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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 16:07

Il existe aujourd'hui, un tas de champion.
Il y a le champion du libéralisme économique, le chinois Xi Jinping. Rien d'étonnant. Avec sa balance commerciale totalement déséquilibrée en faveur de la Chine, aucune chance qu'il soit pour le retour du protectionnisme. Déjà que le commerce extérieur chinois connait des hoquets digne d'un avalement de bulletin de naissance, il ne va pas donner les verges pour se faire battre.

L'économie chinoise est exportatrice, et perd ses clients, aucune chance qu'il ne plaide pour autre chose.

Aux USA c'est le contraire, le déficit commercial est tellement monstrueux qu'il ne peut que baisser.

Autre champion à signaler, Hollande se verrait bien recyclé comme président du conseil européen. C'est là qu'on colle tous les éclopés du suffrage universel. Une bonne place, bien payée et au chaud. Pas question de retraite, bien sûr. Homme de nulle mérite, il ne voit pas le problème.

Macron se verrait bien président, maintenant que Fillon est en train d'expirer. Ils ont les mêmes programmes, en plus hypocrite pour l'un. Curieux comme on en vient à regretter certains. Sarkozy comprenait, au moins, qu'il était dangereux de faire baisser les salaires.

Il est clair désormais que les candidats systèmes souffrent énormément, et font des flops retentissants. On ne saurait mieux illustrer l'essoufflement dudit système.

Macron fera t'il mieux ? En tout cas, arrivera t'il à être élu ? Le système pense, que, de toute façon, il se trouvera bien quelqu'un pour réunir la bien pensance, à 50 % et plus des voix.

Parce que finalement, au pouvoir.  un Macron carbonisera encore plus vite que Hollande...

En même temps, on peut admirer leur humour -involontaire-. Xi Jinping dit que la Chine restera un "pays ouvert". En tout cas, ce n'est pas un pays ouvert aux produits étrangers...

C'est un pays où les dirigeants mentent comme ils respirent.

Peu importe ce que fera Trump. Il piétine les codes allégrement.

Pour répondre à un internaute qui se trouvait déphasé par sa conscience des pics charbonniers et pétroliers, conjugué à l'inconscience de l'écrasante majorité de ses contemporains, il en a toujours été ainsi.

Le plafonnement des énergies fossiles, est pour le moment, un phénomène mou, qui se manifeste par des crises régionales : Grèce, Espagne, Portugal, Italie, Yemen, Egypte, Syrie. Le système a encore une force de propagande pour masquer le phénomène, et pour le pétrole, on est encore sur un plateau ondulé en légère pente ascensionnelle. Mais cela n'a pas dérangé la vie de bien des gens, et surtout des gens intégrés.

Pensons temps long, ou moyen long. La production pétrolière actuelles des USA est légèrement inférieure à celle de 1970. A l'époque, le pays avait 205 millions d'habitants. En 2015, il en avait 321.

705 millions de tonnes de pétrole consommées en 1970, 851 en 2015. Donc, pas d'étonnement qu'en 2015, 100 millions de personnes, la moitié de la population de 1970 soit sans emploi... En 1970, le taux d'emploi était de 84 % pour les hommes de plus de 16 ans, et de 53 % pour les femmes. Aujourd'hui, les deux cumulés font 59 %, 41 % de sans emploi...

L'effondrement commence doucement, et surprend les imbéciles quand il passe à la pente descendante abrupte. Il est trop douloureux, psychologiquement parlant, pour beaucoup, de l'envisager.

Surtout que c'est un débat totalement absent du monde politique, sauf pour le réchauffement climatique. Mais question épuisement des ressources, rien. Pourtant les signes ne manquent pas, avec les effondrements économiques localisés, les crises politiques, mais comme je l'ai dit, cette crise est lente et molle. Avant de devenir brutale et cataclysmique.
La question politique, est que l'on sent que ça ne va pas, sans arriver à le formuler.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 08:10

Oui, elle a menti quand elle a annoncé que le renouvelable, c'était 8 réacteurs nucléaires (à 10 heures), en réalité, le renouvelable, c'était 18 réacteurs nucléaires.

Les 8 réacteurs dont elle parle, ce sont le nouveau renouvelable, le reste, c'est l'ancien, l'hydro-électricité. Mais il est clair qu'à l'heure actuelle, ce qui sauve EDF, c'est le renouvelable. Qui a, de plus, pris la place du fossile dans la production d'électricité. Mais les lèvres gercées des dirigeants d'EDF ne le reconnaitront jamais.

En outre, on peut noter que malgré la vague de froid, on est encore loin des pointes de consommations de 2012. Sans doute ici aussi, l'effet de la paupérisation et du changement technique. Le chauffage électrique classique, après la RT 2012, est simplement en voie d'extinction douce.

Chaque année, les plombiers chauffagistes installent des dizaines de milliers de chaudières à gaz, en remplacement du chauffage électrique, et c'est un phénomène très ancien. On fait construire avec l'électrique, et le passage à autre chose est la première priorité.

De même, la pompe à chaleur, air/air, a un marché important. Même s'il n'est pas subventionné.

De plus, comme je l'ai souvent indiqué, le logement chauffé à l'électricité est invendable et inlouable, sauf dans les zones tendues. En même temps, un marché immobilier à deux vitesses se développe et se développera. Le marché du récent, et le marché du taudis énergétique.

De même, les dépenses d'isolation, même menées sans impulsion forte, finissent par avoir un impact important.

A l'insu du plein gré des hommes politiques, la France, techniquement, est rentrée en transition énergétique.

Not'bon président, que le courage n'étouffe pas, avec la COP 21, voulait simplement profiter politiquement d'une baisse tendancielle de la consommation énergétique en Europe, visible dès 2005, quand aux autres, s'ils étaient venus, comme le président chinois et le président US, c'est clairement qu'à l'intérieur, il était visible que la transition était aussi engagée. Epuisement des gisements charbonniers en Chine, baisse de la production de charbon, baisse de la consommation aux USA, avec la fermeture des plus anciennes centrales électriques, celles à charbon, ils voulaient profiter politiquement, d'un mouvement de fond, en feignant d'en être les instigateurs.

De plus, on peut dire que les dirigeants EDF ont atteint un niveau de bredinerie sans pareil. Le chauffage électrique, n'a JAMAIS été rentable, parce qu'il nécessite une infrastructure de transport surdimensionné, et qui n'est pas amortissable sur 3 mois.

D'ailleurs, il est significatif qu'EDF n'a jamais eu la même politique énergétique en métropole et dans les Dom Tom, plus la Corse. Là, la politique a été très tôt axée sur l'économie d'énergie, et ceux-ci connaissaient déjà les lampes à économie d'énergie généralisées, pendant que ce n'était qu'un concept en métropole.

Mais la consommation d'énergie, en berne, même si son prix augmente, indique une baisse imparable du pib réel. La dépense qui n'a pas eu lieu, n'est pas décomptable, ni "productrice de richesse".

Le bas de plafond qui intervient à Davos pour blâmer la remise en cause de l'ordre libéral international, n'a pas compris une chose. L'ordre libéral international s'effondre et collapse sous l'effet de la crise énergétique, pour laquelle il n'a pas de remède à proposer. La poussée des "populistes", n'en est que le reflet.

Les USA viennent de s'apercevoir que le caïd, c'était celui qui avait le plus d'énergie. Pas eux. Plus eux.

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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 10:39

Attention les p'tits gras, attachez vous au fauteuil, l'investissement pétrolier va augmenter. 

"Pétrole : après deux ans de chute, les investissements repartent". ça c'est son maximum. Plus que dans les 300 milliards à rattraper. Une paille.

Mais bon, on annonçait une dépense de 450 milliards en 2016. Serait ce une remontée, ou simplement l'amortissement de la chute ???

En France, c'est l'atome qui pose question, et surtout l'aberration du chauffage électrique, qui concerne 38 % des français.

Gouffre financier pour le client et l'entreprise, le chauffage électrique n'a été promu que pour justifier un nucléaire surdimensionné. Le client paie cher son chauffage, et le réseau électrique est trop important 99 % du temps, et insuffisant 1 %.

Les pompes à chaleur air/air, elles mêmes, bien que nettement plus efficaces, peinent aussi. Elles approchent le point où elles basculent sur une résistance électrique. Comme ce sont les plus vendues, il n'en faudrait pas beaucoup pour faire chavirer le réseau. Il est de plus en plus clair que le chauffage électrique a été une escroquerie sans nom, le nucléaire le clou du cercueil du pays.

Pour ce qui est de la réaction des pouvoirs publics sur le problème du chauffage, elle est pitoyable : "tarifs sociaux de l'énergie : Son montant, compris entre 48 et 227 euros, est déterminé en fonction des revenus et de la composition du foyer. "

Autant soigner un cancer avec de l'aspirine.

Il n'y a qu'une chose de sûr, c'est que les prix de l'électricité vont augmenter fortement, et ceux du pétrole, pourraient faire de même. Pour ce qui est de leur baisse, c'est du passé.

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 16:16
Deux principaux scénarios d'effondrement sont avancés :

    Le premier passerait par la surconsommation de la minorité, les élites qui entraînerait alors l'épuisement des ressources pour la masse, privée du minimum pour survivre : c'est la famine par l'inégalité.
    Un autre scénario se base sur l'exploitation soutenue de ressources limitées qui viennent à s'effondrer entraînant la masse dans le déclin, suivie ensuite par les élites.

Dans les deux cas, la jouissance monopolistique de la richesse par les élites les aveuglent : épargnés (temporairement) par le besoin, ils ne conçoivent pas le processus d'effondrement en cours et poursuivent leurs activités comme si de rien n'était.
Source : notre-planete.info, http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3973.php

Pour "notre planète" le monde actuel est proche de son effondrement. "La jouissance monopolistique de la richesse par les élites les aveuglent : épargnées (temporairement) par le besoin, ils ne conçoivent pas le processus d'effondrement en cours et poursuivent leurs activités comme si de rien n'était".

Ceux qui sont sensés le percevoir, les écologistes, sont encore plus cons que les élites. Ils voient à côté de la plaque, plaident pour le transport en commun dans les grandes villes, au lieu de la voiture, en oubliant que le problème, c'est justement la grande ville.

La Californie a vu cesser la sécheresse qui l'étreignait depuis six ans déjà. Mais cela ne change pas le problème de base. La Californie n'aurait eu aucun problème d'eau avec la population du début du XX° siècle, c'est à dire 3 millions d'habitants, dont la consommation était très sommaire. Avec 38 millions, c'est une autre paire de manches, et ces 38 sont très loin d'être économes en la matière. Et qui sont attirés par l'héliotropisme c'est à dire fondamentalement, un climat très sec, mais avec piscines et douches journalières. Les cow boys du XIX°, en la matière se baignaient quand ils trouvaient de l'eau, dans une mare.

 

Il parait que les fermiers consomment beaucoup plus d'eau que les habitants. C'est vrai. Mais les 38 millions d'habitants ont besoin de nourriture. Et si la production se concentre sur les produits d'exportations, le problème serait le même si l'agriculture californienne se concentrait sur les produits vivriers. Et même si le californien moyen retournait très en arrière, et se mettait à bouffer du serpent à sonnette, il y aurait très vite pénurie de celui-ci.

Le serpent fait horreur à l'être humain, mais l'être humain a tué beaucoup plus de serpents que le serpent d'êtres humains et l'écart est encore plus important si l'on considère qui boulotte qui.

Il reste que l'article est désespérément optimiste. Il voit la civilisation s'effondrer en 2050, et des élites désemparées par leur idéologie libérale.

Le retraité, pas maltraité, le fonctionnaire aussi, pense : "on trouvera bien une solution".

En Arabie séoudite, on a trouvé la solution. On consomme deux fois plus d'eau par habitant qu'en France... Comme ça, ils seront morts plus vite.

Pour en revenir à nos moutons californiens, les intempéries ont choisies d'arroser les zones républicaines, le nord de l'état, en laissant le sud démocrate dans la sécheresse et la M...ouise.

Donc, on se retrouve avec deux crises conjointes, les inondations d'un côté, la sécheresse de l'autre. Surtout qu'en 6 ans, le sol a eu le temps de devenir très sec et imperméable.

La crise politique actuelle, personnellement, je ne la vois pas continuer pendant 33 ans avant qu'elle ne se déboucle.

Deux principaux scénarios d'effondrement sont avancés :

    Le premier passerait par la surconsommation de la minorité, les élites qui entraînerait alors l'épuisement des ressources pour la masse, privée du minimum pour survivre : c'est la famine par l'inégalité.
    Un autre scénario se base sur l'exploitation soutenue de ressources limitées qui viennent à s'effondrer entraînant la masse dans le déclin, suivie ensuite par les élites.

Dans les deux cas, la jouissance monopolistique de la richesse par les élites les aveuglent : épargnés (temporairement) par le besoin, ils ne conçoivent pas le processus d'effondrement en cours et poursuivent leurs activités comme si de rien n'était.
Source : notre-planete.info, http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3973.php
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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 07:38

Tous les empires ont la même fin. Le centre s'effondre avant les périphéries, même si celles-ci sont semi-hostiles, comme la Chine.

Le sommet de Davos a lieu, avec deux paumés représentant les USA, Biden et Kerry. On se demande ce qu'ils sont venus faire ici.

Là on râle contre la taxe à 35 %, chère à Trump, qui va contrarier la tâche des fabricants d'automobiles. Le "pôvre" consommateur de BMW va devoir se contenter d'une Chevrolet. Intolérable.

Pourtant, les constructeurs aiment bien ouvrir tous azimuts les usines ça et là dans le monde, mais pas aux USA ? Ils aiment surtout ouvrir des usines sans salariés. Ou avec très peu de salariés.

Vu les prix industriels aux sorties d'usines, il n'y a plus grand avantage à délocaliser. Installer une usine neuve en France où aux USA ne produira guère plus cher qu'au Mexique, ou au Maroc, si l'on compte les frais de transports.
En réalité, l'adhésion ou le rejet du monde actuel est surtout le fruit d'intérêts locaux, et de perceptions locales.

On s'alarme de la montée du "populisme" à Davos, pendant que Pékin défend le libre échange. Il faut dire que Pékin a beaucoup à perdre, et avait beaucoup gagné précédemment, en désindustrialisant l'occident.

La Chine a désormais une situation acquise, qu'elle ne veut pas voir remettre en question. Et qui pourtant, est dans les faits, remise en question. Toute situation acquise est non négociable, c'est bien connu.
Pourtant, le commerce extérieur chinois baisse fortement, et pour cause. Les devenus gueux qui étaient leurs clients, n'ont plus un rond.

Trump n'avait rien compris, nous disait un article. Il faut du dollar, de plus en plus, pour la machinerie mondiale, et donc du déficit extérieur. Seulement, le déficit, il entraine la misère et la baisse de la demande.

Alors, que s'est il passé ? Brexit et Trump élu, les deux têtes de l'empire ont déclaré son dépôt de bilan. On parle d'impôt sur les sociétés à 15 %. Inutile de dire que le miracle irlandais, par exemple, est fini. Pourquoi aller mettre un siège social à Dublin, plutôt qu'au Delaware, ou à Londres ?

L'Irlande a joué son rôle, celle du torche cul à jeter après usage. Et retrouvera vite son rôle de rien du tout.

On retombe sur les pieds d'une absence de croissance. La Chine tire sur un charbon bientôt défunt, et le pétrole est en crise.

Bien sûr l'effet de génération fait dire à certains qu'il y a une demande de plus en plus grande pour le carburant. Seulement, il faut leur expliquer, doucement, avec ménagement, qu'il y a une différence de taille, entre VOULOIR et POUVOIR se déplacer. Logiquement, avec la baisse des prix pétroliers, il y a eu une demande accrue, pendant que les autres usages du pétrole continuaient à baisser.

La demande accrue de carburant ne peut perdurer que si les prix sont sages. Sinon, ils continueront de baisser.
En France, la consommation de produits pétroliers a encore été en baisse en 2016, pas de beaucoup, avec une demande en essence plus soutenue (mais avec quand même encore + de 80 % de gazole comme carburant). Moins de 60 millions de tonnes désormais.

On peut dire ce que l'on veut de la globalisation. Sans pétrole supplémentaire, elle n'existe plus, et la baisse des prix n'a pratiquement rien apporté comme tonus économique. On s'est contenté, souvent, dans beaucoup d'endroits, de prendre un modèle de voiture un peu plus vorace.

De toute façon, le glissement du pétrole, de multi-usage, à un usage uniquement de transport est pratiquement terminé, et le fait de renvoyer l'usage du fioul de la chaudière à la bagnole, n'a pas grande signification.
 

Trump se contente d'énoncer des vérités, il a cité les 96 millions d'américains sans emploi, en plus du chômage officiel, et cela sent fort la perestroïka et la glasnost.

Bien entendu, les apparatchiks, ou plutôt, dans ce cas là les filsapapparatchiks trouve cela intolérable.

Les "croissances" observées, dans certains pays, ne sont que des transferts. On va passer des vacances en Espagne, au lieu d'Afrique du Nord. Et alors ? La masse globale en baisse a été réaffectée. Sans plus.

En France, il est clair que la colonne vertébrale économique est cassée.
En 2015, la consommation de pétrole avait légèrement augmenté.
En 2016, elle a baissé. Et en cas de reprise des prix ???

on a simplement profité d'une baisse des prix pour rouler un peu plus. Et encore, 2015, avec son + 1.1 % n'a pas effacé 2014, et son - 2.5 %.

Dans le transport, l'effet prix sera immédiat. Curieux que certains l'ignorent.

La démondialisation/déglobalisation, n'est pas une option, c'est un fait. "Delamarche : sur la consommation US, la réalité n'a pas l'air d'être aussi rose que ce que l'on veut nous présenter".
Là aussi, donner, par le libre échange la VOLONTE d'échanger, ce n'est pas donner La POSSIBILITE de le faire. La possibilité légale de la faire, par le libre échange n'est pas la possibilité physique de le faire, par la question énergétique. Là, visiblement, on est très loin du compte.

DAVOS donne la responsabilité du blocage de la globalisation, à la montée du "populisme", ce qui relève, en réalité, des limites de la croissance.
Cette bande d'énergumènes incultes et illettrés, a commencé un léger aggiornamento, mais est incapable de voir la réalité. Ils sont tellement coupés des réalités physiques, qu'ils sont dans l'impossibilité d'en apprécier le caractère tangible sur l'activité économique.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie Economie
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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 18:15

Et la boucle est bouclée. Vous vous souvenez du catalogue Manufrance, qui était distribué partout ? Et aux USA, le plus célèbre, c'était celui de Sears, roebuck et compagnie qui envoyait des catalogues partout, remplaçant le "facteur", dans le sens ancien, c'est à dire l'homme d'affaire qui traitait à distance, et à qui on commandait tout, y compris les femmes... Sans rire. Dans les colonies, ou dans les endroits lointains, le facteur était chargé de trouver aussi des épouses...

On voit qu'une boucle s'achève. La vente par catalogue pré-établi avait remplacé le facteur, puis les grandes surfaces ont coulées les catalogues, puis les catalogues internet coulent les commerces.

Enfin, les catalogues internet, qui sont souvent moins chers (pas de coût de grandes surfaces), sont responsables d'une partie de la crise. L'autre responsable, c'est la paupérisation de la population. Les malls US, de plus en plus géants et de plus en plus clinquants, sont de plus en plus abandonnés.

"En 2010, Sears avait 3.555 magasins. L’an dernier, Sears n’avait plus que 1.503 magasins, et maintenant elle et en train de fermer un tas d’autres de ses magasins. C’est une véritable catastrophe !" A mon avis, la cata, c'était quand on a ouvert les magasins.

Et cela dénote bien le pic pétrolier, et le retrait de vie économique qui s'opère dans tous les pays. L'économie classique s'étiole de plus en plus, pendant que des abrutis ne pensent qu'à ouvrir de nouveaux centres commerciaux, et que globalement, le commerce décline.

La fermeture des magasins Sears explique aussi la victoire électorale de Trump. Qui ferme t'on en premier ? Les magasins qui perdent de l'argent, les moins rentables et moins fréquentés ensuite, jusqu'à ce que la techno-structure du groupe soit trop lourde pour les membres que constituent les magasins.

On a pour les USA, une problématique tout à fait différente que celles qu'ils ont affrontés jusqu'alors.

Certes, des périphéries se sont révoltées, la plus grand révolte étant la guerre civile, mais ce ne fut pas la seule. Les Indiens furent aussi écrasés, mais les fermiers de l'ouest souffrirent aussi énormément, et répliquèrent par la formation du parti populiste. Ils étaient simplement complétement plumés par les frais ferroviaires.

Sans compter le banditisme armé. Les célèbres frères James ont pu tenir aussi longtemps, parce qu'ils combattaient les chemins de fer et leurs nervis, connus sous le noms de Pinkerton., et globalement, avaient largement le soutien de la population.

Les Pinkerton furent connus comme les plus grands briseurs de grèves de la création et de la manufacturing belt.

Le problème des USA désormais, et comme le montre l'élection Trump, c'est que les zones de dissidences sont quais généralisées, et qu'elles se calquent sur l'abandon économique.

Pour le moment, les grandes villes sont moins touchées par le phénomène, et donc adhèrent, encore, en partie, au système.

2000 magasins en moins depuis 2010, c'est aussi pas mal d'emplois en moins, des malls qui ont été durement touchés, et qui se trouvent souvent fermés, ou vides en partie. De plus, la fermeture d'un magasin, entraine souvent la fermeture des magasins proches.

Cette économie, en phase de desquamation, se traduit sur le plan politique. Il n'y a plus désormais sur la carte, de traces visibles de blocs, adhérant à la politique actuelle.

D'ailleurs, la crise de la grande distribution se ressent aussi en Chine dans la violente contraction du commerce extérieur, et la machinerie économique ne tient qu'à un fil de bulle immobilière.

La carte en bleue ne désigne que les minorités ethniques, les villes côtières et quelques villes-centre. Comme Mao l'avaitr dit, l'encerclement des villes par les campagnes.

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 14:35

" L’issue ne fait guère de doute : au mieux des cotes de popularité en baisse permanente, au pis une crise dont la démocratie se relèvera difficilement. "

jancovici a écrit un article en Décembre. En réalité, la cote de popularité en baisse constante, c'est une crise de la démocratie, ou plutôt une crise du régime en place, qui n'a qu'une apparence de démocratie.

Sa donnée principale, de long terme, c'est la baisse des ressources. Sa donnée accessoire de moyen et court terme, ce sont les vaches sacrées de la dette, du libéralisme économique, qui sont des objets de culte et non des rationalités.

L'objet du court terme, c'est aussi la politique/propagande existante.

Les bénéficiaires du système sont de moins en moins nombreux, le bobo de célèbre réputation, qui n'a rien vu se dégrader, parce qu'il vit dans sa bulle.

Chamberlain, on l'a déjà eu. Il s'appelle de son petit nom, Hollande, et complétement discrédité se croit autorisé à bavasser.

En même temps, au lieu de "défi climatique", on devrait parler de "défi énergétique", dont c'est le faux nez.

Surtout, la crise économique est un alibi pour reporter la transition, comme dans le cas espagnol.

Ailleurs, on parle des USA qui redeviendront les plus grands producteurs du monde. Soyons modestes. Et Menteurs. Autant que lorsqu'on annonçait que ceux ci étaient redevenus le premier producteur de pétrole.

Quand à devenir exportateur net de gaz, les USA sont mal barrés. A part le Mexique, il leur est difficile d'approvisionner qui que ce soit, sauf de manière marginale, faute de gazoduc, voie royale de l'exportation du gaz.

Pour le charbon, vouloir le relancer est illusoire. Il ne sert massivement qu'à produire de l'électricité, et il y a aux USA et dans le monde OCDE, de moins en moins de centrales thermiques au charbon.

En outre pour pétrole et gaz de schiste, il manque un petit quelque chose appelé "rentabilité", vital en système capitaliste. Il manque même aussi, la chose appelée "cash flow".

D'ailleurs, pour le pétrole, il manque même la demande, aux USA. Là aussi, le ploucus simplex est prié de se serrer la ceinture. Et comme on ne lui a rien dit, il croit à une punition. Il est simplement "ajusté", pendant qu'il voit les autres qui le sont pas.

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 07:59

On voit beaucoup d'articles sur le Venezuela, souvent tous orientés dans le même sens, "le socialisme est en faillite", "ça ne marche pas", etc...

Mais on peut comparer. Comparons donc, le vilain socialiste  Venezuelien, et le gentil mexicain, ami de Washington. Enfin, jusqu'à maintenant.

En réalité, les deux économies sont comparables, avec la seule différence de la situation géographique.

Les 5 cartels de la drogue qui se battent entre eux, sur la totalité du territoire mexicain, et on peut dire, sur 1/3 du territoire yankee, en sachant que les incidents se produisent sur la quasi totalité aussi du territoire US assurent de colossales entrées d'argent au Mexique. On peut ajouter que les maquiladoras bénéficient du fait qu'ils sont juste de l'autre côté de la frontière du Rio Bravo/Grande, proximité dont ne bénéficie pas le Mexique.

Le Mexique et le Venezuela ont des réserves très importantes de pétrole, sans doute le golfe du Mexique étant le plus grand gisement existant au monde.
Le petit problème, c'est que le brut de l'Orénoque est ruineux à exploiter : un TRE (taux de retour énergétique), très bas, de l'ordre de 1 baril investi pour 3 produits, et que pour le Mexique, il n'existe pas, à l'heure actuelle de technologie pour exploiter ces colossaux gisements, dont on ignore comment faire remonter le contenu, sinon de manière marginale. Et coûteuse.

Le plus grand gisement identifié a une production très marginal, de 40 000 barils par jour, et un coût d'exploitation tellement élevé qu'il n'intéresse personne.

Le problème du Venezuela sont d'être tous deux des "cas kangaré", aggravés par le fait que le cas kangaré étudiait des économies pétrolières à la fin des années 1970, mais que ces pays avaient encore une agriculture de subsistance.

L'Alena a largement démantelé l'agriculture mexicaine. Le Venezuela est importateur de longue date de denrées alimentaires, et autres.

L'un produit 2 millions de barils jour (Mexique), l'autre, 2.6 millions de barils jour, et leurs gisements classiques sont en décroissance.

Pour le Venezuela, l'exploitation de la ceinture de l'Orénoque implique l'importation de produits pétroliers légers, en quantités importantes, pour fluidifier le brut.

Mais il est clair que le Venezuela vit une économie de rente qui fait les beaux jours, ou le temps calamiteux. Et ce n'est lié ni à Chavez, ni à Maduro, c'était déjà le cas dans les années 1970,1980 et 1990.

Mais il est clair que la bourgeoisie venezuelienne, profiteuse exclusive de la manne jusqu'à Chavez, a très mal vécu le fait de devoir partager, dans ses splendides villas de Miami, et leurs comptes en banque en $ bien dodus, reflétant un problème bien connu en Amérique latine, le manque total de lien de cette bourgeoisie avec son pays, où règne encore une mentalité coloniale affirmée, et où il n'est considéré, que comme un territoire à exploiter au maximum.
Cette bourgeoisie se vit au XIX° siècle comme européenne, aujourd'hui comme américaine, mais exceptionnellement comme ressortissante de son pays d'origine. Sans doute le fait que linguistiquement, l'Amérique latine est très unifiée et politiquement divisée.

Ce problème de bourgeoisie apatride était déjà connu au XIX° siècle, et lieu commun en 1920. L'investissement et l'implication était réduite au minimum, et le rendement exigé maximum.

Dans cette mentalité, on peut noter des exceptions, ou des tendances à être moins fortes, au Chili, où le sentiment national a été dopé avec la guerre de 1879 avec la Bolivie et le Pérou, le Costa Rica, où la petite propriété a régné longtemps, dans un pays délaissé et abandonné à lui même (c'est l'avantage de n'intéresser personne), où le mépris du lieu était tellement grand, que les espagnols évacuèrent la zone de l'Amérique centrale sans combats, au moment des guerres d'indépendance, le Mexique, à l'histoire troublée, par les invasions (françaises et US), par l'anti-américanisme, enfin par la révolution de 1911.

Mais le sentiment de se sentir apatride, et lié à aucun pays est généralisé dans ce que l'on appelle "les élites", et leur comportement économique ou politique n'est pas rationnel.

Mais, en Amérique, USA, Mexique, Venezuela vivent la même expérience : la baisse de leurs ressources pétrolières.

Les USA vivent cette chute au ralenti, grâce à leur dollar monnaie de réserve, mais reste la pays aux 100 millions de chômeurs, et au 20 % du PIB engloutis par le secteur de la santé.

L'irrationalité gagne aussi la bourgeoisie bobo et démocrate us, attachée à faire chuter Trump et ses rednecks ayant déjà tout perdus (sauf leur AR 15, leur AK 47, leur CZ 58, leur mosin nagant -gros succès là-bas-), ne voyant pas que la prochaine embûche mis la Yellen sous les pas de Trump, à savoir la remontée des taux, va atomiser leur immobilier et leur portefeuille de titres...

A ce propos, je citerais ce que l'on m'a dit sur une ville française. Cette rive, c'est les bobos qui votent à gauche, l'autre, les pauvres, qui votent à droite.

Il va s'en dire que le méchant Trump est bien entendu, responsable de l'épuisement des gisements de pétrole mexicain, dont le pic des exportations est affirmé. Quand les exportations nettes seront tombées à zéro, ou que le Mexique sera devenu importateur net de pétrole, on verra la suite.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 12:36

Chez nos voisins godons, on gamberge dur sur l'énergie (nos dirigeants z'à nous, eux, ils pensent pas, Fillon, lui, n'a même pas de quoi penser. Je doute qu'il ait un cerveau),

il faut dire qu'il y a de quoi :

" En 2015, l'électricité générée au Royaume-Uni a été produite à environ 30% par des centrales au gaz, à 30% par des centrales à charbon, à 19% par des réacteurs nucléaires et 19% par les énergies renouvelables. "

Bon, je résume pour ceux qui ont pas suivis : les centrales à charbon sont antédiluviennes, les centrales nucléaires seront bientôt toutes fermées, et visiblement, il y a de moins en moins de gaz en mer du nord, quand au gaz de schiste qu'ils pourront tirer de chez eux, ils pourront en remplir quelques briquets.

Donc, on peut s'attendre, côté godons, à quelques problèmes électriques, en même temps que l'on voit des ressources renouvelables devenues significatives, alors qu'elles ne devaient pas dépasser les 4-5 % il y a 10 ans.

Côté USA, d'après Orlov, visiblement, on penche fortement pour un changement de régime en Arabie séoudite, histoire d'en finir avec le terrorisme, faire baisser drastiquement leur consommation de pétrole qui, comme chacun sait, appartient de droit aux USA.

Le côté "terrorisme", serait comme dans le cas de l'esclavage avec le sud, un prétexte tout trouvé pour faire main basse sur le grisbi, d'abord parce que les séoudiens de tous poils ont beaucoup de $, ensuite, qu'ils ont encore pas mal de pétrole, que bêtement, ils consomment de plus en plus.
Il faut les guérir, au plus vite, de ce vice. En un mot, il faut qu'il arrêtent de faire chier, et réduire l'état séoudien, à un croupion où plutôt procéder à une partition, où les réserves pétrolières se retrouveraient dans un état réduit, peuplé de 2 à 3 millions d'habitants, et qui aurait privatisé son secteur pétrolier.

L'affirmation suivante de Orlov, que les mariages entre cousins, cela crée des tarés, génétiquement parlant, est  en généralement couramment admise. Cela ne donne de bons résultats, ni pour les lapins, ni les cochons, ni les humains.

Question enseignement, visiblement, les autorités séoudiennes, elles mêmes se plaindraient de la qualité, ou plutôt en l'espèce, de l'absence de qualité de l'enseignement. Il faut dire que la matrice idéologique du régime, le Wahhabisme ne se prête guère à l'esprit critique, mais que le Coran -la récitation-, est souvent apprise par coeur, sans comprendre la langue, et encore moins, en la commentant.

les réformés, les plus alphabétisés à une époque, eux, lisaient, commentaient, et faisaient de l'explication de texte de la bible. C'est une démarche totalement différent.

Mais comme l'a dit Orlov, les armes US, de haute technologie, ne peuvent servir sans l'assentiment de leurs vendeurs, c'est à dire, être désactivés. Et vue la qualité de l'armée séoudienne...

En plus, on pourrait même donner une couleur humanitaire à l'opération. Sauver le Yemen, agressé, par exemple.

Il est clair que l'histoire US est pleine d'agressions, y compris à l'intérieur. La fin des guerres indiennes porte de manière éclatante le poids de la guerre civile. Les gens comme Custer étaient des "frustrés de gloire", et globalement des militaires très médiocres, n'hésitant pas à tuer femmes et enfants pour simuler des batailles qui n'avaient pas lieu. La compensation de leurs échecs face aux confédérés.

D'ailleurs, si je me souviens bien, après Little Big Horn, les autorités civiles et militaires se hâtèrent de rétablir et ramener au service actif quelques officiers rebelles. Ils s'étaient aperçus qu'il y avait une cht'ite différence entre mener une guerre et massacrer.

Dans le grand lessivage et pour laver plus blanc que blanc la réputation des élites américaines de leur collaboration avec les séoud, rien de tel qu'une guerre.

Vous prenez une bourgeoisie de la côte est, bien proprette sur elle, et vous la lancez contre le sud, au nom de la liberté, en oubliant qu'ils ont été les armateurs des négriers, les financeurs du trafic d'esclaves, les banquiers du sud, et les recycleurs du commerce du coton.

Pour dire que les yankees, de savoir que leurs élites dirigeantes étaient culs et chemises avec les séoud, ils n'en auront rien à cirer. En Arabie, ils pourront chanter ce qu'ils veulent, ça ne leur posera aucun problème moral. Personne n'écoutera ni ne les croira.

Quand à la Russie, à la Chine et à l'Iran, voler au secours des séoud, ça me semble assez tiré par les cheveux, parce que l'ardoise des fondamentalistes, avec les uns et les autres, est longue comme pas possible. Je pense plutôt qu'ils laisseraient faire, mais qu'il y aurait d'autres monnaies d'échange.

Mais, même le pillage de l'Arabie serait peu de choses, de la menue monnaie, par rapport aux besoins.

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 07:27

On est donc en plein dans le médical aujourd'hui, après le colon, j'ai mal aux dents. C'est à mes chicots, pardon Mexico, que ça barde.

Le prix des carburants viennent de flamber, et à son tour, après avoir été pendant plus de 3 générations un important producteur de pétrole, le Mexique, voyant ses ressources décroitre, va faire payer plein carat le carburant à sa population.
Pour la population des états pétroliers, le carburant bon marché est d'ailleurs souvent, le seul avantage, et après des décennies d'habitudes, et d'activités économiques réglées sur cette donne, l'atterrissage est rude.

Sa production est passé de 3.4 millions de barils/jour en 2004, à 2.2 millions en 2015. Elle continue à baisser. La perte des recettes d'exportations, causée par la baisse des prix et la baisse des volumes rend la position de Pemex intenable, et la hausse des prix; inéluctable.

On a dit que la Pemex était peu performante, mais le recours aux sociétés étrangères n'arrangerait sans doute rien. Les gisements épuisés, sont des gisements épuisés, d'autres ne sont tout bonnement pas exploitables dans l'état actuel des techniques.

L'année 2017 verra sans nul doute, la production tomber à moins de 2 millions de barils jour, et ce qui fut le champ géant Cantarell a vu sa production tombé à 130 000 barils/jour, contre 2 200 000 à son apogée. Ku Maloob Zaap, lui, assure le gros de la production.

Quand aux exportations, elles se réduisent d'années en années. Si le Mexique reste un gros exportateur de brut, il importe des produits raffinés, et le volume net de pétrole exporté est réduit. Le volume net d'exportation avoisinait en novembre 2016, les 500 000 barils/ jours, soit pas grand chose. (1 273 156 exportés contre 764 072 importés).

Le gaz, quand à lui, est déficitaire. Donc, dans le financement de l'état mexicain, Pemex est en crise, d'abord parce qu'il lui a fallu beaucoup investir, et qu'il lui est impossible, désormais, de faire reposer tout son financement, celui de l'état mexicain, et celui des consommateurs mexicains, sur ses seules exportations.
La suite, on la connait.

L'état mexicain est largement un état failli, ravagé par les cartels de drogue. L'essor des maquiladoras est désormais, dans le meilleur des cas, finis, dans le pire, les usines reprendront la direction des USA, il ne restera qu'un trou noir, trop loin de Dieu, et trop près des USA.

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