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Réseau Voltaire : la crise est aussi énergétique...

14 Août 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Energie

C'est la teneur de l'interview de R. Heinberg.
 L'erreur d'analyse des gouvernements est fondamentale, ils prennent pour une crise financière, ce qui en est une, bien sûr, mais le soubassement de la crise est bien plus grave désormais.
On a perdu du temps, depuis le premier choc pétrolier, et on a eu des mauvaises orientations.
On a perdu du temps, parce que les politiques d'économies ont vite été abandonnées, certes les normes avaient été durcies, mais on a abandonné leur durcissement, et les années 1970 ont consisté à mettre tout le monde en voiture.
On a aussi, en France, rajouté une couche avec l'inénarrable nucléaire, qui ne résoud rien et pollue massivement.
Contrairement à ce qui est dit, par contre, le problème immobilier, un problème de coût, est aussi purement et essentiellement énergétique.
La "transition town", à un gros défaut, c'est le mot town. Car il faudra bien l'approvisionner. Jusqu'à 30 000 habitants, un milieu naturel suffit en Europe, c'était le cas des limites de populations dans les 200 villes de 1788 en France.
En dessus, c'est la condition d'approvisionnement qui compte.
"
nous devons engager la réforme de notre système alimentaire dans son ensemble de manière à réduire notre dépendance aux énergies fossiles.  "
Le seul réservoir disponible désormais, c'est l'arabie saoudite, mais il est trop petit désormais, et désormais, atteint aussi par la déplétion.
En conséquence, il va falloir gérer la société différemment et même très différemment.
En effet, dans une société en croissance, seule "l'élite" était en croissance véritablement.
Elle qui se propose d'exécuter une partie de la planète, il faudrait qu'elle réfléchisse qu'elle pourrait faire partie de ceux qui font de la place.
Et vue la consommation énergétique de la jet-set, ça ferait même beaucoup de place.

Pour voir l'avenir, il faut regarder notre passé. Produire le maximum de la nourriture sur place, produire industriellement sur place, avec une énergie locale et renouvelable.
Devoir déplacer des subsistances et des produits, c'était l'horreur. Le marché devra donc être réduit.
L'approvisionnement des marchés, les marchands, étaient essentiellement des colporteurs, donc déplaçant le maximum de valeur, en un minimum de volume et de poids.
Quand à penser "transports en commun", c'est penser d'une manière aussi archaïque que GM, il y a un mot en trop, c'est le mot transport.
Bien entendu, la sécurité alimentaire est beaucoup plus tendu.
On devra aussi, donc, poser logiquement la question de la légitimité de l'émigration.
Surtout que l'émigration actuelle, se dirige vers les zones les plus peuplées. 
Le Boulanger de F. Raynaud faisait rire beaucoup de monde. A d'autres époques, les boulangers étaient pendus, et pas qu'à la révolution.
C'étaient les premières victimes des troubles frumentaires.

Une guerre du pétrole a lieu actuellement. Elle a lieu au Nigéria. Elle oppose des compagnies aux populations, et le gouvernement a proposé l'amnistie aux rebelles.
Le seul problème, c'est que sans ces marchés noirs, les pays africains voisins, qui souffrent déjà de pénurie, malgré des prix horriblement chers, ne seraient pas approvisionnés.
Les populations locales font le joint entre cette demande et les producteurs, qui ne rêvent que d'expédier ça aux marchés occidentaux. Ceux-ci ont, pour un un avantage, les cargaisons sont spéculées 1000 fois.
Comme rêvent de spéculer les parasites des bourses anglos sur le droit à polluer et les taxes carbones en tous genres.
Il y a là, affrontement direct avec les pays émergents qui ont très bien compris le risque et la dime qu'on leur demande de payer...
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L
BIEN CONtent d'apprendre que laherrere ce brillant analyste du peak oil est AUSSI opposé à la légende du CO2 humain
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C
ADALBERT, et non Adhémar! Pan sur le bec!...
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C
"Le gros probleme d'un homme politique c'est de pouvoir être élu"...<br /> Merci de rappeler cette évidence, et par là-même d'en rappeler une autre: pour qu'il y ait un élu, il faut qu'il y ait des électeurs. Et ces derniers auraient tout à gagner à prendre conscience de leur force.<br /> "Qui t'a fait comte?", demanda un jour Hugues Capet à Adhémar de Périgord.<br /> "Qui t'a fait roi?", lui répondit aussitôt son vassal.
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B
le gros probleme d'un homme politique c'est de pouvoir être élu. c'est sans doute une lapalissade.mais c'est bien là le probleme, coincé entre les désidératas des electeurs et les réalités économiques.<br /> <br /> les économies d'énergie seront une évidence et a ce titre reprises par les hommes politiques sans une crainte de perdre l'élection, lorsque leur cout d'installation ne cachera plus la forets d'économies.<br /> <br /> or pour le moment on ne parle de rentabilisation de l'installation qu'a l'échéance de 10 ans. soit une éternité.<br /> <br /> il faut fabriquer du rustique, par cher et efficace en la matiere. l'électeur n'aura même plus besoin du discours politique pour adhérer aux économies d'énergies. cela sera une évidence.<br /> <br /> mais beaucoup d'artisans rajoutent les energies renouvelables à leur carte de visite comme un chasseur dispose ses appeaux dans sa palombiere en attendant le passage des palombes
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B
Comme d'habitude, il y a un gouffre entre :<br /> <br /> - la peopagande des dirigeants politiques, des banquiers, des économistes, des prévisionnistes<br /> <br /> - et l'économie réelle.<br /> <br /> <br /> A partir du moment où les fondamentaux de l'économie réelle sont désastreux (industrie en chute libre, faillites, licenciements, chômage, ...) comment voulez-vous que l'indice de confiance des consommateurs augmente ?<br /> <br /> Les prévisionnistes qui prévoyaient une hausse de confiance du consommateur américain viennent encore une fois de se ridiculiser.
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B
NEW YORK (Reuters) - Wall Street a terminé en baisse vendredi, plombée par une mauvaise statistique de confiance du consommateur américain.<br /> <br /> L'indice de confiance du consommateur Reuters/Université du Michigan est ressorti à 63,2 en première lecture en août, contre 66,0 en juillet et 68,5 attendu.
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B
Et pendant ce temps là, aux Etats-Unis ...<br /> <br /> Etats-Unis : grosse faillite de la Colonial Bank.<br /> <br /> Le régulateur bancaire américain FDIC a annoncé vendredi 14 août la fermeture de la Colonial Bank, basée dans le sud des Etats-Unis, qui devient la plus grosse banque à faire faillite cette année, l'essentiel de ses actifs étant repris par sa concurrente BB&T.<br /> <br /> BB&T va racheter pour 22 milliards des 25 milliards de dollars d'actifs gérés par Colonial Bank, la FDIC conservant le reste pour une résolution ultérieure, ajoute le régulateur.<br /> <br /> Par la taille de son actif, la Colonial Bank est de loin la plus grande banque à faire faillite depuis le début de l'année. Sa faillite est également l'une des vingt plus grandes survenues aux Etats-Unis depuis 1980.<br /> <br /> http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/08/15/01011-20090815FILWWW00001-usa-grosse-faillite-de-la-colonial-bank.php
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P
Alphonse ALLAIS voulez déjà faire les villes à la campagne.Plus sérieusement, j'habite un village du sud-ouest (5000 h), j'achète la volaille à une agricultrice à la retraite ( excellente!...la volaille), même chose pour les légumes,je prends également le bois chez un voisin...vive la campagne!
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C
TOUT dans notre société ramène à l'urbanisme. Le mode de développement est essentiellement urbain, donc la finance, mais aussi ... l'écologie! Ce n'est pas un paradoxe: l'écologie actuelle est pensée par une intelligentsia purement urbaine, pour des objectifs purement urbains (tourisme en particulier, mais pas seulement...), au sein desquels la protection de la nature, de la planète, des intérêts supposés de "nos enfants", et j'en passe, ne sont que des prétextes à une annexion encore plus poussée des espaces extra-urbains par la ville.
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C
"La "transition town", à un gros défaut, c'est le mot town. Car il faudra bien l'approvisionner."<br /> <br /> Ok, les grosses villes ne pourront subsister et il va y avoir un exode urbain massif. En France, on a la chance d'avoir un territoire rural pouvant probablement accueillir 60 millions de personnes (et peut-être plus venant des pays limitrophes qui satureront).<br /> <br /> Peut-être qu'une solution réside dans un modèle hyper-localisé afin de créer une auto-suffisance locale ? (agriculture locale : potager et verger à chaque coin de rue, petites unités de production "industrielle" locales ou départementales)<br /> Bien sûr, on parle là d'une société totalement différente dans sa mentalité et ses finalités. C'est peut-être très optimiste mais à mon avis ce serait la meilleure issue durant ce siècle... Le challenge réside dans la transition vers ce nouveau modèle !<br /> <br /> L'initiative "transition town" a le mérite d'aller dans cette direction. Il ne faudra sans doute rien attendre des "décideurs" qui sont et seront totalement dépassés (logiciel mental obsolète).<br /> <br /> Patrick, tu vois d'autres "initiatives" qui pourraient fonctionner ?
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