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Le vent d'une autre époque.

8 Mai 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Economie

L'automobile américaine sombre dans le communisme. Les firmes deviennent la propriété des syndicats et du gouvernement, qui pratiquent une politique anti-ouvrière.
Mais, du moins, pour elles, c'est réglé. Le mouvement peut encore être long, mais il semble irrésistible.
Toyota annonce des pertes phénomènales, mais la rémunération de la main d'oeuvre, montrée du doigt, n'est pas coupable.
Sont coupables, les rémunérations des actionnaires, des dirigeants et le surinvestissement.
Les capacités de production dépassaient déjà la production d'une manière monstrueuse, et cela a empiré encore.
C'est aussi vrai dans la sidérurgie, et dans tout l'appareil industriel.
On parle de "politique coopérative". Comme si virer la main d'oeuvre et lui imposer des sacrifices, faisait partie d'une quelconque coopération.
Les politiques déflationnistes d'après le premier conflit mondial, révèle leur nocivité et sa responsabilité dans "l'âge des dictatures" que connut l'Europe alors.
Seul la vache sacrée du libre échange, n'est pas encore remise en cause.
Le dernier baroud se livre finalement autour des banques.
Le "stress test" leur demande de se recapitaliser de 75 milliards. On peut dire que c'est un beau résultat.
En effet, le chiffre réel d'une recapitalisation A minima serait sans doute plus près de 750 milliards.
Le bidouillage des normes comptables aux USA, bidouillage demandé en Europe à haut niveau, a permis de restaurer une rentabilité aussi élevé qu'illusoire et une bulle boursière, appelée, comme les autres à éclater. Sans doute n'est ce qu'une question d'un cours laps de temps.
On rentre actuellement dans une partie de poker sans joueurs.
Le "stress test", pratique magique, ne repose, en effet, sur aucun fondement.
C'est la plus pure illustration du politique qui s'appuie sur un soi disant expert, dont l'expertise ne repose sur rien.
9 % de défaillances sur les prêts, alors que la prudence aménerait plutôt à considérer que les remboursements seront défaillants en quasi totalité.
N'importe quel salarié US américain a, en effet, plus d'intérêt à choisir la faillite, à 600 $, plutôt que le remboursement de prêts.
Les destructions d'emplois se font à rythme rapide, la régression sociale y est rapide aussi, quel intérêt donc, à vouloir garder un bien immobilier ?

On peut dire que c'est le modèle anthropologique américain qui implose. En effet, avec de grandes maisons, il est beaucoup plus judicieux de procéder à l'irlandaise, comme aux temps de lord Boycott, rentré dans l'histoire, de tout abandonner et se replier dans la partie de la famille qui est la moins endettée, ou pas endettée du tout (ces petits salopiots existent, même là-bas).
Pour le moment, c'est le "compte" de noël des banques. Il ne tiendra sans doute pas très longtemps. Il bute sur un problème : la réalité.
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B
Les grandes banques américaines soumises à des "tests de résistance" ont négocié avec les autorités pour leur faire abaisser les montants de capital supplémentaire jugé nécessaire pour affronter la crise, affirme samedi 9 mai le Wall Street Journal sur son site internet.<br /> <br /> Les résultats de ces tests ont été révélés jeudi, indiquant que sur 19 banques, 10 allaient devoir renforcer leur capital pour un total de 74,6 milliards de dollars.<br /> <br /> Mais selon le quotidien des affaires, qui cite des sources concordantes des banques et des autorités, le chiffre calculé à l'origine par la Réserve fédérale était beaucoup plus élevé.<br /> <br /> Le Wall Street Journal indique qu'il était de "plus de 50 milliards de dollars" pour Bank of America, avant d'être réduit à 33,9 milliards, d'"environ 35 milliards de dollars" pour Citigroup, avant de chuter à 5,5 milliards, ou encore de 17,3 milliards de dollars pour Wells Fargo, montant ramené à 13,7 milliards.<br /> <br /> Les dirigeants des banques en question ont été "furieux" d'apprendre ces chiffres, et ont alors fortement invité les auteurs des tests à revoir leurs calculs. Ils ont négocié pour que la Fed révise à la hausse les anticipations de résultats et d'économies à partir de réductions de coûts, et pour que des transactions projetées ou encore à finaliser soit plus favorablement prises en compte, d'après le Wall Street Journal.<br /> <br /> Le quotidien rappelle cependant que ce dialogue entre les banques et leurs régulateurs est habituel, les autorités laissant toujours aux directions le soin de répondre aux conclusions d'une inspection avant de les rendre publiques.<br /> <br /> http://www.lesechos.fr/info/finance/afp_00146454-etats-unis-les-banques-auraient-negocie-les-resultats-des-tests-de-resistance.htm
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