Rule Britannia !
26 Août 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Economie
Pour deux enseignants de l'université de Stanford, Sean Hanretta et Priya Satia les britanniques ont laissé un bordel organisé,
semé la zizanie, pour tirer les fruits de la décolonisation, surtout, si les pays en question pouvait avoir une utilité économique.Inde-Pakistan, Somalie, Ceylan, Nigéria. La liste est longue, et si la décolonisation n'a pas entrainé de troubles massifs contre l'occupant, ayant été acceptée en façade, la suite a été un long martyrologue des populations.
Bien entendu, de ces troubles, il y a toujours moyen de tirer parti.
Même si la guerre du Biafra avait atteint financièrement la Grande Bretagne, elle en a finalement, assez largement tiré parti.
Dernier avatar en date, l'importation aux USA des rationnements de soins à la Britannique (c-a-d, laissant intact la marge bénéficiaire des parasites, assurances et producteurs de médicaments).
D'ailleurs, certains ne manquent pas d'y voir une volonté de nuisance vis-à-vis de l'ancienne colonie, ayant eu le culot d'arracher une vraie indépendance par les armes, et de rejeter ainsi la tutelle "bienveillante" de la BOE (bank of England).
N'ayant jamais réussi à disloquer la république par la force, elle aurait finalement essayé par la finance.
La manoeuvre britannique ayant, cette fois, brillamment réussi, ce sont, non seulement les USA, mais aussi la Grande Bretagne qui sont menacés par l'explosion de la bulle des cartes plastocs. Là aussi, la pensée fut ingénieuse ; on prend des gueux, on les transforme en princes jusqu'aux 12 coups de minuit.
Il faut avouer, que ce ne serait pas la première fois qu'un terroriste serait pulvérisé par sa propre bombe.
Etat hedge-fund, la Grande Bretagne perd ses derniers emplois industriels : Toyota va y supprimer des capacités de production, fujitsu aussi. Encore une preuve de reprise.
Il est d'ailleurs à noter, que, malgré les facilités de licenciement qui y existe, il est bizarre de constater que personne finalement n'y crée d'emplois.
Nous aurait on menti ?
Ce royaume file un mauvais coton, et aura finalement réussi son coup de maitre ; faire ce que ,ni Guillaume II, ni Hitler, ni Napoléon, ni Louis XIV n'avait réussi : le détruire de fond en comble (un travail soigné et paufiné).
Le seul ayant réussi le coup, d'une manière assez gourmande, d'ailleurs, fut Louis XI, dont on peut voir la main, dans la "Guerre des deux roses".
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