Le souhait de Fillon...
15 Juin 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Economie
Son souhait le plus cher est d'égaler Pinochet dans l'autocratisme le grotesque et
dans l'arrivée à nulle part.Oublions, bien entendu le réferendum de 2005, aux résultats inconvenants, le résultat ridicule de l'UMP aux dernières européennes, et interessons nous aux retraites :
- recul de l'âge de la retraite,
- diminution des pensions,
- augmenter la durée de cotisation,
ce qui rappelle le célébre :
- article 1° le chef a raison,
- article 2° le chef a toujours raison,
- article 3° si le chef a tort, voir article 1° (avec une variante : le chef a encore raison, SURTOUT s'il a tort).
Le "sans tabou" fillonnesque a quand même une limite : il ne parle même pas d'augmentation de cotisations (tabou ?), ou de l'abolition de la loi de 1973 sur les déficits publics (abolie par le peuple le 29 mai 2005, tabou aussi ?).
Bien entendu, le chef en question, aussi grotesque que Pinochet, va se "planter grave". Dans une crise de la demande, massacrer la demande, ça massacre aussi l'économie (c'est grave), et à terme, ça finit par le massacre de la classe dirigeante (c'est beaucoup moins grave, la preuve, c'est qu'elle a toujours été remplacée).
Dans la politique complétement idiote, surtout en période de récession, le cadrage à 1,2 % des dépenses contribue à la récession, qui n'a pas besoin de ça pour se renforcer.
L'austérité, sans fin, ni but.
Quand à l'appréciation générale sur l'école des Crétins patentés, pardon de Chicago, elle est sans appel : ce sont les poncifs les plus éculés et les plus anciens de la planète.
Il faut l'appeler par son nom, c'est un fascisme. Contrairement à celui des années 1930, il est un "fascisme mou", enfin pas si mou que ça pour les irakiens, les afghans, tous les pays victimes d'ajustements structurels et les quelques millions de prisonniers US, et tous ceux qui perdent, avec les ajustements structurels, leur emploi et la bagatelle de 20 ou 30 années d'espérence de vie.
Il ne s'appuie, finalement, comme son prédécesseur, que sur la force, en déclin des USA et des puissances occidentales, et comme partout, il ne finira que quand il y aura un nombre trop important de victimes sociales, qui lui créera un nombre trop grand d'ennemis.
Finalement, Hitler n'avait pas tort, quand il voulait conduire les français à la collaboration militaire, en passant par la collaboration économique.
Seul problème à l'heure actuelle : des tas de gens voudraient collaborer économiquement, mais ne sont pas en situation de le faire...
Pour en revenir à une pensée gaullienne, "la force n'est qu'apparence de force" et on ne peut que voir le caractère pitoyable et grotesque que prennent tous les dictateurs... Dans la catégorie des dictateurs, ceux qui pensent "TINA" (there is no alternative), sont d'un très honorable gabarit.
Newsletter
Abonnez-vous pour être averti des nouveaux articles publiés.
Pages
Catégories
- 2321 Politique
- 1958 Energie
- 1874 Actualités
- 1472 Economie
- 606 Chronique de l'effondrement
- 447 Immobilier
- 290 transport aérien
- 133 transport terrestre
- 112 pandémie
- 109 Polémique
- 106 politique
- 92 transport maritime
- 74 energie
- 60 economie
- 37 Faits divers