Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 09:34

Will E. Coyot, tout le monde connaît, il court après le bip-bip, sans jamais l'attraper, mais est tellement obnubilé par lui, qu'il en oublie souvent qu'il est dans le vide, et miracle, il ne tombe que quand il s'en aperçoit.

 

L'économie française, obnubilé et centrée sur l'immobilier est dans le même cas, le problème de l'immobilier ne vient pas de l'immobilier, ni de carences, ni de manques, au moins globaux.
Il provient du fait qu'on a branché, en direct la perfusion d'argent sur le secteur, créant un shoot inégalé.

Bien évidemment, nous ne sommes pas les seuls à l'avoir fait. Mais sans doute, les derniers à voir l'éclatement, un éclatement réel depuis 2007, dans ce qui est si délicieusement et imbécilement appelé "province".
Car là aussi, l'effort de propagande a été intense, et la pompe à fric fonctionne encore à plein en Région parisienne, même si elle montre visiblement des signes de hoquets.

 

La réalité est celle-ci :

Prix de l’immobilier en Province : -5.26 % sur les appartements et -9.04 % sur les maisons en 4 ans .

Ce qui indique une baisse plus que sérieuse,

Les maisons perdent de la valeur dans 100 % des départements de Province,

les appartements continuent à progresser dans 5 départements. Bien entendu, la légère remontée de la mortalité va saturer le marché de ventes forcées.

 

Mais l'immobilier, c'est comme les chutes de neiges et le verglas, c'est beaucoup plus médiatiques quand ça touche Paris que quand ça atteint le massif central. 

 

Le pouvoir d'achat baisse, mais miraculeusement, toujours dans la lignée "Will E Coyot", la valeur du patrimoine se tape une augmentation de 5 %.

"Combinée à une augmentation du parc, la hausse des prix de l'immobilier a poussé à la hausse le patrimoine «logements» des ménages, en 2011: +9,2%. Cela a compensé la stagnation des actifs financiers, en valeur. "

 

Bref, on truque à qui mieux mieux, en disant de bien dormir, braves gens, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Cette valeur accordée au patrimoine est purement fictive. En effet, la part immobilière n'est liée qu'à une valeur théorique de vente, pas réalisée, et l'effet de la planche à billet de la BCE qui se retrouve dans les liquidités dont on ne sait que faire.

 

Les taux "historiquement bas", ne peuvent faire repartir une machine, bloquée par des prix stratosphériques, que les vendeurs ne veulent pas baisser.

 

Bien entendu, tout cela est une optique d'aveuglement complet, crée par la propagande.

 

Mais la naïveté est une chose très répandue. Après des siécles et des siécles de banqueroute, spoliation, etc, on pense encore (ou du moins certains pensent), "protéger leur patrimoine".

 

Et c'est bien connu, qu'en France, "l'immobilier ne baissera pas", la France étant immunisée contre la baisse, et que les baisses, c'est pour les sous-développés, niakoués, etc... (Sans doute une variante locale de la "race supérieure", facilement reconnaissable, car constituée de propriétaires).

 

Quand aux explications sur l'effet de l'immobilier sur la balance commerciale, elles sont fumeuses.
Ce qui se passe, en réalité, est très simple, on multiplie le nombre de transactions par le prix, et le montant global déséquilibre la balance commerciale, car le prix est un déstockage massif d'épargne, doublé d'une création monétaire ex-nihilo, qui se retrouve en rachat d'immobilier, de voitures, de croisières, de voyages, etc...

 

Bref, Will E Coyot, est en train de tater un sol inexistant sous ses pieds, et va bientôt tomber dans le vide.
On peut aussi utiliser l'image du type qui ferait mieux, avant de plonger dans la piscine, de s'assurer qu'elle est bien remplie...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
commenter cet article
17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 09:37

L'immobilier français est le plus surévalué du monde, tant au niveau des loyers qu'au niveau des prix de transaction, c'est le fameux journal communiste "le Figaro", qui le dit.

Ces partageux tirent cet article d'un magazine non moins communiste, "the Economist", voulant priver les rentiers d'une rente aussi monstrueuse qu'indue.

 

En même temps, le bordel qu'une chute de l'immobilier français va sans doute se révéler planétaire.

"les tarifs français sont surcotés de 50% pour les loyers et de 35% pour les prix. "

Où est passé la fameuse "compétitivité" ? Ici, à goinfrer les rentiers, que discotonio qualifierait sans doute volontiers de "porcs de retraités babyboomers".

 

Le marché ibère lui, reste surévalué de 20 %.

Dans les deux cas, les banques sont mortes, le système économique est mort, et cerise sur le gâteau, quand la France va se ramasser, ce sont les dirigeants boches qui vont se ramasser le coup de manivelle en pleine figure. Bien fait.

 

Mais, une autre stupidité est à noter : " «les propriétaires allemands ont de bonnes chances de continuer à enregistrer des plus-values» "

Bien entendu, l'idée simple d'imbrication de l'économie allemande dans l'économie européenne et mondiale ne leur vient même pas, ni, non plus, la dépression démographique allemande, de premier dan.

 

L'imbrication des économies européennes fera de la chute française, un cauchemar européen et par voie de ricochet, mondial...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
commenter cet article
9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 15:43

Des approches que l'on nous propose.

Orpi veut faire baisser les prétentions de ses clients de 5 à 15 %. C'est encore nettement insuffisant, et on parle de "braderie" (grande ???), alors qu'en réalité, c'est la plus value qui est écornée, à peine, dans des prix stratosphériques, mais ressentis par les vendeurs comme "avantages acquis non négociables", pour "réaliser leurs rêves", mais aussi, "changer la bagnole", et "faire une croisière", toute chose, bien entendu, indispensable, faute de quoi, on est un trou du cul.

 

Ailleurs, on vous torche des articles abscons (qu'il est inutile de lire) sur l'offre et la demande, sans voir la cause primordiale, à savoir les crédits illimités qui avaient été accordés, les privilèges fiscaux, qui ont pour principal caractéristique de rendre con ceux qui en profitent, et surtout, l'approche qui en a été faite dans les années 1970.

de 1945 à 1970, les grands programmes immobiliers ont été peu coûteux, car on a libéré énormément de foncier à bas prix.
Après, on a laissé faire le marché, et la seule marge de rentabilité des acteurs, est souvent d'acheter le terrain le plus bas possible, en le revendant le plus cher qu'on peut.

 

Dans tous les cas, le rôle de l'état a été prédominent, parce qu'à l'origine, comme il a été vécu au XIX° siècle, l'investissement immobilier, c'est l'horreur, ça immobilise des gros capitaux, et le retour est très lent.
ça intéresse, tout au plus, quelques bourgeois, qui prennent leur retraite, et vivent de leurs loyers, et les autres grands constructeurs, c'est à dire grandes compagnies, maitres de forges, mines, le font parce qu'ils n'ont pas le choix, mais au standard minimum.
D'ailleurs, si souvent on inclut un lopin dans les maisons des mines, c'est avec l'arrière pensée que les fruits du jardin modéreront les salaires, mais il ne faut pas qu'il soit trop grand, car ça incite au contraire, à le grève.

 

Le phénomène de rareté ne concerne, en gros, que l'IDF, et encore. Car on a abandonné toute idée d'intervention étatique, notamment pour les logements vacants, mais aussi pour vider les locataires indélicats.

 

Vu l'importance du contentieux immobilier, on pourrait très bien imaginer une branche de la justice ne s'occupant que de ça, et ce serait, d'ailleurs, une mesure de salubrité. 

 

Bien entendu, il existe des périodes atypiques, comme la période du baron Haussman, et la période 2000-2012, mais la France n'échappera pas à la loi commune, et sans doute, le trou d'air économique ressenti en 2012 était il lié à la dépression de la demande immobilière.

 

Quand un secteur fait 10 % du PIB, il a forcément un gros impact, on le découvre tous les jours, par exemple, en Espagne.

 

2013 s'annonce donc sous les meilleurs auspices, avec, sans doute, l'effondrement continue de la demande immobilière en France, la baisse logique du déficit commercial, et les emmerdements pour les allemands, nos fournisseurs préférés, férus de politiques anti-économiques.

Le FMI fait amende honorable, nous dit on, la réduction de 1 % des dépenses publiques entrainant, non pas une baisse de 1 % du PIB, comme prévu, mais de 3 %...

Pour une simple et bonne raison, mais totalement inconnue au FMI : la circulation de la monnaie, les dépenses des uns, sont les recettes des autres, puis des autres, puis des autres, puis des autres : il y a cascade, et, pour que la politique FMI soit perdurable, il faudrait que les administrés puisent dans leur épargne, mais épargne il y a chez seulement 40 % de la population, et rien chez les 60 %...

 

Le FMI parle de "modèles mathématiques", et c'est là l'erreur, le modèle mathématique n'existe que dans la tête des experts.

On est dans le domaine de l'humain, largement irrationnel, et largement influençable.

 

Sinon, on n'aurait jamais eu de bulle immobilière, mais le FMI, s'il fait amende honorable, n'en continue pas moins les mêmes conneries :

"D'une manière générale, selon le FMI, le système de protection sociale portugais est "trop dispendieux" tandis que les allocations chômage sont "trop élevées" et accordées pendant "trop longtemps". "

 

Salopard un jour, salopard toujours...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
commenter cet article
3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 08:50

Les deux mamelles de la France, l'immobilier et l'automobile sont en chute libre.

" Pour Michel Mouillart il s'agit bien "d'une crise majeure". Après l'effondrement de l'activité de tous les marchés l'an passé "

 

En plus, quand ça vient de Mouillart, celui pour lequel le marché était toujours un marché d'achat, et pour lequel il était toujours "urgent d'acheter", c'est du lourd.
Le marché immobilier s'est donc bien effondré, l'année dernière.

 

Comme pendant la seconde guerre mondiale, la propagande est capable de cacher la vérité un temps, mais hélas pour les puissants, pas éternellement.

 

Comme tout bon fonctionnaire, M. Mouillart appelle au "soutien étatique", comme le cinéma, l'industrie, le medef, les paysans, les médecins (tous les soi-disant, "indépendants"), etc, sans compter, bien sûr, sur un secteur automobile en chute libre lui aussi, avec un parc automobile passé en moyenne de 5 à 8 ans d'âge, et pour le kilométrage de 60 000 à 120 000 bornes.
Personnellement, je peux être donc très satisfait avec mes bagnoles de 14 et 20 ans d'âge et au kilométrage désormais incertain...

 

Le marché automobile lui aussi, est en coquetterie.

Tous ces fainéants, qui, non content d'être au chômage, ne se livrent pas à l'achat d'une automobile dont ils n'ont plus besoin pour ne plus aller travailler, doivent se réjouir...

Si, en plus, ils poussent le vice jusqu'à considérer que leur home n'est pas objet de transaction, mais un simple lieu d'habitation et d'usage, il faut se faire à l'idée qu'on a le rebelle absolu.

 

Bien sûr, comme le marché automobile est tombé au niveau de 1997, les acquéreurs potentiels espèrent, eux aussi, voir le marché immobilier suivre le même chemin, qui sera accompli sans peine, car démographiquement, le nombre d'acquéreurs potentiel, passera, pour des raisons démographiques, d'un flux net acheteur de 400 000 à un flux net de vendeur de 1 400 000, avec -déjà-, un marché encombré d'un million de biens en vente.

La population vieillit, et en fin de compte, à un âge, il est logique d'être plus vendeur qu'acquéreur, et les couches anciennes ont massivement accédé à une propriété que les nouveaux arrivants ne peuvent, le plus souvent qu'espérer hériter, en croisant les doigts pour que le cadeau ne soit pas empoisonné...

Au mieux, les anciens restent propriétaires jusqu'à leur mort.

Au pire, ils vendent pour payer la maison de retraite, après avoir vécu souvent de manière imprévoyante et hédoniste.

L'argent est pour la croisière, pas pour la MAPAD.

Les plus values immobilières alimentaient la consommation, notamment de voitures, alors qu'en Allemagne, les deux sont décorrélés.

On arrive au stade de l'empire romain, où les mécanismes économiques, comme à Detroit, améneront les propriétaires à détruire eux-mêmes leurs biens, parce qu'ils ne rapporteront rien, que ce seront des objets de dépenses, qu'ils ne pourront assumer...

 

Pour la bagnole, tout devrait être aussi réglé très rapidement. En pleine crise, le cours du pétrole est au plus haut, indiquant la faillite des monnaies, et la défaillance de la production.

L'AIE agit par messages codés. Quand elle donna, à la fin des années 1990, des messages clairs, on vira tout le monde.
Ils avaient poussé l'hérésie jusqu'à affirmer que le système économique n'était pas perdurable.

 

Air France, elle, va sans doute fermer ses "bases de provinces" : " Ouvertes il y a un an, les bases de Marseille, Nice et Toulouse seraient un échec commercial pour la compagnie aérienne, selon Le Figaro. " (Nous mentirait on sur NDDL ???)

 

Logiquement aussi, le marché automobile s'écroule aussi en Espagne, et le premier producteur de pétrole 2012 est la Russie, dont la production gazière faiblit notablement. 

 

Le constat est clair, un monde est en train de mourir, ce monde, largement bâti sur les énergies abondantes et bon marché, ne sait pas comment réagir, à l'annonce de sa propre mort.
Là aussi, c'est le déni complet de réalité.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
commenter cet article
20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 09:35

La crise du logement aux Pays-Bas prend la forme d'un blocage total du marché immobilier, que les crétins libéraux (excusez la répétition), ont imputé à l'état qui a donc abaissé la taxe de transaction de 6 à 2 %.
Bien entendu, personne n'est venu leur rappeler que 4 % de baisse, c'était risible, et que cette baisse devrait être notablement plus conséquente pour arriver à débloquer un marché immobilier engorgé.

 

Les délais de ventes sont passés de 80 à 159 jours, et les prix ont notablement baissé, sans raviver les transactions.
Et pour cause, c'était le crédit bancaire qui faisait les prix.

Les titres des journaleux incultes rendent rêveurs :  "Pays-Bas : l'immobilier mine le moral des ménages".

 

"Moral" et "confiance" sont deux alibis des libéraux.
En réalité, il faut rappeler une point plus basique :

" le patrimoine, c'est l'ensemble des biens et créances possédées, diminuées des dettes", biens et créances étant, par nature, incertaine, et la dette, certaine.

 

Si certains réalisent leurs biens, c'est la plupart du temps, parce qu'ils sont pris, pour une raison ou une autre, à la gorge.

Donc, le "moral", c'est une atteinte directe au portefeuille, dans les endroits où les prêteurs, déresponsabilisés, ne sont pas liés à la valeur du bien hypothéqué.

 

Bien entendu, pas de "bulle immobilière" aux Pays-Bas contrairement aux bronzés (les espagnols). C'est bien connu, les gens du nord sont immunisés de ce risque («Encore heureux qu'il n'y ait pas eu de spéculation, comme en Espagne!» ).

 

Bien entendu, le crédit d'impôt, qui favorise la spéculation des plus riches, ne rentre pas en ligne de compte (réservée à la race classe  supérieure ??? C'est bien connu que la classe supérieure est nordique, comme le prouve la crise de l'euro. )

Un riche qui est taxé à 52 % est donc subventionné bien plus que celui qui n'est qu'imposé à 10 %, mais il n'est pas politiquement correct d'invoquer le problème, sous peine de délocalisation des imposés en Belgique.

 

Le recours au cérdit bancaire dans l'immobilier est, aux temps historiques, une aberration en même temps qu'une exception.
Il a commencé timidement dans les années 1950, plus résolument dans les années 60, pour terminer en apotéose dans la dernière décennie.

Le système n'est sans doute, pas perdurable, et verra l'ancien ressurgir ; avec la tryptique, apports personnels, prêts amicaux, et prêts vendeurs, avec une corrélation étroite avec la situation économique locale, et une étroite responsabilisation du vendeur et de l'acquéreur...

 

D'ailleurs, toutes les archives notariées des siècles précédents prouvent que l'essentiel de la monnaie n'était pas l'or ou l'argent, mais un crédit vendeur, comme le prouve l'invraisemblable empilement des créances et des dettes au moment des successions, empilement que seul les plus pauvres ne connaissaient pas.
Raison pour laquelle, selon la fable, le type qui arrive à l'auberge du village et fait circuler un billet de 100 euros, avant de se raviser et de le rempocher, fait solder des cascades de dettes. C'est aussi une raison pour laquelle, à des moments historiques, comme 1720 et 1789, une cascade de remboursements à lieu, eu égard au déblocage de la monnaie, soldant des dettes, finalement longuement payées par le jeu des intérêts, mais jamais amorties...

 

Dans le monde rural, cela montre aussi l'importance de la parole donnée, et les choses risibles, comme les querelles meurtrières pour un âne par exemple, ou le litige sur le paiement d'un cochon, pouvait prendre des proportions de vendetta évidente et multiséculaire.

 

Les néerlandais vivent donc un problème basique. L'ensemble des biens et créances possédées, ne suffit plus à couvrir le passif, et les valeurs de réalisations sont bien insuffisantes pour solder le tout.
Moralité : s'il y a bien 58 % de proprios aux PB, ce sont des faux proprios, esclaves de dettes, qu'ils ne peuvent plus payer.

Le "krach est en vue", mais pas à l'espagnole, trop déshonorant, à l'américaine, c'est plus mieux bien. L'espagnol, c'est vieux, moche et démodé (qui voudrait aller en Espagne d'ailleurs ?), alors que les USA, c'est moderne.

 

Autre nouvelle, on prépare en France une baisse des retraites, et donc, sans doute, une hausse des mises en vente, auquel on peut rajouter une "hausse" du smic, si faible qu'elle en est injurieuse...
On aura donc un krach massif, et retour au XIX°siècle, où les grandes entreprises devaient prendre elle même en main la construction de logement, en se plaignant de leur peu de rentabilité, et de l'immobilisation de capitaux. 

 

En France, une carte est parue. Bizarrement, les endroits où c'est le moins chers, c'est "ousque" (je salue L. Pergaud à l'occasion) qu'il y a le plus de proprios...

Et, à Paris, dont on nous rebat sans cesse les oreilles, il n'y a qu'un tiers de propriétaires...

 

La question du crédit et de la monnaie dépasse largement celle de  l'immobilier, mais une chose est sûre : à l'échelle historique, endettement et immobilier ne font pas trop bon ménage.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
commenter cet article
6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 11:45

Même pour les riches ? On veut faire porter le chapeau, trop grand, à mon avis, à Hollande.

Les plus riches se précipitent pour vendre, sans y arriver, ou sans y arriver sans de substantielles rabais.
Pour plus de un million d'euros (je sais, t'as plus rien), les transactions chutent de 16 %, et au dessus de 2 millions, misère (je suis vraiment bon sur ce coup, là, très Hugolien), chute de 38 %.


S. Plazza sera t'il obligé d'intervenir à grands coups de ripolins, et de carpette à deux balles ? La réponse est dans le prochain article.

 

Pour le reste, la demande de gens "actifs et solvables", baisse de 40 %. Le marché francilien est à l'arrêt, comme un avion. Sauf qu'il était encore en l'air.

 

La raréfaction globale de la demande a été masquée par diverses mesures pour sauver la bulle immobilière. Mais une bulle, n'est pas, intrinséquement, sauvable. On peut la prolonger, un peu, mais le stock de dettes est trop important pour qu'il y ait relance réelle et le stock de logement, lui aussi, est trop important.

 

De même, l'hypertrophie du secteur, que ce soit pour la construction et en termes de transactions, est simplement insupportable économiquement, et a donné l'effondrement du commerce extérieur.
13 % du PIB, en transactions, c'est le montant fictif réinvesti dans l'économie au plus fort de la bulle.

Et l'argent que ne justifie pas un travail, n'a aucune valeur, et est appelé à vaporisation.

C'est ce qu'on a appelé "effet de richesse".

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
commenter cet article
28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 15:32

Finalement, j'en ai marre d'avoir toujours raison, et que certains viennent me rejoindre dans ma barque de misanthrope acariâtre et prophétique.

Et mon fond de commerce, merde ???

 

"Immobilier : vers le rendement zéro et la taxation meurtrière".

Tout est dit, devant le spectre de la crise sociale, la fortune immobile sera la plus taxée.

 

La seule bonne nouvelle est celle là :

"Enfin, et compte tenu de l’évolution potentiellement dramatique de la conjoncture économique, où il est possible que la France connaisse une certaine forme de « grècification », les maisons de campagne avec jardin ne constitueront sans doute pas un bon placement financier à terme, mais dans une optique de protection familiale, cela peut être envisagé puisqu’il est plus facile d’avoir un potager à la campagne… qu’en ville.

Demandez aux 60 % de Grecs qui souhaitent partir des villes pour rejoindre la campagne.

La survie est toujours plus facile pour les ruraux que pour les citadins. "

 

En même temps, je peux vous dire qu'avec les prix ACTUELS des maisons de campagne, vous ne prenez aucun risque.

A moins de chercher en tant que pigeon, et dans le but de vous faire plumer, le truc à 60 000 - 80 000 euros, ça cours les rues.
Et en plus dans le massif central, zone de résistance à toutes les époques troublées.

 

ça attire peu parce que c'est pauvre, et qu'une poignée d'hommes peut y bloquer des armées entières.

Beaucoup de châteaux n'y ont d'ailleurs même jamais été assiégés, tant leur position formidable était dissuasive.

 

En même temps, il n'y a aucun mal à faire de la prédiction. On va passer d'un solde net d'acheteurs de + 500 000 tous les 5 ans, à - 1 300 000.
Les héritiers vont se trouver em... ielés par leurs héritages. Et la notion de patrimoine immobilier perdra toute valeur...

 

je vois actuellement des mises à prix qu'on aurait trouvé  très modérée... Mais qui voient défiler les visiteurs, mais pas d'acheteurs...

Prix entre des locataires désolvabilisés, les impôts et les charges, on risque d'assister très vite à une "detroitfication" de l'immobilier.
Pas louable, pas vendable, ce sont les crises de la fin du XVII° siècle et du XV° siècle qui reviennent.

Dans un cas, les lignées se regroupaient sous un seul toit, et enlevaient la charpente des autres (question de valeur, et aussi de taxe, le toit faisant la taxe), Charles VII, quand à lui, supprima énormément de rentes, devenues fictives, car assises sur des immeubles vidés par la dépopulation.

 

La FED parle de 50 ans de baisse. Elle s'avance, en réalité, beaucoup. Rien ne dit qu'il y aura renouveau dans 50 ans... Ni où ? Faut il miser sur Notre Dame de Paris, ou Notre Dame de France ? Suivant les époques, c'est l'une ou l'autre qui l'emporte...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
commenter cet article
22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 14:30

"40 % des jeunes envisagent un retour forcé chez leurs parents" Sans compter ceux qui sont jamais partis, sans compter les parents qu'il faudra bien accueillir jusqu'à la dernière limite, parce qu'avec leurs pensions réduites, et le montant exigés des maisons de retraite, c'est le grand écart, la reconstitution des lignées va aller bon train.(Bande de canaillous, vous étiez déjà au courant !, Bien sûr, je vous l'avais déjà dit, mais il y a des trucs d'égo dont on ne se lasse pas )

 

D'un autre côté, les parents  auront la joie de s'occuper de leurs enfants -adultes- alors qu'ils les ont peu vu dans leur enfance.
On veut élargir l'horaire des crêches, mais c'est vrai que chez les normaux, pardon les socialos, on supporte pas bien les mères au foyer, pas assez libérés (du mari, mais pas du patron, des transports, etc...).

Pour inverser la tendance, il faut que l'immobilier à l'achat baisse de 80 à 90 %, et la location de 50 % à 75 %.

Sinon, elle va se poursuivre, et on va assister à la naissance d'autres modes de comportements.

 

Mais je citerais la réaction : "il y a belle lurette que mon plus jeune fils est revenu a la maison ,quant a l ainé nous en avons deja discuté si les loyers continuent a augmenté et les salaires a stagnés, nous allon modifié notre maison et lui aussi va revenir, si ça continue je vais aussi avoir ma mere de 90 ans parce qu avec une maison de retraite a 2200 euros par mois avec sa petite retraite je ne vais plus et mes freres et soeurs ,qui vont etre bientot eux aussi a la retraite,pouvoir payer, enfin il parait que proprietaire et deux salaires pour un total de 3000 euros par mois,nous faisons partie des riches!!!!! "

 

Ce que décrit cette personne, c'est l'explosion des dépenses contraintes, qui fausse tous les calculs des économistes officiels.


Quand au fatras de mesures proposés, c'est rien. Tout au plus un cautère sur jambe de bois, il y a besoin et nécessité d'un effondrement des prix.

 

Tenez, pour mes lecteurs parisiens, admirez le prix, 65 000 euros, et la surface. S. Plazza vous vanterait ce produit extraodinaire pour une surface jamais vue ; à 650 000 euros, lui, et bien sûr introuvable (tant pis si c'est quand même, un peu défraichi...)

 

Selon "The Economist", de 1851, les castes sociales les plus détestables sont les patrons, férus et friands de baisses de salaires, et les blablateurs.

 

Le problème est aussi immense en Chine, pleine d'immeubles vides, vendus chers à des spéculateurs.
La justification de l'économie est de satisfaire les besoins des hommes. Est elle d'en enrichir une poignée ? Qui se présenteront, eux-mêmes, comme "indispensable", parce qu'il y en a toujours eu.

Toujours selon la théorie du mandat du ciel chinois, tous les deux siècles, ces élites indispensables prennent le chemin du cimetière, avec veaux, vaches, cochons, couvées, femmes, enfants, maîtresses, Bmw, pavillon à Saint Cloud, tocantes, stocks de CD invendus, etc...

 

Si effectivement, être propiétaire et avoir 3000 euros de revenus, c'est être rélativement à son aise, dans une bonne tranche sociale, là aussi, on est rattrapé par le flot qui monte, à savoir que cela devient de plus en plus difficile de vivre avec.

 

20 % des français peinent à payer leurs dettes, celle de tous les jours, et les dettes immobilières, dans un marché en baisse pourraient être, là aussi, le signal de la grande crise sociale.

En plus, les impayés concernent de plus en plus, non des dépenses somptuaires, non les emprunts, mais les dépenses courantes. Energie, assurances, tous les postes "de base", de la consommation, touchant les dépenses contraintes, soi disant "consommation", en réalité "imposition", sont concernés, et si on entend fréquemment les grandes pleureuses du patronat se lamenter, la situation est pire "en bas".

Il ne sont touchés que par contagion de la désolvabilisation, qu'ils se proposent de résoudre, en matraquant, un peu plus, les déjà désolvabilisés...

 

Bref, ça va chier, peut être pas grâce à une fibre révolutionnaire, mais les gouvernants pousseront le bouchon un peu trop loin.
Comble du ridicule dans un monde devenu de fou, l'armée française qui évacue l'Afghanistan la queue entre les jambes, détruit elle même ses VAB trop anciens et trop chers à ramener...
Les Talibans doivent pas bien comprendre...
Sans doute, c'est par cette manoeuvre habile, qu'ils ont été dissuadé d'attaquer...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
commenter cet article
12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 07:02

Voici la météo de l'immobilier, parue dans un célèbre journal national...

 

 

 

Malgré tous les efforts de ripolinage (très bonne peinture d'ailleurs, il y a au moins quelque chose de valable dans le concept, ce qu'il y a dessous, c'est moins sûr) de notre Plazza (oïlo) national, la baisse est clairement engagée, et, suivant la vidéo, les vendeurs n'ont pas pris en compte la crise économique ? Ah bon ?

182 000 euros, en baisse à 141 000, soit 22 % de baisse à Lille, sans compter tout ce qui ne se vend pas...

Moi, je vais vous livrer une expérience "terrain".

Selon le conseiller financier, rien sur la Haute loire ne dépasse la toise de 170 000 euros, encore cela est il pour les "bonnes" ventes. Les gros ténements immobiliers, les grosses maisons ne trouvent pas d'acquéreurs.

Autre son de cloche, un AI qui avait une agence d'une dizaine de personne, n'a plus qu'un employé avec lui-même, et ses transactions s'échelonnent entre 40 000 et 70 000 euros, le 70 000 euros étant le "sans défaut" de S. Plazza.

Pour le reste, la construction est arrêté, ou quasiment, le reliquat d'activité est "paysan". C'est à dire qu'il concerne essentiellement des gens ayant hérité un terrain (souvent agricole), et qui font contruire la maison à 100 000 euros dessus.

 

Les niveaux de prix indiqués sont en dessous de ceux que j'avais noté en 1998-1999. Un pavillon sans prétention et sans travaux, avec un minimum de 1000 M2  partait dans une fourchette de 400 000 à 600 000 francs.

Aujourd'hui, la maison en pierre, hier introuvable ou a des prix fous (150 000 à 200 000 euros avec la mention inévitable "gros potentiel"), se retrouve subitement à presque rien, même pas pour le prix du terrain, et il y en a tellement en vente désormais qu'on se demande où elles se cachaient...

Le noeud du problème est qu'il n'y a ni la population, ni les revenus pour justifier des prix "parisiens".

 

On va donc passer au niveau supérieur. Les gouvernements ont une tendance à vouloir taxer encore plus l'immobilier (les taxes foncières ont explosé), c'est à dire que la fortune des gens riches et vraiment riches est intouchable, tandis qu'on peut massacrer tranquillement ceux qui ont "un peu", mais là, les calculs de Montebourg-Juppé vont tomber dans le vide.

Les valeurs deviennent symboliques, et quand elles deviennent vraiment trop symboliques, il n'y a aucun mal ni aucune douleur à détruire, simplement pour éviter les impôts.

D'ailleurs, dans beaucoup de quartiers pourris, avant la bulle, les copropriétés, ça ne valait pas grand chose, l'étape ultime de la chute étant le "syndrome américain", où l'on rachète pour le prix des impôts impayés...

 

On verra donc la courbe s'inverser. On est propriétaire parce qu'on est riche ou aisé, pas le contraire, la propriété n'apporte pas l'aisance, et peu d'investisseurs des années de bulle prenaient en compte le fait que lorsqu'ils auraient fini de payer leur "home", c'était le temps des réparations qui commençait, et l'écart devient déchirement absolu quand on regarde l'état énergétique du parc immobilier, et l'écart entre la maison passive et la construction des années 1960, poubelle énergétique folle, et là, on va s'apercevoir qu'il y a vraiment beaucoup d'argent à dépenser pour réhabiliter, et que le calcul économique le plus simple, c'est souvent de détruire...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
commenter cet article
12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 07:36

L'observatoire des inégalités donne son bilan.

Les prix de l'immobilier depuis 1996 ont été multiplié par 2.5 et les loyers par 1.6, alors que les salaires étaient multipliés par 1.5.

Conclusion, les dépenses contraintes augmentent, et il y a effet éviction sur les autres dépenses.

Les gagnants sont les vendeurs, les vrais propriétaires (propriétaires sans emprunts), et les bailleurs dans les endroits tendus.

Effet de lutte des classes évidents : " l’augmentation du coût du logement ne s’est pas toujours accompagnée d’une amélioration de la qualité des habitats dans l’Hexagone, qui reste très moyenne lorsqu’on la compare à celle de nos voisins européens ".
On ne peut payer la rente, et les coûts de réhabilitation.

En outre, tous les marchés, même "détendus", ont notablement progressé, ce qui indique l'inanité du concept de la loi de l'offre et de la demande, pour un autre : "ils seront bien obligés d'y passer".

Il faut vraiment qu'un marché local soit farçi de logements vides pour qu'il y ait baisse des loyers et des prix.

Mais là aussi, il y aura sans doute un "effet falaise", on monte jusqu'à ce que ça s'effondre.

 

Pour l'effet inverse, l'effet richesse, il est simple : "Un ménage qui a acheté un appartement ou une maison il y a 15 ans au prix de 200 000 euros dispose aujourd’hui d’un patrimoine de 500 000 euros. La valeur de ce patrimoine s’est accrue de 1 670 euros chaque mois entre 1996 et 2011. ".
Bref, les zeureux ménages ont valorisé plus qu'un revenu médian par mois...

 

On voit les effets globaux sur l'économie française, une croissance fictive, effondrement du commerce extérieur, par une accumulation en haut de l'échelle sociale, fruit de 10 ans de chiraco-sarkozysme, dont on n'est sûr de sortir, pas par la volonté politique du dernier élu, mais par l'effondrement visible de la bulle immobilière.

 

Rien de changé, donc. Sauf qu'on empêche pas une bulle immobilière de s'effondrer, le rôle de NS aura simplement été d'être le continuateur absolu du dernier mandat Chirac.

Un nabot, donc, sans imagination.

 

La différence essentielle entre "assistés d'en bas", et "assistés d'en haut", c'est que les assistés d'en haut reçoivent beaucoup plus que ceux d'en bas, et font la morale à ceux d'en bas, pour qui l'assistance est la seule source de revenu...

(Leçon grecque, espagnole, allemande, anglaise, USaméricaine, allemande, etc...).

 

Mais, la constante de l'histoire, c'est que celui d'en haut, par période, se retrouve dans une situation délicate, quand surviennent les tribunaux révolutionnaires. Ou la saint Barthélémy. Ou la NKVD.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
commenter cet article