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Meunier tu dors, ton moulin, ton moulin, va trop vite...

26 Août 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Immobilier

"Meunier, tu dors
ton moulin, ton moulin
va trop vite.
Meunier, tu dors
ton moulin, ton moulin
va trop fort.

Ton moulin, ton moulin
va trop vite.
Ton moulin, ton moulin
va trop fort.

Ton moulin, ton moulin
va trop vite.
Ton moulin, ton moulin
va trop fort."

Tout le monde se souvient de la contine, sans en comprendre le sens. Il est pourtant d'une profondeur extrême.
C'est la vie de l'industrie sans fossiles.
J'ai souvent dit que la France avait disposé de 500 000 moulins en tous genres.
Bien sûr, le ploutocrate, a le meilleur moulin : celui qui peut produire de manière régulière, mais la majorité, non.
Saint-Etienne, un des berceaux de la révolution industrielle en France, ne reposait, à l'origine, que peu sur le charbon, mais beaucoup sur le cours d'eau qui l'arrose : le furan.
Le furan, dans cette partie sud de la France, c'est souvent un Oued, mais c'est aussi un fleuve très large par moments, qui actionnait les moulins industriels et faisait fonctionner les martinets.
Le martinet porte mal son nom : c'est très lourd, et en retombant, cela forge les piéces. Déjà, à l'époque, les petits bras musclés, ce n'est pas suffisant.
D'autre part, en 1789, la consommation d'acier par personne, c'est très peu : un kilo par an. 30 000 tonnes pour la France entière.
1789, la crise est aussi, et surtout industrielle. L'industrie est partout. Tous les paysans ou presque, on un deuxième travail.
Pour payer la dime, c'est une partie de la récolte,
pour payer les corvées, c'est du temps,
mais, pour le roi, pas de pétard, il faut de l'argent.
L'industrie est très diffuse, mais, depuis 1347 et la grande peste noire, on s'est aperçu que la valeur de sa production, dépasse celle de l'agriculture.
Là, on subit un double ciseau : la valeur du blé s'effondre, et la valeur de la main d'oeuvre flambe.

Bien sûr, construire 500 000 moulins, mettre des éoliennes partout, ça peut se faire à chaud ou à froid.
500 000 moulins à la main, c'est plus compliqué que de les faire avec les techniques actuelles.
Pareil pour les éoliennes.
Mais c'est possible.
 
Tout ça pour revenir à ce que disait R.Heinberg dans son article sur le charbon.
Bien sûr, le charbon, comme le pétrole, gaz et uranium, va atteindre son pic.
Mais l'effondrement prévu est loin d'être certain.
Seul point d'accord avec lui ; s'en sortiront ceux qui ont des agricultures vivriéres importantes et des ressources fossiles.
A mon sens, cela peut se retrouver aussi, avec une résurgence marquée de l'état nation.
En effet, un groupe se définit par le rapport interne/externe. Il y a l'in et l'out.
la société ouverte n'était que la société du pétrole. La société permissive aussi.
Celui qui coupe du bois sans autorisation est pendu aussi sec.

En réalité, la vue de la transition se fera sous peu. Si les ressources pétrolières décroissent à raison de 6.7 % l'an, ce sera un enjeu fort de la campagne électorale de 2012.
Après, la transition pour avoir le plus de renouvelable possible se fera dans le cadre d'une économie de guerre.
Réduire de 30 % sa consommation, et investir massivement, ça n'a rien d'impossible. 

On verra vite aussi, se faire la distinction entre l'utile et la fanfreluche.
On verra aussi vite que l'économie de marché, c'est obsoléte. Du moins, telle qu'on la conçoit aujourd'hui.  Le sacro-saint échange mondial tombe à presque rien.

En France, des régions risquent d'être sévèrement touchés : Paris, l'IDF. En effet, on peut voir une forte concentration de population, et la destruction des haies pour permettre remembrement et industrialisation de l'agriculture.
Un article paru dans le "quotidien du peuple", met les points sur les i et les traits sur les barres : la haie a une fonction économique, notamment énergétique, très importante.
Pour l'Auvergne, le limousin, c'est l'inverse : production d'électricité, potentiel hydroélectrique ancien, très important, reboisement massif, terres agricoles reposées depuis 50 ans...
Rappelons ce qu'était un "bon pays" au 16°siécle ; un pays capable d'assurer sa subsistance, avec des excédents légers.
La bonne voie de communication, ce sont les mers, les fleuves. Pour l'intérieur des terres, ce qui fait souvent la différence entre aisance et pauvreté dans le tiers monde, c'est une charrette à bras, ou à traction animale.

"
Avec leurs mains dessus leurs têtes
Ils avaient monté des murettes
Jusqu'au sommet de la colline
Qu'importent les jours les années
Ils avaient tous l'âme bien née
Noueuse comme un pied de vigne
"

Seul problème ; quand est ce qu'on commence ?  Déjà, pour la majorité des personnes, prendre conscience du problème, l'accepter, de même pour les gouvernants.
Le renouvelable actuel, à 20 % du total, qu'on peut sans doute aisément doubler, ce n'est pas négligeable et bien plus important que ce que les générations jusqu'à 1900 avaient de disponible.
Dernière chose pour rigoler avant la route : vous avez entendu parler du flux tendu ? Là, ça sera plutôt : "je stocke comme une P..., autant que je peux."
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L
Il y a les décourager et ceux qui ne veulent carrement plus participer a toute cette débilité. Perso aprés quelques années de travail a l'étranger. Re-travailer en france est pour moi hors de question même si je dois me serrer la ceinture sur les sorties. J'ais rarement vue un telle désastre dans les relations hiérarchiques. Le moindre petit con qui as un peux de pouvoir et aucune capacité, il y en a beaucoup en informatique, j'ais juste envie de la baffer lorsqu'il s'adresse a moi comme a un esclave. Surtout lorsu'il me menace de ne pas me payer si je ne fait pas d'heure sup. (ça c'est se que j'ais vecu dans une grosse boite informatique sur la défense)<br /> <br /> A mon avis seul ceux qui sont vraiment dans le besoin (gros crédit et grosse voiture et des enfants ou des pensions alimentaire) vont bosser de nos jours, les autres prefére profiter de la vie autrement. Il y a tellement de chose a apprendre et a faire et que le travail, c'est devenu comme la télé, ca rends trop bète, c'est pas un jeux de mot :))))
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J
P Reymond vous me rappelez fortement ma région natale : Cévennes et Causses (les 2 sont intimement liées). De même que le mode de vie que mes parents mon inculqué : autonomie. Si vous vous déplacez dans cette région vous verrez que beaucoup de gens issus de ces lieux ont un potager, qu'ils font des réserves de nourriture (conserves, légumes champignons secs), charcuterie, mes parents ont toujours eu 6 mois à une année de réserves, beaucoup se chauffent au bois. Les forêts ont remplacé les "traversiers" qui s'étageaient sur la plupart des montagnes les cartes postales de la fin du siècle dernier sont édifiantes. Cette région est à visiter pour ses paysages mais aussi pour ses modes de vie issus d'un passé difficile.
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B
A propos des Ricains, justement :<br /> <br /> Le taux de chômage réel aux Etats-Unis atteint 16 % si l'on prend en compte les "travailleurs découragés" et ceux qui ne travaillent pas autant qu'ils le souhaiteraient, a déclaré mercredi 26 août Dennis Lockhart, un des responsables de la banque centrale américaine (Fed).<br /> <br /> "Si l'on prend en compte les gens qui voudraient un emploi mais ont cessé d'en chercher un (les travailleurs dits "découragés") et ceux qui travaillent un nombre d'heures inférieur à ce qu'ils souhaiteraient, le taux de chômage passerait des 9,4 % officiels à 16 %", a déclaré Dennis Lockhart lors d'un discours à Chattanooga, dans le Tennessee (Sud des Etats-Unis). <br /> <br /> Ces deux catégories de personnes sont recensées chaque mois par le département du travail, chargé de publier les chiffres officiels du chômage. Mais les "travailleurs découragés" sont exclus de la population active et les personnes contraintes de travailler à temps partiel du fait de la conjoncture économique sont comptabilisées comme des personnes employées, ce qui fait que ni les uns ni les autres n'apparaissent dans le taux de chômage officiel.<br /> <br /> Selon les derniers chiffres du ministère, celui-ci était de 9,4 % fin juillet. Les Etats-Unis comptaient alors près de 15,5 millions de chômeurs "officiels", auxquels s'ajoutent près de 9 millions de personnes à temps partiel malgré elles, et près de 800.000 chômeurs "découragés".<br /> <br /> Dennis Lockhart, qui dirige l'antenne de la Réserve fédérale à Atlanta, en Géorgie (Sud des Etats-Unis), est le premier responsable de la Fed à reconnaître ainsi l'ampleur réelle du chômage. Il vote cette année au Comité de politique monétaire de la Fed, l'organe chargé de prendre les principales décisions de la banque centrale. <br /> <br /> Jugeant que le rythme de la reprise du marché de l'emploi risquait d'être "péniblement longue", Dennis Lockhart a estimé en substance qu'il serait difficile pour les autorités d'agir contre le chômage en augmentant davantage la dépense publique.<br /> <br /> "Les effets complets (du plan de relance budgétaire promulgué en février) ne sont pas encore clairs" a-t-il dit, selon le texte de son allocution remis à la presse à Washington, et faisant ouvertement mention des "craintes" qui ne manqueront pas de s'exprimer si l'on "ajoute à la dette nationale", qui atteint des sommets.<br /> <br /> http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2390823&rubId=4077
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L
Les ricains sont en train d'innover en flux tendu, c'est la population qui est entrain de devenir leur prochaine cible. <br /> Aprés avoir été tondu il ne reste plus qu'as tendre le cuir, hep, désolé ça c'est pour les moutons.
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E
Le flux tendu est venu du japon avec les raisonnements simplistes du style les japonais nous battent à plates cotures car ils ont plus de robots, le flux tendu, la qualité totale etc etc.<br /> Donc on applique aussi chez nous et hop...<br /> <br /> Sans se poser les bonnes questions: au japon un tournevis électrique=1 robot, donc résultat ici on a automatisé à outrance (donc chômage) alors que là bas ce n'était pas forcement le cas <br /> <br /> Flux tendu: L'archipel est petit, l'espace est à économiser car il coûte cher donc pas de stock mais les fourniseurs fabriquent au fur et à mesure, ce qui est logique car ils sont pas très loin et eux aussi ils économisent l'espace.<br /> Viens bien sur mais après se greffer des histoires de coûts d'amortissement des stocks mais ce n'est pas le point de départ.<br /> les japonais ont mis au point des méthodes efficaces très adaptées à leur île. nous on a appliqué bêtement subtile diffèrence.
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