IDF : le roussi de l'immobilier...
20 Août 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Immobilier
Paris : -5.9 en prix et - 29 % en volume,Petite couronne : - 8.6 et - 33 %,
Grande couronne : - 8.8 et - 32 %,
IDF : - 7.9 et -32.
Les chiffres notariaux sont arrivés et ils ne sont pas bons. On le constate, la baisse atteint le même rythme entre petite et grande couronne, et elle est même moins importante pour les volumes en grande couronne.
Il est probable que l'on ait atteint le stade ultime : le marché ne fonctionne plus, faute d'acheteurs, et faute d'acheteurs pour raison démographique.
En effet, petite cause faisant grand effet, les baisses différentielles de prix auraient du avoir, même si elles sont minimes (et les prix sont aussi certainement notablement différents, à la base, entre grande et petite couronne) un effet important, même pas.
Les marchés, contrairement à ce que l'on croit, sont souvent locaux, quelquefois très locaux.
Les habitants d'un immeuble, la population implantée d'une ville.
Les déménagements pour zones vraiment différentes, sont finalement, rares.
Ils impliquent des changements de travail, de relations sociales et de réseaux de sociabilités.
Après les baisses constatées l'année dernière, la chute pour l'IDF est de 40 %.
On peut voir que la ville centre (du pays) est donc, comme en 1991, très atteinte.
Cela devrait alerter les hommes politiques, même pas.
En effet, il faut un stress économique énorme du pays, pour que la pompe aspirante se bloque.
C'est la chose qui se bloque en dernier.
Faut il le rappeler, la crise immobilière n'en est qu'à ses prémisses, notamment les défauts de paiement. Les prêts variables, les plus nocifs ont été soulagés par les baisses de taux, et on assiste à quelques renégociations de prêts.
Le modèle social freine la chute, contrairement aux USA et à la GB. Le moment de vérité ne viendra que progressivement, en septembre octobre au moment du collapsus de l'emploi, et au moment de l'arrêt -progressif- des indemnités chômages.
A moins, bien sûr, qu'elles ne soient notablement prolongées (modèle US oblige).
HSBC voit les prix baisser encore en 2010, même si langue de bois bancaire oblige, elle ne la voit que de 6 %.
Bien entendu, le doublement du prêt à taux zéro, n'a rien empêché.
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