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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 09:39

J'avais dit, il y a plus de dix ans, une chose pour moi évidente. La crise énergétique allait créer des problèmes immobiliers lourds. Des lecteurs m'ont dit que j'avais été un des premiers, d'autres m'ont insultés, d'autres ont fait remarqué au moment des subprimes que les banques avaient perdus quelques millions, ou quelques centaines, et que ce ne serait pas grave. Bon.

Mais, en partant de la micro économie pure, à savoir le budget d'un ménage endetté, on pouvait prévoir une tempête. M. Américain moyen, honnêtement obèse, surendetté et devenu chômeur, n'avait aucun moyen de faire face à une augmentation du prix de l'essence, dans son SUV à l'appétit gargantuesque.

 

Le lotissement type, qui ne bénéficie d'aucune desserte par les transports en commun n'avait plus lieu d'être. Des américains plus rationnels et méfiants ont rachetés, dans un premier temps, des maisons pour une bouchée de pains. Après, les autres, ont constatés la fonte de la valeur de leur bien.

Comme on peut éteindre la dette en rendant les clefs, c'est ce qui a été fait. Les déménagements ont été nombreux, mais à l'américaine. L'organisme demandant l'expulsion fait tout mettre dehors. Point barre. M. Américain moyen, honnêtement obèse et surendetté n'ayant pas les moyens de se payer le déménagement.

Dans le meilleur des cas, il est parti, avec femme et enfants dans sa famille pas endetté, loger dans le pavillon de 300 m2 où se sont retrouvées parfois trois ou quatre générations, dans le pire des cas, dans la shantytown, dans le cas intermédiaire, dans le mobile home.

Il est savoureux d'ailleurs, de voir certaines vidéos, Delamarche contre Lechypre, par exemple, où l'un répond de plus en plus faiblement... Les 102/103 millions de yankees au chômage et les 50 millions à la soupe populaire, ça fait de très mauvais consommateurs.

Aujourd'hui, tout est chouette en France, au niveau immobilier. Pensez. plus de 200 milliards d'euros de prêts immobiliers. Dont, parait il, 54 % en renégociation. ça c'est pas bon. Les clients ne veulent plus payer leur 4.5 % réglementaires et demandant du 1.30 %... En taux fixes, qui plus est. Ailleurs, là "ousque" on est moderne, on prend évidemment du taux variables. On peut quand même noter qu'il reste quand même, quand les taux fauchent les marguerites, des abrutis qui empruntent à taux variables. Peut être des sado-masochistes militants.

Quand aux autres... Réfléchissons. 92 milliards d'emprunts frais, pour 800 000 transactions, cela donne des prêts de l'ordre de 120 000 euros. On voit donc une nette baisse des prix.

"mais les banques tirent la majorité de leur marge d'intérêt du stock des crédits existants." Autrement dit, en faisant des prêts à 1.30 %, c'est la catastrophe assurée. (Les banques se refinancent au jour le jour), en cas de peu probable remontée des taux.

En gros, on fait tenir l'économie, ou ce qu'il en reste, en faisant une impasse grandiose sur le futur.

Pour ce qui est du marché immobilier, il n'existe pas. Quand il y a des écarts de 1 à 8, il y a DES marchés immobiliers. Et il y a peu de chance que celui qui est à 1, monte à 8. Par contre, il y a plus de probabilités de descendre...

Surtout dans un contexte de raréfaction pétrolière.

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Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 20:07

Pour ceux qui me lisent depuis longtemps, ils savent mon point de vue sur le chauffage électrique classique, à effet joule. Un scandale, un gouffre, destiné à justifier un choix mégalomaniaque d'un nombre injustifié de centrales nucléaires.

Pue cher à l'installation, c'est un gouffre à l'utilisation, et donne une fausse idée du panier énergétique français. 82 millions de TEP (tonnes équivalents pétrole) sont dans "pertes et ajustements", dans le fait que les 2/3 de la production d'une centrale nucléaire ne sert qu'à chauffer l'eau de la rivière...

Tout est dit dans l'article, sur dimensionnement des réseaux, choix coûteux et inutile la plupart du temps. Et qui coûte la moitié de la facture électrique.
Le profiteur étant le promoteur, le bailleur, pour le bailleur, c'est moins évident. Le chauffage électrique est un repoussoir.

La carte des  quartiers pourris souvent se calque sur celle du chauffage électrique.

En ce qui concerne la pac (pompe à chaleur), si la réduction des quantités consommées est réelle, cela n'enlève pas le problème de la pointe. On peut prévoir une relève thermique en cas de pointe de température négative, mais le plus souvent, c'est une simple résistance, beaucoup moins chère. Et qui accroit la pointe.

Tout cela était déjà un phénomène global de décadence, que seul un pays riche pouvait se payer.

Mais l'article ne dit pas le problème de la désindustrialisation, dont EDF porte une écrasante responsabilité. Non contente de fournir des subventions pour les grille-pains, EDF a fourni des subventions écrasantes aux entreprises du secteur privé pour s'équiper en matériel de chauffe électrique.

Dans le cas que j'ai vécu, c'était 110 % du montant hors taxe. C'était une forge de 2000 tonnes. Les mandrins forgés étaient préalablement chauffés dans des fours à gaz, avant d'être saisis par une pince, et forgés. Un four était éteint, et à l'abandon. (ce genre d'équipement ne s'arrête jamais).

C'était un four électrique qui avait fonctionné un mois. Après, les chiffres de la comptabilité analytique étaient tombés. Il coûtait 3 fois le coût d'un four à gaz. Il avait donc été arrêté sans délai. Mais dans cette entreprise, la comptabilité analytique existait... Ailleurs ?

Sur la vallée de l'Ondaine, j'ai fait le compte les années suivantes. Toutes les entreprises industrielles qui avaient déposées le bilan avaient "bénéficié" des largesses de not'bon électricien.

Quelques années plus tard, j'ai fait un audit dans une autre entreprise. On me soufflait que c'était la faute aux effectifs ou au 13° mois. Mais il y avait aussi une splendide fonderie d'aluminium, subventionnée elle aussi, dont on était très fier.

Sur le moment et rétrospectivement, je suis très fier d'avoir mis le bordel dans cette entreprise en leur révélant le pot aux roses... Eux non plus n'avaient pas de comptabilité analytique... Devant mes dires, une floppée d'ingénieurs se mit à gamberger, calculer et confirmer mes propos... Ils n'avaient pas vu le nez au milieu de la figure.
EDF n'est pas notre amie. C'est une firme, qui, il y a bien longtemps, a fait un investissement indu et surdimensionné, et se charge, depuis, de nous le faire payer.

Petit a parte marrant : dans mon lieu de résidence, not'bon électricien a démarché tout le monde pour nous démontrer les avantages de la pompe à chaleur. Sauf les deux pékins qui avaient des convecteurs.

L'intérêt d'une firme est l'intérêt d'une firme, pas celle du pays, ci celle des consommateurs.

Là aussi, la fuite vers la complexité a été une mauvaise idée. La bonne idée, c'est de ne pas consommer, et d'isoler. D'ailleurs, pour des maisons passives, des constructeurs équipent quand même de convecteurs. Pour rassurer madame, le plus souvent.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie Immobilier
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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 11:57

La crise de l'infrastructure, ça peut aller du prix ou du lieu non adapté en termes en logements, à des problèmes d'approvisionnements, ou à des grandes pannes.

Les grandes villes chinoises géantes perdues au milieu de nulle part, ayant déjà commencé leur processus de ruines, avant d'avoir jamais été habitées, c'est extrême, mais le délabrement commence aussi par des hausses de prix non justifiées.

La hausse des loyers à terme, tue la ville, même si les propriétaires pensent qu'il faudra toujours se loger. D'abord elle devient inabordable à bien des habitants, elle manque d'entretien, et les vides se généralisent. Quel Smicard peut résider à Paris ?

Ensuite, c'est l'équipement collectif qui se délite. Un équipement n'échappe pas à la règle capitalistique qu'il faut le désinvestir et le renouveler. C'est déjà souvent insoluble pour des raisons techniques, dans un environnement sur-urbanisé, ça devient du grand guignol quand les collectivités locales n'ont plus un rond, grâce à not'bon président, et à battling candidat-à-la-primaire.

Je me rappelle la tête des élus d'une ville de 18 000 habitants quand leur barrage a eu des vapeurs, passant du stade de vache à lait, à celui de gouffre  (financier)...

Bien entendu, pour les infrastructures de transports, plus la ville est grande, plus c'est insoluble. Là aussi, les coûts financiers sont astronomiques, et le pire, c'est que ce serait constant. Les municipalités, ou les groupements de municipalités, seraient systématiquement en train de reconstruire...

D'ailleurs, dans bien des villes dites "de province", de quoi s'aperçoit on ? Que les centres historiques ne sont pas rattrapables, mais ce qui sauve le niveau global de population, ce sont les agrandissements ultérieurs fait de zéro. En attendant, bien sûr, que ceux-ci soient touchés.

Pour les inévitables "investissements culturels", en salles des fêtes, et tout le toutim, désormais, même pépés et mémés sont au courant qu'il s'est fait n'importe quoi. Le grand mouvement intercommunal a fait apparaître, doublons, triplons et quadriplons.

Mais comme il est difficile sinon impossible de revenir en arrière, vous et nous aurons à supporter (et payer) pendant bien des années encore, des équipements inutiles et surdimensionnés, sauf pour les égos des hommes politiques. Ces égos ressemblent à des cornes de cocus. Plus c'est gros, mieux ça se montre.

Après on retombe sur problème économique et politique global. Exemple Californien. On parle fortement de dévolution (sécession), suite à l'élection de Donald Trump. Son économie est importante, ainsi que sa population, et elle peut vivre seule.

Le seul hic, c'est que deux approvisionnements en Fluide, électrique et hydriques arrivent de fort loin des USA, et même du Canada. En cas de séparation amiable, on peut envisager que cet approvisionnement ne s'arrête pas. Mais il ne se fera plus dans la même monnaie, et que les autres utilisateurs locaux demandent leur part. Ou que les prix augmentent fortement.

Sans compter que si la séparation n'est pas amiable, on peut voir l'éclatement même de la Californie, comme le Tennessee, le Kentucky, la Virginie, le Missouri ont éclatés en 1861. La Virginie occidentale est née à cette époque, certains états avaient deux gouvernements, et le Tennessee, une insurrection à l'intérieur de l'insurrection... Or sur les cartes, manque de bol, la Californie humide (enfin, ayant un peu d'eau ou pas trop sec, enfin, pas désertique) est républicaine...

S'il est facile de rester ensemble en cas de prospérité, le temps de vaches maigres entrainent d'autres réactions.

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 12:12

La vache sacré, malade depuis 10 ans, ralentie fortement. Notamment en "Province".

J'ai été personnellement écroulé de rire quand j'ai vu que Saint Etienne augmentait fortement. Moi, le dernier exemple en vue que j'ai observé, c'était un F3 de 70 M2, entièrement mis à neuf, avec deux garages fermés, n'arrivant pas à se vendre à 59 000 euros la bête.

Cela me fait penser à un article d'il y a plusieurs années, décrivant une hausse à Detroit...

Je pense par contre que la vérité est ici : Logement : les prix sont souvent trop élevés pour la plupart des ménages.

+ 114 % à Paris,

+ 75 % ailleurs,

+ 10 % pour le salaire moyen,

+ 18 % pour l'inflation.

On voit clairement le problème, contrarié simplement par la bêtise humaine avec la bulle immobilière, et la baisse des taux depuis 2008.

Mais, c'est bizarre, cette distorsion, les pouvoirs publics n'ont jamais essayé de la faire disparaitre, au contraire.

On nous chante sur l'air des lampions que les prélèvements obligatoires sont "trop élevés", en sachant pertinemment que partout dans le monde, si on compte à périmètre comparable, c'est identique.

Par contre, la "dépense contrainte", elle, est une notion qui n'est jamais criée sur les toits.

Et le logement, ce n'est pas du prélèvement obligatoire, parce qu'on sait clairement qu'on peut vivre dans un tonneau. Comme Courtol, mais c'était, il est vrai, un tonneau de très grande taille. Et un ami des bêtes (mais pas de toutes).

On peut aussi faire appel aux containers, maintenant qu'à cause du début de la fin de la globalisation, on ne sait plus quoi en faire.

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 09:25

Comme je l'ai souvent dit, réduire la consommation d'énergie dans l'économie française n'est pas techniquement très compliqué. Il faut économiser, économiser et économiser, principalement dans l'isolation.

Mais l'effet "lutte des classes", est encore ici, très prégnant. Si la majorité de nos concitoyens font de l'économie d'énergie, c'est par un moyen on ne peut plus classique, qui est de réduire le chauffage, et prendre le pull. C'est le plus économique moyen, décrit aux temps passés, où l'on voit ces riches bourgeois, alités sur leurs lits de morts, mais aux vêtements chauds et resplendissants.

On a oublié l'importance du commerce des fourrures qui venaient de Russie, ou du Canada.

Seul le roi, peut se permettre de faire brûler des forêts sans arriver à se réchauffer (Louis XII).

Donc, le prolo baisse le chauffage, le plus riche investit. Mais n'arrive pas à l'autonomie. Parce que celle-ci est atteinte à 19°, et que, finalement, 21° c'est plus confortable.

Dans le tertiaire, finalement, c'est encore plus fantasmatique. Le 21° est la norme, et pourquoi ferait on des économies ? C'est pas moi qui paie. Et puis quel meilleur endroit pour exhiber les petites tenues décontractées ou sérieuses, mais pas très chaudes ? Il faudra un cliquet supplémentaire dans la crise énergétique pour que le Bepos deviennent vraiment un Bâtiment à énergie positive.

Par nécessité. Pas par choix.

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 09:34

A droite, tous veulent supprimer l'impôt sur la fortune, qui frappe très modérément les pauvres riches, mais aucun ne parle de la taxe foncière.

"Les records dans l’immobilier sont faits pour être battus.

Je me l’étais pété sur ce blog il y a une paire d’années d’avoir acheté une maison de 300m² pour 80.000€ soit environ 300€ du m² frais d’acquisition inclus.
Hier, j’ai été à un vide grenier d’une maison qui vient de se vendre à 200 mètres de la mienne. Son prix pour 250m² a été de 38000 euros soit à peine plus de 150€ du m².
A peine le prix de la caillasse départ carrière sans le pourboire du chauffeur.
Il faut rajouter qu’à une centaine de mètres, deux maisons avaient été rasées. Le prix de la destruction plus l’aménagement de l’espace libéré avait avoisiné les 100000 €. L’entrepreneur est un amis du maire, ce qui a certainement permis de faire baisser le prix, hi hi.
Pour fuir la fiscalité maladive de nos villes et villages tout sera bon pour se débarrasser des biens immobiliers.
L’immobilier à valeur négative n’est plus une fiction. Comme toujours, l’impôt tue l’impôt, donc l’immobilier, source de fiscalité démentielle.
Nous sommes de plus en plus nombreux à prédire une crise de mal-vote, comme c’est étrange !"
Effectivement, la fiscalité peut donner à un bien immobilier une valeur négative. Mais cela ne dure qu'un temps. Après on détruit.
Chez les républicains, on aime bien les impôts qui écrasent les pauvres, mais pas les impôts qui pourraient écorner les aspirations des riches à devenir encore plus riches. Ils ont ressorti de la cave moisie le programme de 1986. Le libéralisme économique pouvait à cette époque faire illusion. Il donne désormais à l'a fois envie de vomir et des envies de meurtres.
Ils ont oublié comment Reagan et Thatcher avait fait passer leur libéralisme économique. En faisant de la croissance économique, l'un avec un réarmement massif, couplé à un déficit budgétaire dantesque, qui avait amené en 1984 à une croissance de 8 %, l'autre avec son pétrole de mer du nord. Mais cela n'avait pas suffit. Il avait fallu qu'elle gagne la guerre des Malouines. Pour ce qui est des mineurs de charbons, miraculeusement, 99 % d'entre eux avaient été avalés par le système d'invalidité godon. Il est sûr que la mine, ça use physiquement.
Les victoires des libéraux en Argentine et au Brésil puent. Les pouvoirs se disloquent plus vite qu'ils ne sont arrivés aux manettes. Et les affaires de corruptions s'enchainent, les responsables se dénonçant mutuellement plus vite que leurs ombres.
En plus, ils n'ont même plus l'avantage par leur politique pro-patronale et financière, d'attirer les capitaux. Personne ne parie sur leur perdurabilité. Ils n'ont donc pas eu la croissance induite espérée, mais bien la récession. Et l'opposition s'est vite reconstituée.
Le rapport avec l'immobilier, quel est il ? Les anciens lecteurs le sauront, je le rappelle pour les nouveaux arrivés, (apparemment assez nombreux).
Que fait on pour fonctionner une économie quand le pétrole de mer du nord s'épuise, que la bourse plafonne, que l'industrie s'est barrée ? On crée de l'endettement, et quoi de mieux pour créer un endettement qu'une bulle immobilière ? Les autres crédits, c'est peau de balle à côté, même si étudiants US endettés sont désormais à la retraite, et que les enfants vont hériter de la charge...
Le jour où le prix de l'énergie a fait exploser la bulle immobilière aux USA, on a vu le massacre. Car c'est bien leur hausse qui a conduit à l'explosion de la bulle. Le lotissement accessible seulement à la voiture (aussi grosse que le tour de taille du conducteur) était mortel avec la hausse du prix de l'essence. Il était simplement impossible de continuer à payer l'hypothèque, et le jus pour la bagnole. Surtout pour les américains, qui bénéficiaient de prix bas, et qui étaient indifférents à la consommation. Le Humvee allait souvent avec la maison, et pour celui qui n'avait pas celui-ci, le 4 X 4 était obligatoire.
Quand tout est fini, la maison est détruite, le lotissement retourne à la brousse. Et les marginal vit avec ses 200 $ mensuels de bons alimentaires, en fumant tout ce qu'il trouve dans la nature.
S'il n'est pas trop abimé, il va voter Trump.
Pendant politique de l'affaire, l'administration Obama fait le ménage en Syrie, chez ses ex-contacts. Cela sert à ça une période de transition, balayer les ordures sous le tapis. Chose, qui aurait du être fait AVANT l'élection.
Visiblement, ça bouge au Brésil. L'état corruptif s'effondre. En Russie, on met au gnouf le ministre de l'économie. ça s'appelle de la salubrité publique.
En France, Louis XIII fut surnommé "le Juste", parce qu'il n'hésitait pas à frapper très haut dans l'échelle sociale. Seule sa famille y échappa.
En France, on pourrait mettre aussi un tas de patrons, d'hommes politiques au gnouf. Mais les prisonniers actuels se plaindraient sans doute qu'on les mélange avec des résidus de fosses à purin.
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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Immobilier
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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 14:25

La crise immobilière est récurrente depuis 2007. Elle déroule ses anneaux, sans jamais cesser. Mais elle n'est en aucune manière pressée.

Elle dépend d'une foule de paramètres, pas tous tirant dans le même sens.
Ils sont les suivants :

- l'existence, ou non de prêts bancaires immobiliers. ça peut paraitre surprenant. Mais à une époque, cette notion n'existait même pas. Pensez. C'est totalement anti-économique de prêter à bas taux sur longue période. Seuls des ânes peuvent faire ça.

Toute allusion à l'époque actuelle est d'actualité.

- Des taux de prêts supérieurs à 4 %. C'est bien connu, c'est du jamais vu.

Ou alors, il faut remonter au moyen âge. Ou à l'antiquité, du temps de Sarkozix 1°.

Je rappellerais le triptyque des prêts tel qu'il existait avant, avant les années 1950, et visibles dans les archives notariales. les prêts immobiliers étaient des prêts familiaux, amicaux, ou vendeurs. Cela va de pair, aussi, à de tous petits prix...

Ne riez pas, le prêt vendeur, on m'en a proposé un en 1989.

- le marché local de l'emploi. Imaginez une petite ville de 1500 à 3500 habitants qui perd 100 emplois.

N'imaginez plus, c'est ce qui se passe. Un peu partout.

Imaginez aussi, une plus grosse ville, 15 000 ou 20 000 habitants, qui perd aussi cent emplois. Cela paraît peu. A l'extérieur rien de changé. Mais il y a de bonne chance que cette ville de taille honorable bénéficie aussi d'un marché immobilier en déconfiture.

- un gouvernement de radins (pour les autres), qui entreprend l'austérité, ou mieux, une thérapie de choc  et supprime des tonnes de fonctionnaires.

Vous me direz que c'est de la politique fiction et que vu les résultats désastreux des thérapies de choc des médecins de Molière du fmi, il est impossible que des tarés même de premier plan puissent même y penser.

- Du niveau de délinquance local.

Haute délinquance dans un environnement immobilier détendu signifie très vite mort du quartier, par fuite de la population. Au minimum, chute des prix.

Le marché immobilier, en France, n'existe pas. il existe au moins 5000 marchés immobiliers juxtaposés, avec leurs caractéristiques propres. Un simple département peut être traversé de tendances très diverses.

Une carte est intéressante. Celle de la tension immobilière. En pleine période de reprise des ventes, on n'assiste qu'à une tendance à la baisse, sur tout le territoire, allant de très forte, à simple tendance à la baisse. Il y a même des départements "non significatifs", signalant simplement qu'il n'y a pas, plus ou très peu de transactions immobilières.

Parions que le regain du nombre d'achats, allié au caractère farfelu des taux immobiliers, a sauvegardé le nombre de transactions. Mais pas leur montant. Bien sûr, on entendra le "Oui, mais pas ici", surtout en région parisienne, où l'achat d'une bouse villageoise chère mais putride rejoint ce que je disais sur les placements américains (une merde est vue comme une apothéose, si elle est enveloppée dans "stars and strips"). j'ai rarement vu de l'immobilier intrinsèquement aussi merdique qu'à Paris ou Lyon.

La politique menée a conduit à faire s'effondrer les taux, de plus de 5 %, à moins de 2. les montants de prêts indiquent une tout autre histoire qu'un marché flamboyant. Moitié moins de prêts réalisés; en montant, qu'en 2006, et dans cette moitié, une part significative de renégociations (la moitié elle aussi).
15 ou 23 milliards de crédits par mois, c'est notablement différend de 35 à 40. Et surtout, quand la moitié de ces 23 milliards, c'est de la renégociation...

Pourquoi payer des crédits à 4 ou 5 %, alors qu'on peut le renégocier à 2 % ?

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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 07:08

Pour "Le Figaro", c'est encore la faute au Brexit, si  une entrerpise de plomberie vire 600 personnes (sur 28 000), et ferme 30 dépôts.
On voit donc l'article de propagande pure, qui traite à peine de la nouvelle, sauf pour l'imputer au Brexit.
Brexit, qui, entre parenthèse, n'a pas encore eu lieu.
De plus, d'une manière générale, une entreprise de plomberie, ça opère plutôt dans le BTP (me contacter si je me trompe), et que le BTP a une certaine tendance à être autocentrée sur des besoins intérieurs en logements...

Enfin, c'est comme ça que ça marche. En théorie. Il y aurait, selon l'INSEE, près de 3 millions de maisons vides en France - 2,7 millions en 2014, contre 1,9 million en 2004 - avec un taux de vacances de 8% et des pics de près de 25 %, comme à Vichy... 

La grande Bretagne, est, dans les faits, sans doute dans le même état que la France au niveau immobilier. Dans les deux cas, la bulle immobilière a été sauvée. Glorieusement au Royaume Uni, en faisant profil bas en France.

On demande à Vichy, en plus, d'atteindre le seuil de 20 % de logements sociaux, alors que la ville est submergée de logements vides : 25 %. Construire, dans ce contexte, c'est être un fou évadé de l'asile.
Les deux crises sont identiques en France et chez son  voisin outre-manche. Un jour ou l'autre, Brexit ou pas, il faut bien que le secteur de l'immobilier, et du BTP s'adapte à une demande devenue inexistante sur le territoire. Ou du moins sur la plus grande partie.
La qualité des logements n'est pas en cause, souvent, ils ont été refaits. Mais, à un moment, il faut être réaliste. On construit plus vite que la population n'augmente, et le secteur du bâtiment ne peut être en apesanteur. Dans ce cas là, en Grande Bretagne, et en France, ce secteur, c'est Will E. Coyot courant après après bipbip, dans le vide.

Il est d'autant plus cocasse qu'on incrimine un Brexit qui n'est pas encore commencé, et les projets immobiliers sont en général beaucoup plus long que le temps du vote depuis le Brexit.

Le Figaro reste donc égal à lui même, en dessous de zéro.

Pour le bâtiment, ce qu'il faudrait, dans bien des régions de France, c'est exproprier et démolir l'habitat vétuste, ou l'habitat dont la valeur locative est tombée à zéro.

L'avenir, cela ressemble à Detroit ou à Baltimore. Ici ou en Angleterre, Brexit ou pas.

 

 

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 07:09

Ici, comme là, on veut démolir, pour nier le problème.

On nous dit qu'une architecture est responsable de tout. Manque de bol, c'est faux. C'est la population, à l'intérieur, qui est responsable de tout.

Nos boss américains ont  bien déjà essayé de condamner le gigantesque dans les constructions. Ils ont démolis, les grands immeubles, tant et plus. Et le trafic de drogues, des "minorités", s'est déplacé, une fois fait, vers les lotissements défraichis et coins de rue accessibles à l'automobile. D'ailleurs, le ballet est bien réglé.

Armes à feu sur une roue de voiture, pas la sienne. Un dealer qui reçoit l'argent, l'autre qui remet la dose. Et guetteurs partout. Des enfants qui crient au flic, chaque fois qu'ils en voient un. 

Voilà le noeud du problème. Après, tout dépend de la population mise dans les logements.
J'ai vu des logements repoussants, dont on me disait qu'ils valaient la peau du cul. Question d'endroits et de populations. Le quartier relégué restera le relégué. Seulement, le quartier relégué voit sa situation géographique bouger avec le temps.

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 12:18

j'ai une pensé émue pour Garcimore et son "tousse pas le matériel".

Ici, un article nous dit, "touche pas au Pinel", surtout dans 17 villes. (Et bien plus en surveillance).

Comme je l'ai souvent dit, dès qu'on parle de défiscalisation, certains laissent la cervelle au vestiaire. La défiscalisation, ça rend con.

Des moments, il vaut mieux payer ses impôts, et disposer du reste, que de mettre le doigt dans une chose où "l'on achète à grands frais, beaucoup de regrets".

La phrase est de Louis XI.

Le taux "moyen", de vacance dans l'immobilier est de 7.7 %, ce qui est considérable. Alors, aller voir des programmes dans des villes où ces taux atteignent facilement 20 %, on peut en tirer des conclusions simples. Simplistes, voir, mais plein de bon sens.
le gouvernement soutient l'activité du BTP. Mais du sort des acheteurs, il n'en a vulgairement, rien à cirer.

Ils se démerderont avec leur appartement inlouable et invendable, ce qui est le sort d'une bonne part de la France rurale et profonde, et de bien des petites villes.

Si l'on voulait réellement cibler les dispositifs fiscaux dans les endroits où il y a réellement un déficit de logement, les surfaces éligibles seraient des timbres postes. Parce que, finalement, il y en a très peu. Quelques grandes villes, et une partie de la région parisienne.

Cela n'empêche qu'on offre ces programmes, même dans les villes où la vacance est déjà importante, la population, en chute libre, l'emploi, en berne, bref, que du bonheur...

On n'investit pas pour défiscaliser, mais avoir un rendement... Les villes non éligibles au Pinel, sont souvent en état de coma dépassé pour le marché immobilier... Et même un coma périmé...

L'immobilier, c'est coûteux, il y a les charges et les impôts, et ceux-ci sont en pleine ascension. Merci à la classe politique pour nous soigner à ce niveau là.

Et l'immobilier, ça ne se délocalise pas.

L'immobilier n'est pas une source de création de richesse, c'est l'emploi d'une richesse. Il faut être aisé pour avoir de l'immobilier, l'immobilier ne rend pas, en lui même aisé. On nous fait voir ces usines transformées en loft. ce sont des catastrophes. L'usine produisait une richesse, le loft ne produit que de l'esclavage pour dette.

Sur la carte, on aperçoit les limites de zonage. En réalité, toutes les zones B2, voir B1, sont superflues, ainsi que la Corse et les Dom Tom. Cela ne répond qu'à la demande d'hommes politiques locaux clientélistes qui courtisent les entreprises du Bâtiment.

Dans beaucoup d'endroits, en matière immobilière, il y a besoin d'une longue pose et d'une purge de l'immobilier, par la destruction d'immeubles vétustes et/ou insalubres, permettant de libérer de la place.

Et puis, il faut aussi se poser les bonnes questions. A quoi bon permettre des lois Pinel dans une commune, alors que la limitrophe n'y est pas autorisée ??? L'une a trop de logement, l'autre pas assez ? Dans ce cas, les nouvelles constructions ne serviront, là aussi, qu'à dévaloriser l'ensemble du parc immobilier.

Le seul problème étant que l'entretien et l'amélioration de l'existant, ça claque beaucoup moins que des logements neufs. Les capacités excédentaires, ça ne produit que des quartiers pourris et à l'abandon.

Une fois les besoins satisfaits, ce qui est le cas dans beaucoup d'endroits, la rage de la construction se doit d'être abandonnée.

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Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
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