La rigole...
24 Août 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Economie
Je vais vous parler de haute, voir très haute
technologie, pour l'amélioration des conditions de vie .Aussi, si vous avez été Trader, vous pouvez poser des questions, car ce n'est pas évident de comprendre des mécanismes si compliqués.
En France, quand on parle de nature, on ne sait pas de quoi on parle.
La France n'est pas un milieu naturel, c'est un milieu CONSTRUIT, et on peut parler de décollage réel du pays, à une époque très reculé, celle des moines bâtisseurs. En gros, de l'an 800 à l'an mil, et après, le mécanisme leur échappe.
Ils ont défriché, drainé, mais aussi irrigué et utiliser une arme atomique de structuration du milieu naturel : la rigole.
Des régions répulsives, pelées, sont devenus attirantes.
Un phénomène égal est en train de se dérouler au Burkina-faso, en ce moment même. Pour lutter, là aussi, contre la désertification et faire reculer le désert, on réinvente le bocage.
Pour ce, on crée des rigoles, on creuse des mares, et les résultats sont spectaculaires. Les pluies, de dévastatrices sont devenus bienfaitrices.
On utilise la gravité, on tire des cordeaux, on creuse.
Là, c'est l'économie réelle, peu médiatique.
Une fois crée, le système, bien géré, s'autoentretient.
Bien entendu, en France, on a balayé le bocage et remembré, tout ça, ce n'était pas assez "moderne".
On a donc, de nouveau, des problèmes d'inondations, de lessivages des sols, et des aléas de rendements.
Bien entendu, le système boursier aime les aléas.
Quand Staline faisait creuser les canaux d'irrigation en Ukraine, il essayait de parer à l'iirégularité de la récolte. Mauvais, tout ça.
Ce qu'il faut, au système, ce sont des forts aléas qui lui permettent des yoyos et de gagner beaucoup d'argent.
Une différence de 15 millions de tonnes de céréales ukrainiennes, c'est énorme.
On nous dit que 100 millions de personnes supplémentaires ont connus la faim à cause de cela, c'est faux.
Il n'y a qu'à voir la courbe des revenus mondiaux, c'est au minimum 3 milliards de personnes, le milliard avoués, ce sont les malnutris sévères.
Bien entendu, au dessus, certains n'ont pas souffert, mais ont connus l'asséchement de toute leurs réserves monétaires (il faut bien payer la dîme à Goldman sachs).
Bien entendu, comme on ne fait pas d'omelettes sans casser d'oeufs, il y a eu des morts.
Au Burkina Faso, comme au Niger, la désertification n'est pas une fatalité. On dit que le Sahara reverdit. C'est possible. Certains disent que ce sont les effets bénéfiques du changement climatique, mais on peut aussi mettre en cause, la naissance de paysans africains, gens, qui, malgré très peu de moyens et avec beaucoup de peine, ont changés leurs méthodes de cultures.
Bien entendu, aussi, tout ça ce n'est pas "moderne". Il faut de la main d 'oeuvre, qui travaille dur, et sur ce milieu fragile, la mécanisation ne sera jamais possible et engendrerait une marche arrière.
Bon, c'est pas tout ça, mais ma réserve d'eau est à sec, et même pendant la canicule de 2003, ce n'était jamais arrivé.
le remède est simple, la réserve était trop petite (2.5 M3 d'eau), pelle et pioche, et quelques buses supplémentaires.
ça c'est de l'investissement (dépenses qui engendre un revenu, ici, en l'occurence de l'eau gratuite). Beaucoup de voisins, n'en sont pas encore là. Ils préférent la fanfreluche à l'utile, et ont bien appréciés leur nouvelle piscine.
Tant mieux, ils paieront un peu mieux d'eau.
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