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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 20:12

L'Obamacare ne sera pas réformé. Il ne pouvait pas l'être. Les élus républicains tiennent trop aux milieux d'affaires. Pensez, cette "réforme", faisait passer le prix de certains médocs de 3 $ à 600. Quoi de mieux pour les labos. Le seul problème, c'est le pékin, qui doit payer 12 000 $ de mutuelle, subir 5 000 $ de franchises. Il a plus les moyens, donc Trump a raison, l'obamacare va s'effondrer. Pas se réformer. Il est, comme je l'ai dit, où il n'existe plus qu'une manière de procéder : par l'effondrement.

Aux USA Sears et Payless sont au bord du dépôt de bilan. Pas mal pour une économie bâtie sur la consommation. Je vous rappelle ce que disait Deubeuliou au début de la crise, avec un air très con : "Our economy is strong". Pauvre nouille, l'économie US n'existait déjà plus.

En France, si Macron a reculé devant la Bronca, sur les loyers implicites, les think tank, ou réservoirs à idées, qui n'en ont guère, et notamment, celles proches du PS penchent fortement pour l'imposition des loyers fictifs qu'on se verse à soi-même, quand on a fini de payer les emprunts.

Cette "taxe", existait au début des années 1960. Mais comme son rendement était négatif, elle fut supprimée. De plus, il faut rappeler qu'il existe DEJA une taxe sur les loyers implicites, c'est la taxe foncière. Parce qu'à l'époque, l'acquisition d'un logement donnait droit à une exonération de taxe foncière de... 25 ans... Pour les acquéreurs des années 1950, j'ai déjà vu le cas, l'exonération a payé l'achat...

En France, on se retrouve finalement dans la configuration de 1944 (début 1944). 1/3 de pétainistes, 1/3 de gaullistes, 1/3 d'attentistes. La trouille des pétainistes-mondialistes-immigrationnistes-libre-échangiste, c'est que les attentistes basculent. Ils sont dans l'optique : "encore 5 ans, monsieur le bourreau". Pour 1/3 des français, il est clair qu'ils ont pris le parti de tuer le système.

Fillon parle de complot et de cabinet noir. J'ai souvent rappelé ce qu'était le "culot", sous la III° république, au moins jusqu'en 1914, à savoir le nombre de députés que le ministre de l'intérieur tenait par l'intermédiaire de la police des moeurs. De 50 à 100, suivant les législatures.

Hollande, lui, est, comme Staline, un ancien secrétaire général de parti. Il sait donc très bien manipuler les arrières coulisses. Dans cette fonction, on apprend très bien à tuer, au moins politiquement, qui on veut. Les moeurs ont changés, l'élimination physique n'est plus en vogue, mais il est clair que Fillon a été une victime de complot.
Ce qui n'empêche pas, d'ailleurs, monsieur Fillon d'aimer intensément l'argent. Et d'avoir été stupide, en donnant les verges pour se faire battre.

Il pensait quoi ? Que personne ne savait. QUe personne ne lui en tiendrait rigueur ? Au contraire. Il y avait pour lui, un petit dossier, bien au chaud, qui avait tellement peu de chances de sortir, tant qu'il restait insignifiant, comme les dossiers des parlementaires du "culot", qui ne sortaient jamais tant qu'ils étaient sages et obéissants...

Mais il est clair que l'affaire Fillon marque une rupture. Dans les partis dit "de gouvernement", on avait pris l'habitude des alternances, et que là, "c'était notre tour". Du moins, entre candidats "respectables", comme Jeb Bush, qui devait logiquement être élu fin 2016. Et puis, si certains n'étaient pas ceux attendus, comme Deubeuliou à la place de Mac Cain, en 2000, celui-ci accepta sans grande résistance d'être "recadré", et remis dans les clous...

Mais, là, le système arrive en phase terminale, celle de l'épuisement géologique. Et là, le système n'a rien à proposer, à part, continuer pour une partie de plus en plus réduite.

" Le FN, qui est le parti de la sortie de la classe moyenne, a capté les catégories délaissées les unes après les autres. D’abord les ouvriers, premiers touchés par la mondialisation, puis les employés, les paysans et maintenant la petite fonction publique. En face, le monde hyper-intégré se réduit comme peau de chagrin. "

Là, en plus, la stratégie pour griller Fillon visiblement fonctionne. Mais beaucoup d'électeurs de droite furieux, vont franchir le plafond de verre.

Pour en revenir au fil rouge, l'énergie, l'Agence internationale de l'énergie met en alerte contre la défaillance des investissements. Mais il est clair que les états et les compagnies défaillants auront du mal à relancer les investissements nécessaires. La plupart sont cramés.

La carte est l'illustration typique de la prise de pouvoir par Mao Tse Toung. D'abord les campagnes, après les villes tomberont comme des fruits mûrs.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 11:38

"Vous encensez les step marine sans prendre en compte leur éventuelles limites, comme la corrosion des conduites et des turbine, cf l'usine de la rance, qui fonctionne parfois en step ( pompage heure creuse, turbinage heure pointé).

La place des step marines selon moi : pour aider a dévaser les ports, dans les cas favorable, et avec des mairies motivées car les er ont rendue justement les step non rentables en écrasant l'écart de prix entre la pointé et les heures creuses.

Quand au démantèlement je me demande pourquoi il n'est pas envisagé de couler les réacteur dans le béton et laisser la radioactivité décroître. A 200 e le m3 de béton, il y en a pour une dizaine de millions par réacteur."

Je vois qu'il est nécessaire de rappeler certaines évidences, certes souvent disjointes, et éparses, mais dont la réunion donne une vue d'ensemble assez bonne.

Les STEP marines ont leurs limites, mais toutes sont gérables, à coûts réduits. Il en existe dans le monde 350, donc il y a un bon retour d'expérience. "Il n’y a aucun verrou technologique mais une possibilité d’optimisation des pompes et turbines".

Le seul problème de la STEP est politique. Il n'y a pas de lobby de la STEP. L'augmentation des capacités est prévue au niveau mondiale. Là aussi, aurions nous le monopole de l'intelligence, et le reste du monde, celui de la bêtise ???

La non rentabilité est relative. Les pétroliers se plaignaient de perdre de l'argent sur le raffinage, alors qu'ils affichaient des bénéfices carabinés. Ils auraient donc pu vendre leur pétrole non raffiné ??? Maintenant, ils sont gagnant sur le raffinage, mais ils bouffent leurs fonds de culottes...

Que faut il donc faire ? Continuer sur la lancée actuelle ? OUI, mais, alors, qu'en est il des questions :

- d'épuisements des ressources, notamment nucléaires, et côté chinois, charbonnières ? Je veux bien qu'en 2050, on exploite encore autant de charbon. Mais sans les 4.5 milliards de tonnes qu'a extrait la Chine à son apogée, je pense que cela sera compliqué. Et 2014 + 25 ans de réserves, ça donne 2039...

- On parle, ici et là, du coût des énergies renouvelables, en oubliant, le coût du fossile, et des multiples subventions, estimées par le FMI à 14 milliards / Jour (5 000 milliards par an, de dollars bien entendus).

Oui, le renouvelable coûte cher, comme toute rupture technologique avant. Il n'y a rien de changé. On voudrait que cela coûte 2 francs six sous ? Désolé, ça n'a jamais fonctionné comme cela... Et d'ici à ce que son coût atteigne 5000 milliards tous les ans

Tout activité humaine demande de l'entretien. Les STEP, comme le reste. Les ports en activité dévasent constamment, draguent constamment, les villes se détruisent et se reconstruisent en permanence, sauf quand elles voient leur taille se réduire considérablement.

Je pense que pour assurer ne serait ce que le simple maintien de la production actuelle de fossile (et d'uranium), pour 2050, il faut faire preuve d'une foi à toute épreuve.

Pour ce qui est des centrales nucléaires, j'ai souvent dit que le noyage dans le béton, serait la solution choisie, pour cause de coût, en espérant que dans quelques centaines d'années, le béton tienne toujours, que personne n'ait oublié ce qu'était le nucléaire, et ne voient dans ces anciennes centrales de ressources fabuleuses de métaux qu'on y aura laissé... Et là, c'est pas gagné.

Pour ce qui est de la production d'électricité en France, le nucléaire, c'est loin d'être tout seul. En effet, il faut quasiment doubler ses capacités, pour qu'il puisse arriver à fonctionner. Donc, le stockage serait quand même une économie non négligeable, allié à la maitrise de la consommation. Mais cela, ce n'est pas dans l'intérêt du business.

Pour ce qui est des surcapacités thermiques allemandes, il est clair aussi que les autorités politiques freinent des 4 fers, l'évolution, au vu des dégâts économiques locaux, et des politiques râleurs.

Le luddisme n'est pas que l'affaire des ouvriers, mais surtout l'affaire des politiques. Et des lobbys.

Un autre article indique une diminution de moitié du nombre de mines chinoises, et le ralentissement de la construction des centrales thermiques. Les mises en chantiers se sont effondrées, et le temps de réalisation est long. En Europe, les nouvelles centrales ne doivent pas faire illusion, il y a plus de 10 ans qu'elles avaient été programmées...

On voit l'absence totale de direction économique et de planification. Quelle pourra être la rentabilité des centrales thermiques, alors que la ressource s'épuise ???
Et pour rattraper la production chinoise, je crois qu'il faudra se lever tôt...

Autre pays agité par la réduction de ses ressources fossiles, les Pays Bas. Le gaz de Groningue visiblement, tire à sa fin, bien qu'on ait levé le pied sur son exploitation depuis longtemps, et qu'on espérait encore des décennies de ressources. Un lien de cause à effet, avec les élections ? Les ressources financières du gaz ont baissé de 13 à 5 milliards...

D'ailleurs ce gaz n'était sans doute pas étranger à la vertu budgétaire hollandaise...

Côté propagande, on prétend toujours que les USA sont les premiers producteurs de brut. Pourtant l'agence de l'énergie dit le contraire, mais BP se livre à de la manipulation. Ils réintègrent les condensats de gaz naturels dans la production US, mais pas dans celle de la Russie. Décompté de la même manière, la Russie produit 18 millions de barils jours, nettement devant les USA.

Mais l'effondrement de la ressource a aussi une autre conséquence. Le commerce international lui aussi est en souffrance.

 

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 12:32

Le Nucléaire allemand s'arrêtera en 2022, définitivement. Et c'est tant mieux.

Le démantèlement coûtera cher, parce que le nucléaire coûte cher, et que c'était un coût différé, dont on n'a jamais parlé.

On a aussi complétement oublié, côté décideur, la question du stockage de l'électricité par la STEP, pour une bonne raison, pour ne pas passer pour des cons.

Les possibilités de la STEP marine ont totalement été négligés, enterrés, oubliés, et surtout pas recensés. Histoire, là aussi, de paraitre intelligent. Et d'avoir des gros budgets de constructions. Comparativement aux centrales nucléaires, les STEP, c'est que dalle. Pas assez chère, mon fils.

"Le littoral de la Manche, notamment en Bretagne et en Haute Normandie, présente de nombreux sites très favorables pouvant opérer entre la mer comme réservoir bas et un réservoir de 1 ou 2 km² situé en dehors des villages sur une falaise à une centaine de m au-dessus de la mer. 12 de ces sites sont schématisés au verso. La puissance installée sur un site pourra être de 1 à 2 Mw, pour un investissement de l’ordre de 2 milliards d’euros"

Et le stockage de l'électricité nucléaire aurait pu être considérable avec la STEP (au moins en termes annuels). Mais déjà qu'on avait trop construit de centrales nucléaires... Et des fois qu'on aurait rendu rentables des centrales nucléaires...

Donc, contre les éoliennes, il n'y a que l'argument complétement nul : c'est pas beau, comme si les zones pavillonnaires, les zones de chalandises, Paris, les lignes à haute tension, et tout un tas de toutim, c'était beau.

Les 500 000 moulins existant sous le premier empire étaient ils beaux ? Je pense qu'à l'époque, la question ne se posait même pas...

Pendant ce temps, la consommation de produits pétroliers en France, régresse en février. la maigre progression enregistrée en un an ( + 0.2 %), indique une colonne vertébrale économique pas loin d'être cassée. Historiquement, depuis 2005, c'est le pétrole qui lâche en premier, le gaz en second, et l'électricité en dernier.

Mais le tiercé pourrait être bouleversé grâce à la bêtise intrinsèque du comité de régulation de l'énergie et de ses hausses du prix de l'électricité, rétro-actives.

D'ailleurs, visiblement, la construction est en train d'avoir ses vapeurs. Et le commerce extérieur s'affole.

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 11:59

Comme je l'ai déjà dit maintes fois, ce qui fait la "richesse", des grandes villes, comme Paris, c'est l'entassement de merde. 12 millions de trouduc, ça fait un tas de merde à brasser. Merdes en tous genres, emballages, eau potable et eaux usées, à tel point, que dans la nouvelle économie, la merde se change en or, sauf, bien entendu, pour les pauvres.

Personnellement, j'ai un autre avis sur l'avenir de la question.

Ce retraitement des eaux usées, ça me fait penser à ce paquebot de croisière en panne dans l'océan indien  : "Costa Allegra : "La chaleur et le manque d'hygiène étaient insoutenables"".

Quand les batteries énergétiques seront vides, il y aura un dégât collatéral, la distribution d'eau. Et le traitement des eaux usées.

Se rappelle t'on que la première compagnie d'eau à Paris, apparue sous l'ancien régime et était tributaire de machines à vapeur ?

La concentration de population est une aberration à long terme, devant être corrigée, soit par catastrophe naturelle qui dépasse la capacité de reconstruction. Une inondation, par exemple. Là, les assureurs capotent, et les finances publiques aussi.

De plus, il est clair que l'entretien courant de toute l'infrastructure est totalement impossible, sauf à la doubler, et à ne pas utiliser une des deux. Ce qui économiquement est aberrant, et on arrive au problème New Yorkais. Contrairement à ce que m'ont dit des lecteurs, l'entretien est impossible. Non pas que la rénovation des immeubles soi impossible, mais c'est ce qui est A L'EXTERIEUR des dits immeubles qui l'est. Routes, réseaux, canalisations... Le pire étant le problème de l'eau potable. Impossible d'arrêter les aqueducs, d'abord parce qu'ils sont souvent utilisés à 100 %, mais les plus anciens ne tiennent que parce qu'ils sont sous pression.

Les monstres n'existent que parce qu'ils sont en croissance continue. Le moindre signe de défaillance dans le flux, sera mortel.

La transition énergétique est possible, mais la concentration de population reste ingérable. Elle est assise uniquement sur le fossile.

Il est d'ailleurs assez marrant de voir déblatérer sur la transition énergétique allemande, alors que la dite transition est en train de triompher au niveau mondial...

Mais tout le paramétrage précédent saute... Et les rentes de situation aussi. De plus, au niveau immobilier, les acheteurs des grandes villes sont des gogos et des naïfs. Ils ne pensent même pas que leur "placement", puisse être complétement pourri.

 

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 09:36

Le p'tit marquis de belguel a donné au monde (pas) ébloui, son programme énergétique, pour les 5 prochaines années. C'est très optimiste, car comme disait Richelieu (le cardinal), "homme de nul mérite, il est venu en une nuit, comme un potiron".

Et la durée de vie d'un potiron, c'est plutôt réduit. Avec le précédent président qui a dû prendre une retraite anticipée, bien que bavarde et surtout, verbeuse.

Ledit président aimait bien les choses ronronnantes, et l'absence totale de risque : la croissance allait revenir, pendant que la décroissance des consommations (2% par an depuis 2007), allait se poursuivre.
P'tit marquis de belguel, lui, fait dans le Hollandisme pur : il reporte pour le renouvelable la tendance observée. Le renouvelable, d'ici 2022, doublera.

On notera aussi l'absence totale de la STEP, qui implique le surinvestissement. Et qui permettraient aussi de se passer de quelques tranches de nuke.

Pour ce qui est de la dépression de la demande, EDF s'en charge, avec les augmentations rétroactives. Pompes à chaleur, recul du chauffage électrique, chauffe-eau thermodynamiques devraient pas mal malmener à court terme, la consommation.

Pour ce qui est des centrales à charbon, les types comme Macron, qui n'ont jamais bossé, ne savent pas ce que sont les affaires. Quand les charbonniers se lamentent et se ramassent, on leur passe des commandes à prix cassés, et on signe des contrats à long terme. Ils signeraient n'importe quoi, les yeux fermés. Et qu'ils sont heureux comme des canes de signer. (On peut même se mettre une auréole sur la tête).

Comme la consommation de charbon baisse au niveau mondial, il n'y a pas de troubles moraux à avoir. Et puis, la consommation française, c'est risible.

Pour EDF, l'heure est à la croisée des chemins. Quel est le moins coûteux ? Caréner ou arrêter ??? Le carénage n'avait pas été prévu à l'origine, donc on ne sait pas où l'on va.

Alors que le renouvelable, lui, voit son coût s'effondrer, avec 30 ans d'avance.

On sait aussi, que le coût du réseau est devenu très important, et que les métaux qu'il consomme est devenu un problème. Sans doute, des systèmes décentralisés seraient plus économes. C'est du moins, le point de vue d'Elon Musk, sans doute vrai à 100 % pour les USA, et pour lequel le point de vue doit être plus mitigé en Europe. Mais le réseau devient, réellement, un problème.

L'avenir est incertain, c'est le propre de l'avenir. Mais une chose est prévisible. C'est la crise énergétique, et la politique de réduction des besoins, loin d'être adéquate. Il ne faut pas peiner les lobbys énergétiques.

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 16:02

La mode à une époque, pour les entreprises, c'était de créer des SCI, pour "préserver" la valeur de l'immobilier d'entreprise, de sa destinée. Comme ça, le propriétaire se tranquillisait quand au devenir d'un gros morceau de patrimoine.

Seulement, le problème, c'est que quand l'entreprise a tiré le rideau, l'immobilier dévalue aussi beaucoup. Parce qu'il est difficile de trouver un occupant.

J'ai parlé aussi de ces villages, où l'on avait beaucoup construit. Et, miracle des miracle, non seulement le placement n'est plus un placement, mais un coût.

De même les infrastructures qui se généralisent. Elles partent d'un point très rentable, pour finir dans le coût absolu.

auteur de la photo du Viaduc de la Recoumène.

L'exemple typique en France, est le chemin de fer. La première ligne française, Saint-Etienne/ Andrézieux était ultra bénéficiaire, la dernière, le Puy-Monastier sur Gazeille (1939), ne fut jamais mise en service. Elle dû son existence, elle aussi, à la fuite en avant devant les coûts irrécupérables. D'abord destinée à être la Transcévenole, on n'osât jamais arrêter les frais, sinon les limiter au tronçon nord, et la guerre fit qu'on ne posât jamais les rails. Le viaduc de la Recoumène sert au saut à l'élastique.

Sa justification ? La pugnacité de Laurent Eynac, qui fut ministre de l'Air, la crise des années 30 -il fallait donner du travail-, servit d'alibi, tout ceci fit qu'on continuât de bâtir cette ligne de chemin de fer, projet du 19° siècle, à un moment où la voie sacrée avait montrée une alternative. De plus, il était clair qu'à l'usage, cette voie de chemin de fer ne serait jamais rentable.

D'ailleurs, le coût irrécupérable peut être très bien vu. La RATP, et le réseau francilien sont des coûts irrécupérables.

Les fins de civilisations, sont celles où les coûts irrécupérables deviennent la norme, et où l'investissement ne donne plus rien en retour. A l'image du pétrole, les puits "historiques" peuvent encore être rentables, mais plus les derniers... et le problème des pays pétroliers, c'est souvent que le dit pétrole a détruit le reste de l'économie, et le secteur ne peut être financé par les autres activités, elles n'existent pas.

Pendant ce temps, le reste tombe en ruine. Mais ne disons pas que les USA ne sombrent pas dans tous les sens, dans le surendettement, tous les acteurs économiques publics sont surendettés. Ils ont bien le goudron nécessaire, et à défaut, on peut le recycler, mais d'autres dépenses ont pris le dessus. 

Omaha est simplement un changement de paradigme. ça ne concernait que les chemins ruraux, maintenant c'est partout. En France, c'est pareil, les routes rurales sont mal entretenues, on se pose la question de pourquoi goudronner, quand c'est pour 30 pèlerins, mais, ce qu'on ne voit pas, c'est que ces 30 pèlerins délaissés seront vent debout quand cela en concernera 300, et ainsi de suite...

Pendant ce temps, on s'occupe des JO 2024... Histoire de concentrer un peu plus l'investissement, et le rendre franchement impopulaire.

Il reste que l'histoire d'Omaha est significative. 50 ans, c'est la décision de Johnson de sabrer l'investissement.

Personnellement, je n'ai pas le pessimisme de Jorion, ou d'autres sur l'espèce humaine. Oui, bien sûr, des gens mourront pendant la phase d'adaptation. Beaucoup, certainement, mais beaucoup réagiront. Ce n'est pas parce qu'il y a eu une génération de mollusques, que les autres vont leur ressembler. Dans les phases d'adaptation, beaucoup de gens meurent. Cela peut passer totalement inaperçu. L'exode rural a été très meurtrier. Mais cela a été distillé au cours du temps, et c'est passé comme une lettre à la poste. Seul les registres d'état civil peuvent témoigner. Le seul exode rural qu'on ait qualifié de bain de sang, c'est l'exode rural soviétique. Mais pour une autre raison. Il y a les choses qu'on veut voir, et celles qu'on ne veut surtout pas voir.

Il y a bien de l'aveuglement, de l'idéologie et de la croyance dans les élites. La dernière sortie de Hollande est grandiose. Il est vraiment pris pour un imbécile par toutes les réactions. Les seuls qui approuvent sont aussi des croyants, ils n'ont aucun argument.

Réactions de croyants, chez les psychanalystes. Il faut pô voter Le Pen. Comme c'est signé par l'inévitable BHL, il faut donc en conclure que cela a la valeur du torche-cul. Je savais pas, d'ailleurs, que BHL était psychanalyste.

Pour ce qui est des psychanalystes, on peut les classer dans la catégorie des purement ornementaux, et chers, vous savez, ces bidules qui seront les premiers emportés par la décroissance pétrolière.

Là aussi, des coûts (élevés), mais totalement irrécupérables. Comme les 200 000 étudiants US en anthropologie.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie Energie
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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 09:36

Visiblement, certains sont dans un blocage mental. Ils n'imaginent même pas que le monde puisse être différend de ce qu'ils ont toujours connus.

Pourtant, il l'est. Ils se laissent abuser par leur expérience. je rappellerais le mot d'un maréchal de France : "A quoi sert l'expérience à la guerre ? A rien". Un général romain, lui, avait un avis tout aussi succulent. "Sur 100 soldats, 10 ne devraient même pas être là, 80 sont simplement des cibles, il y 10 véritables soldats, dont un seul guerrier".

C'est une règle dont j'ai pu réaliser la validité en tant que comptable. Il est clair que sur 100 personnes, 10 n'y étaient pas à leur place, 80 étaient des tâcherons, 10 comprenaient ce qu'ils faisaient, et un était un dieu.

Moi je constate sans cesse que des gens qui ont eu une vie d'expérience, ne connaissent en réalité rien de la vie. Ils restent enfermés dans un schéma mental qui a fait toute leur vie, ne pensant même pas que leur vie, c'était sans doute l'exception, et la règle, la rupture. On a beau avoir été cadre, même de haut niveau, finalement, certains n'ont été que des tâcherons, sans imagination, ni même pensée. On en a eu un superbe à l'Elysée. Il ne comprend rien. Sinon, il ne serait pas à 4 %.

Leroy Ladurie disait que nulle génération n'a vécue comme la précédente.

L'électricité, et l'énergie sont donc le domaine étudié ici.

Comme je l'ai souvent dit, dans le système capitaliste, toute somme investie doit être un jour désinvestie, et les multiples révolutions industrielles ont déclassées les poules aux oeufs d'or d'hier, devenant les nanards d'aujourd'hui.

Les hausses "tendancielles", de la consommation de pétrole peuvent être sérieusement mises en doute, ne serait que par la petite chose nommée "variation de stock". Le stock peut varier énormément chez le grossistes, et tout aussi énormément chez le consommateur final. D'ailleurs, il serait dans l'air du temps que les livreurs de fioul, par exemple poussent au remplissage des cuves. Des cuves un peu mieux remplies, déjà, qu'à une époque, celle où les livreurs se déplaçaient pour 50 ou 100 litres. Sans compter, bien sûr, les stocks colossaux que certains satellites ont mis en évidence. Et qui n'existaient pas, il y a peu.

On parle aussi de "reprises des cours". C'est amusant comme on peut chercher à se raccrocher à son schéma mental. Comme à l'Elysée : il y aura reprise, forcément. Ben non, pas forcément. Et en plus, les chiffres sont de plus en plus truqués.

Quand à la transition sur l'électricité, on vous dira que l’inertie des choix énergétiques des Nations s’y oppose ; la saine gestion des investissements industriels, dans un marché en stagnation, aussi.

L'inertie, c'est du mental. Pas un fait objectif. Saine gestion ? Quelle est la "saine gestion", arrêter le nucléaire à 40 ans d'âge, comme prévu à l'origine, ou "caréner", pour mettre 20 ans de plus ? Mettre plus dans le nucléaire, pour justifier la dépense précédente, excellente illustration d'une vidéo qu'un internaute avait mis en lien (il peut me la rappeler).

Le fait objectif, c'est souvent un dogme, illustration ici du dogmatisme d'une génération qui fut gâtée.

En France, au niveau électricité, nous avons en réalité deux France. Celle d'outre mer, et de la Corse, très avancés dans le renouvelable, d'ailleurs, plus avancée que l'Allemagne, et le continent, pour prendre un terme corse, très en retard, parce qu'il a le nucléaire.

Après, on peut se rassurer, en regardant le mix électrique OCDE, tout en sachant d'ailleurs que l'OCDE, ce n'est plus qu'une partie de la consommation mondiale. Et pas forcément le plus représentatif, étant donné le poids des lobbys.

Le caractère aussi, déraisonnable de l'entêtement, c'est de continuer à faire fonctionner certains investissements obsolètes, dépassés ou autre. Mais cela, c'est aussi le poids des lobbys.

On oublie aussi, le modèle suisse, car électriquement, la Suisse est un modèle. En ce qui concerne les STEP. Elle en a fait un vrai modèle économique, dont personne ne parle. L'échange d'électricité est d'ailleurs, pour la Suisse, le seul poste énergétique qui soit positif chez elle...

Oui, je sais, faire pas cher, et efficace, comme le ferait la STEP à grande échelle en France, c'est pô bien. Mais cela fait 40 ans qu'on paie pour un nucléaire hypertrophié et inutile.

Dernier point marrant, l'année dernière, ce sont les USA qui ont le plus progressé dans l'électricité renouvelable. La plastique de la société américaine joue ici à plein. Je vous rappelle le dogme d'il y a 15 ans : le renouvelable ne peut apporter plus de 2 % de l'électricité consommée.

Pour ce qui est du nucléaire, il n'est pas non plus exempt de risques d'approvisionnement. Le coup de tabac qu'il y a eu en Belgique prouve aussi, que ce n'est une source plus fiable que le reste.

L’inertie des choix énergétiques des Nations s’y oppose ; la saine gestion des investissements industriels, dans un marché en stagnation, aussi. J'appelle cela, le poids du passé et le refus d'envisager un avenir, différend, qui forcément, mettra au tapis des opérateurs historiques. Comme les charbonniers US. A propos, va t'on réouvrir les mines fermées ? Pas du tout, pour la plupart. Une fois fermée, on ne sait pas faire marche arrière, économiquement parlant.

Mais, je fais un pari. Les chiffres de 2017 pour le renouvelable, seront bien meilleurs...

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 12:46

Dans le registre de l'effondrement...

Ce que, certainement, la presse officielle vous dira dans 2 ou 3 ans. L'économie des USA, visiblement, ne va pas bien, du tout, et bien avant la présidence trump.
Où ai-je vu cela ?

Dans les statistiques d'exportations de produits pétroliers raffinés. On a battu des records. Avec une capacité stable depuis 1973, il est donc impossible de tricher avec cette donnée.

Massivement importateurs de produits raffinés, jusqu'en 2010, la situation s'est peu à peu renversée, les USA sont devenus de plus en plus exportateurs de produits raffinés.

Fin 2016, ils ont, de plus, battu un record absolu. Le mois de décembre a été la fête du slip, question exportations. Presque 6 millions de barils la 4° semaine de décembre, plus de 4 millions de barils, en net, c'est à dire, une fois retranchée les importations.
Cela veut dire une seule chose, les USA sont rentrés dans une récession massive. On peut la dater de la mi-2016.

Le reste, c'est du blabla.

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 11:54

"Pourriez-vous expliciter et approfondir votre assertion : "un baril de pétrole, c'est la force de 12 hommes pendant une année". En effet je suis en contact avec un pays d'Afrique "en développement" et cette équivalence pourrait permettre de mettre en rapport les différents mode d'énergie utilisé. En effet, il est difficile de trouver une échelle d'équivalence pétrole et travail humain, animal et autre."

Pour répondre à un lecteur, voilà une échelle :

- un homme au travail, en une année, c'est 100 KWh d'énergie mécanique,

- selon l'AIE, une TEP (tonne équivalent pétrole), c'est 11 630 KWh. ( En moyenne : 1 baril = 159 litres, une tonne = 1208 litres. )

Mais selon Braudel, un outillage simple multiplie très vite la force humaine. L'animal le plus universel, en terme de meilleur rapport de travail, c'est la mule.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 10:37

Faulte d'argent, le pétrole se porte mal. Ce qui est traduit, dans un article du Saker, par, "Surproduction de pétrole : c’est la demande, idiot !" Ce qui a nettement moins de classe, faut il reconnaitre.

Mais le problème est bien posé. Plus que de la surproduction, il apparait que le marché pétrolier est victime du libéralisme, des frontières ouvertes, de la compression salariale, qui abouti à un sevrage forcé, faute d'argent. Au grand désespoir des producteurs, qui ne savent plus à qui fourguer leur merde (dit : "Or du diable").

Le prix est trop élevé pour le consommateur, et trop bas pour le producteur, en dehors de quelques champs "historiques". Ce qui entraîne des hausses de prix dans les pays producteurs, où la population était loin d'être habituée à des prix si haut, bien que par rapport à chez nous, ils soient très doux encore...

Même quelques centimes sont encore trop, si habitudes et revenus sont bas. " Le brut continue de s’accumuler, parce que les consommateurs refusent de brûler cette merde assez vite, parce qu’ils ne peuvent pas se permettre financièrement d’en brûler plus vite ! "

Il y a de quoi rigoler. Je pense que les libéraux ne s'attendaient pas à un schéma pareil, de toute façon, un libéral, ça n'a pas de cerveau. Faut voir celui qui squatte l'Elysée, et la belle gueule de son ex-conseiller. C'est d'ailleurs tout son talent.

Bref, il apparait que le scénario est plié. ça tourne encore, parce que ça tourne. Genre Will E Coyot, courant dans le vide, parce qu'il ne sait pas qu'il y est.

Le crétinisme régnant à l'Elysée, chez des personnes soi-disant bien éduqué, est à mettre en parallèle avec l'intelligence du type de la base, comme ce chauffeur routier capable de s'apercevoir du phénomène économique évident : la disparition, au long des kilomètres de toute activité.

Mais à l'Elysée, visiblement, on est content. On a obéi au dogme, à la loi, et ce qu'on regrette c'est de n'avoir pu choyer plus encore les LGBT. C'est sûr que les derniers locataires de ce palais vont passer dans l'histoire. Un tel degré d'idiotie, c'est du jamais vu dans l'histoire.

Et les stocks, ce n'est pas ce que dit l'annotation du saker (95 millions de barils consommés, pour 200 millions de stock en plus). Visiblement, ce n'est que pour les USA, et les stocks non stratégiques, en plus. De plus, des quantités énormes de stockages supplémentaires ont vu le jour, notamment en Chine, mais aussi dans tous les autres pays de ce qui fut le 1/3 monde. On est donc, très largement en dessus des 200 millions de barils supplémentaires stockés. Ne serait ce que sur les tankers.

Même en France, ils débordent, à presque 100 jours de stocks.

Il est clair aussi, que le pétrole conventionnel paie le prix de l'afflux de ce pétrole non conventionnel, produit sans aucun souci de compétitivité économique, ce qui, dans le cadre actuel, est plutôt risible, vu l'idéologie ambiante. Mais on a vu qu'obtenir ce surplus de production, a été quand même, très long. Et sans doute, peu durable.
Mais le pétrole est aussi une denrée difficilement stockable, au contraire du charbon qu'on peut laisser facilement, en tas.

On a donc réussi un exploit : produire un pétrole cher, détruisant le pétrole le moins cher, pour le vendre, à personne...

Quand aux pays producteurs de pétrole, il serait temps qu'ils développent leurs autres activités.

Un moment de rire ; imaginons nous, dans ce contexte, l'oligarchie voulant se réserver ce qui reste de fossile. Dans le meilleur des cas, les gardes armés protégeront leurs familles voire leurs quartiers, mais pas les excellences.

Comme je l'ai déjà dit, dans un complexe gardé, le tireur d'élite aura tôt fait de liquider les bouches inutiles (ça fera des rations supplémentaires), à savoir ses patrons, et à se taper leurs femmes (la polygamie, ça ne le gênera pas des masses), qui, de toutes façons sont très habiles. Elles sont avec le vainqueur, les bimbos. Et que le vainqueur soit Zaïtzev plutôt que Bill Gates, c'est la même chose, tout en étant différent. Après tout, Bill Gates, il ne sait rien faire de ses dix doigts. Nul doute que la Bimbo ira vers le mâle dominant. Et le Lion, quand il devient vieux, il se fait virer. Dans "soleil vert",  la femelle, c'était du mobilier.

Et que soit vrai, ou faux, le schéma proposé par "Le modèle thermodynamique de l’épuisement du pétrole suscite la controverse ", on n'en a rien à cirer. Le modèle économique vient de s'effondrer avant le modèle physique.

Mais il peut durer encore quelques temps. Salsigne, la mine d'or, était déficitaire dès les années 1930. Elle a continué néanmoins des décennies, parce qu'elle produisait un élément irremplaçable.

Mais il est évident aussi, que ce sera au prix d'une très divergente évolution économique interne.

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