VERNIS...
7 Juillet 2017 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Politique
"Vous tenez à établir une relation entre « la culture » et la stupidité, en laissant entendre que la culture est relative et qu'elle ne prémunit pas contre la stupidité.
Si vous donnez à la culture le sens restrictif de la culture scolaire et universitaire nous sommes pleinement d'accord.
La culture c'est ce qu'on acquiert comme savoir. On peut apprendre des choses très bien, mais très inutiles. Et le problème dans certaines études, c'est qu'on y acquière qu'un vernis (c'était même une revendication de mai 1968, ne rien apprendre qui soit utilisable dans la vie professionnelle). La culture scolaire et universitaire est valorisée, le reste, méprisé. Pourtant, le gitan ferrailleur que je connaissais était strictement inculte côté école, mais sa culture gitane, justement, lui en faisait une quasi-obligation.
Je peux comparer mes diplômes aux vôtres, c'est vite vu -brevet des collèges et brevet professionnel. Je n'ai pas pour autant l'impression d'être plus con que vous et je ne viens de toute façon pas ici pour le vérifier -cela tombe bien, vous semblez être dans le même état d'esprit.
Effectivement, je ne pense pas que vous soyez plus con -ou plus intelligent- que moi. J'ai un bac pro, et un bac + 3 universitaire. Après, ça me gavait. Mais là où j'ai rencontré l'intelligence, c'est dans le technique. Les universitaires, eux, pouvaient être très bien formés, mais manquaient d'air dès qu'on les sortaient de leur bocal et de leur domaine de formation. Ils avaient bien appris, ils étaient capables de réciter. Mais c'était tout. Trouvez vous que c'est l'intelligence ??? A mon avis, l'intelligence, c'est la capacité de traiter des problèmes non prévus.
Mais comment vous faire admettre aussi que l'on peut être à la fois intelligent et stupide ? Vous pensez réellement que Macron est un ignare ?
Je pense qu'il est à la fois très intelligent et complétement ignare, et qu'à terme, son intelligence le desservira. Il est d'une ignorance excessive sur certaine choses.
Que tous ses soutiens officiels sont des buses ? Que tous ses électeurs ne sont que des mal-emboutis instruits à l'école ?"
Ben, vu que son vote du premier tour a été obtenu avec un déluge de moyens, il faut bien avouer que pour voter Macron au premier tour, il ne faut avoir strictement sens critique. Même pas le sens critique qui dit simplement : "Encore lui ??? Ils nous gavent avec leur Macron..."
A mon avis, le sens critique, c'est la première marque de l'intelligence, et marcher au pas, la première marque de son absence totale. Pour marcher au pas, on peut très bien ne penser à rien. Chose qu'on a pu admirablement voir pendant les applaudissements des députés LREM pendant la déclaration du premier ministre.
Ses soutiens sont des buses ? Oui, quelque part. Comme je l'ai dit souvent, quand on a atteint un certain niveau, on devrait veiller soigneusement à la préservation de son éco-système, puisqu'on en est le premier bénéficiaire. C'était la démarche de Franklin Delano Roosevelt dans les années 1930.
Après, l'oligarque peut se retrouver dans un bunker très cher et très protégé, mais à la merci d'un sniper, qui, tôt ou tard, lui flanquera un coup de pic à glace dans la tête et baisera sa bimbo, qui elle, aura l'intelligence d'ouvrir les cuisses pour le plus fort. Et celui qui a le pouvoir... Le vrai. Mais, pour tout ça, il faut avoir une certaine faculté de se projeter dans l'avenir, en ne prenant pas forcément en compte que les projections optimistes. Une forteresse finit toujours par être prise. Par force ou par ruse.
A votre avis, c'est quoi une escroquerie ? Un type, bac - 3, roule dans la farine, un bac + 5, entouré d'avocats...
Le propre des évolutions, fait que le type ou les types, dans leur palais, ne voient pas/plus le monde évoluer. C'est un Balladur de 1995 ignorant qu'il n'y avait plus de poinçonneurs dans le métro. Alors, oui, on peut avoir un très bon vernis, et être totalement ignare, pour ce qui se passe dehors. C'est bien en général ce qui se passe dans les périodes pré-révolutionnaires, le gouffre qui s'ouvre entre l'élite et le reste.
J'ai rencontré dernièrement une personne, pas du tout aristocrate, marié à une vraie de vraie aristocrate. Il me disait que du côté de sa femme, ils continuaient d'appeler ceux qui "souffraient" de l'absence de particule, "les gaulois". C'était une appellation dans ce milieu, qui remonte à la deuxième moitié du 18° siècle. Collectivement, c'était une sacrée marque de stupidité. Et l'image d'un milieu, toujours, deux siècles plus tard, complétement refermé sur lui-même.
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