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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 19:57

Au Mexique, ça tourne au vinaigre, de façon classique, quand le pic pétrolier pointe son nez.

Ce fait, joint à la politique libérale, qui a conduit à la suppression de 5 millions d'emplois agricoles, la mise en jachère de 40 % des terres cultivables, conduit à un collapsus complet.

D'une manière générale, l'Amérique latine est dans un état économique déplorable, parce qu'assise uniquement sur des matières premières dont les pays producteurs ne maitrisent pas les prix... Un grand classique de l'économie sud américaine.

Et les politiques libérales ne font qu'aggraver les problèmes...

Australie, changement de décor. On veut ouvrir une mine de charbon géante. C'est un peu con et cucul la praline, quand on voit la consommation mondiale décroitre, les besoins, essentiellement (à 90 %), destinés aux centrales électriques, incertains.

Mais, suis-je bête, L'inde, et sa population réglera tout. Les interactions économiques décrites par Orlov semblent donc précipiter la crise, et les bredins australiens risquent d'avoir acheté, "à grands prix, beaucoup de regrets"...

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie Politique
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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 15:27

On a beau bien traiter, la vache, le mouton, le poulet, etc, une fois qu'il est bien gras, il est temps de le saigner. Toujours pour la bonne cause : la démocratie.
Prenez le Qatar, tout le monde lui léchait le cul, puis l'interdit a été jeté sur ce bled.

On avait passé des conventions fiscales tout à fait extraordinaires avec lui. Maintenant, le poisson est bien ferré, et comme au bon temps de Khadafi, il est temps de le sortir de la flotte et de tout lui prendre. 14 milliards de $ de placements en France, mon petit "doit", me dit qu'ils vont vite être gelés. Et puis une fois gelé, on en perdra vite la trace.

Un certain Nicolas S. fera semblant de ne plus connaitre personne au Qatar, qui a eu le culot de vouloir se rabibocher avec les russes.

Les dirigeants qataries sentant le vent fraichir, et la nuit venir, ont voulus regagner l'étable, mais l'étable russe qu'ils voulaient regagner n'était pas la bonne, et devant elle, guettait le grand méchant loup. Naf Naf, le voisin séoudien, avec sa maison en terre est bien content d'avoir offert au grand méchant loup occidental, son voisin, ce qui lui permettra de respirer, au moins le temps que celui-ci boulotte et déguste ce petit jean-foutre, qui n'avait pas compris qu'on ne va pas manger avec les cannibales.

D'ailleurs, beaucoup applaudiront des deux mains.

Le Qatar a 1.7 millions d'habitants, dont 80 % d'étrangers, et, dit on, un an de réserves de nourriture. Enfin, si elles ne sont pas bombardées. Comme Leningrad en 1941... Et on arrive à une "faim", tout à fait honorable. D'ailleurs, le ravitaillement peut très vite devenir problématique, car à un blocus terrestre, peut très bien s'ajouter un blocus maritime... Et 80 % d'étrangers ne défendront pas leur "nouvelle" patrie, qui ne les traitait pas forcément bien.

LLL Léché, lâché, lynché, le Qatar et les frères musulmans pourront toujours s'alleir avec l'Iran et la Russie...

D'ailleurs, dans nos sociétés, on oublie vite la force d'une chose "naturelle" : la nourriture.  "A Calais, des habitants empêchent la distribution de repas aux migrants". Petite répétition avant le grand effondrement...

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 18:29

Encore un texte de Dimitry Orlov qui vient de paraitre. (Sur le Saker).

Je rappelle les cinq étapes :

Étape 1 :effondrement financier,

Étape 2 : effondrement commercial,

Étape 3 : effondrement politique,

Étape 4 : effondrement social,

Étape 5 : effondrement culturel.  Et la réaction des peuples : le déni, la colère, la négociation, la dépression et l’acceptation.

L'élection de Macron, c'est le déni, le vote front national, la colère.

L'effondrement financier, est difficile à accepter. Les prévisionnistes pensent que le futur sera comme le passé. Là, c'est la brisure. Elle arrive fréquemment, mais prend tout le monde à contre-pied. Non, la ligne Maginot ne tient jamais, parce qu'elle reporte le schéma antérieur, et que le schéma appliqué sera nouveau. Pour le moment, l'effondrement financier est en cours, mais pas encore perceptible. Je rappellerais les innombrables posts de BA, sur le gonflement des bilans des banques centrales, qui suit le gonflement de la dette.

D'ailleurs, c'est cette volonté de sauver la dette qui me parait surréaliste. On donnerait beaucoup plus de mou au système en créant de la monnaie banque centrale, au moins en partie. Si 10 % en pib des dettes européennes étaient carrément  monétisées, au lieu d'être rachetées par les banques centrales, et émises à 0 % ou en dessous, cela changerait peu sur les effets, mais laisserait le système respirer. Ce qu'il ne fait pas actuellement. Pour le moment, dans l'OCDE, la "survie", est assurée. Pour combien de temps est la question principale.

L'accès au crédit est souvent le plus problématique. Les charges sont certaines, les rentrées, incertaines. Le crédit est un recours provisoire, qui lui aussi, comme dans le cas de Hanjin Shipping, accroit, à terme, les charges. Là aussi, un état non désargenté par la dette, pourrait soutenir certains secteurs. Là aussi, pour gagner du temps, et adapter.

L'effondrement commercial, lui, au Zimbabwe et au Venezuela, est mal décrit. Pour le Zimbabwe, ce n'est pas l'effondrement de l'agriculture, qui a provoqué la crise, ce sont les prêteurs occidentaux anglo-saxons, qui ont voulus mettre au pas, un leader incommode. Manque de bol, cela n'a pas fonctionné. Le pouvoir politique s'est maintenu, mais l'économie effondré, et l'étranglement qui devait durer 3 mois, se maintient... Le Mozambique voisin, a, par exemple, payé cher, par la guerre civile imposée, sa résistance au schéma occidental. Miraculeusement, une fois converti à l'économie de marché, et aux investissements anglo-saxons, la Renamo a déposé les armes... Il faut dire, combattre sans armes, ni argent...

Pour le Venezuela, je ne pense pas que le coût de production soit supérieur au prix de vente du pétrole. Le problème du Venezuela, c'est qu'il a subi une longue cure d'abandons de toutes les autres activités économiques qui ne soient pas pétrolières, ou commerciales. Le Venezuela, hors le pétrole, produit peu de choses, et les manoeuvres anti-chavistes ne manquent pas, elles non plus, avec la complicité de la classe économique. Mais Maduro, visiblement, n'est pas non plus, Allende, et sans doute, les USA n'ont pas la force et la persuasion qu'ils avaient en 1973. On voit l'affaiblissement de la "super"puissance, à cela aussi.

L'effondrement politique est sans doute acté en Ukraine, mais pas au Zimbabwe ni au Venezuela. Le gouvernement peut se maintenir longtemps. En Ukraine, c'est le règne des "saigneurs", de la guerre. Et un gouvernement, qui tient la capitale, et encore... Au Yemen, Orlov parle d'effondrement politique. Je ne pense pas. L'état n'y existait pas, les structures de pouvoir sont intactes, elles sont tribales, belliqueuses, combatives, nourries d'honneur (chose incompréhensible pour beaucoup à l'heure actuelle). Quand à l'économie Yemenite, elle n'existait tout simplement pas.

" le commerce mondial est soutenu par des réserves de ressources naturelles non renouvelables en diminution rapide, en particulier les combustibles fossiles, et avec l’eau douce et les terres arables pas très loin derrière, sans rien pour les remplacer ; et le concept même de la gouvernance mondiale n’est qu’une triste blague lorsque de nombreux gouvernements nationaux, y compris les États-Unis, ont renoncé à leur souveraineté envers les entreprises transnationales "

Et les entreprises transnationales deviennent elles mêmes des tristes blagues, quand elles s'élaguent elles mêmes, années après années.

" Et bien que de nombreuses zones rurales du monde entier offrent au moins certaines possibilités de subsistance en autosuffisance, les grandes villes n’en ont pratiquement aucune : elles doivent être constamment approvisionnées en nourriture et autres produits de consommation, soit par le commerce, soit par l’aide humanitaire d’urgence. La combinaison d’un effondrement commercial et politique perturberait les deux. "

Pour ce qui est des zones rurales, en occident, on est loin du compte aussi. Quand on voit les voisins pester contre le coq, le linge qui sèche à l'extérieur, jeter les herbes coupées à la poubelle, pester contre ceux qui les brûlent, ou d'autres fadaises de ce genre, on peut dire qu'il reste du chemin à faire.

Le conseil d'Orlov ???

"Chargez-vous de métaux précieux, d’armes à feu et de munitions pour surveiller vos stocks. Créez des économies locales grises ou noires qui contournent le secteur financier. Restez prêt à tout vendre rapidement."

le constat ???

"Les systèmes démocratiques, qui forment des coalitions et définissent des politiques publiques par l’interférence de nombreux intérêts particuliers, sont de loin les plus susceptibles de s’effondrer comme des dominos sitôt que le domino financier renversera le domino commercial."

"Ainsi, l’effondrement n’est pas un événement, mais un phénomène cyclique, avec plusieurs boucles de rétroactions positives, qui se poursuit jusqu’à ce qu’un état stable soit atteint lorsqu’une population bien réduite trouve un niveau de subsistance stable."

D. Orlov répond même à l'obsédé de service partisan de la réduction de natalité : "Supposons que vous considériez la surpopulation comme un problème aigu et que vous préconisiez le contrôle des naissances. En faisant ainsi, vous condamnez à l’extinction ces groupes dont vous voulez réguler les vitesses de reproduction tout en ne faisant rien pour ceux des groupes religieux qui considèrent la reproduction comme leur devoir sacré pour prendre en charge la planète entière en surpassant tout le monde en terme de naissance."

Bien entendu, la réaction finale -la famine- réglera sans doute le problème population, avec quelques touches de pandémies de ci, de là. Le schéma, c'est un soufflé, pas effondré partout, notamment dans les grandes villes centres de pouvoir.

La situation est devenue trop complexe, pour être pilotée. Des Macron ne créeront pas de relance. Ils vont jouer au petit Robert Mugabe local, précipitant le crash de l'économie, mais n'ayant pas comme Mugabe, l'excuse des interventions et pressions extérieures, qui ont privé l'économie du Zimbabwe de crédits.

On peut noter des effondrements partiels, qui se produisent les uns après les autres. L'élection de Trump, la sectorisation du vote MLP indique les endroits beaucoup plus mûrs en matière d'effondrement, réalisés, ou en cours.

 

 

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie Politique
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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 14:41

Pendant que les gamins s'amusent sur la sortie des USA de l'accord sur le climat, et que des lêche-culs proclament Macron, nouveau leader (minimo) du monde pas du tout libre, les choses sérieuses s'annoncent. Même s'il répond mal au problème, celui de la pénurie énergétique,  Trump a au moins un mérite : il s'aperçoit du problème...

Pour préciser, pour être leader, il faut en avoir les moyens. Si les USA sont une puissance leader en déclin, la Russie, une en ascension, je ne vois personne d'autre pouvant prétendre au leadership, pas même la Chine : trop d'habitants, pas assez de ressources énergétiques.

Un article, traduit chez l'ami béru, qui a l'air de bien se remettre de l'excommunication du monde. Comme disait la blague : "pourquoi est ce que j'ai si bon appétit depuis que je suis excommunié (Henri IV) ? Sire, vous mangez comme un diable !"

  • Le déclin mondial de l’énergie nette est la cause sous-jacente du déclin du taux de croissance mondial. À court-terme, une croissance faible ou nulle en Europe et aux États-Unis est liée au mécontentement des électeurs et au succès des politiciens anti-establishment.  Pour ce qui est du mécontentement, on y est déjà, pour les pas mécontents, ce sont surtout les paumés qui ne comprennent même pas le monde où ils vivent. Si la "croissance", est encore positive, en occident, c'est pour cause de pipeautage de grande ampleur. Il y a 25 ans qu'elle n'existe plus aux USA, et 10 en Europe.
  • L’Europe est maintenant une société post-pic pétrolier, sa production domestique de pétrole diminue chaque année depuis 1999 de 6%. Il est peu probable que le pétrole et le gaz de schiste réduisent cette baisse. Pour compenser la perte, il faudrait vraiment forer comme des fous. Mais les USA avaient déjà auparavant une industrie du forage puissante, un lobby très affirmé.
  • Les principales sources européennes d’importation de pétrole sont en déclin. Les anciens producteurs de l’Union Soviétique, leur production étant déjà négative, risquent de mettre fin aux exportations d’ici 2030. La production pétrolière russe se stabilise et devrait diminuer après 2030 au plus tard. Pic des exportations, concomitant avec le pic de production, et quelquefois, le précédant.
  • Aux États-Unis, le pétrole conventionnel a déjà atteint un sommet et est en forte baisse. Le déficit est compensé par des sources non conventionnelles telles que le pétrole en formations étanches et les gaz de schiste, qui devraient atteindre le pic d’ici 2025. La Californie continuera à connaître au cours des prochaines décennies une sécheresse importante, qui endommagera durablement l’agriculture américaine. La Californie d'il y a 120 ans, avait 3 millions d'habitants, celle d'aujourd'hui, 38, avec des "besoins incompressibles", pas du tout comparables. Et des minimes variations climatiques, mêmes naturelles, ont visiblement déjà eu lieu à la frontière américano mexicaine, dans les temps passés. Ce sont peut être les 100 dernières années qui avaient simplement été bonne, alliées à des pratiques et des possibilités d'irrigations, qui avaient porté leurs fruits.
  • Entre 2020 et 2035, les États-Unis et le Mexique pourraient connaître des tensions militaires sans précédent, car ce dernier épuise rapidement ses réserves de pétrole classiques, qui ont culminé en 2006. D’ici 2020, ses exportations arriveront à zéro, décimant les revenus de l’État mexicain et provoquant potentiellement une panne de l’État tout de suite après. Pour le Mexique, c'est déjà le bordel depuis le déclin du gisement géant Cantarell, dont la production est passée de 2.2 millions de barils, à 0.13. Crise aggravée par le libre échange, qui a détruit l'agriculture mexicaine, provoquant la perte de 5 millions d'emplois, et la mise en jachère de 40 % des terres arables. Les cartels de la drogue, bien plus argentés, mieux équipés, plus respectés que l'état mexicain, ont déjà gagné la partie. La seule chose qui puisse les détruire, c'est la fin des USA et du dollar, qui détruira la clientèle pour leurs produits... La différence, entre un cartel et l'état, c'est que d'une manière générale, on est toujours trompé par l'état mexicain, et jamais par le cartel. Il respecte la règle qu'il établit.
  • Après 2025, il est peu probable que l’Irak survive en tant qu’état unique. Le pays connaît une aggravation de la pénurie d’eau, alimentant une crise agricole continue, tandis que sa production pétrolière est à un plateau, en raison de l’augmentation des coûts de production et des facteurs géopolitiques. 2025 me semble une échéance lointaine. Il est clair que le pays est en crise de dislocation, sa production pétrolière, dont le monde attend beaucoup, sera insuffisante.
  • L’Arabie saoudite fera face à une « tempête parfaite » d’énergie, de nourriture et de chocs économiques, probablement avant 2030, et certainement dans les 20 prochaines années. A mon avis, la tempête séoudienne devrait commencer sous peu, si elle n'est pas déjà en cours.
  • Après 2021, l’Égypte commencera à connaître d’autres épidémies de troubles civils entraînant une escalade de la défaillance de l’État. Et après 2037, elle deviendra probablement un État en complète déliquescence. L'Egypte, comme me l'a signalé un lecteur, vit sous un régime de pénurie : 70 millions d'habitants vivent avec une carte de rationnement, sur 90 millions. L'état peut être considéré comme totalement bloqué. Comme d'habitude, le rationnement fourni la moitié de la ration de survie, mais dans ce cas, la crise est pire. En effet, les denrées non rationnées sont invendables, faute de clients. Le contraire de la II° guerre mondiale en Europe. Cela prend la dimension d'une crise biblique (si quelqu'un a en tête les citations qui parlent de l'effondrement de la demande dans la bible, me l'indiquer).
  • Les espoirs de l’Inde de devenir un acteur économique majeur vont faiblir en raison des crises de nourriture, d’eau et d’énergie. La capacité d’énergie renouvelable domestique maximale potentielle de l’Inde est insuffisante pour faire face à la croissance projetée de la demande. Il est clair que la charge démographique du continent indien en fait une chose totalement impossible à améliorer. Toutes les infrastructures croulent sous le poids d'une demande totalement impossible à satisfaire. 
  • La production totale de pétrole de la Chine devrait atteindre son apogée en 2020. Son taux de croissance économique devrait diminuer constamment au cours des prochaines décennies, alors que le changement climatique nuira à son agriculture domestique, ce qui l’obligera à compter de plus en plus sur les importations coûteuses à partir de 2022. La production de pétrole de la Chine, si je ne me trompe, a déjà commencé à décliner, ainsi que son charbon, dont il est vraisemblable de penser, que son épuisement est proche. Au rythme actuel de consommation, son exploitation n'est ni rentable, ni réaliste.

Le fait qu'il faille du pétrole pour passer une transition est sans importance. Le tout est d'affecter ce qui reste à des dépenses d'équipement, en sacrifiant la fanfreluche notamment, celle destinée aux riches.

" En d’autres termes, il s’agit d’un seuil en deçà duquel il ne faut pas s’aventurer sous peine de devoir décider collectivement – et avec toutes les difficultés que cela implique – des services à conserver et de ceux auxquels il faudra renoncer. "

Hausse des prix ? Pas forcément pour l'énergie. Et pour le reste aussi. On peut rentrer dans le cadre d'un effondrement généralisé des prix, comme dans les crises de surproductions, comme celle de 1929.

Dans les dépenses inutiles, on peut citer la "politique de dividendes", des compagnies pétrolières, qui les saignent à mort.

Le problème, c'est que le pic pétrolier, et toutes énergies, d'ailleurs, ne se résoudra sans doute pas par une asymptote symétrique, mais par une barre à la verticale. et surtout pas dans un monde ou l'inégalité est la règle. ça, c'est un monde de troubles et de violences politiques, surtout si des p'tits marquis de bellegueule, se mettent en tête d'agresser le populo.

"Le syndrome du larbin ne prolifère pas seulement chez les plus démunis intellectuellement comme on pourrait le penser, il affecte une large fourchette de la population sans corrélation apparente avec le niveau d’étude (20% de la population pensent faire partie des 1% les plus riches). Les larbins sévissent en masse sur les forums d’économie dont l’étude de cette discipline semble en aggraver les symptômes. Le paysage politique avec l’élection d’un président au service des ploutocrates révèle un seuil de contamination critique dans la patrie des droits de l’homme. La situation est grave mais peut-être pas complètement désespérée et les symptômes ne cessent d’évoluer au fil de l’actualité, aussi aidez-nous à maintenir et à diffuser ce document pour lutter efficacement contre ce fléau des temps modernes. "

Pour moi, le syndrome du larbin affectent surtout ceux qui se veulent proches de ces riches, pas ceux qui en sont éloignés. Le mec qui consomme de "l'écrasé de pomme de terre", et pas une purée, a une bonne tête de vainqueur, dans la course au larbinat. Le plus éloigné, le plus pauvre, est au contraire un rebelle dans l'âme. "Voleur est le nom qui désigne un pauvre".

"fasciste-nazi est le nom qui désigne un opposant", pourrait on dire aujourd'hui. Le problème, c'est que celui qui a franchi la limite, dit : "oui, et alors ?". Le nom et le mot, finit par crée le rebelle.

Le larbin, c'est ce majordome du début du XX° siècle, qui méprise celui qui pense que "200 louis, c'est une somme", alors que lui même ne possède pas ces 200 louis. Et la préciosité du terme "louis d'or", dans un monde où son existence n'est plus, ajoute au ridicule.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 07:54

Le choeur des pleureuses vient de s'exprimer après la décision de Trump. Etonnante cette décision ? Non, il l'avait promis et il respecte sa promesse de campagne. Cela a l'air de choquer d'autres hommes politiques, habitués, eux, à enc... leurs électeurs.

Et ça changera quoi ? Absolument rien. On est dans le domaine pure de communication.

Parce que la réalité est ailleurs :

- Pour les gisements charbonniers chinois, on peut, au minimum se poser des questions : 114,5 milliards de tonnes de réserves en 1991, 114,5 aujourd'hui, après en avoir tiré à la louche, 60 milliards... Magique.

- le charbon US n'est plus compétitif pour générer de l'électricité, malgré l'effondrement de son prix, qui aurait du au contraire, entrainer le rebond de sa consommation. Le ressort classique du marché ne s'est pas produit.

- Mondialement, la production de charbon baisse. Elle n'est pas rentable et ne tient qu'à coups de subventions, directes ou indirectes (mises en faillites). Et on sait très bine une chose. La baisse de la production est d'abord faible, mais va s'amplifier.

- les centrales électriques au charbon démantelées ne repartiront pas. Elles sont ferraillées, et de plus, aux USA, elles étaient vieilles. Des années 1950,60 et 70. peu productives, et peu compétitives. 15 GW et 7 GW de capacités ont été retirées. Visiblement, personne ne pense à les remplacer.

- De plus, pour le charbon, la vue en % est une mauvaise donnée, sachant que la Chine faisait au minimum 50 % de la production, et sans doute plus (600 millions de tonnes), avec la production grise. Comme celle-ci n'était pas prise en compte, cela donne une image biaisée. La chute réelle est bien plus importante (la production grise se contracte en premier).

- la contraction de la demande d'énergie, dans les pays OCDE, c'est un fait.

- la demande "croissante", causée par "la poussée démographique", des pays qui décollent ou en voie de développement, c'est largement du fantasme, parce qu'il faut du pouvoir d'achat. Un gueux aux poches vides, ça reste un gueux. Preuve par le Burundi. Celui ci ne pouvait acheter du pétrole, qu'à coups d'aides occidentales.

- Toutes les compagnies pétrolières, et les états pétroliers (socialistes et pas socialistes), sont dans la M... Ouise. Parce que le pétrole, c'est plus rentable.

- le taux de retour énergétique du pétrole est tombé en moyenne à 10 barils produits, pour 1 dépensé. A l'origine, il était de 1 pour 100, en 1973, de 1 pour 10, aujourd'hui, un bon gisement, c'est 1 pour 20, un mauvais, (genre brut de l'Orénoque) 1 pour 3, le pétrole de schiste, 1 pour 5 au maximum.

Visiblement, seule l'énergie renouvelable a le vent en poupe, bien que l'installation ne soit pas un long fleuve tranquille, mais l'histoire économique et sociale n'a jamais été un fleuve tranquille. Et il faut rappeler qu'en France, en termes d'indépendance énergétique, on a appuyé sur l'hydro-électricité pour pouvoir se passer du charbon, dans les années 1920, 1930, et que cette politique a été notablement accentuée sous "l'état français", ou régime de Vichy, qui a consacré beaucoup de forces à continuer et amplifier cette tendance.

A l'étranger, d'ailleurs, la centrale de Three Miles Island va fermer. Nicolas Hulot, a le culot (vous avez vu ce jeu de mot), de vouloir "concilier", écologie et et nucléaire. Mais en réalité, le nucléaire n'a été au niveau mondial, qu'un apport marginal. Le seul avantage du nucléaire civil, c'est qu'il détruit les stocks d'uranium que des abrutis voudraient utiliser militairement.

il y a une évidence, c'est que les hommes politiques sont des crétins, et que le fossé se creuse entre eux et la population. Leurs cris d'orfraie en matière de retrait des USA sur le climat, ne se justifiait pas, pas plus que celui-ci et la COP21, simple exercice médiatique, visant à faire croire que le mouvement subit était un mouvement décidé. 

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie Politique
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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 06:17

Macron a donc dénoncé devant Poutine, la "propagande", des agences de presses russes, bien entendu, en oubliant la propagande qui a propulsé cet inconnu à l'Elysée, et le culte de la personnalité qui l'entoure.
Quand il n'y a pas de pain à mettre sur la table, on fait dans le léchage de cul.

Poutine n'a besoin ni de propagande, ni de culte de la personnalité, ni de lécheurs de culs. Il a ses résultats économiques, bon, et il a la propagande de l'adversaire. Quand on filme un général américain qui dit qu'il faut tuer les russes par milliers, il n'a pas besoin d'en rajouter.
Cette nouvelle était passée en boucle sur les chaines russes. Avec les souvenirs de la grande guerre patriotique, pas besoin au Kremlin de prévoir une quelconque réponse. C'est l'union sacrée, et les sanctions occidentales ont plutôt sauvé l'économie russe d'une dépression plus sévère que celle causée par la crise pétrolière, tout en reportant sa responsabilité sur l'étranger.

Le substitut d'importation, notamment en agriculture a fonctionné à plein, et il n'a pas manqué de fournisseurs un peu plus lointains et amis, pour se substituer au reste.

Macron tenir tête à Poutine, il ne faut pas rêver. Macron est incapable de faire autre chose que le béni-oui-oui, autrement que médiatiquement, et surtout, avec l'assentiment de la Frau.

Règne des idiots et syndrome du larbin sont (re)parus sur le blog de berru, qui visiblement a survécu à l'excommunication du "Monde". Je savais bien, moi, qu'il n'en mourrait pas. Et puis, se faire insulter, blacklister par l'immonde, ça vaut largement une légion d'honneur. La légion d'honneur, n'importe quel lèche-cul l'a. C'est devenu un truc de larbin, et les décorations militaires, tous les soldats les ramènent. On est revenu à 1789, quand on disait que tous les défenseurs de la Bastille étaient chevaliers de Saint Louis.

Quand à l'occident, c'est devenu la pantomime ( Attitude, mimique accompagnant le discours ou le remplaçant et pouvant aller jusqu'à une gesticulation outrée. Définition du Larousse.) et le foutoir.

Les rodomontades du Carl Vinson avec la Corée sont finies, et le Pentagone, visiblement, prend peur des conséquences d'une guerre avec la Corée du nord.

Le porte avion a donc été faire une ballade, on a monté en gamme jusqu'à l'hystérie, à propos d'un pays qui ne menace personne, contrairement aux USA qui bombardent tout ce qui leur passent sous la main...

On ne compte plus les inscrits à pôle emploi, comme chômeurs. Pas suffisant, nous dit on. Au Canada, pays des taux variables, la plupart des propriétaires n'ont pas un rond, et 10 millions des emplois sont précaires.

Charles Sannat nous dit : "Quand je me souviens comment gamin on tournait en dérision les triches évidentes de l’Union soviétique sur ses statistiques, et voir que nous prenons exactement le même chemin n’est pas pour me rassurer quant à l’issue que finira par connaître notre système politico-économique. "

Il y a belle lurette, cher Charles, que les statistiques sont devenues bien plus farfelues que celles de l'URSS, qui apparaissent avec le recul, étant restée plus qu'honnêtes. Il faut dire qu'ils ne comptaient que l'économie de production, et avaient donc moins de marges de manoeuvres pour nous enfumer avec le tralala de la société post industrielle, et des prix de ventes gonflés aux stéroïdes, notamment dans le domaine de la santé.

Pendant ce temps, l'affaire Ferrand deviendra le boulet et le clou du cercueil de Macron.

La führerin, quand à elle, a donné à son larbin les consignes pour affronter l'ex-leader du monde libre. Elle veut toujours son libre échange (ça fait club de partouzes), pour exporter encore ses bagnoles aux USA.

Mais elle use aussi d'un langage codé : "Le but de Poutine est de revenir à un monde où le fort impose ses vues au faible par l'intimidation militaire, la corruption et la criminalité." Quand on lit "Poutine", il faut penser "USA". Et pour ce qui est de l'intimidation, de la corruption et de la criminalité, elle sait y faire avec ses larbins européens. L'idéal de Frau, c'est le commerce, nous dit elle. "Le commerce rend libre ?" Mais son futur, ça sera quand même de gérer l'effondrement du commerce extérieur allemand. De quelque manière qu'il arrive...

Le Donald a été génial jusqu'à présent. Totalement imprévisible, il casse tous les codes washingtoniens, poussant même le complexe militaro industriel, et les néo-cons à le freiner... On appelle cela la stratégie du fou. Toujours attaquer, et toujours là où l'on ne l'attend pas.

Les individus et les états occidentaux se radicalisent, les uns, parce qu'ils ont de moins en moins, les autres, parce qu'ils sont en échec économique de plus en plus patent.

Des abrutis, à Nice, nous disent quelle chance sont les migrants. Ils n'ont pas lus Shiller : Comment l'économie mondiale est tombée dans la "stagnation séculaire".

2008, contrairement à ce que disent certains blogueurs dépassés, attardés dans les années 1950, c'est la crise de l'énergie. Et la réponse. Parce que la réponse essentielle, c'est la réduction des besoins, qui tue la comptabilité du pib.

Jancovici nous dit que Macron devra, en matière d'énergie, faire le reset. Mais il y a de grandes chances, que cela se traduise par "suicide politique".

" Sans énergie abondante, l’humanité ressemblerait à ce qu’elle était en 1800 : un demi-milliard d’agriculteurs, avec 25 ans d’espérance de vie à la naissance. "

Jancovici se plante, parce qu'en 1800, l'espérance de vie était déjà en nette amélioration, et la poussée de population déjà nettement perceptible, même sans fossile. Que ce soit en Chine ou en France, les vertus d'un état ordonné avait permis une notable amélioration des conditions de vie, une progression importante de l'espérance de vie, et le mythe de "tous agriculteurs", n'était pas de mise.

Le vrai agriculteur était rare, et la multi-activité, la norme. De toute façon, l'activité agricole est très cyclique  et peu être très réduite. Quand on a une ou deux vaches, la traite, ça ne prend pas beaucoup de temps. Le potager, peut occuper, mais lui aussi est cyclique.

Que va être la présidence Macron ? Une présidence où la consommation d'énergie va se réduire encore de 10 % ?

 

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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 13:17

Quand je me relie des années plus tard, parfois je ries de moi, parfois je me trouve transcendant. C'est ça faire de la prospective. Des moments on a juste, d'autres on est entièrement dans le faux.
Mais bon, il faut savoir faire l'autocritique et ne pas se bétonner dans des certitudes.
D'autres, aiment les certitudes et pas la vérité.
La production de fossile, notamment chinoise est intangible pour eux. Le seul problème, c'est bien qu'elle le soit devenue, tangible.
Les réserves n'ont pas été réévaluées depuis... 1991, toujours à 115 milliards de tonnes, de qualités très variables, certaines bonnes, d'autres exécrables, du charbon à électricité.

La consommation chinoise a chuté, la production itou. Il faut dire qu'en ayant consommé 30 milliards de tonnes jusqu'en 2008 et sans doute autant depuis, le stock a été bien écorné, et quand on ne le réévalue pas, c'est qu'il y a problème.

On nous dit, ce n'est pas fini, les capacités de production électrique vont augmenter de 20 % d'ici 2020. Quel rapport ? En 1974, la sidérurgie française aussi investissait dans des usines à la veille de fermer. Je me rappel d'un train de laminoir qui a du tout juste être inauguré, avant d'aller à la ferraille.

Dans un pays souffrant d'une pollution chronique, si l'on ferme des unités anciennes, beaucoup plus polluantes, et qu'on ouvre des unités beaucoup plus modernes, cela ne changera rien, le ciel sera simplement, un peu plus bleu.

C'est aussi le travers de bien des milieux économiques : on prévoit ce qui nous convient. La plus pessimiste des prévisions étant écartée.

Les temps d'extractions sont balisés à 276 jours par an, contre 330, les mineurs ont vu leurs salaires fondre.

La prudence comptable voudrait qu'on bâtisse les investissements et les budgets sur ce qui est certain, les réserves prouvées, et non l'éventualité de réserves non prouvées, mais qu'on va découvrir, c'est promis. Et le comptable rappel aux baveux de copies, la notion de rentabilité, qui échappe visiblement à certain. Dans un régime capitaliste, c'est la norme, on peut fonctionner, un peu en perdant de l'argent, mais pas longtemps.

Il faut le constater, charbon chinois et pétrole-gaz de schiste US, fonctionnent sans cette notion, mais sur un afflux de capitaux qui se révélera forcément pervers.

Les USA qui ont, eux, des réserves de charbon beaucoup plus importantes, et un niveau d'extraction beaucoup plus lent, ont vu aussi leur industrie charbonnière en crise...

C'est la psychologie des individus qui est marrante. Leur réaction, finalement, c'est de dire, c'est pas possible, cela a toujours été comme ça, ça ne peux changer...

Quand à miser la relance de la production charbonnière sur l'Australie, l'Indonésie ou l'Inde, c'est farfelu. L'Australie est loin, et le transport pèsera toujours, l'Inde pourrait augmenter sa production ? Difficilement, vu l'état d'occupation du sous continent... Tout est plein, partout. L'Indonésie ? Foutaises. trop léger.

Tous les temps ont vu les activités changer, se modifier. Tel endroit qu'une telle chose avait rendu riche, se retrouve pauvre parce que les prix se sont effondrés, et qu'il n'y a rien d'autre sur place. Haiti et le sucre, La Virginie et la Barbade à cause du tabac, le café brésilien, le chocolat du Ghana, etc, etc, etc... Le dynamisme d'hier n'est pas celui d'aujourd'hui, et l'argent qu'on a placé dans certaines "richesses" d'aujourd'hui, laissera pantois demain.

La notion, du "quand y en plus, on est obligé d'arrêter", ne vient pas aux oreilles de têtes de piafs...

Dire, que la terre est un espace fini, avec des ressources finies, n'est pas de moi, mais c'est un lieu commun. Il faudrait simplement l'accepter comme une évidence. Et ne pas le nier. Ne pas dire, comme dirais Jancovici, "dormez tranquille jusqu'en 2100". Une petite chose se met en travers, ce sont ce que les comptables appellent les "comptes de résultats". Et souvent, ils sont loin, très loin d'êtres bons...

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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 14:15

C'est un bon titre, ça, je devrais le ressortir.

Je vais mettre deux nouvelles en relations, alors que, visiblement, elles n'ont pas grand chose à voir ensemble, mais elles indiquent les mutations de sociétés, les vrais, pas les grimaces "progressistes et sociétales" occidentales.

La première est le progrès, en France, de l'isolation par l'extérieur. Il a été spectaculaire, passant de presque rien, à beaucoup plus. " en 2008, on comptabilisait dans l'hexagone environ 2,5 millions de m² d'isolant extérieur posé par an, contre 30 millions de m² en Allemagne et 26 millions en Pologne. " Ce chiffre est passé à 20 millions en 2013.

L'année 2014 a été reconnue bonne, la 2015 médiocre, et 2016 en redémarrage.

Comme je l'avais dit, il y a bien longtemps, deux marchés immobiliers coexistent, le neuf, et l'ancien. Visiblement, l'ancien pique du nez dans pas mal d'endroits. la consommation de l'ancien, par rapport à celle des bâtiments RT2012 et demain RT2018, c'est le jour et la nuit. Et l'énergie, ça coûte. Sauf à Paris et Lyon, l'immobilier y coûte tellement cher, que les charges ne rentrent pas -encore- en ligne de compte.

C'est aussi un phénomène bien connu, que j'ai déjà évoqué, celui du déversement, d'une technique mise au point ailleurs, et adopté ici, très vite.

On peut aussi citer le succès de l'isolation interne, et des combles. Un monde change, sans bruit, de manière invisible.

Pendant ce temps, la deuxième nouvelle dont je parlais, c'est le succès de l'électricité renouvelable en France, même si on a tout fait pour le retarder.

19 % d'électricité renouvelable. On est dans les clous de ce qui était prévu pour 2018, tout en ayant fait tout ce qu'il fallait pour ne pas l'atteindre.
En même temps, on trouve des trucs curieux. Par rapport à avril 2016, avril 2017 , voit sa consommation brute baisser de 6.3 %, et corrigée de variation saisonnière de... 0.3 %. Certes, il a fait plus froid l'année dernière, mais c'est une grosse baisse. Certainement, la CVS sacro-sainte fait partie du discours ambiant, d'un monde qui évolue, et dont les paramètres tiennent très mal compte.

Depuis qu'il existe un chauffage électrique à effet joules, dans la propriété occupée, les propriétaires occupants se dépêchaient, dès qu'ils pouvaient, de passer à autre chose, et les locataires, de fiche le camp.

D'ailleurs, les techniques de constructions évoluant, on voit des effets curieux. Certaines ont disparus, ou quasiment, en un clin d'oeil. Il est vrai que la pompe à chaleur, dans le cas d'une isolation, permettant de se chauffer "avec une bougie", cela a peu d'intérêt.

On parle de sécheresses en France, causées par le réchauffement climatique. Mais le changement de cadre est peu abordé. Avec le remembrement, ont disparues bien des km2 de haies, qui faisaient paraitre ces épisodes sans aucune importance. Les zones humides compensaient. Là aussi, l'agriculture réduite au pétrole, tracteur et produits chimiques a atteint ses limites. On a touché le plafond. Et on perd en efficacité. Les rapports de blé par hectare ayant atteint les 7.5 tonnes, ont baissés de 30 %.

Des bredins ont oublié que l'agriculture, ça se faisait sur terre, et que la terre, c'était pas toujours stable au niveau climatique et qu'on ne pouvait pas faire comme si. C'est le même problème que l'accident de Fukushima. La centrale était mal placée, mais il n'y a pas au Japon, ni ailleurs, d'endroits judicieux pour y mettre une centrale.

Les problèmes énergétiques des grandes villes ne peuvent eux, être traités par l'isolation et le renouvelable, comme l'a dit un internaute, le problème, c'est de vouloir aligner Paris sur un modèle Shangaïen (30 millions d'habitants contre 12)... Sans en avoir les ressources : Shangaï est un port maritime, au bord d'un très grand fleuve. Et la Chine, avait du charbon à foison. Bon, maintenant, elle l'a plus. Ou beaucoup moins. Et de moins en moins. Et comme disait un autre internaute, qui a vu Londres avec des quais vides, combien de temps cela va t'il durer ? Lentement d'abord, brutalement ensuite. Tout d'abord parce que ces grandes villes se sont totalement vidées de toute activité productrice (sauf celle de merde, d'urée et de déchets).

La question énergétique est au centre de tout, et est victime, dans beaucoup d'endroits, d'une absence totale de politique. Alors qu'elle devrait être au centre de tout.

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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 14:23

Le jeu du "tout con", est simple. Vous prenez une courbe historique, et vous la prolongez, en faisant une formule mathématique, qui impressionne ceux que ça veut bien impressionner...

Visiblement, il y en a qui aiment bien faire les courbes. Les courbes c'est intéressant, surtout celles féminines, mais les courbes économiques, ça ne renseigne que sur le passé, autant dire qu'on s'en fout.

Bon, je vais reparler des bredins, qui vous font la courbe, qui ne voit jamais, mais, jamais, alors, arriver le grand retournement, qui fait que la courbe plonge.

Au niveau énergétique, c'est on ne peut plus simple :

- dans le nucléaire, les entreprises sont en toutes en faillites, avouées ou cachées. Mais celles cachées, finiront par rejoindre celle qui sont avouées.

- dans le pétrole, il parait qu'il existe des gens qui y gagnent encore leur vie... Oui, il y a des rentrées. Mais il y a aussi beaucoup de sorties, et de plus en plus. Et le pétrole dans sa chute, entraine aussi celle des denrées alimentaires, becoze (12 ans d'anglais international, ça ne s'oublie pas -admiration autorisée-) les agro-carburants, suffisamment importants, pour créer le trouble.

Tout bêtement, je demanderais au pappy mougeot, friand de nucléaire et d'énergie fossile, ce qu'il fait de la notion -dépassée visiblement- de "rentabilité économique", là, j'espère ne pas avoir été trop féroce. Combien de temps on peut fonctionner en croquant de l'argent. Passer notablement de 200 milliards de dettes à 20 000 comme les USA, en 50 ans, c'est bien, on peut admirer la performance, mais bientôt le clodo aurait le milliard de $ comme monnaie dans sa poche. En 1870, 100 $, c'était le prix d'une maison à Atlanta.

- Là où ça devient intéressant, c'est sur le charbon. Les 2/3 des réserves de charbon recensées ne sont pas rentables. Il est donc logique que comme a dit un internaute, on continue une vingtaine d'années à l'extraire, avant que la production fasse un piqué, si ce piqué n'est pas déjà commencé.

Le réchauffement climatique avec 8 milliards de tonnes par an consommés, j'ai de sérieux doutes...

Deux graphiques font que j'ai des sérieux doutes sur le charbon US :

Les centrales au charbon US sont vieilles, les récentes sont rares, et les vieilles, sont moins compétitives que celles au gaz. Donc, à mon humble avis, la crise du charbon US se fera moins aigüe, mais continuera. Et en tout état de cause, c'est pas le ch'ti bitonio qui a été construit autour de 2010, qui va changer la donne.

- Pour l'électricité, la grande menace, c'est le retour de la démocratie. La production éparpillée, c'est la démocratie, la production centralisée, l'oligarchie.

- le seul gagnant -provisoire-, c'est le gaz. Et le gaz va tuer pas mal de ses concurrents. Il est en train d'éjecter le charbon de la production d'électricité (avec le secours du renouvelable), et comme celle-ci, c'est 90 % de sa consommation, il est visible que beaucoup de gisements ne seront pas entamés.

Son épuisement n'est pas visible encore, mais il viendra, et les gisements de gaz voient très vite leur production chuter. Pour les hydrates de méthane, on a toujours réussi à en obtenir des échantillons. Mais de là à les exploiter à grande échelle, il y a un gouffre.

- le nucléaire, quand à lui, est condamné. La France, c'est le synonyme de l'entêtement dans une technologie dépassée, où tout le monde bouffe de l'argent.

Pour résumer : les énergies n'ont été rentables que quand les gisements étaient importants, profonds, et faciles à exploiter, et que le marché était en accroissement continu.

Maintenant, les dits gisements sont petits, peu importants, difficiles à exploiter, et le marché piétine ou recule.

Pappy mougeot, dans son antre, devrait lire la littérature économique sur les siècles passés. Toutes les activités motrices, dans des pays riches, qui se sont évaporées au cours des cycles, passant de la richesse la plus extrême, au statut de gueux, dans un pays sous développé.

La canne à sucre. Le café. Le tabac. Etc... Croissance démographique ? Ne me faites pas rire. 205 millions d'USaméricains en âge de travailler, et la moitié qui ne fait rien...

Le vieux Bremachin vient de casser sa pipe. Vous pouvez aller cracher, pisser sur sa tombe, etc... Tout ce que vous pourrez faire, ce sera bien en dessous de ce qu'il mérite. C'était l'inventeur du tittytainment, où 80 % de l'humanité est inutile, et qu'il faut abrutir.
Une autre étude vient de paraitre.
"Plus de la moitié des jeunes en Europe participerait à un «soulèvement de masse»".

Là aussi, le système tient debout parce qu'il est debout. Mais visiblement, il est KO debout. Et si c'est toujours contestable, ce genre d'affirmation, ce qui est intéressant, c'est que la moitié de la population jeune pressant qu'il y aura un klach, que celui-ci est même certain.

On ne prolonge jamais une courbe, indéfiniment.

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie Politique
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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 09:21

Il y a certains archéo-paléo-pseudo-industriels qui sont sortis de leur moyen âge énergétique pour venir brediner dans la conversation.
On est encore loin des ruptures d'approvisionnements et du marché noir, nous disent ils.

Ah ouai ? Le Burundi et le Venezuela, ça leur dit quelque chose ? Mais le problème, finalement, c'est que c'est encore pire que prévu, et que je l'avais prévu.

Partons du commencement : la production, si elle arrive à approvisionner le marché, est complétement déphasée : sur la plus grande partie du globe, on produit à perte, voire avec des pertes colossales.
Les pertes des compagnies se cumulent avec les crises étatiques, et ont entrainés une contraction forte des investissements.

Et des crises politiques de taille XXXXXXXXL. Mais, il faut avoir un minimum et un brin de culture pour s'en apercevoir. Les crises mexicaines, l'état psychédélique du forage US, à grands coups de prêts et de subventions (jamais remboursés, bien sûr), qui font paraitre l'URSS pour le sommet de l'honnêteté morale et intellectuelle, et le sommet de l'efficacité, les crises multiples qui se déroulent, ça n'existe pas pour ces gens là... Etonnant. Vue du pavillon à  1 000 000 d'euros de la banlieue chic de Paris, ça déforme la vue...

Logiquement, entre compagnies et états en crises, investissements en berne, à terme, on arrive à une baisse ou un effondrement de la production. Surtout si Washington continue de juger bon de continuer à mettre sans dessus dessous le Venezuela (en moins raffiné, ça s'appelle, y mettre le bordel) et le moyen orient.

Nonobstant, ces gens, qui, soi disant, on toujours travaillé dans les entreprises et le privé, ne connaissent pas le début du commencement.

CONSOMMATION = PRODUCTION +/- STOCKS.

Dans le cas du pétrole, l'effet de stockage est plantureux. Notamment en Chine, et en Orient, mais aussi, tout bêtement, tout prêt de chez vous, dans toutes ces cuves diverses un peu mieux remplies, tout simplement... il me souvient d'ailleurs que la machine de guerre allemande, en 1944-1945 a tourné essentiellement avec des stocks dont beaucoup n'étaient pas sensé exister.

Résumons ; on est arrivé à la tempête parfaite, c'est à dire surproduction provisoire obtenue grâce à des dépenses démentielles, qui font effondrer les prix, et creusent encore l'endettement.

Moi, ce que je vois, c'est Will E Coyot, qui est dans le vide, mais qui ne s'en est pas encore aperçu...

On peut pondre aussi des courbes qui montent au ciel, c'est très facile. Mais le plus difficile, c'est de savoir quand cette courbe, elle s'inverse, et plonge vers le bas...ça c'est compliqué, et il n'y a pas de courbes qui montent au ciel, définitivement.

Tout sportif sait que si un jour, on va trop loin dans l'effort, c'est le claquage qui arrive.

D'ailleurs, un p'tit schéma venu tout droit de l'agence de l'énergie :

Comme ça date de 2007, voit que la consommation de gaz et d'énergie en Europe, ainsi que le PIB augmentent beaucoup. Le seul problème, c'est qu'entre temps, il y a eu rupture, et que la consommation d'énergie, et de gaz s'y est effondrée notablement. Là aussi, toutes les projections, suivent le jeu du "tout con", qui consiste à reporter vers l'avenir, le passé. On ne voit donc jamais arriver la rupture.

Qui a vu arriver la rupture sur la consommation de charbon ? Depuis 2007, en Europe, s'est effondrée la consommation d'énergie,et surtout, celle de gaz...

En économie, la première chose qu'on apprend, c'est que les besoins sont illimités, et les moyens de les réaliser, rares...

La croissance démographique qui fait plus consommer d'énergie ? Non, c'est l'industrialisation. la Chine notamment a depuis belle lurette infléchie son envolée démographique. Mais elle avait des gisements de charbon.
Ce sont des arguments idiots, de bords de table lors d'un diner...

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