Le vent d'une autre époque : 21 août 2009
21 Août 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Economie
Pour commencer, une petite Anekdot :"Quel est le plus grand économiste marxiste ?
La bonne réponse est Egor Gaïdar : en quelques mois, il a réussi à persuader la population russe de ce que plus de 70 ans de communisme n'avait pas réussi à faire : de la grande nocivité du capitalisme."
Alors que les pilotes de l'économie mondiale voit l'appareil piquer du nez, répétent sans cesse que ça va remonter, des points importants restent noirs.
Le plus important pour la stabilité sociale, c'est le sort de l'élite issue des grandes écoles. Si même elle bascule du côté obscure (du chômage), le sort du régime est scellé.
Or, il est clair que contrairement à ce qui est dit dans l'article des "Echos", il y a eu césure en novembre 2008.
Quand des profils, appelés 3 fois par jour, ne sont plus contactés, que même les ingénieurs des très grandes écoles ont du mal à se positionner, que beaucoup bottent en touchent en prolongeant, eux aussi, leurs études, il y a malaise.
On peut noter aussi que les très grandes entreprises ont aussi beaucoup différer et ont aussi beaucoup licencier.
Ce qui souvent, leur a permis de présenter des comptes "moins pires que prévus".
C'est souvent à de petites choses,qu'on voit arriver de grandes tempêtes.
C'est aussi, pathétiques, de voir des "experts" en tous genres, méconnaitre ou faire semblant de méconnaitre une donnée simple de l'industrie : les bons mois, c'est l'été.
Mais après l'été, vient l'automne, avec ses inscriptions massives au chômage.
En même temps, les données sont insoutenables : 1700 milliards de déficits US, avec un déficit extérieur de 400 milliards et 500 milliards d'épargne, il manque encore 800 milliards.
Plus de 700 banques US coulent, et les structures, comme le FDIC, sont incapables de traiter autant de dossiers.
Le gouvernement britannique a dépensé 800 milliards de plus que prévu.
Cela, il n'y a qu'une manière d'y faire face : avec l'imprimante. Même les structures classiques d'emprunts expirent.
Entre les dépenses qui flambent et les recettes qui s'effondrent, c'est l'étau. La crise de 1787-1788 ne concernait que l'effondrement des recettes.
Mais le mal est similaire. C'est le syndrome de la caisse vide.
Caisse vide aussi et surtout, chez les ménages.
Les bonnes nouvelles, n'en sont pas franchement, notamment pour l'acier.
Combien de temps les finances publiques vont elles faire illusion ? Et surtout, avec certains talibans libre échangistes et libéraux, on est certain qu'ils vont essayer de refiler l'ardoise aux plus modestes.
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