L'épargne
24 Juin 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Economie
Ceci explique cela.Un article paru dans "les échos".
L'épargne, qui l'eut crû, se concentre dans le cinquième quintile. A savoir que les 20 % les plus riches, en mettent le plus à gauche, enfin, pas tellement à gauche, plutôt à droite.
Le premier, quand à lui, à un taux d'épargne négatif. Suivant les tranches, on passe de -11, à 3, puis 7, 10 et 36 %.
Bien sûr, les plus riches dépensent plus. Ils sortent plus.
Comme la politique actuelle les favorise par le bouclier fiscal, on voit là une épargne un peu spéciale : elle est là, sans but, simplement par excés de revenus.
Bien entendu, dans ce contexte, on comprend les attaques contre les retraites.
Il est concevable, pour ce quintile d'épargner en vue de sa retraite. Cela correspond à son idéologie, à sa bêtise et son manque de culture. L'épargne, c'est fait pour être confisqué.
Reste que l'on ne joue guère dans les mêmes cours de récréation, si les différences de revenus vont de 1 à 5, les différences de consommation, de 1 à 3.3.
80 % de l'épargne est concentrée sur ce quintile.
Pour les autres, une épargne retraite est inconcevable. Bien entendu, si l'on enlève, pour les 80 % de la population, les remboursements d'emprunts immobiliers, on voit que leur taux d'épargne réel et financier est égal à zéro.
Parler de "petit épargnant", est donc surréaliste. Dans les faits, il n'existe pas.
On comprend la mentalité sarkozienne : augmenter les impôts ne serait possible que sur cette tranche, par contre, un emprunt, ça passera beaucoup mieux. Même si le prêteur devra se faire détrousser par les incidents monétaires.
Les dépenses courantes, notamment les abonnements sont autant de dimes sur les 80 % les moins fortunés.
Bien entendu, on peut mettre en parallèle cet excès d'épargne sur les hauts revenus et le déficit budgétaire. Celui-ci, explique cette épargne.
Il reste que ce ne sont pas des dépenses excessives qui expliquent ce déficit, mais d'abord l'idéologie qui empêche l'état de frapper monnaie à son propre compte, et une "sud-américanisation" des finances par la baisse des impôts, ou plutôt, la baisse d'un seul impôt (au niveau des particuliers), l'IRPP (impôt sur le revenu des personnes physiques), le seul impôt qui était progressif.
On voit aussi la finalité des "réformes" (lire régression) des retraites : refaire de la retraite ce qu'elle était, la marque des "gens de bien", mais avec un côté "robin des bois".
"Ce qui, par l'état ne sera pas taxé,
par le financier te sera escroqué !"
Saint Madoff, priez pour nous !
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