Le rôle de l'école dans la bulle immobilière.
8 Mai 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Economie
Un article paru dans
contreinfo, sur le rôle de l'école dans la bulle immobilière.Un petit résumé s'impose : le revenu des ménages a évolué ainsi en 40 ans :
- au départ, un salaire, et les dépenses contraintes s'élevent à 54 %, puis on met en place l'activité féminine obligatoire (ou quasi-obligatoire), et le pourcentage des dépenses contraintes passent à 75.
L'avantage comparatif des couples bi-actifs, énorme jusqu'à la fin des années 1970, s'estompe avec la généralisation de l'activité féminine; et pour la bulle immobilière, il faudra une bulle de crédit, et une bulle de la carte plastique.
On peut dire que la bulle immobilière précédente (début 1990)et son éclatement étaient causé par la fin de l'afflux de la main d'oeuvre féminine, et cette fois, cet afflux semble perdurer.
L'activité féminine est, malgré tout ce que l'on en pense, loin d'être une nouveauté. Travail des champs, activités réléguées, n'ont jamais manquées dans l'histoire. Elles sont mêmes plutôt la régle que l'exception.
C'est plutôt l'accès au salariat qui est marquant.
Auparavant, ce n'est pas qu'il n'existait pas, mais il était limité : le temps de se constituer une dot, la mortalité élevée dans les ateliers textiles, le caractère très pénible du travail, faisait qu'elles s'en échappaient à la première occasion.
Il y a eu Rosie la riveteuse et Rosie la secrétaire, la seule différence, c'est qu'être riveteuse, c'est dur, salissant et épuisant. Il n'y avait que peu d'envie de le rester.
Comme passé certaines dépenses de prestiges et petits plaisirs, cet argent de la double activité qui perdure, comment est il utilisé ? La plupart du temps épargné, un temps, il est désépargné pour l'achat immobilier, l'achat un peu plus grand, l'achat de la voiture.
Toutes ces dépenses, en ajoutent d'autres qui deviennent incompressibles.
Le pourrissement social fait que certains quartiers deviennent invivables, et n'y restent que les plus fragiles.
Le pourrissement de l'école par l'enfermement dans un cadre scolaire d'enfants non motivés et perturbateurs achève le processus.
Il y a plusieurs causes à ces perturbations : non maitrise de la langue, fratries trop importantes, caractère hédoniste de certaines "familles"...
Alors, si dans certains endroits, le problème n'engendre pas de tensions, ailleurs, c'est la débandade.
On peut aussi citer le rôle des dépenses de santé, la césure entre non assurés et assurés, étant à doubler d'une césure avec les mal assurés.
D'ailleurs, les travailleurs de l'automobile viennent de passer, aux USA, de l'un à l'autre.
Il reste, que pour sortir de ce schéma, il n'y a que la catastrophe. La trop grosse voiture consomme trop, la trop grosse maison consomme trop, les trop gros habitants sont trop malades. L'enfer est pavé de bonnes intentions. /
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