Reprise reprise
5 Mai 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Economie
Renault, n'a pas de reprise. D'ailleurs, la firme exhume une
vieille recette de 1984 pour bidouiller les chiffres : vendre
une partie du patrimoine immobilier. Petite astuce comptable qui ne trompe, en fait, personne.L'endettement de Renault, en fait, provient d'une seule source, les versements de dividende.
Comme ceux-ci ne pouvaient se faire avec la trésorerie existante, c'est aussi des bénéfices bidons, et une chaine de ponzi.
En fait de reprise, c'est une reprise en trompe l'oeil qui va se faire jour, une reprise en "L" du meilleur tonneau. Après avoir baisser de 20, 30 ou 40 %, on assiste à un rebond de 5 %, loin d'effacer l'impact antérieur, mais qui permet de dire à des oiseaux sans cervelle que la crise est finie.
Alors, que le fond de la crise, c'est la déflation salariale, palpable au Japon, moins visible en occident, pour cause d'endettement, mais qui existait déjà en termes réels aux USA.
Privé de ses deux jambes, les salaires et l'endettement, "l'Oeconomie" ne peut connaitre qu'un répit, provisoire, de quelques mois.
Les grandes firmes affirmeront avoir renoué avec les bénéfices, obtenus à grands coups de subventions, et d'endettement d'état.
L'affaissement continue de la demande, néanmoins, se sentira aussitôt.
L'Union européenne, qui a vu la crise, une fois qu'on était dans le trou, voit le terme de la crise.
Faut il se demander, si, comme ces 11 pirates somaliens, ils sont complétement défoncés au qat ? En effet, comme proie, ils ont choisi... un navire de guerre, le nivôse, qu'ils ont tentés de prendre d'assaut.
Faut il rappeler le mot d'Audiard ?
Les statistiques prennent en général comme référence, la même période de l'année précédente. Donc après une chute de 40 %, si on remonte de 10 %, on en reste quand même qu'à 66. Mais, ne doutons pas, qu'en fin d'année, un "frémissement" sera tonitrué, par nos gouvernants, si il a lieu.
Portant, d'autres éléments plaident en faveur d'une aggravation : La production énergétique fléchit, et à long terme, ne pourra que fléchir.
Si, dès le début 2000, nous ne sommes pas rentrés en crise énergétique grave, c'est grâce à la remise en ordre de la Russie, sur laquelle, pourtant, les occidentaux ne cesse de cogner.
En effet, la production gazière et pétrolière, qui pendant la période elstinienne avait gravement diminué, s'est notablement redressée, suite à la remise en ordre.
La quesi totalité de l'augmentation de la production pétrolière sur la période 1997-2007, provient de Russie (3.8 millions de barils/jour, sur 4.1).
Elle baisse à nouveau, et la Russie semble rentrer dans son deuxième pic pétrolier, géologique cette fois.
En attendant, les stocks de gaz et de pétrole sont pleins à craquer, bien que la production baisse à vive allure.
On stock même dans les pétroliers, et le maintien des cours à des niveaux, compte tenu de la conjoncture, élevés, indique aussi un maintien de la spéculation.
Les européens sont aussi des décervelés complets : au lieu d'épargner leurs propres et modestes gisements de gaz, ils suspendent les importations russes (la production russe est en baisse de 28 %).
Re-Audiard. Les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnait...
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