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le ferry-boite.

9 Juin 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Economie

Le célébre ferry-boite du port de Marseille (capitaine Escartefigue, cocu tout aussi célébre, mais je ne vous ai rien dit, ça pourrait se répéter), a désormais un concurrent de taille en la personne du transport aérien, en général.
Tout comme le ferry-boite, on se pose la question de son utilité économique et quand aux résultats, ils sont clairs depuis 2001 : dans le rouge vif (une anomalie de courte durée a été décelé en 2007, mais promptement corrigée).
Selon les prévisions de l'IATA (on ne rit pas dans le blog), la chute du trafic atteindra 8 % en 2009 et la chute de chiffre d'affaire, 15 %.
Pour finir de dérider l'assistance, l'IATA sombre dans le comique assumé : elle annonce que le plafond (ou plutôt le trou) de pertes de 2001, avec 13 milliards de $, ne sera pas dépassé.
Seul le moyen orient échappe à la crise. Bien entendu, le prix du carburant pour les compagnies est très amicale.
Pour les Pays-Bas, on avait qualifié de "Dutch disease", le gaspillage et la perte d'efficacité de l'économie due au gisement de gaz de Groningen.
Le seul moyen pour que le transport aérien soit donc rentable, c'est de le subventionner ? Ou, comme le demandent les compagnies yankee, de légiférer, de réglementer, de voir les politiques "faire leur travail"... Là aussi, on sombre aussi dans le fun, quand on regarde les 30 dernières années et le modèle de dérégulation que fut le transport aérien.

Sans doute faudra t'il adopter la stratégie du ferry-boite pour maintenir un transport aérien -irrégulier-, attendre que les avions se remplissent et ne les faire décoller qu'une fois pleins.
Les avionneurs refusent de parler de crise, même si les carnets de commande se vident, les commandes nettes enregistrées cette année sont fort modestes (11 pour Airbus, 0 pour Boeing). 
Quand à la commande -éventuelle- d'United dont on parle actuellement, elle serait à des conditions si défavorables pour les constructeurs, en terme de prix, de crédits à accorder au client, pas particulièrement en bonne posture, qu'il serait sans doute plus judicieux de ne pas décrocher la commande.
Celle-ci apparait comme le baiser de la mort. Bien sûr, comme toutes les autres commandes "éventuelles", celle-ci dépendent du redémarrage de l'activité, ce qui est loin d'être évident.
Pour les avionneurs, ils s'étaient bien sortis, jusuq'à présent de presque une décennie de mauvais résultats du transport aérien, il n'est pas possible qu'ils en réchappent éternellement, et surtout, désormais, il y a une menace incontournable, celle du peak-oil.
Là dessus, tous les avis convergent. Les restrictions toucheront et touchent déjà, en premier lieu, l'aéronautique.
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