Les retraites...
23 Juin 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Economie
ça y est, Nicolas hésite. Il hésite à jeter la
vulgate néolibérale, mais sur certains points, la répudie complétement.Pas sur les retraites. Mes gaillards, vous allez écoper d'une durée de cotisation plus longue, d'un âge légal reporté, sans rien régler, bien sûr.
Car, le fond du problème, quel est il ? Le manque d'emploi, qui pénalise les rentrées d'argent et les carrières.
Travailler plus longtemps ? A 60 ans, plus personne ne travaille dans le secteur privé. Quasiment seuls les fonctionnaires sont en activité à cet âge (et dire que certains prétendent qu'ils ne foutent rien...).
Bien entendu, sus aux "privilèges" : plus de bonifications pour les mères de familles...
Pour que vous alliez, bien sûr, vers les retraites par capitalisation.
C'est la preuve, indubitable, que le gouvernement, le président, les élites n'ont absolument rien compris au caractère de la crise.
Ils pensent qu'il y aura résilience. Il n'y en aura pas. Pas de crise en "V", pas de crise en "U", pas même en "W", ni même, je pense, en "L".
Pour qu'il y ait "L", il faudrait qu'il y ait, quelque part dans le monde, un point d'appui. La crise sera donc en "L L". Un premier L, suivit d'un second et peut être d'un troisième, tant que les gouvernants n'auront rien compris.
Le fond de réserve des retraites, chargé de spéculer, s'est ramassé.
Les fonds de pensions classiques, ont croqués 5400 milliards de USD $, soit 23 % de leur valeur.
Bien entendu, on veut accroitre partout la crise en sabrant les revenus, notamment des retraités. Politique aussi idiote que crétine. les déficits n'ont rien à craindre. Ils ne vont que s'amplifier. Les ménages ne dépenseront plus l'argent qu'ils n'ont plus.
Dernier artifice : un grand emprunt national. Celui-ci est destiné à tondre le pékin de ses derniers sous. Comme l'emprunt de la libération. Avec des années à plus de 50 % d'inflation, les 3 % de rendement faisaient ridicule.
Le démantélement du programme du Conseil National de la résistance continue.
La suite ? L'arrivée au pouvoir d'un Chavez ou d'un Amadhindjab, dans nos pays. Un "populiste" capable de gagner les élections, avec autre chose que 10 % des électeurs (la base sociologique et économique appuyant sa politique).
Un article d'ailleurs, à signaler, où sur l'Iran pointe la vérité :
" Et surtout, même si en nombre elle n'est pas forcément majoritaire (comment le savoir si les résultats du scrutin ne sont pas fiables?) elle représente les forces vives du pays: intellectuels, ingénieurs, étudiants, artistes, industriels ainsi qu'une grande partie des marchands, dont le pays à tant besoin pour son développement. "
(Nota : je trouve dans l'énumération, que les "artistes"soient cités, très significatif, et les taxis ?)
Peu importe que Moussavi n'ait pas gagné, et soit minoritaire, il faut suivre, car il représente la crême, la fleur des pois, et le reste de la population, la majoritaire, elle pue ?
Ici, comme là-bas, les mêmes tendances, la bonne et brave bourgeoisie qui se regarde le nombril, les autres peuvent crever ?
En réalité, le gouvernement est assuré dans nos pays, par des "émigrés de l'intérieur". Des gens qui n'ont plus rien à voir avec la réalité, ni les peuples de leur pays.
Aux USA, ils ont les anticastristes partis il y a 20, 30 ou 50 ans de leur pays, en Iran, ils ont des monarchistes et les "moudjahidinnes du peuple", partis depuis 30 ans, et qui ont, les uns et les autres complétement perdus le contact avec les habitants réels.
En réalité, tout se ressemble étrangement. Les gouvernants, les médias prennent UN "problème", et le matraque sans aucun souçi ni de la vérité, ni des conséquences, pensant arriver à leur fin, sans même se demander s'ils ne vont pas faire empirer la situation.
Bien entendu, même si, en matière sociale, comme en matière extérieure, ils arrivent quelquefois à des succès passagers et locaux, ils créent des radicalisations, des haines, des rancunes qui fermentent fortement.
Petit rappel historique : Louis XVIII choisit comme premier ministre le Duc de Richelieu. Il avait la réputation d'être le Français qui connaissait le mieux la Crimée, pour l'avoir habité et administré depuis très longtemps... Après une situation révolutionnaire et explosive, il fallait bien ça...
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