La fin de la crise et le rebond...
Comme je l'ai déjà dit, la production industrielle est cyclique. Celle -ci prend son envol en mai, et atterit en octobre. Pendant ce laps de temps, le différentiel
est de 20 à 25 % par rapport aux mois d'hiver.
Rien d'étonnant donc, qu'un "mieux" soit observé, surtout par rapport aux mois de début d'année, qui étaient doublement calamiteux, d'abord, par habitude, ensuite parce que la chute y fut sévère.
La crise a besoin de reprendre son souffle, et les pantomines appelés plans de relances n'ont eu qu'un effet simple à mesurer : zéro.
Tout bonnement parce que, même en arrosant beaucoup les banquiers, la pluie n'est pas arrivée jusqu'au sol, l'économie réelle, et, en même temps, comment y arriverait elle ?
C'est une crise et une purge de l'endettement qui commence.
Les états peuvent bien sauver quelques grandes banques, du moins provisoirement. Ils ne changent pas la donne réelle.
Qui peut croire que 320 000 islandais vont payer 100 milliards de US $ et d'ailleurs, à quel titre les paieraient ils ?
Encore, Basta pour les islandais, mais réunis aux lettons, lithuaniens, irlandais, etc... ça commence à faire du monde.
Bien sûr on oublie les gros, USA et Grande Bretagne, et leurs ardoises délirantes.
Les citoyens américains se sont armés, les milices sont en pleine recrudescence, les gouverneurs sont à couteaux tirés avec le pouvoir central...
Pour ce qui est, stricto sensus, la crise, elle ne ressemble à aucune des crises observées depuis la dernière guerre.
Pour le site "crise du siécle", la courbe de production épouse celle de 1939-1945. La production a alors décliné de 70 %.
On n'avait jamais fait mieux. C'est celle d'une économie en guerre.
Pour rappeler à ceux qui n'ont pas connu la période, il est bon de rappeler ce qu'elle fut économiquement et politiquement.
A la libération, le garde des sceaux, Teitgen, s'est vanté d'avoir dépassé en intensité la grande terreur.
Eut égard aux chiffres, il a raison. Il y a eut beaucoup de comptes à régler, notamment sociaux, et notamment l'atmosphère de revanche sur 1936, causée par "la divine surprise" que fut la défaite...
On peut aussi, rappeler les plasticages qui animaient les nuits...
Mais la guerre fut d'abord un effondrement économique.
D'abord, crise énergétique. Si la France consommait surtout du charbon, elle n'en produisait pas suffisamment pour ses besoins, et la totalité du pétrole était importée.
On n'était pas, à l'époque, embêté par les voitures.
Sur le million de véhicules d'avant guerre, un certain nombre furent saisis et moururent sur le front de l'est -elles n'aimèrent guère la raspoutita russe-, quelques unes repeintes en feldgrau restèrent en France, mais sans objet : il n'y avait pas de carburant.
La reconversion en gazogène en fit rouler quelques uns.
Même l'armée allemande d'ailleurs était touchée par la "démodernisation" : 70 % de l'armée allemande fit la guerre, comme celle de 1914, à pied, seule correspondant à l'image qu'on s'en en fait, les panzerdivision et les divisions motorisées.
D'ailleurs le terme de "démodernisation" est il abusif : elle ne connurent jamais le moteur.
Encore, souvent, les véhicules, sans essence, étaient inutiles.
D'une manière générale, la production, manquant de tout, s'effondra, ce fut aussi vrai pour l'agriculture, entrée en 1919 dans un phénomène timide de mécanisation.
Elle se retrouva dans une situation impossible : les piéces détachées et l'essence manquaient, et il manquait aussi la main d'oeuvre expérimentée pour y suppléer.
Bien sûr il faut ajouter pour parfaire l'idée de pénurie, les 400 millions de francs (ramenés à 300 puis remontés à 500) d'indemnités d'occupations journalières, qui permettaient aux officines d'achats allemandes de faire leurs emplettes et d'organiser le marché noir...
Mais, il faut donc, bien voir, cette crise se rapproche furieusement des trames des deux guerres mondiales :
- effondrement de la production,
- gonflement des dettes d'état,
- gonflement de la circulation fiduciaire,
- suspension de la convertibilité en or, marché noir de l'or,
- concentration du crédit et de la production sur certains secteurs clés,
- effondrement de l'immobilier, plafonnements des loyers -lire : leur effondrement),
- crispation sociale forte...
Ce panégyrique a donc été obtenu, sans guerre, par la financiarisation de l'économie, et son corollaire : l'arrêt, le collapsus des banques, des ménages, surendettés...
Le système économique arrogant en vigueur nous aura donc conduit à une catastrophe équivalente à la dernière guerre mondiale.
N'y manquent même pas les tentations de liquidations de "populations inutiles" et la "grande épidémie".
Différence de culture, d'ailleurs se ressent. Alors que le Royaume-Uni semble, semblait, semblera (rayez la mention inutile) ravagé par la grippe des trois petits cochons, les français, plus cartésiens semblent vaccinés naturellement...
Rappelons, quand même, la dimension qui semble échapper à beaucoup : on nous dit que l'on a la tentation de la guerre pour sortir de la crise, mais, nos budgets militaires nous indiquent que NOUS SOMMES DEJA EN GUERRE, que l'aboutissement de la guerre, c'est souvent l'effondrement économique...
Le poids des dépenses militaires en France, Grande Bretagne et USA, sont excessifs. C'est clair.
Pour les autres nouvelles du monde, la Chine n'en est pas encore à l'explosion de son marché action et immobilier (ça ne saurait tarder : une bêtise faite ailleurs, a été largement copiée) et ses statistiques sont aussi celles d'une nation en guerre : menteuses.
Rien d'étonnant donc, qu'un "mieux" soit observé, surtout par rapport aux mois de début d'année, qui étaient doublement calamiteux, d'abord, par habitude, ensuite parce que la chute y fut sévère.
La crise a besoin de reprendre son souffle, et les pantomines appelés plans de relances n'ont eu qu'un effet simple à mesurer : zéro.
Tout bonnement parce que, même en arrosant beaucoup les banquiers, la pluie n'est pas arrivée jusqu'au sol, l'économie réelle, et, en même temps, comment y arriverait elle ?
C'est une crise et une purge de l'endettement qui commence.
Les états peuvent bien sauver quelques grandes banques, du moins provisoirement. Ils ne changent pas la donne réelle.
Qui peut croire que 320 000 islandais vont payer 100 milliards de US $ et d'ailleurs, à quel titre les paieraient ils ?
Encore, Basta pour les islandais, mais réunis aux lettons, lithuaniens, irlandais, etc... ça commence à faire du monde.
Bien sûr on oublie les gros, USA et Grande Bretagne, et leurs ardoises délirantes.
Les citoyens américains se sont armés, les milices sont en pleine recrudescence, les gouverneurs sont à couteaux tirés avec le pouvoir central...
Pour ce qui est, stricto sensus, la crise, elle ne ressemble à aucune des crises observées depuis la dernière guerre.
Pour le site "crise du siécle", la courbe de production épouse celle de 1939-1945. La production a alors décliné de 70 %.
On n'avait jamais fait mieux. C'est celle d'une économie en guerre.
Pour rappeler à ceux qui n'ont pas connu la période, il est bon de rappeler ce qu'elle fut économiquement et politiquement.
A la libération, le garde des sceaux, Teitgen, s'est vanté d'avoir dépassé en intensité la grande terreur.
Eut égard aux chiffres, il a raison. Il y a eut beaucoup de comptes à régler, notamment sociaux, et notamment l'atmosphère de revanche sur 1936, causée par "la divine surprise" que fut la défaite...
On peut aussi, rappeler les plasticages qui animaient les nuits...
Mais la guerre fut d'abord un effondrement économique.
D'abord, crise énergétique. Si la France consommait surtout du charbon, elle n'en produisait pas suffisamment pour ses besoins, et la totalité du pétrole était importée.
On n'était pas, à l'époque, embêté par les voitures.
Sur le million de véhicules d'avant guerre, un certain nombre furent saisis et moururent sur le front de l'est -elles n'aimèrent guère la raspoutita russe-, quelques unes repeintes en feldgrau restèrent en France, mais sans objet : il n'y avait pas de carburant.
La reconversion en gazogène en fit rouler quelques uns.
Même l'armée allemande d'ailleurs était touchée par la "démodernisation" : 70 % de l'armée allemande fit la guerre, comme celle de 1914, à pied, seule correspondant à l'image qu'on s'en en fait, les panzerdivision et les divisions motorisées.
D'ailleurs le terme de "démodernisation" est il abusif : elle ne connurent jamais le moteur.
Encore, souvent, les véhicules, sans essence, étaient inutiles.
D'une manière générale, la production, manquant de tout, s'effondra, ce fut aussi vrai pour l'agriculture, entrée en 1919 dans un phénomène timide de mécanisation.
Elle se retrouva dans une situation impossible : les piéces détachées et l'essence manquaient, et il manquait aussi la main d'oeuvre expérimentée pour y suppléer.
Bien sûr il faut ajouter pour parfaire l'idée de pénurie, les 400 millions de francs (ramenés à 300 puis remontés à 500) d'indemnités d'occupations journalières, qui permettaient aux officines d'achats allemandes de faire leurs emplettes et d'organiser le marché noir...

Mais, il faut donc, bien voir, cette crise se rapproche furieusement des trames des deux guerres mondiales :
- effondrement de la production,
- gonflement des dettes d'état,
- gonflement de la circulation fiduciaire,
- suspension de la convertibilité en or, marché noir de l'or,
- concentration du crédit et de la production sur certains secteurs clés,
- effondrement de l'immobilier, plafonnements des loyers -lire : leur effondrement),
- crispation sociale forte...
Ce panégyrique a donc été obtenu, sans guerre, par la financiarisation de l'économie, et son corollaire : l'arrêt, le collapsus des banques, des ménages, surendettés...
Le système économique arrogant en vigueur nous aura donc conduit à une catastrophe équivalente à la dernière guerre mondiale.
N'y manquent même pas les tentations de liquidations de "populations inutiles" et la "grande épidémie".
Différence de culture, d'ailleurs se ressent. Alors que le Royaume-Uni semble, semblait, semblera (rayez la mention inutile) ravagé par la grippe des trois petits cochons, les français, plus cartésiens semblent vaccinés naturellement...
Rappelons, quand même, la dimension qui semble échapper à beaucoup : on nous dit que l'on a la tentation de la guerre pour sortir de la crise, mais, nos budgets militaires nous indiquent que NOUS SOMMES DEJA EN GUERRE, que l'aboutissement de la guerre, c'est souvent l'effondrement économique...
Le poids des dépenses militaires en France, Grande Bretagne et USA, sont excessifs. C'est clair.
Pour les autres nouvelles du monde, la Chine n'en est pas encore à l'explosion de son marché action et immobilier (ça ne saurait tarder : une bêtise faite ailleurs, a été largement copiée) et ses statistiques sont aussi celles d'une nation en guerre : menteuses.
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