Fantasia chez les ploucs : golpe en Honduras...
30 Juin 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Politique
Il y en a qui ont pas de bol : Prenez par exemple un
candidat malheureux à la présidentielle iranienne qui proteste, et paf ! Mickey Jackson casse sa pipe, et on ne se souvient même plus de son nom !Au Honduras, c'est un Golpe dans la plus pure tradition qui s'opère. L'armée, appuyée par les classes possédantes et même les députés renvoient le président au Costa Rica en pyjama -ce qui, vous l'avouerez est une humanisation sans précédent depuis le golpe de 1973 au Chili : là, on avait buté le président- et paf, même le type à la Maison Blanche est en train de se demander qui a fait ce coup là, à la CIA ?
Dans un cas, comme dans l'autre, on a, semble t'il, des réflexes, des conformismes, qui semblent un peu surrannés.
Y a t'il eu VOLONTE dans un cas, comme dans l'autre ?
Sans doute, même pas.
Les oligarques, les militaires honduriens, pensent tous la même chose. Ils ont été coulé dans le moule, formés par les américains.
Les événements d'Iran ? Un coup parti, il y a quelques temps déjà.
Désormais l'Iran est un pôle avec lequel les USA ont un besoin VITAL de s'entendre.
Là aussi, conformisme et formatage des esprits ont fait plus, finalement, que la décision.
Il va s'en dire, qu'il n'y a pas si longtemps, les magouilles auraient été décidées, acceptées et appuyées au plus haut niveau.
Là, la tête ne veut plus, le corps réagit suivant les anciens principes.
Les révolutions de couleurs semblent passer de mode. Depuis plus de vingt ans, on connait la mécanique, ce qui la démode, elle perd en efficacité.
En plus, il faut être désormais, ENCORE PLUS subtil.
Le déboulonnage de Manuel Zelaya le rend incontournable désormais, et justifie les plus extrémistes des adversaires des USA dans la région.
Ce genre de mésaventure ne peut désormais plus guère arriver à Chavez. Il a procédé à la levée en masse, et l'armée, de 100 000 hommes, a été doublée d'une milice de 2 000 000.
Une petite armée, c'est une armée de guerre civile, pour écraser les révoltes populaires.
Là, 2 millions d'hommes, c'est trop lourd à manipuler. Les généraux d'Alger, dans leur putsch contre de Gaulle avaient aussi oublier la masse qu'ils dirigeaient : elle refusa d'obéir.
En ce qui concerne Zelaya, il avait fait fort. Il était passé du camp Yankee, et le Honduras était un allié du plus pur métal, au camp bolivarien.
Il avait simplement oublié de mettre à la retraite nombre de militaires, plus yankee que les yankees.
Il ne faut pas oublier que le Honduras a seul servi de base arrière à la contra nicaraguayenne.
L'autre voisin du Nicaragua, le Costa rica, est un pays "taré" en amérique latine : il n'avait pas d'armée, ni ne connaissait les golpe.
Il avait refusé de servir de base arrière anti-sandiniste.
Il faut dire, ce Zelaya, il aurait pu être si tranquille : avant de changer la constitution, il aurait du massacrer sa jeunesse (au nom de la lutte anti-drogue et avec la bénédiction des stups), massacrer tout ce qui bougeait, ça aurait fait de lui un parfait-démocrate-droit-de-l'hommiste.
"Droits de l'homme" dans 50 ans, ce sera une injure ou une malédiction ?
Toujours est il que les militaires et l'oligarchie hondurienne sont dans la M... ouise : ils n'osaient pisser et respirer que s'ils sentaient avoir l'accord de Washington...
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