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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 11:17

Dans l'oligarchie, on peut voir deux comportements. Le premier, c'est "encore un instant, monsieur le bourreau", et la deuxième, la technique du sablier, pour rendre les choses irréversibles.
Mais il semble que le point de fracture prévu par le rapport Meadows est atteint. Les voeux de l'oligarchie ne seront donc pas atteints, parce qu'ils n'arriveront plus à influencer le pékin. (ce qui devient de plus en plus ardu). Les temps changent :

C'est la courbe des investissements dans le secteur pétrolier. En 2000, le montant de ceux-ci atteignaient 100 milliards de $, et 150 en 2005. Cette année là est une année charnière, parce que la production classique, malgré ce déluge d'investissements, n'a pas augmenté.

Seuls, les pétroles extrêmes ont pu progressé, parmi eux, le plus important n'est pas le pétrole de schiste, mais le pétrole de condensat...

Et l'évolution s'est continué en 2016 : plus que 394 milliards... - 42 % en 3 ans, cela signifie un secteur en effondrement, et on ne reconstitue pas aisément des capacités de forages, comme ça.

Les chiffres exacts fluctuent un peu, et c'est 3 années de baisses qui seraient la réalité. En effet, le montant des investissements 2013 auraient atteint 694 milliards. Peu importe, à la limite, ce qui est important, c'est le montant de baisse, et l'année 2017 ne voit que 405 à 425 milliards de $ programmés pour la prospection recherche, avec la question qui tue : on ne fore plus, faute d'argent, ou faute de gisements repérés ? Parce que depuis 15 ans, c'était plutôt modeste : 9 milliards de barils trouvés chaque année, cela représente simplement une centaine de jour de consommation. Quand on consommait 4, on trouvait 1.
La suite logique ? Le collapsus. Pour les pays consommateurs, le prix est trop haut, pour les producteurs, trop bas, et je ne crois pas que la consommation ai réellement progressé avec les prix bas. Je pense simplement qu'on rentre dans le brouillard statistique, et qu'on a profité de l'aubaine pour beaucoup stocker.

Les pays producteurs sont sur la sellette, et si l'on se paie la tête du Venezuela et du "tyran", Maduro, on est le cul entre deux chaises : et si le pays s'effondrait, et avec lui la production pétrolière ? La production pétrolière classique y est d'ailleurs en nette baisse, et le pétrole qui est en abondance, c'est la pétrole extra-lourd de la ceinture de l'Orénoque. C'est un gigantesque réservoir, auquel, techniquement, on ne sait pas adapter un robinet adéquat.

Etats exsangues et compagnies pétrolières stupides, et exsangues aussi, ce n'est pas bon pour l'investissement. Pendant des années, les compagnies ont été des valeurs "de dividende", oubliant les grandes années de Rockfeller, plutôt très chiche sur ce plan là.

En Australie, visiblement, ça ne gaze pas ou plus. Le libéralisme économique bute sur la limite physique des productions.
En Afrique du sud, le charbon se sent mal. Dommage pour l'Afrique du sud, qui n'a pas atteint son pic charbonnier et qui bénéficie encore d'un charbon d'excellente qualité. Les centrales électriques thermiques ferment, pendant que le nucléaire est juridiquement bloqué, et que l'on ne sait finalement pas si le pays produit trop ou trop peu d'électricité. Ce qui est sûr, c'est que la transition entre moyens de productions est très mal gérée, c'est à dire que les voeux de l'oligarchie sont incompréhensibles en la matière, preuve que différentes factions s'opposent et qu'elles ont des intérêts divergents.

Mais il est clair que la consommation électrique sud africaine est en panne depuis 2000 et son érosion, certaine. Le pays vit aussi son pic de consommation d'énergie depuis 2008.

Au niveau mondial, le charbon vit une grande crise. Les capacités de production électriques augmentent encore fortement, bien que les nouveaux projets semblent tomber rapidement à zéro. 20 % des centrales sont à l'arrêt, la plupart fonctionnent à - de 50 % de leurs capacités, c'est à dire qu'elles sont vraisemblablement largement déficitaires, et la consommation de charbon diminue (90 % du charbon est consommé dans les centrales thermiques).

Pendant ce temps, l'Europe et les USA ferment leurs centrales thermiques au charbon. Vatenfall cherche à se débarrasser de ses centrales thermiques, mais personne n'en veut...

Là aussi, le constat est le même. La paupérisation de la population fait s'effondrer la demande. Merci les élites...

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 09:01

La France est un pays en retard sur les USA. La preuve dans l'élection présidentielle, la propagande fonctionne encore, "en faisant venir un candidat, en une nuit, comme un potiron", ensuite, en le propulsant comme vainqueur probable au second tour.
Au FN, on semble déçu. Alors que visiblement la dynamique est de son côté. 18 % en 2002, au minimum le double en 2017, et la crise s'accélère.

Visiblement, on devrait être sur un petit nuage, comme Mitterrand en 1974 au soir du deuxième tour. "Ce sera pour la prochaine fois".

Si, bien entendu, la bulle Macron n'a pas explosée d'ici là. De toute façon, elle explosera. Tôt ou tard. Là, visiblement, elle ne se porte pas trop mal.

Et not'bon président finit sur un record.

" Si le système en place parvient à faire élire un Macron, il préservera l’essentiel mais en sortira fragilisé : certains sondages donnent Marine Le Pen à 40% voire 45% au second tour, ce qui est considérable par rapport aux 18% de Jean-Marie Le Pen en 2002. La dynamique est de ce côté-là. "

" Le FN, qui est le parti de la sortie de la classe moyenne, a capté les catégories délaissées les unes après les autres. D’abord les ouvriers, premiers touchés par la mondialisation, puis les employés, les paysans et maintenant la petite fonction publique. En face, le monde hyper-intégré se réduit comme peau de chagrin. "

Les métropoles ne sont que la face élargie de ces quartiers privés gardés par la concierge portugaise, les caméras, et les gardes. Ce qui n'a pas empêché, d'ailleurs, les faits diverses (meurtre et cambriolage). Ils ont simplement oublié le "petit" fait, qu'un château fort n'a que la valeur de ses défenseurs (Bayard), et que la patience des assaillants lui fait toujours trouver le point faible. En plus, une telle résidence, en cas de crise grave, vraiment grave, ça fait plus cible qu'autre chose. Là, on sait où trouver tous les riches en même temps.

Comme je l'ai dit, les riches planqués dans leurs silos nucléaires aménagés, se feront trucidés par leur tireur d'élite, qui baisera leur bimbo, qui n'y trouveront rien à redire. D'ailleurs, le mot "tireur d'éliteS" peut avoir un autre sens (Il tire sur les élites ???)

Les châtelains du temps jadis, étaient non seulement capables, mais prompts à zigouiller eux mêmes tout contrevenant. Sans intermédiaire.

Il est à noter aussi que l'oligarchie aura du mal à faire remonter la production pétrolière, quand l'investissement s'y effondre, en 2016, pour la 3° année consécutive. Les découvertes et l'investissement sont à des records historiquement bas. Les découvertes, 2.4 milliards de barils représentent, en gros, 24 jours de consommation.

L'économie, faute d'énergie est en train de s'arrêter, pendant qu'une classe de possédant est en train de se goinfrer. L'économie, c'est simple, c'est la transformation de l'énergie, avec moins, c'est moins de machines qui fonctionnent et moins d'emplois. On voit des exemples criants. Et on s'aperçoit que des oligarques, fussent ils chinois, ne sont pas à l'abri des faillites. Et tout se répercute sur la chaine, même si elle semble éloignée de la question énergétique.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie Politique
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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 11:58

La Russie va approvisionner l'Europe en Gaz, plus spécialement l'Allemagne et plus encore qu'actuellement. L'Allemagne possède une ligne de fracture, entre ceux qui veulent affronter les russes, et ceux qui veulent s'arranger avec eux. Ce n'est pas nouveau, cela existe depuis le début de l'empire allemand, sinon depuis le saint empire romain germanique.

La politique américaine, qui voudrait éloigner la Russie de l'Europe se brise sur un principe de réalité. Les ressources énergétiques européennes tendent vers zéro, en dépit d'un violent effort de créer des énergies renouvelables. Le plus grand gisement européen, la mer du nord est en déconfiture, ou plutôt en épuisement géologique.

Malgré l'autosatisfaction de not'bon président, il est clair que l'économie française ne va guère mieux.

La consommation pétrolière a encore baissé en 2016, et encore baissé en mars 2017.

La baisse de la consommation 2016 indique sans doute un pic du tourisme. Le maximum a été atteint, et pour un tas de raison, le nombre commence à décliner inexorablement.
Comme le disait un internaute, les grandes voies de communications votent mal (MLP ou JLM), sans doute parce que le fret a baissé. S'il apporte des nuisances, il apportait aussi de l'argent, et le routier qui parlait de la fin des restos routiers est un meilleur économiste que le type à l'Elysée.

Aux USA, d'autres activités économiques se créent sur les parkings, désormais largement inutiles, des centres commerciaux, enfin pour ceux qui n'ont tout simplement pas fermés.

Bien entendu, les villes "hors sols", comme Lyon et Paris ne sentent rien, et votent donc bien, puisqu'elles seront les dernières en rupture d'approvisionnement.

La résistance Fillon-Macron, de l'ouest français, s'explique aussi par une donne transport importante. les provinces côtières profitent généralement du libre échange. Sauf pour la Méditerranée. Forcément, sur cette mer, tous les voisins sont des gueux, ou des gueux en devenir.

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 07:25

Il est une évidence, Macron va planter le pays dans les grandes largeurs s'il est élu.

Outre le caractère barbare de sa politique sociale, et de sa politique en générale, il est aussi complétement ignare en matière de politique économique.

Depuis 250 ans, l'économie s'appuie sur des quantités croissantes d'énergie. Quand ce benêt de Voltaire disait que la liberté donnait l'ascendant économique à l'Angleterre, il oubliait simplement la donne énergétique, et les quelques millions de tonnes de charbon produites alors, qui suffisaient à faire la différence. Quand à la liberté des gens du peuple, c'était la liberté d'être des esclaves.
 

La mondialisation (globalisation), c'est l'usage effréné des transports, et l'usage effréné du pétrole.

LA situation, quelle est t'elle ? Le manque. Le manque progressif, commencé en 2006 (maximum historique), et qui donne les évolutions suivantes (Union européenne) :

- toutes énergies confondues :

+ 2006 : 1 839 millions de TEP (tonnes équivalents pétrole)

+ 2015 : 1 626.

- Pétrole :

+ 2006 :  676 millions de tonnes,

+ 2015 : 559 millions de tonnes.

- Charbon :

+ 2006 : 329 millions de tonnes, (tonnes équivalents pétrole)

+ 2015 : 262 millions de tonnes.

- Gaz :

+ 2006 : 440 millions de tonnes, (tonnes équivalents pétrole)

+ 2015 : 347 millions de tonnes.

- Renouvelables :

+ 2006 : 128 millions de tonnes, (tonnes équivalents pétrole)

+ 2015 : 210 millions de tonnes.

- Nucléaire :

+ 2006 : 255 millions de tonnes, (tonnes équivalents pétrole)

+ 2015 : 221 millions de tonnes.

- déchets (non renouvelables)

+ 2006 : 8 millions de tonnes, (tonnes équivalents pétrole)

+ 2015 : 13 millions de tonnes.

L'épuisement de la globalisation, que l'on peut lire dans l'épuisement de la consommation d'énergie, est le suivant :

toutes énergies : - 11 %, pétrole - 17 %, charbon - 20 %, gaz - 21 %, nucléaire - 13 %, seul le renouvelable est en progression de 64 %, mais insuffisamment pour compenser la baisse des autres, l'utilisation des déchets est confidentiel.

Donc, la mondialisation-globalisation, chère à Emmanuel, et à la commission européenne, est en chute libre.

Pour l'électricité, c'est la chute libre aussi :

+ 2006 : 1130 GWh,

+ 2015 :  996 GWh. soit - 11 %.

Continuer la même politique, cela veut dire concentrer la consommation énergétique sur un nombre de plus en plus réduit de personnes.

L'épuisement du système, c'est de la géologie, et seule une politique nationale de production locale, peut y remédier.

Il ne faut pas se faire d'illusion, la disparition de ressources locales, en l'espèce ici, la mer du nord, casse les jambes du libéralisme économique. Il ne peut y avoir de compensation massive des sources locales par des importations, pour la bonne raison, c'est que ces ressources n'existent pas.

Pendant les crises russes, certains disaient qu'on importerait le gaz d'ailleurs. La bonne question est d'où et comment ? Le gaz liquéfié est 3 fois plus cher que le gaz de gazoducs, et les gazoducs posent des problèmes politiques certains. Les uns, qui devaient venir d'orient, par des zones en guerre, ceux venant de Russie, par russophobie régnant à Washington et Bruxelles... En outre, qui possède des excédents ? Personne. Les quantités produites ont déjà leurs clients.

Quand aux producteurs de pétrole, ils n'exportent que leurs excédents. Quand ceux-ci baissent, l'exportation cesse. 81 % des gisements pétroliers sur terre voient leur production baisser et l'investissement pétrolier s'est effondré. il n'y aura pas de renouvellement des gisements.

La production nette de pétrole (après la consommation du secteur énergétique) est certainement en baisse, et à terme, elle entrainera la chute de la production de denrées alimentaires.

La conclusion logique, est que les politiques qui se réclament de l'ouverture des frontières, sont des gens terriblement limités intellectuellement parlant, même s'ils ont pu se payer des costards.

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 06:25

je pars de cette réaction d'internaute : " Bonjour,
J'ai toujours considéré l'amortissement comme scandaleux, alors le sur-amortissement... Pour faire court, l'amortissement consiste à faire payer par la collectivité les coûts d'investissement des entreprises en soustrayant de leurs bénéfices, donc de l'impôt, le montant de ces investissements (répartis sur plusieurs exercices). L'amortissement est une cause principale de gaspillage des ressources et de l'obsolescence programmée des équipements. Si l'amortissement n'existait pas, çà fait longtemps que les entreprises s'équiperaient en, et feraient du, durable et du réparable ".

En URSS, on ne faisait que du réparable, quasiment indéfiniment, et cela paraissait justifié.

Mais, l'histoire des deux derniers siècles nous montre une chanson un peu différente pour les gros équipements industriels.

Les plus modernes, sont toujours ceux qui consomment le moins de ressources, et le problème de l'URSS, principal à mes yeux, était de ne pas pratiquer l'obsolescence, ce qui entrainait des surconsommations énergétiques durables, et non tenables à terme. La mise au rencart de ces équipements pendant la période de transition, leur remplacement par des équipements moins gourmands, a permis à la Russie de retrouver sur le marché de l'énergie, une place importante, en lui donnant de bien plus gros excédents, notamment pétroliers, qu'au moment de l'URSS.

L'obsolescence programmée est un problème, la non obsolescence aussi. Si le marché de l'ampoule a évolué vers plus d'efficacité, même en pratiquant, au passage, l'obsolescence programmée (pour faire fonctionner les usines), pendant un temps.

Mais on n'aurait même plus les moyens d'éclairer avec les premières ampoules. C'est donc qu'il faut un arbitrage.
Les soviétiques volaient les ampoules dans les administrations, parce qu'elles étaient introuvables dans le commerce. Ils achetaient des ampoules usagées au marché noir (difficilement trouvables elles aussi), pour les remplacer et ne pas faire apparaitre le vol...

Rappellerais je aussi la brique anglaise ? Produite en masse à partir du début du charbon, elle s'avère peu isolante, et crée beaucoup de besoins en charbon, et en chauffage... Avant que les fabriques ne fassent faillite les unes après les autres, dépassées par les nouveaux produits. Et laissant un parc de logements inchauffables...

Donc, la nouveauté et l'obsolescence ne sont pas, en elles mêmes, synonymes de manipulation.

L'obsolescence est qualifiée de "non utilisation d'un bien techniquement dépassé", (souvent pour des motifs énergétiques), et l'obsolescence programmée, c'est autre chose, c'est du sabotage intentionnel.

L'image classique de l'obsolescence classique, c'est l'appareil photo. La quasi totalité des appareils photos ayant été fabriqués sur terre, sont encore en état de marche, s'ils ont été stockés correctement. Mais qui irait faire un daguerréotype ?

Les produits chimiques utilisés à l'époque seraient monstrueusement élevés...

Le bon chemin est donc, comme souvent, entre deux extrêmes. Il faut savoir quand changer. Et à bon escient.

Contrairement à nos hommes politiques, amateurs d'équipements d'un autre temps : aéroports, autoroutes, équipements diverses. Là aussi, dans les nouveautés, il leur faudrait plus de prudence.

Comme je l'ai déjà dit, ouvrir de nouvelles routes dans certains endroits, ce n'est, à terme, que précipiter les problèmes.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie Economie
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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 07:06

"Habitant et travaillant depuis pas mal d'années en IDF, je peux affirmer que c'est du vrai fumage de moquette.

La saturation et la dégradation des moyens de communication sont tels que tous les projets de nouvelles lignes/artères ressemblent plus à des emplâtres sur jambe de bois qu'autre chose.

Très dispendieux, de très longue durée (les aménagements en zone très peuplée sont des cauchemars) et ne réglant rien puisque devant permettre à plus de gens de venir de plus loin encore. Impossible.

De plus, les zones d'influence politique sont à leur paroxysme, il suffit de voir la guerre que va être la relation entre la maire de Paris et la présidente de région/métropole.

Enfin, le différentiel de niveau de vie sur quelques kilomètres d'écart, de communautarisme et de traditionnalisme à quelques pâtés de maison ne peut que mal finir.

Bref, le centralisme français qui refuse de mourir mais qui va être le foyer du clash. Comme on dit, le poisson pourrit par la tête."

Il est clair que la question de l'investissement en infrastructures est celle d'où viendra le problème. L'investissement doit être désinvesti un jour, ou renouvelé. A partir d'un certain niveau de densité, la chose, n'est, simplement, plus possible.

Chez moi, on vient d'annoncer 8 mois de travaux sur les piles du viaduc de la Ricamarie, sur la RN88. Ils feraient mieux d'y annoncer les périodes sans travaux, ça serait plus simple, car ce bousin, je l'ai quasiment vu éternellement en travaux. Il faut dire, avec le trafic journalier (62 000 véhicules/ jour, dont 5 % de poids lourds), et l'absence quasi-totale d'alternative, à part passer par les anciennes routes de centre-ville, avec feux rouges, délais, etc...

On peut voir la différence, entre la réalisation de 1968, et le projet de 1935.

Ces travaux, comme ceux de la région parisienne, furent au début une gigantesque bouffée d'oxygène, mais l'autoroute passant en rase campagne est maintenant défunte. L'urbanisation a tout avalé dans les endroits de forte densité, et comme le dit Serge dans son intervention, les nouveaux travaux, compliqués et coûteux, sont avalés aussi secs par la densité environnante.

Et dans les régions accidentées, comme la région stéphanoise, le réseau risque de claquer par son point le plus faible, dans ce cas là, par le viaduc de la Ricamarie, comme je l'ai dit, éternellement en travaux. Et plus les travaux se propagent au loin, plus la densité de circulation s'accentue. Le viaduc de Pont Salomon (1981), doublé en 2000 a vu des effets positifs quelques années, avant de voir s'engorger les parties plus anciennes, toujours en travaux, aux vitesses autorisées et réelles toujours déclinantes, avant d'arriver au pic voiture. La seule différence avec la région parisienne, c'est que ce n'est pas le centre du pouvoir, de gens avides de réseaux, et qui donc, ne veulent pas changer, et bien moindrement rémunéré. L'immobilier y est à prix doux, même aux endroits où il se porte bien.

J'ai le souvenir personnel d'avoir vu cette autoroute de la RN88 avec 3 ou 4 voitures à son ouverture, et on entendait distinctement chaque voiture. On entend plus que le brouhaha de la circulation, en ininterrompu.

Il n'y a pas de remède possible à cet engorgement, à part l'effondrement. Et je ne parle même pas de l'invisible, c'est à dire les eaux, potables ou usées, les barrages, à reconstruire, qui font de leurs détenteurs, soit des rentiers, soit des endettés...

Il est clair, aussi, que notre monde actuel, vit une fin de règne, un prix bas du pétrole de 3 ans, n'a pas réussi à relancer la machine. Enfin, il est clair que la notion de "prix bas", n'est pas celle de 2000...

Aux USA, il vaut mieux ne pas se plaindre des nids de poules. La municipalité vient simplement enlever le goudron qui reste.

On aime les mesures radicales aux USA.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie Economie Politique
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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 12:30

Visiblement, le fumage de moquette est à la mode. On invente même le concept d'IDF résiliente, même si on dit exactement le contraire.

" Combustibles de la révolution industrielle, les énergies fossiles ont imprimé leur marque aux paysages. " Et on invoque la "liquéfaction" des territoires, avec le mitage campagne-ville et leur imbrication croissante.

Comme je l'ai dit, comme bien d'autres, avant moi, et en même temps que moi (et quelques uns, après moi), les grandes villes ne sont que le reflet des capacités de transport, parce que, simplement, les êtres humains, ça bouffe, ça boit, ça chie, etc... Je vous en passe. On vire très vite dans le scatologique.

Mais les grandes villes dépendent de leurs capacités de transport, et la région parisienne, bien que très pourvue en transports en commun, monstrueusement déficitaires cependant, déficits, qui, "en province", a conduit à leur suppression, bien que celui-ci fut nettement moindre, n'arrivent même pas à assurer ainsi ses déplacements d'hommes et marchandises quotidiens.

Son réseau est, soit vide, soit engorgé, suivant les heures. Il n'est donc pas efficient. Il ne peut être rentable.

Il est donc, logiquement, complété par le réseau routier et autoroutier, lui aussi, totalement engorgé. Et on veut développer les deux réseaux, ferrés, et routiers, par le "grand Paris".

Moi, je me méfierais un peu, on nous a déjà fait le coup du "gross Paris".

L'article dit aussi, que la quantité d'énergie consommée, ne peut être que croissante.

Alors, parler de résilience, avec une densité de 30 000 habitants au km2 est illusoire. C'est l'ancien schéma qui était le bon, celle des 200 à 300 petites villes réparties sur la totalité du territoire, et la population non agricole, qui habitait les campagnes, et disposait au moins d'un potager. Ces louzeurs qui en 1940-1945 se découvrirent des tas d'amis qu'ils ignoraient, et qui les ignoraient...

Il y a débat, entre ceux qui considèrent que Paris est une des villes les plus résilientes, et ceux qui disent que, de toute façon, en cas d'effondrement systémique, cette résilience n'est pas assurée. De toute façon, une crue rayera tôt ou tard, une bonne partie de la ville -actuelle- de la carte.

On a simplement oublié le rêve un peu fou de l'époque gaulliste. Décentraliser un peu.

On a aussi oublié les utopies de certaines époques... Et la vitesse de l'effondrement possible. Tout à fait possible avec un personnel politique nouvellement élu, totalement incompétent.

D'ailleurs, les lignes de forces peuvent vite s'effondrer.

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 09:24

Il faut rappeler certaines évidences. Le rapport Meadows a choqué les économistes. En effet, ils l'ont mal pris, parce que finalement, que disait il aussi ? Que les économistes étaient une bande de jean foutre, pas capable de voir le nez au milieu de la figure.

Comme je l'ai rappelé, Braudel disait que le centre du capitalisme, c'était toujours un port : Venise, Gènes, Bruges, Amsterdam, Londres, New York. Plus il était proche du pouvoir politique, plus la domination était aisée, et en générale, il y a toujours une redistribution vers le bas qui se produit dans le centre de l'empire.

Même le grouillot de service peut vivre plus aisément.

A l'inverse, tout est plus compliqué pour les états continentaux, aux capitales continentales. Certes, elles s'installent aux bords de fleuves qui lui assure un bon approvisionnement, mais tout est plus compliqué. Ce que la nature a donné dans un cas, il faut le crée dans l'autre. Le canal d'Orléans, par exemple. Les bolchéviques russes étaient aussi des russes. Ils ont repris politiques et structures pré-existantes de la société tsariste. La bureaucratie existait déjà dans les grandes exploitations agricoles du XVIII° siècle.

Tout le pays nécessite de grandioses aménagements, très coûteux en énergie, donc en travail.

La sécheresse sur le Mississippi, en 2012, faisait pleurer aux USA. Avantage comparatif immense, le bassin du Mississippi fait que le pays est une fausse puissance continentale. Surtout quand ce bassin était relié à l'Hudson et à NY.
Quand à la liberté, laissez moi rire. Il a fallu attendre la grande explication de 1861-1865 pour que le pays ne soit pas nourri par ses esclaves, dont le travail fournissait les 2/3 des produits d'exportations.

Quand aux immigrants sur le sol américain, pendant longtemps, ils furent loin d'être libres. Simple bétail de rafles en Angleterre, en Irlande, et vidange des prisons pour pauvres et endettés... Pour une fois, le pauvre, ça valait quelque chose, à l'arrivée, comme main d'oeuvre. Mais pas trop. On perdait sans regret, facilement, 80 % de ces déportés. D'ailleurs, la traite blanche pour l'Amérique Anglo-saxonne, a sans doute largement dépassé la traite des noirs.

Un lecteur vient de parler "d'accès inéquitable à l'information", ce que Henry Ford traduisait en son temps, par : "Si la population comprenait le système bancaire, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin."

Les poussées électorales lepenistes et mélenchonistes ne sont que la rançon de la poussée des inégalités.
En effet, même si le gâteau à partager est devenu stagnant, rien n'oblige les politiques à améliorer sans cesse la part des plus riches, et donc, mécaniquement, en période de stagnation, à réduire sans cesse la part des plus pauvres.

Macron et Fillon sont les meilleurs alliés des "extrémistes". Grâce à eux, ils arriveront au pouvoir, comme jadis Bruning a amené Hitler au pouvoir. Pour récompense de son incompétence crasse, Bruning enseigna les sciences économiques à Harvard. Pour montrer tout ce qu'il ne fallait pas faire ???

Il gouverna par décrets lois, comme Macron veut le faire.

Dernière vache sacrée à abattre : ce n'est pas l'hyperinflation de 1923 qui a conduit les allemands à aimer les monnaies fortes, c'est l'habitude. Dotée de riches mines d'argent pendant des centaines d'années (pic en 1942 seulement), sa monnaie, était une unité de poids d'argent, le marc d'argent, qui a donné le mark. Le goût pour la monnaie forte, c'est le résultat de 8 siècles d'exploitation minière.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 11:18

"L'économie libre a un rendement plus élevé que l'économie dirigée.
Il y a confusion entre l'Etat providence et l'Etat socialiste.
De plus, le capitalisme n'est pas la domination de la finance, mais la propriété privée."

La première ligne est un acte de foi. Manque de bol, c'est faux. Le centre du capitalisme est toujours une ville côtière, assise sur de plus grosses ressources en énergie. Le fait d'être une ville côtière est un avantage énergétique indéniable. Ce fait est attesté par la succession des dominations :

- les hollandais, dont le savoir faire en matière d'énergie n'a été dépassé que par la révolution industrielle,

- ensuite les britanniques. Voltaire disait que c'était à cause de la liberté. Mais il faisait l'impasse -déjà- sur la donne énergétique. 6 millions de tonnes de charbon extraites en 1769, en équivalent travail humain, c'est 240 millions d'hommes.

- enfin, les américains eurent les ressources d'un continent à leur disposition, et un réseau hydrographique favorable, le bassin du Mississippi, complété par les canaux le reliant à New York.
Après, quand la donne énergétique disparait, c'est une autre histoire. Pour les concurrents, France, Allemagne, URSS, le trait dominant, c'est que ce furent en leur temps, des puissances continentales, ne disposant pas des avantages des thalassocraties. La France s'éparpille par ses multiples côtes, l'URSS est massive, et les ressources énergétiques sont, soient plus comptées (France, Allemagne), soit le caractère massif du pays annule l'avantage de la ressource. Les mouvements de marchandises sont nettement plus aisés pour NY que pour Moscou.

Pour ce qui est de l'état providence, Charlemagne a crée la dîme.

Le capitalisme financier, et le financier a un avantage clair : il fabrique l'argent comme il veut. C'est la banque d'Angleterre qui crée les réserves fractionnaires. Avec 8, on peut créer 100 en monnaie, et recevoir 6 chaque année... Raison pour laquelle l'état britannique n'a jamais manqué de finances. Les financiers l'ont toujours soutenu. Et pour la masse du peuple, la liberté anglaise était toute relative. Le populo, c'était bon à être raflé pour l'armée, la marine, et on déportait allégrement aux colonies tous les gêneurs. Par exemple, ceux qui avaient le culot déplacé de vouloir manger à leur faim.
La liberté sans énergie, c'est pour l'essentiel, sans intérêt.

C'est une erreur commune. D'ailleurs Mélenchon vient de parler du rôle des gazoducs et oléoducs, dans la crise au moyen orient. C'est largement vrai, mais aussi insuffisant.

Plusieurs états ont connus des crises graves, pour une simple raison. Petits producteurs de pétrole, avec une production modeste, ils survenaient à leurs besoins, tout en exportant des quantités limitées. La liste aussi est eloquante : Yemen, Syrie, Egypte, Tunisie.

Quand à l'invasion de l'Afghanistan et de l'Irak, sont seul but, c'était l'accès aux ressources minérales d'Asie centrale. Après avoir maté l'Iran. Mais visiblement, tout ne s'est pas passé comme prévu.

Bien sûr, il y aura toujours des gens pour vous dire : "c'est pour la religion", c'est que, sans ce paravent destiné aux imbéciles, personne ne se ferait tuer pour les gazoducs de qui que ce soit.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 07:33

Le Paris haussmanien, pour illustrer mon article précédent. C'est un acte oh combien économico-politique, dont on voit les effets, et pour lequel, on fait le panégyrique.

Il parait que, grâce à lui, on est arrivé à entasser 20 000 habitants au km2. Impressionnant. Et en oubliant, seulement, qu'une telle masse, c'est pas rien de l'approvisionner, et que, pour ce faire, il faut du fossile, en masse.

On a construit des voies de chemins de fer, de métro, des routes, puis des autoroutes pour transporter tout cela.

Le pire, c'est que toute cette agglomération est incapable de vivre et d'atteindre un équilibre économique, sans demander des subventions au reste du pays.

Détruire le Paris du Moyen âge, était un acte politique. On voulait éviter les combats de rue. On a eu les manifestations, effet imprévu.

Il n'y aura jamais de séparation du politique et de l'économique pour cette ville. C'est trop dangereux.

Elle crèvera simplement, comme ont commencées à crever les grandes villes US. Loyers trop élevés, insécurité, congestion, plafonnement du fossile, structures antédiluviennes, et usure rapide de celle-ci.

. « L’étroitesse des plans favorise une double ou triple orientation des logements. Et permet ainsi un accès important à la ventilation et à la lumière naturelles, explique Umberto Napolitano. La hauteur sous plafond, de 3 mètres au minimum, accroît cette pénétration de la lumière ».

Oui, et 3 mètres sous plafond, ça fait aussi des frais de chauffage important, mais on s'en fout, dans son 25 M2.

On voit aussi le retard. Quand le reste de la France a souvent vu doubler ou tripler la surface disponible par habitant, ici, on en reste à la norme de 1850.

JC Decaux, lui, a prévu les éoliennes d'abribus. Produire, ou pas, son électricité est aussi un acte politico-économique sans équivalent. L'entreprise est sensée ne pas faire de politique ? Mais son acte est éminemment politique.

L'ordre social s'articule sur une technologie. Si la technologie change, l'ordre social change.

Dans le transport aérien, d'ailleurs, il est visible qu'on voudrait bien que l'état prenne à sa charge quelques frais. Sous prétexte, bien entendu, de ne s'occuper que d'économie. Mais le fait de véhiculer des millions de voyageurs, c'est aussi un acte politique.

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