1400 milliards...
30 Juin 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Economie
la dette
accumulée a atteint 1400 milliards. Une seule responsable, la loi de 1973 qui interdit à la banque de France de faire crédit à l'état.L'état, donc, ne frappe plus monnaie à coup nul, pour son propre compte, mais fait appel aux banques privées, qui frappent monnaie pour LEUR propre compte, en facturant beaucoup.
Lumineux non ?
Donc, la dette publique est un artifice complet, une histoire pour faire peur aux imbéciles et aux gogos, d'autant que l'histoire à l'air convaincante : "on ne peut dépenser plus que l'on gagne". Au niveau micro, oui, au niveau macro, non.
Car l'argent, il faut bien le fabriquer, à un moment ou a un autre.
Comme c'est l'argent-dette qui règne, le moindre désendettement, et même au delà, la moindre progression de l'endettement est une catastrophe économique. Une économie ne peut tourner, sans fabriquer, toujours plus, d'argent.
Aussi, les hommes politiques pataugent dans la semoule. Ils essaient de sanctuariser la dette, qui ne sera jamais remboursée, sauf en monnaie de singe.
La politique du pire, adoptée en 1973 aboutira au pire : au lieu de monétiser dans l'intérêt de la collectivité, des sommes de l'ordre de 300 milliards, on en a monétisé 1400, faisant perdre à la monnaie 90 % de sa valeur. Pour les 10 % restant, ça va suivre.
Bien entendu, un bénéficiaire : le banquier.
Pour les tranches les favorisées de la population, c'est l'emprunt obligatoire-obligataire qui germe dans les esprits. (Le taux d'imposition à 90 % pour les intérêts des emprunts avait été voté par la chambre bleu horizon dans les années 1920, donc une chambre très à droite).
Au monde, où il y a beaucoup de personnes, mais pas un seul cerveau, on s'inquiéte du niveau d''endettement, en citant les politiques brutales de réduction de déficits engagées.
Mais il ne faut pas oublier que ces pays ne se sont pas effondrés économiquement pour une seule raison : il existait, à l'époque, un consommateur de dernier recours, le consommateur US.
Celui-ci, est mort et enterré.
En France toujours, on vient de redécouvrir les niches fiscales. Comme il n'y en avait que 500, on voit qu'on avait du mal à les apercevoir.
Bien entendu, si certaines peuvent être utiles, d'autres sont les pires qui puissent exister : la déduction du personnel de maison, par exemple.
Bien entendu, gageons que ce sont les niches fiscales concernant les petits revenus qui seront taillées et non celle concernant les tranches hautes de l'IRPP.
A l'image de ce qui s'est passé pour l'assurance vie : pour 4000 Francs d'investissements, on avait droit à 1000 francs de crédit, mais on a gardé l'exonération des revenus. La prime de 1000 francs intéressaient les petits revenus, l'exonération, les plus gros...
Les ambitions, sur ce plan, sont modestes. Face à 70 milliards de niches, in veut économiser de 0.5 à 1 milliard, sans compter, bien sûr, toutes les douceurs faites pour réduire le coût du travail, et de nulle portée contre le chômage...
En un mot comme en 100, la dette, c'est la marque du bredinisme congénital des élites. Elle va nous pêter à la figure, et les dettes sont le détonateur de bien des révolutions.
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