli des prix.
L'ancien paradigme que la location remplacerait la vente n'est plus valable : les locataires sont encore plus lessivés que les acheteurs.
La tendance US va arriver sur nous : là bas, les condos n'ont, en certains endroits, AUCUNE valeur. Ailleurs on attend des baisses politiquement correctes de - 10 %, en réalité, on ne sait rien de l'ampleur de cette baisse.
Un appartement destiné à la location devient le "pouilleux" des jeux enfantins dont il faut se débarrasser, et cela, à tout prix...
La dégringolade visible à certains endroits depuis longtemps, métastase partout et les délais de relocation (avec loyer à la baisse) peuvent flirter allégrement avec l'année.
Des stocks de logements vides de 10 % du parc deviennent la norme.
Pour la FNAIM, la violente correction des prix se stabiliserait, sans que, pourtant, se stabilisent les ventes.
Les charges de copropriétés s'envolent, soumises à des gros budgets d'entretiens, ou lesdites dérivent vers une paupérisation sans solution.
En ce qui concerne les budgets, la participation bancaire serait réduite à la portion congrue, du moins, le bruit bruxellois, court.
La part de financement serait réduite à 40 %. (Ce serait cohérent avec une baisse attendue de 50 %).
Bien sûr, ce n'est qu'un bruit, mais la réalité enseigne qu'en une année, les prêts affectés à l'immobilier sont passés de 140 à 80 milliards et rien n'indique qu'il puisse y avoir stabilisation.
La baisse de prix induite par la courbe de Friggit est simple : toute sortie vers le haut est suivi d'une sortie, vers le bas, quasi équivalente.
On peut donc voir effectivement baisser les prix de moitié, sans peine, mais pas sans douleur.
La donne "travaux", incite, de plus au vertige : elle sera salée, comme est salée taxe foncière et taxe d'habitation.

Le seul habitat ayant le vent en poupe est l'habitat en toile de tente, en kit bon marché, bref, le précaire.
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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 16:36
Je parlais aujourd'hui avec des héritiers.
Enfin, de futurs héritiers, littéralement catastrophés par l'attitude de leur mêre.
De bons revenus, il y a 40 ans, avec son mari, elle faisait bâtir une maison, attitude très classique me direz vous.
La suite est classique aussi. Le mari meurt, mais la personne n'a pas de souçis financiers. Les revenus sont restés très corrects.
Heureusement ou malheureusement.
Une maison de la fin des années 60, sans isolation, simple vitrage, chaudière d'époque.
Cela donne une consommation de 4500 litres à l'année, achetés quand c'est vide. Donc toutes les chances d'être acheté au maximum.
Les seuls travaux effectués sont les travaux d'apparences. C'est à dire que si quelque chose est cassé, on le remplace. Ou c'est parce que c'est plus joli.
Entre 1969, le coût des 4500 litres de fioul est passé de 500 francs à 4500 euros au maximum de la hausse, soit 29500 francs, multiplication par 59.
C'est passé, avec l'euro, comme une lettre à la poste.
La chaudière n'est pas entretenue, pourquoi faire ? Elle fonctionne.
On ne peut pas dire que la personne a perdue la tête, loin de là. Elle fait très bien ses affaires.
C'est bien ce qui embête les héritiers, ils n'ont même pas la possibilité de faire entamer des travaux.

Seulement, les dépenses de logement sont encroutées dans l'habitude. On ne veut pas se casser la tête avec des travaux.
Sans doute, est ce pour ça que l'on compte une réhabilitation lourde tous les 25 ans. Ceux qui ont fait bâtir, ou déjà fait réhabiliter, disent "c'est neuf".
Au début de l'année, on m'a sorti "ça vient d'être réhabilité, c'est neuf". Les travaux en question avaient eu lieu en 1970.

En réalité, ce sont souvent les comportements qui expliquent bien des problémes rencontrés : des gens qui baissent (trop) ou arrêtent le chauffage en journée, parce  qu'ils n'y sont pas.
Le soir, les chaudières fonctionnent à pleine charge, consommant beaucoup plus qu'un simple maintien des températures.
On peut citer des troubles de la personnalité de ce genre, aggravé par la technologie utilisée (plancher chauffant). J'en ai vu un qui ne "fonctionnait pas".
Le propriétaire essayait de le piloter comme une installation de chauffage central classique : marche, arrêt, baisse, remontée...Il n'avait pas compris l'inertie du système.
D'autres, enfin, n'ont pas compris qu'une pompe à chaleur, ça ne fonctionne pas à 24°. Ce n'est plus qu'une résistance électrique très gourmande.
De même, certains n'ont pas compris la fonction "hors gel". Le béton des maisons, à zéro degré, est malmené. Le béton, c'est rempli d'eau.

Tout cela, pour dire que certaines incitations sont à côté de la plaque. C'est un concept trop compliqué pour la jugeotte de certains.
Les déductions d'impôts, par exemple, même recentrées, n'atteindrons jamais leur cible. On changera "quand ça ne fonctionnera plus". Comme une chaudière fioul peut vivre plus de 50 ans, on va s'apercevoir qu'on a atteint les limites de l'économie de marché, surtout pour les personnes aisées. 

Le progrès technique souvent, n'a lieu qu'au changement de génération. On n'a plus le temps d'attendre, et surtout des personnes, imbibés par le consumérisme énergétique, n'ont pas les réflexes adéquate.
Mais bientôt, on risque de voir réapparaitre un fantôme du passé, appelé rationnement.
Cela risque d'être d'autant plus dure, qu'on bien joué à pierre et le loup, et que maintenant, le loup est derrière la porte.
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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 15:40
Bâtir une maison est un acte économique et politique profond.
En effet, ce sont des arbitrages et des choix. Peut on rêver de mieux comme définition du politique ?
Ces choix peuvent être conscients, ou inconscients, formatés ou non.
Il est clair que les choix dans les années d'après guerre, n'étaient guère conscients. On les faisaient pour vous, il fallait bâtir vite et standard, et le fait de consommer des ressources étaient sans importance, elles étaient abondantes et bon marché.
Pourquoi donc "dépenser" pour être efficient, ce ne serait jamais remboursé...
Voilà la trame d'après guerre.

Maintenant, voilà la nouvelle trame. Il faut concevoir une construction dans sa globalité, et non les dépenses d'énergie comme une annexe.
D'abord, il faut prévoir la base : deux étages, charpente traditionnelle et grand garage double de 70 M2.
La raison est simple et facilement appréhendable : le garage est la pièce la plus importante d'une maison individuelle, du fait des rangements (on peut même très éventuellement y mettre une voiture), il faut faire grand pour éviter d'avoir à y revenir et voir, comme dans beaucoup d'endroits, en pousser un deuxième quelques années plus tard (c'est toujours ça d'économiser).
De même, les charpentes traditionnelles permettent de récupérer les combles. Même si ce n'est que pour stocker, ça évite de rebâtir quelques années plus tard, un garage supplémentaire...

Christine Boutin avait mal posé une bonne question (Elle voulait que chaque propriétaire puisse "rajouter" un étage): aux temps anciens, une maison de plein pied, ça n'existait pas. Cela crée, trop d'emprise au sol.

Enfin, la question énergétique : une maison, c'est un abri, il faut que cet abri soit, pour des raisons de confort et de survie, chaud.
La meilleure manière de procéder, c'est l'isolation, qui est passée, en 50 ans, du stade de l'inexistant ou presque, à la coquille la plus fermée possible.
On trouve, à l'heure actuelle, des matériaux très bons, et on peut isoler aussi l'ancien par l'extérieur. Bien entendu, le simple vitrage est passé au double, puis au triple.
Pour renouveler l'air, la ventilation double flux s'impose (l'air sortant chauffe l'air rentrant), et les degrés qu'on n'a pas à chauffer sont les plus économiques.
Un puit provençal donne, pour l'éternité, les degrés les plus coûteux en énergie.

Il reste à compléter avec un chauffage d'appoint. Poêle, pac, ou les deux. Pour l'eau chaude, pac ou solaire.
Il n'y a pas longtemps, on m'a demandé si j'étais écologiste (à cause de mes panneaux solaires thermiques), j'ai répondu que non, seulement radin, grigou, pardon, économe . 
Il faut toujours se poser la question de savoir si une dépense est justifiée, ou pas. Le sans cervelle étant "on peut bien se le payer", ou "c'est pas trop cher" ou "c'est comme d'habitude".

Sur un siécle, les dépenses de constructions représentent 20 % du coût d'une maison. C'est peu.
On peut éviter la dépense, faible à l'année, mais réitérée dans le temps, en investissant correctement et avec un léger surcout. Ou en prévoyant, dès l'origine, la suite des investissements.
Mais, dans les années 1970, quand je faisais mes études, en économie, on posait déjà le problème : tout existe pour être économe, mais c'est hors de portée de la plupart des bourses. C'est aussi, hors de portée de l'exigence immédiate des personnes.
j'ai personnellement attendu 40 ans pour être "chez moi". La plupart des autres personnes du lotissement en avaient 25.
Bien entendu, les moyens financiers n'étaient pas les mêmes, et clairement, la plupart n'avait pas les moyens de faire construire et n'auraient pas du faire construire si tôt. Certains résultats, d'ailleurs, ne valent pas grand chose et sont inamendables.
Acheter le terrain est un problème différend.
Il faut le séparer de l'acte de construction, ce sont deux opération distinctes.


L'esprit d'insouciance a fait paraitre la question énergétique du logement comme un "non-problème". On payait ses factures, voila tout.
Mais les dites sont de plus en plus lourdes, pour des moyens de plus en plus réduits.
A l'américaine, c'était même un signe de réussite (c'est moi qu'ai la plus grosse).
Le jacuzzi c'est mieux pour épater le voisin. Mais ça ne rapporte rien...
42 000 Cesi (chauffe eau solaire individuel) et 5 800 systèmes combinés (chauffage et eau chaude), en France en 2008.
Pour la Chine, en 2009, c'est 100 millions. Ici, on parle, là-bas, on fait.
Et on trouve très pesant (appréciation polie), l'attitude des occidentaux sur les GES (gaz à effet de serre).
Si, pour commencer, on en faisait autant qu'eux ? Parce qu'à l'allure actuelle, ça prendra des siécles, que l'on a pas.
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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 19:55
Crise énergétique ? Mon oeil.
La crise est celle des habitudes.
Mikit propose une maison à basse consommation. Isolation, étanchéité, ventilation et chauffage efficace intégrant des énergies renouvelables.
Bien entendu, la solution Mikit est loin de la perfection et peut être améliorée. En effet, ils proposent la VMC simple flux, améliorée par des capteurs hydro-sensibles et la pompe à chaleur aérotherme est discutable.
Par contre, un point intéressant : l'eau chaude sanitaire est produite par sa propre pompe à chaleur. Chez d'autres constructeurs, c'est souvent un chauffe eau solaire.
Mais enfin, on s'aperçoit qu'il n'y a rien de très couteux, et pas plus de technologie high-tech qu'une maison de l'an 2000.
Simplement une approche globale : l'économie d'énergie est en ligne de mire. Pas en 2000.

Ce déballage de pompes à chaleur aérotherme me rappelle ma mise en garde. Individuellement, la solution est bonne, globalement, c'est un désastre.
En effet, quand la température décroit, la pompe passe sur sa résistance électrique et devient un chauffage classique à effet joule.
L'effet de pointe est donc accru. Et l'effet de pointe est le problème principal du chauffage électrique.
Le parc ne sera jamais assez grand pour cela.
D'autres constructeurs, pour pallier le problème, prévoient systématiquement un poêle à bois.

Finalement, pour passer dans le monde des économies d'énergie, il suffisait d'un déclic.
Ce déclic était craint et redouté par les pays producteurs. Eux savent parfaitement que les besoins "incompressibles", sont au contraire, tout à fait compressibles et superflus pour une grande part.
Il résulte de l'esprit d'insouciance.
L'esprit d'insouciance, d'ailleurs, disparait. J'ai appris qu'une municipalité allait voter l'obligation de la cuve de rétention des eaux pluviales pour les nouveaux permis de construire.
 
C'est le zéle des nouveaux convertis !

Nouvelles du monde : le prix du gaz s'est effondré (sauf chez GDF).
Entre effondrement et envol, il sera de notre intérêt bien compris à court, moyen et long terme, d'en dépendre le moins possible.

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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 21:15
Les villes US vont rétrécir, rétrécissent déjà fortement sous l'effet de la crise. On compte 18.7 millions de logements vides, soit 14.2 %.
Bien entendu, le mouvement n'en est qu'à ses débuts.
Bien entendu, nous les suivrons aussi, nous les suivons déjà.
Peut être comprendrons nous mieux le mécanisme qui a fait rétrécir les villes romaines en un clin d'oeil de 90 %.
La norme de la maison, devenue le 300 M3, avec une idée très approximative de l'efficacité énergétique a au moins un avantage : il permet les regroupements familiaux. Si les Hoovervilles ont refait leur apparition, les SDF devraient, mécaniquement, être plus nombreux.
Les phénomènes de destruction, étonnent par leur rapidité, mais l'article en question ne pose en aucune manière le problème de la perdurabilité de l'automobile pour tous.
Bien sûr, les citoyens US, avec des voitures consommant 9.5 litres, ont ils de la marge. Les objectifs du congrès sont aussi modestes : réduire cette consommation moyenne à 6.5 en 2020. Il ne faut pas remettre certaines barrières mentales en cause trop vite, sinon, c'est la folie assurée.

Les américains sont des gens pragmatiques. Ils vont aller vite en la matière et sans doute précéder le mouvement.
mais ils ne sont pas les seuls concernés. La France avec ses 5 millions de logements vides sur 32 millions, est exactement dans la même situation.
A la place, fermes urbaines et jardins. Dans les années 1950, le jardin cédait la place au logement, aujourd'hui, c'est la route à l'envers.

Conte philosophique aussi dans un autre article : les salines de lorraine et plus précisément de la vallée de la Seille.
Un monde nous est décrit : le "dynamisme économique" de la période celtique, puis une stagnation, enfin, une vallée où une population survit mal dans un environnement épuisé.
Les forêts ont été englouties par la récolte du sel.
Comme au XVIII° siécle la fabrication du fer engloutira les forêts.
L'histoire de cette vallée avait été décrite dans le magazine "Sciences et vie". Si nous ne contrôlons pas le phénomène, l'histoire du prochain siécle.
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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 14:52
Zauriez pas une p'tite piéce, c'est pour l'UMP (union des malchanceux propriétaires ).
Vous comprenez, les espérances de devenir riches, rancissent un peu. Les loyers baissent (mais pas la taxe foncière qui y est adossée), et les charges augmentent.
Nous aurait on menti ? L'immobilier, loyers, comme transactions, ne baissaient jamais !
Ben, pourtant si.
Et puis, la bagatelle de 5 millions de logements vides, on a bien du finir par s'en apercevoir.
Ensuite, le glissement des locataires vers la propriété entraine une conséquence imparable : les plus solvables ne sont pas locataires.
En réalité, ce qu'il est important de comprendre, c'est qu'être bailleur, ce n'est pas encaisser un chéque par mois, ça serait trop simple.
Etre bailleur, c'est un métier, et loin des plans de financement branlants, la contrepartie du rendement, ce n'est pas seulement le foncier et la bâti, c'est aussi le risque.
Ils ne savaient pas, ne voulaient pas savoir, que finalement, ils avaient pris la voie de la canonisation par la mortification suivant l'exemple du très saint François de Paule : ils s'occupent des pauvres...

Tout ceux qui en ont fait leur "métier" le savent. Il faut avoir les reins solides, et plus on est gros en logements, plus il faut avoir les reins solides.
Avec plus de 100 000 chômeurs supplémentaires au 2°trimestre, on peut voir une cause essentielle de la chute de la  mobilité.
Ce qui entraine déménagements et changements, ce sont souvent des motifs professionnels, et là, en plus, on a un "retrait sec" de la demande : les jeunes chômeurs ne prennent pas leur indépendance, ils "tanguyent" faute de pouvoir faire autrement. 
Le marché plus spécifique de l'Ile de France est le plus atteint : licenciements et chute du crédit relativisent beaucoup "la pression de la demande".
La chute y est très sévère.

En plus de ça, telle la vigie du Titanic, on peut crier à pleins poumons, "Iceberg droit devant", avec la floppée de diagnostics en tous genres, entrainant OBLIGATION de réparation.
La simple mise au normes des logements va laminer 10 ans de revenus.
"L'Union des malchanceux propriétaires", va avouer un but religieux et devenir "l'Union des martyrs à Plein temps", ou comment s'emmerder les doigts pendant des décennies, pour en retirer, pas grand chose...
Sur la tête du gouverneur de la Banque de France (très saint homme aussi, baillant biftons, crédits et avances entrainant intérêts mortifications ), c'est finalement un retour du religieux auquel nous assistons.
La monnaie fiduciaire n'est elle pas une croyance ? Il n'y a donc pas que la récompense, mais la recherche du paradis, par les épreuves envoyés par le tout puissant (directeur de la BCE).

J'ai été très biblique là, non ? Il ne me reste plus qu'à acheter bourdon et me laisser la barbe que je teindrais en blanc pour faire plus sérieux (c'est bien connu un guide doit avoir une barbe blanche).

Finalement, c'était ça la reprise ? Quand tout est désespéré, il n'y a plus qu'à prier...
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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 14:40
Les patrimoines ont baissés, pour la première fois depuis 1945 en 2008 et 2009, respectivement de 3 et 2 %.
Qu'on nous dise qu'il ait baissé en 2008, d'accord. Mais 2009, ça parait un peu fort de café.
Sans doute, se servent ils de la même boule de cristal qui leur avait servi à ne pas prévoir la crise.
Patrimoine immobilier et patrimoine boursier, les deux mamelles de la fortune des personnes, ont baissés ensemble en 2008, mais, parait il, le patrimoine boursier remonte ces temps-ci.
On peut être admiratif devant la modestie de la baisse. En effet, une baisse au moins générale de 10 % en immobilier (elle atteint certainement plus), ça donne en novlangue, une baisse de 3 et 2. Passons.
Pour le patrimoine boursier, dernières nouvelles de Jovanovic : la hausse récente est une histoire de mistigri, constitué de 5 valeurs garanties par le gouvernement US(é) que se refilent les banques par petits paquets (faut pas exagérer non plus), destiné à siphonner les gogos.
Les 5 valeurs (Fannie Mae, Freddie Mac, AIG, Citygroup et CIT group) fournissent 40 % du volume de transactions.
La baisse des prix est très inégale, et surtout, très mal située pour un avenir à moyen terme : le rural semble s'effondrer, les centre-villes résistent
A long terme, c'est vraiment très idiot.
En effet, le plafonnement des énergies fossiles, c'est aujourd'hui. Au moins celui du liquide.
Le monde pétrolier ne se partage plus qu'en deux zones : ceux qui ont atteint leur pic (85 %) et ceux pour lesquels on se pose la question. Un tout petit reliquat ne l'a pas atteint, mais souffre d'autres problèmes (Nigéria).
Le problème principal, sera donc de nourrir la population et de l'amener à changer rapidement (à échéance de 25 ans) d'activité et de lieu de résidence.
Si l'on s'en tient strictement aux réserves d'énergies, et l'énergie la plus exploitable facilement, c'est la Russie qui sera la puissance dominante au XXI° siécle.
Pour ce qui est de l'immobilier, les copropriétés paieront AUSSI la taxe énergie.
Si les politiques de réductions de consommations, d'appels de charges sont pour certaines bien gérées, une politique déjà ancienne, dans les endroits les plus onéreux les grandes métropoles notamment, l'état est souvent beaucoup plus déplorable.
En effet, lessivés par les prix d'achats, "bénéficiant" de possibilités de reventes fortes, ou vu simplement comme un placement financier, l'investissement et la mise à niveau étaient le cadet des souçis des propriétaires
En plus, ceux-ci viennent de s'apercevoir que l'offre pouvait être excédentaire, et que ce qui était réservé aux "ploucvilles" et "ploucvillages", pouvait aussi arriver dans les grandes métropoles.

Coincé entre des charges en augmentation, une demande en rétractation et donc une rentabilité incertaine, le propriétaire bailleur risque de s'apercevoir que son "cher" appartement risque de répondre au doux nom de "boulet".

Donc, pour résumer, à court, long et moyen terme, les patrimoines vont continuer de baisser, et vont même dégringoler...
Pour ce qui est du rebond en 2011 et après, cela ressemble fort à un déni de réalité démentiel.
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Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
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