Et Angelo devint Lucifero...
7 Juin 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Economie
La SEC (securities & exchange commission) a
lancé des poursuites contre Angelo Mozillo, cofondateur
de Countrywide financial.Le génie de la finance redevient un garnement, un pestiféré, qui devra être poursuivi et jeté au bûcher.
Il faut dire qu'il était parti avec son joli petit parachute doré, ses stock-options et droits à la retraite.
Il faut dire, avec de telles résultats, ça les méritait bien... En tout, plusieurs centaines de millions de $ de rémunérations, et il lui est reproché 140 millions de stock-options, levés en 2006 et 2007.
Bien entendu, il n'échappera à personne que n'importe quelle levée de stock-options est synonyme de délit d'initié.
Comment des gens, aux commandes, pourraient ils échapper à la connaissance, faire abstraction de données confidentielles, voire organiser des soubresauts pour vendre ?
C'est demander beaucoup de vertu au renard, que de garder le poulailler.
Pourtant, pendant plus de 20 ans, on a fait comme si c'était normal.
Personnage éclatant un temps, il se révéle finalement un personnage d'une médiocrité transcendantale.
A son niveau, il n'a su faire que ce que fait le plus minable des comptables, taper dans la caisse. Le vol était présenté dans un bel emballage, mais ce n'était qu'une indélicatesse, dont certaines dimensions attestent la bassesse : "His compensation also includes payment of his annual country club dues at sherwood Country club in Thousand Oaks, CA, The Quarry at La Quinta golf club in La Qunita, CA Robert Trent Jones Golf Club in Gainesville, VA. "
Il était trop avare pour se payer ses cotisations, ses consommations, voire, quelques douceurs ?
Désormais, il est placé deuxième pire PDG de tous les temps.
Il pourra avoir, dans ce poste, beaucoup de compagnie, à vrai dire, la quasi totalité des PDG et des conseils d'administration des grandes entreprises américaines.
Le délire de leurs rémunérations n'était qu'une indication de leur délire personnel.
Dans le registre des personnages, sinon malhonnêtes, mais peu recommandables, on peut aussi classer R. Nardelli. A son départ de Home depot, il toucha 210 millions de $.
Bien entendu, sa prestation fut nulle et ses risques, inexistants.
Un parfait fonctionnaire, mais avec une paie qui ne peut que récompenser le génie, ce qu'il ne possédait pas.
Nardelli fut après, celui qui ne sut que mener Chrysler au communisme : la firme est désormais possédée par les syndicats (68 %) et les gouvernements US et canadiens (12 %).
Depuis quelques temps, il n'était qu'un demandeur de subventions, sans doute, là aussi bien trop payé (1 $), pour ce qu'il faisait.
1917...
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