"Une nouvelle perestroïka est nécessaire"
9 Juin 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Politique
En ce qui concerne la transparence (glasnost), là aussi, on peut noter l'urgence du besoin.
La propagande du régime, à la fois économique et politique, devient insupportable. Il explique les déboires de la presse écrite, mais aussi le succés de la presse alternative, le samizdat soviétique, le bruit de couloir, le téléphone arabe, considéré comme plus fiable.

D'ailleurs, je sens personnellement le BESOIN quasi vital pour certains de voies discordantes, L'EXIGENCE de l'information la plus fiable possible, la DECEPTION quand je m'égare, et finalement, une GRANDE ACCEPTATION des opinions, même divergentes, à une seule condition : qu'elle ne conforte pas un système que l'on sent pourri par les termites.
"Les dirigeants occidentaux furent convaincus être à la tête d’un bon système avec un modèle économique fonctionnant bien, presque parfait. Des universitaires estimaient que l’histoire avait pris fin. "
J'avais déjà pris position là-dessus. Les occidentaux ont tirés des leçons erronnées. Ils ont négligé le rôle de la géostratégie dans l'usure soviétique, leur propre usure, leurs propres défauts.
"Le « Consensus de Washington », le dogme de la libéralisation des marchés, la déréglementation et l’équilibre budgétaire à tout prix, furent imposés au reste du monde. "
Aujourd'hui, il est clair que ce "modèle", qui claquait au rythme des crises dans le tiers monde, claque aussi dans les pays développés.
Par effet de transferts, les crises du tiers monde avait des effets euphorisants en occident. C'est fini.
Aujourd'hui, c'est la deuxième phase. Le système, croient certains, est encore amendable, d'ailleurs, disent ils, il va rebondir.
" Ce modèle est désormais en train de se fissurer et devra tôt ou tard être remplacé. "C'est le tournant de 1985-1986 en Urss. Le système n'apparait pas amendable.
C'est aussi le tournant de 1933. Le système n'apparaissait plus sauvable. Il faut profondément le changer.
Mais, on n'en est pas encore là. Pour le moment, c'est la Chine, le pays de toutes les illusions.
C'est de là-bas, que viendra le salut.
En aucune manière. La Chine, c'est 6 % de l'économie mondiale, même avec une croissance de 6 %, on a plus 0.4 au niveau global. Les économies européennes, 25 % du total, et l'économie américaine, 25 % aussi, une récession de 3 % fait déjà le double.
Pour ce qui est du plan de relance chinois, il a certainement quelque part, une certaine efficacité, mais bute sur une donnée simple, l'absence de capacité d'absorption d'une telle masse, dont la plupart ira à la corruption.
Bien entendu, il faudrait qu'il y ait une croissance chinoise. C'est le seul endroit de la planète où, officiellement, cette bête existe encore.
Newsletter
Abonnez-vous pour être averti des nouveaux articles publiés.
Pages
Catégories
- 2321 Politique
- 1958 Energie
- 1874 Actualités
- 1472 Economie
- 606 Chronique de l'effondrement
- 447 Immobilier
- 290 transport aérien
- 133 transport terrestre
- 112 pandémie
- 109 Polémique
- 106 politique
- 92 transport maritime
- 74 energie
- 60 economie
- 37 Faits divers