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Les conflits...

21 Août 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Politique

Dimanche je discutais, et une personne soudain sortie la phrase suivante ; "Oui, mais aujourd'hui, c'est la paix."
C'est une vision singuliérement courte des choses. Très européaniste d'un côté, et très naïve, de l'autre.
Bien sûr, la guerre au niveau mondial, bloc contre bloc, comme le furent les deux derniers conflits mondiaux, ont disparus.
Mais, les conflits régionaux, enkystés, bien réels et "guerres de basse intensité", sont légions.
Elles concernent même, la plus grande puissance actuelle. Les raids des cartels mexicains se déroulent sur son sol, et les milices se constituent.
Les milices sont des armées privées, et le but de toute armée, c'est de faire la guerre.
Que les conflits d'annexions semblent avoir disparus, c'est une chose, mais les conflits de sécessions se multiplient, et on peut faire une liste non exhaustive de ces guerres, qui n'osent avouer leur nom, mais sont bien réelles :
- USA, (guerre sur sa frontière),
- Mexique, (guerre des cartels),
- Honduras, (guerre civile),
- Colombie, (guerre civile),
- Vénézuela et Equateur (Guerres sur leurs frontières avec la Colombie, avec incidents répétés et continuels),
- République du Congo, (guerre de secession, guerre de pillage, guerre d'extermination, à elle seule, la moitié des pertes de la grande guerre),
- région des grands lacs, Soudan, Somalie, la totalité du sahara...
- Palestine, israël, Caucase, irak, iran (victime d'attentats des services secrets anglos), Afghanistan.
- conflits régionaux en Inde.
- Birmanie.
Etc, etc, etc...

Ces conflits sont souvent des conflits du moyen-âge. Des "guerres de mouvance", où la victoire semble improbable.
Elles opposent souvent des populations et des armées, ou populations et armées privées (comme les paramilitaires colombiens).
Elles n'ont comme voie de sortie, que la création d'une société de plus grande justice sociale.
L'archétype de ce genre de conflit, c'est la Colombie. Les meurtres nombreux ne sont pas causés par la guérilla, ce sont eux qui poussent une partie de la population à la guérilla.
Bien entendu, c'est l'absence médiatique qui permet à ces conflits de perdurer. Quelques morts, de ci, de là, imputés souvent à l'insécurité, aux "terroristes", aux "guérilleros", des bilans sous évalués, un bruit de fond, peu de choses, mais constamment, et on arrive aux "400 000 morts colombiens".
Pour la Colombie, d'ailleurs, c'est assez remarquable d'ailleurs. Il y a pratiquement 60 ans que ce bilan humain est connu, littéralement scotché à ce chiffre là (le conflit a commencé en 1948)
En réalité, on peut souvent multiplier le nombre des victimes, plafonnés par le politiquement correct.
les 400 000 morts colombiens, sont plus vraisemblablement 4 000 000.
Le bilan de la RDC est plus récent (5.5 millions de morts, approche sans doute plus la réalité, mais peut sans doute être doublé sans peine).
On arrive aisément à des meurtres de l'échelle des einsatzgruppen de triste mémoire, mais comme on ne commet pas l'erreur de créer des camps d'exterminations, on peut toujours trichoter avec la réalité. 

Certains craignent que la crise économique améne la guerre. Soyez rassurés. On y est déjà.  Les puissances occidentales ont des budgets militaires délirants et sont forts agressives. La crise leur limera les crocs.
les moyens employés sont plus tordus et moins visibles que les guerres à grand spectacle du 19° siécle, on y avait le goût du panache.
Regardons nos propres besaces : la Corse, par exemple, n'est elle pas aussi, le symbole français du conflit de basse intensité ? Si on cumule, tous les morts depuis 30 ans, le bilan doit être fort honorable. En tous cas, il dépasse les 300 morts. Pour des départements totalisant 200 000 habitants...
Quand à ceux qui nous disaient que l'Union Européenne c'était la paix, on peut répondre, oui, c'est la paix, en oubliant, l'Irlande, le pays basque, la corse, la Yougoslavie...
L'abandon aussi des capacités régulatrices des états, aux profits d'entreprises multinationales, de banques rapaces, conduisent aussi à la résurgence des conflits.

Le bilan, mondial, sur une année, dépasse largement celui du premier conflit  qu'on a appelé "première guerre mondiale".
Mais 600 000 morts à Verdun, dans une destruction industrialisée, c'est plus frappant que 2 000 000 répartis et saupoudrés un peu partout dans le monde et dont les modes d'exécutions et les supplices ont été variés et diffus.  

C'est un grand classique, pour les empires militaires finissant, de multiplier les conflits, où il peut montrer "sa force".
Mais là, la propagande ou le décervelage a tellement bien fonctionné, que certains se croient encore en paix.

Bien entendu aussi, je ne rappelerais pas le résidu de la guerre froide appelé "équilibre de la terreur", qui seul et bien que réduit de 80 %, empêche une domination US absolue et de longue durée...
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L
Il y a aussi un autre phénomène a prendre en compte. Lorsqu'un pays fort commence a faiblir il y a toujours un qui a subit cette force qui va tenter de lui menner la vie plus dure. C'est le retour de baton. La première étape etant l'assiègement de cette region ou comme tu le dis trés bien patrick, les guerres de frontières. <br /> <br /> Tu as raison sur les fait que toutes c'est petites gégeurre ne sont pas annodine. Les ne font que montrer que les rapport de force s'inversent ou se réduisent. <br /> <br /> C'est comme dans la nature, le plus fort qui veilli trop vite doit fournir de plus en plus d'énergie pour rester le chef, jusqu'au momment ou le petit david descend le grand golliath.
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E
L'empire commence à avoir des fins de mois difficile<br /> <br /> http://www.theregister.co.uk/2009/08/21/eurofighter_get_out_clause/
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S
Et quand l’armée américaine a torpillé le sous-marin russe « Koursk » en 2001 ce n’était surement pas pour « défendre la paix et la démocratie dans le monde » comme aiment répéter inlassablement leurs sbires sur les plateaux télés ; leurs calcules ont étés tout autres.
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