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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 08:53

Pour le magasine "sciences et vie", le nucléaire français tourne au cauchemar. Rien ne va plus.

Age critique des réacteurs, et oui, un jour il faut bien désinvestir ce que l'on a investi, un EPR qui souffre de graves défauts, des travaux de prolongements pharamineux, un héritage ingérable. On ne sait même pas comment démanteler les vieux réacteurs à graphite, "une vraie vacherie !". Et cette vacherie, doit être reprise à zéro... Pour le XXII° siècle.

Bref, l'article parfait pour un anti-nucléaire...

Mon pronostic reste entier. Il y a de grosses chances pour qu'on ensevelisse les anciennes centrales, sous des montagnes de béton...

Mais le problème ne se situe pas qu'ici. Comme je l'avais déjà signalé, il y avait des gros problèmes d'approvisionnement en uranium, devant entrainer une crise de la filière nucléaire en cascade, et la fermeture de nombreuses centrales. C'est bien ce qui est arrivé, avec :

- le Japon (52 centrales),

- les USA (15 centrales),

- l'Allemagne (8 centrales),

- Grande Bretagne, 2 centrales arrêtées en 2012, 16 en activités, mais leur fermeture est proche. Même si Hinckley point était construit, ce qui reste douteux, ce serait alors les deux seules centrales en activité.

- La Belgique doit aussi sortir du nucléaire en 2025.

La crise du nucléaire est donc bien engagé, et la fin de l'approvisionnement du combustible d'origine militaire recyclé (20 %), devrait logiquement, entrainer une décroissance similaire du parc en exploitation (qui devrait passer de 440 à 350), avec la circonstance aggravante qu'il y a une soixante de centrales en construction. et plus de 170 prévues...

- On voit la situation financière d'EDF se dégrader irrésistiblement, avec 7000 suppressions d'emplois prévues, et un bénéfice en chute libre. Il reste que cela ne changera pas grand chose de tailler dans les effectifs, quand le régime de retraite est à sa charge.

En France, le mensonge des stocks commence à transparaitre, ils sont tombés en 2014 à 16 000 tonnes (pour une consommation de 8 000 tonnes annuelles). Ils étaient de 20 000 tonnes, et ce stock n'était pas, soi-disant, sollicité. Le déficit de production reste patent, même si, grâce au Kazakhstan, il est devenu moins important.

Mais dans le monde de l'énergie, on ment comme on respire, et le journaliste qui pond des articles, est con comme une valise.

Le meilleur exemple du mensonge énergétique, c'est l'Arabie Séoudite, qui depuis 40 ans, à toujours 261 milliards de barils de pétrole en réserve, bien qu'elle en ait tiré en moyenne près de 3 milliards par an. Et pour ce qui est de l'exploration pétrolière en Arabie, c'est simple, elle se chiffre aux alentours de zéro.

Autre chose à signaler, Cameco, le producteur canadien qui vient de virer quelques centaines de mineurs (le cours de l'uranium vient de chuter à 20 $ la livre), est en bisbille avec Tepco, l'exploitant japonais, pour rupture de contrat. Il va y avoir procès, et avant résolution, Cameco va passer des jours difficiles. Les clients ne se bousculent pas. Et les prix non plus...

Les dites réserves d'uranium dont on se gargarise à EDF et AREVA n'existent pas. Elles ne sont pas, pour l'instant, économiquement exploitable. Et puis, l'avis d'entreprises, l'une étant en faillite avouée, et ayant acheté des mines inexploitables, et l'autre au bord de la faillite, est pour le moins sujette à caution.

Comment ajouter foi à des entreprises pratiquant une "politique de l'autruche" si visible ??? D'ailleurs, la politique de l'autruche dans l'énergie est si répandue que s'en est même une règle : "La politique de l'autruche des entreprises pétrolières et gazières". Ils ne retiennent que les scénarios qui leur sont le plus favorable, et nient les évolutions en cours, notamment dans le bas carbone.

Journalistes et articles, d'ailleurs, se gardent bien d'analyser la réalité, pour les dogmes du jour : "Berlin doit abandonner le charbon d’ici 2035 pour respecter l’Accord de Paris". On ne parle presque plus de charbon en Allemagne, dont la production atteint péniblement les 8 millions de tonnes, mais de lignite, dont les réserves atteignent, elles, les 40 milliards de tonnes. Comme la lignite sert quasiment exclusivement à la production d'électricité, il est clair que la transition énergétique se fera au dépend de celle-ci, du nucléaire. Le charbon, lui, massivement importé, a déjà été fortement ajusté dans la production d'électricité.

Il reste que les producteurs classiques d'électricité, et leurs fournisseurs ont fait preuve d'une inadaptation totales aux conditions économiques. L'éolien et le solaire ont fourni des quantités très modestes d'électricité en France, respectivement l'équivalent de 2 millions de TEP (tonnes équivalent pétrole)  et 1.75 millions de TEP , contre 20 et 8 en Allemagne (source Usherbrooke). Pourtant, l'onde de choc des crises occasionnées est beaucoup plus importante que ces encore modestes chiffres pouvaient le laisser imaginer.

Ces entités privées doivent donc être regardées comme des dinosaures, incapables de s'adapter à un changement léger de paradigme. De parfaites bureaucraties -privées- prêchant la flexibilité à leurs salariés, mais incapables de la vivre. EDF en est le parfait exemple. L'idéologie du nucléaire empêche de faire ce qu'il faudrait, c'est à dire arrêter simplement quelques centrales nucléaires (définitivement), et engager une politique de réduction des besoins. Pas compliqué d'ailleurs, il suffit d'aller voir les hommes politiques, et de les orienter dans la bonne direction : interdire le chauffage électrique (c'est pour la planète !), pour le logement neuf, donner des crédits d'impôts pour la transition du logement ancien, prévoir la généralisation du chauffe eau solaire, chose qui ne coûterait pas un rond à EDF. Il vient un moment où l'intérêt de l'entreprise, c'est de gérer la décroissance de la demande, ou mieux, de l'organiser.

Mais cette norme du secteur privé, échappe visiblement à la cervelle très réduite des dirigeants...

Le tout, ce n'est pas d'avoir un gros chiffre d'affaire, mais de gagner de l'argent.

Mais si Fukushima n'avait pas eu lieu, on aurait assisté à quelque chose de beaucoup plus marrant : l'arrêt des réacteurs, faute de combustibles... Près de 80 centrales arrêtées, ça finit par faire du volume...

 

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie Politique
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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 20:45

La consommation d'énergie a légèrement rebondi en 2015, de l'ordre de 19 millions de TEP (tonnes équivalent pétrole.

Energie par énergie, le tableau est contrasté.
Ceux qui régressent :

- le solide (charbon et lignite) : - 6 millions de tonnes,

- le nucléaire, - 5 millions de tonnes.
 

Ceux qui progressent :

- les déchets : + 0.5 millions de tonnes,

- le pétrole : + 7.5 millions de tonnes,

- le renouvelable : : + 8 millions de tonnes,

- le gaz : + 14 millions de tonnes.

Le constat n'a rien d'étonnant. Charbon, lignite et nucléaire sont dans une crise terminale et souffrent d'absence de rentabilité, de plafonnement et de régression du marché. Le renouvelable vit, lui, les conséquences de l'investissement massif auquel il a droit, le gaz est encore abondant, et le pétrole bénéficie d'un effet prix important.

Sans doute, l'évolution sera identique en 2016, mais l'année 2017 devrait voir les choses reprendre une certaine normalité, et voir les prix du pétrole baisser.

Mais on reste quand même loin d'une tendance débridée à la consommation tous azimuts. Il semble bien que le ressort économique du continent est brisé. On consomme un peu plus de pétrole. Sans doute, on a profité de l'occasion pour remplir un peu mieux les cuves de fioul, et on roule un peu plus. Mais cela ne va pas plus loin. Les prix, considérés comme "bas", sont quand même, restés très hauts.

Pour l'électricité le rebond est modeste, et la reprise énergétique liée à l'Espagne. Celle-ci bénéficie du report de la clientèle qui ne va plus dans les pays arabes, et les prix y sont devenus attractifs. Bref moment de consolidation.

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 10:00

C'est la crise du petit commerce, comme du grand, en réalité, une crise différente et généralisée de l'immobilier.

Depuis l'an 2000, la France a beaucoup changé. On a beaucoup construit, et si l'on avait, côté pouvoir public, en ligne de mire, les 500 000 logements neufs par an, comme jadis G. Marchais, le million d'adhérents au PCF, on voit mal la finalité du truc. Oui, on aurait atteint 500 000 logements, et Jojo son million de militants. Et après ?

Le seul problème, c'est que le chiffre de construction n'est pas un bon paramètre. Les bons paramètres ne sont pas uniques, mais agissent en faisceaux, se conjuguent, se scindent, dans des effets jamais prévus.

300 000 logements, en année basse, c'est quand même de quoi loger 750 000 personnes, avec des ménages à 2.5 personnes.

400 000 logements, c'est de quoi loger 1 000 000 de personnes.

800 000 transactions dans l'ancien, c'est le mouvement de 2 000 000 de personnes. Donc, rien que le marché de l'accession, c'est 3 000 000 de personnes qui bougent, avec une population qui augmente de 300 000 personnes / an.

Cette population, qui bouge beaucoup, abandonne le sans confort, souvent urbain et central, pour des normes plus actuelles, mêmes si elles sont, en fait, plus enfantines souvent.

Des lieux se paupérisent, pendant que les "classes moyennes", s'externalisent dans les pavillons. Le centre ville se paupérise, et l'habitant de pavillonnaire abandonne son réseau de commerces locaux, pour aller au plus près, et au moins cher. Quitte à prendre sa voiture, autant aller là où le parking est facile, et aussi, gratuit.

Deuxième effet néfaste, le rôle du banquier. Parce que les économies occidentales, désindustrialisées, devaient quand même fonctionner, on a laissé la bride au crédit bancaire immobilier, avec le double effet kiss coule (et ça coule vraiment, comme un camembert), d'obtenir la paix sociale par endettement, et réinjecter massivement des liquidités, et un pib fictif.

Comme je l'ai souvent dit, à une époque, le crédit bancaire n'aimait pas l'immobilier, trop long, trop peu rémunérateur. Ce qui faisait le prix, c'était les apports personnels, les prêts amicaux, les prêts vendeurs. Et cela s'explique aisément. Il y a 30 ans de cela, mon propriétaire, âgé et désireux de se séparer de son appartement, me proposa de l'acheter. Je ne désirais pas l'acheter, et de toutes façon, je lui dit que m'endetter à 10 % l'an, très peu pour moi. Il me proposa de me faire crédit, au taux de 4,5 %, ce qui était le taux du livret A, à l'époque. Et un prix tout à fait correct.

Mais les éléments de répulsion étaient trop nombreux...

Et les centre-ville, n'avait qu'un avantage, leur centralité. Elles l'ont perdus, au profit de centre commerciaux excentrés, nouveaux centre-villes désormais, quand ils ont des logements à proximité.

Finalement, on s'étonne des conséquences des effets d'une bulle immobilière, sur le commerce, la cherté des baux commerciaux, et l'effet bling bling des grands centres commerciaux, ou effet "Donald Trump". Ces centres son coincés entre la baisse du pouvoir d'achat, et les rentes de tous ordres qu'ils doivent verser.

Le commerce, en effet, vend peu de produits, mais beaucoup de situation immobilière. Le magasin du centre avait vu ses loyers exploser, et les voient toujours chers, mais avec la conséquence logique partout. Les bons emplacements arrivent encore à se louer, les mauvais non. C'est la même situation que dans l'immobilier de résidence. Après cela, la paupérisation des centres n'est pas étrangère au phénomène, et la non possession de véhicules pour une partie variable de la population (de 15 à 30 % de la population), n'est pas une donnée optimiste. Cela veut dire qu'on ne cible qu'une clientèle très réduite. Et cela ne veut pas dire non plus que ces personnes ne font pas leurs courses en voiture. On peut très bien aller en voiture, faire les commissions pour quelqu'un de la famille, qui n'a pas de voiture. C'est très courant.

La société pétrolière, à l'aube de son déclin, est plus que jamais éclatante. Elle a structuré l'espace, et contrairement à l'union soviétique, qui ne construisait que là où c'était cohérent à long terme, on a pratiqué une segmentation sociale.

On a multiplié des bus, qui roulent à vide. On fait du ramassage scolaire, dans des endroits où 70 % des ménages n'ont pas d'enfants. Mauvaise allocation généralisée des ressources. Il suffit de regarder des films de villes des années 1970 ou 1980, pour s'apercevoir qu'à l'époque, la bagnole était finalement assez rare en ville, par rapport à aujourd'hui. Là aussi, on s'adresse à une clientèle réduite.

Les bétonneurs, quand à eux, une fois bétonné, ils n'en ont rien à cirer que le logement soit vide, le centre commercial au bord de la faillite, l'aéroport vide.

Le politique, dans son laissez faire, laisser aller, a conduit à la catastrophe. Ils auraient du engager des attachés parlementaires pour surveiller le phénomène.

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 16:07

Le premier ministre australien vient de se friter avec Donald. Celui-ci ne veut pas accueillir 1600 immigrés illégaux que barack à moules avait bien voulu accepter.

Visiblement, il n'en a rien à cirer, de l'accord précédent, et il a raison.

Il y a eu une cht'ite bavure au Yemen. D'habitude, les pisseurs de copies n'avaient rien non plus, à cirer, des dégâts des frappes de barack à frites. Sans compter, que, vulgairement parlant, ça bave gravement au Yemen depuis des années, et que les journaleux en question, ils devaient dormir, malgré l'hémoglobine qui giclait à tout va, et que tous les jours, les drones à barack à bière tuaient. 100 000 tirs, ça leur dit rien, à ces branquignols ??? Mais, on peut saluer l'élection de Donald. Depuis celle-ci, les yemenites, afghans, etc, ont accédé au statut d'être humain digne d'intérêt. Et Donald a fait ça sans bouger un sourcil.

A gauche, on commence à y croire, et on s'aperçoit finalement, que rien n'est joué, dans l'état de décomposition actuel. Il parait d'ailleurs que Fillon aurait dirigé les dons vers son micro parti. C'est marrant, ces petits partis, avec 10 adhérents, mais burnés comme pas possible au niveau financier.  Il reste qu'il va y avoir encore des reclassements. Je pense déjà à p'tit marquis, qui pourrait être doublé sur sa gauche... Finalement, il vaut mieux pour les candidats, savourer très vite leurs bons moments, ils risquent de ne pas durer...

Donald demande une baisse des prix des médicaments. Il faut dire que la loi de l'offre et de la demande ne fonctionne qu'à la hausse. Là aussi, on voit ce que c'est un politique.

Quand aux débiles mentaux, ils n'ont pas compris ce qu'a expliqué Bairoch : le commerce international PROGRESSE en période de protectionnisme, et REGRESSE en période de libre échange. Pourquoi ? Parce que la facilité d'importation ne règle pas le problème de pouvoir d'achat. Cette tendance a été contrariée pendant quelques décennies par la continuation de la lancée précédente, et par l'endettement. Maintenant, on retombe sur les fondamentaux.

Le fondamental, c'est aussi, pour certains, la tentation du larbinisme confirmée. Le parrain américain aux abonnés absents, ils cherchent le parrain chinois pour leur marcher dessus et lui servir de paillasson. On ne change pas sa nature profonde.

Il reste que les chinois n'ont pas trop compris ce que c'était d'être le leader. On se met à imprimer de la monnaie, et on fait un strip tease industriel, avec une balance commerciale en berne. On peut compléter la gamme en bombardant à tout va.

L'agenda mondialiste bute sur petite chose, un scrupule, du latin scrupulum, le petit caillou dans la caliga du légionnaire. Le plafonnement énergétique, et il faut convenir que celui des gouvernants qui l'a le plus compris, c'est encore Donald, et qu'il a promis, la restauration du paradigme des années 1950. Il comprendra vite que c'est impossible; du moins sur une longue période. Mais il a compris que le problème était énergétique.

La Chine ne pourra continuer à inonder le monde de ses produits. L'évolution du système est insoutenable. En Suisse, les frais de santé devraient doubler à horizon 2030. Autant dire que la santé ne coûtera rien, parce que personne ne pourra payer.

Johnny Depp, nous dit on, est ruiné. Bien que gagnant très bien sa vie, il dépensait encore plus. C'est la caricature d'une époque. Le Fillon du cinéma.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 21:10

Vous savez ce qui est le point commun, entre l'agriculteur allemand, et le superprimou géant (merci encore à G. Lagaffe) ? C'est qu'à l"heure actuelle, pour beaucoup, la seule rentabilité qu'ils dégagent vient des panneaux solaires qui tapissent leurs toits, ou leurs parkings.

A tel point, qu'ils pourraient arrêter la partie inutile de leur activité, à savoir la grande distribution, ou l'agriculture. C'est bien comme ça que font les néo-libéraux ? On identifie les sources de pertes, et on arrête l'activité. Après tout, on a pas besoin de bêtes clients chiants, s'ils ne rapportent pas un rond.
Même "le Monde"s'en aperçoit, eux qui ont tendance d'abord à attendre la voix de Moscou, pardon, d'EDF, pardon, du complexe nucléaire.

Le renouvelable a fourni 24 % de l'électricité dans le monde, et presque 20 % en France. C'est un résultat remarquable, étant donné le court laps de temps durant laquelle s'est fait la progression.

Le développement des énergies est un temps long, et il est remarquable que le coût baisse, alors que les capacités nouvelles déployées, est de plus en plus important.

Il reste que la base du problème est à soigner. Et les usages non pertinents à détruire, même s'ils sont enracinés, comme la climatisation, ou le chauffage électrique. Ce ne sont que des usages futiles, dans l'intérêt des chiffres d'affaires des compagnies électriques.

Futile aussi, la croissance qu'on annonce en France : taxis, immobiliers, restauration, et bâtiment. Le bâtiment voit moins de faillite, et l'on se réjouit de voir le nombre de faillite retomber sur le chiffre de ... 2008.

Aucun des maux n'a donc été soigné, ni la désindustrialisation, ni la crise énergétique. Et le nombre de faillites reste quand même, très élevé. Et les emplois Uber se révèlent être des emplois de merde, susceptible de voir les rémunérations baisser très vite. Il n'y a pas, en effet, de nombre plafond "d'indépendants".

On se préoccupe, donc, en haut lieu, assez peu de préparer l'avenir, dans le renouvelable, et beaucoup de choses sans importances.

Dernières nouvelles des USA, les BLM appellent aux meurtres. Un ancien gendarme, lui, m'a dit qu'en 1982, il avait vu les gens se battre dans la rue. Il y avait eu une grosse chute de neige qui bloquait tous les approvisionnement. Cela avait duré deux jours.

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 13:57

Il parait déjà pour certains, que l'affaire Pénélope, est "déjà une catastrophe", pour la république, bien sûr, parce que Fillon serait un président à bout de souffle sitôt élu, s'il ne l'était pas, ce serait Macron, ce qui serait encore pire, parce que seul, sans relais, devant composer, voire, horreur des horreurs, MLP.

Bien entendu, il a échappé, que ce qui était la catastrophe, c'était la propagande d'un régime impérial déjà décomposé, qui donnait les consignes de votes "acceptables", sous peine d'excommunication.

Le pire, c'est que le système impérial mourant, réussisse son dernier coup, en faisant élire un candidat déphasé, plus attaché à remplir ses fouilles, qu'au bien public. Entre Macron et Fillon, on est bien pourvu en gens qui n'aiment que l'argent, et si achetables, qu'ils en sont ridicules. Ils pourraient au moins avoir l'excuse, d'être chers, et pas des grouillots, vendant leur cul pour des cacahouètes. Attrapés à faire le sac des vieilles dames, on voit tout de suite l'absence finalement, d'ambitions, malgré leur tentative d'accession à la présidence. Pour eux, ce n'est qu'une place de fonctionnaire, eux qui se targuent sans cesse de privé, de réactivité, de "connaissance de l'entreprise", chose dont ils ignorent tout. Mais cela n'est pas grave, la plupart des PDG ne savent et ne connaissent même pas ce qu'ils dirigent.

Hommes complétement issus de l'élite, et sans attaches avec le réel, ils ne sont en rien au courant de ce qui se passe réellement, et surtout, de la crise énergétique, comme le défunt -politiquement- capitaine de pédalo, qui se contentait d'attendre la reprise de la croissance. Manque de bol, cette reprise n'a jamais eu lieu.

Comme je l'ai dit, Trump n'a sans doute pas conscience de la crise énergétique, mais il a un atout. Les USA ont quand même assez de ressources pour subsister en tant qu'état, ayant renoncé à ses ambitions impériales. Déjà, la réduction de la consommation énergétique de l'armée US devrait dégager de 100 à 200 millions de tonnes de pétrole. ça tombe bien, Trump a donné 60 jours pour un plan de réorganisation de l'armée US.

Le mot véritable, serait "création d'une véritable armée", parce qu'elle n'existe, dans les faits, plus depuis longtemps. Quand on a un corps de bataille de 65 000 hommes, pour 20 fois plus d'effectifs, ce n'est qu'une bureaucratie inutile. Déjà, en 1917, les effectifs combattants étaient modestes, comparés aux effectifsmobilisés (1/4).

Mais plus les bureaucraties sont grandes, plus il existe les places bien rémunérées autant qu'inutiles, qui permettent, entre autres, de donner des rémunérations aux épouses restées à la maison.

Caser bobonne dans une sinécure sans contrepartie, cela indique des ambitions très terre à terre, pas le gaullisme.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 20:07

Anti immigration de Trump. Donc, les plus grands voleurs, menteurs, tricheurs, escrocs de la planète condamne cette mesure. Elle ne peut donc qu'être bonne. Quelle est la bonne réponse ?

La victoire de Trump, la dissolution de la structure impériale américaine, dissolution actée, du Conseil de Sécurité nationale et du Conseil de Sécurité de la patrie... Pour n'être qu'un pays comme les autres montre que le combat est arrivé à la phase ultime, et peu importe désormais, que Trump n'arrive pas au bout de son combat. L'outil est cassé, et si Trump échoue, est assassiné ou autres joyeusetées, l'empire se disloquera, et en premier lieu les USA, sa classe politicienne, et sa classe journalistique, perdue entre Los Angeles, Washington et NY, et qui a oublié tout le reste. 

La réalité US ? Il suffit de regarder quelques séries télés pour s'en rendre compte. Sur écoute, grey's anatomy, Longmire, qui donnent une bonne vue d'ensemble du problème. Il suffit de savoir regarder, au delà des historiettes, la toile de fond. Le parti démocrate corrompu jusqu'à la moëlle, et des élus noirs, pour lesquels le "négro" qu'ils méprisent profondément n'est qu'une clientèle captive, la dérive des soins de santé, les problèmes invraisemblables d'assurances, l'habitat moyen qui relève plutôt de la caravane, des bureaux usés, des shériffs perdus au milieu de leur gigantesques comtés, avec quelques adjoints, le trafic de drogue généralisé, les guerres indiennes ou confédérées jamais réellement finies, ayant simplement changées de formes, le trafic d'esclaves, sous couvert d'humanitarisme, comme au XVII° siècle, dont le bénéfice va droit dans les poches d'une grande bourgeoisie. Il y a donc vraiment de quoi être content ?

On est loin des séries optimistes des années 1990, où la mondialisation, forcément, serait "heureuse". Aujourd'hui, l'Amérique moyenne, c'est la misère généralisée, les gens qui ont peur d'y tomber ou peut être, de savoir, quand il vont aller vivre dans leur caravane, et quelques châteaux où sont enfermés les riches.

En France, sur 5 "grands candidats" à la présidentielle on a encore 4 globalistes, pour une raison ou une autre, sur le dos.

Sur mon dada, le plan énergétique, je n'ai vu que MLP parler du pic pétrolier. Fillon, sûrement pas, Macron, il ne connait pas, Hamon, vit dans la croissance infinie, comme Mélenchon. Impossibilité pour les gouvernants de voir la réalité, difficultés pour les peuples de la comprendre, d'autant qu'on se garde bien de lui dire la vérité, mais qu'on contraire, tout est encore bon pour des décennies, alors qu'on est déjà tombé dans le merdier, que la caravane et l'habitat précaire se généralise.

Sans doute, les américains sont ils les plus conscients du problème, du moins, une partie d'entre eux, ceux qui habitent dans les comtés ruraux, qui ont vu partir les emplois, arriver les immigrés, qui n'ont qu'une voiture hors d'âge et le carburant rare, voire plus de voiture du tout, (mais toujours leurs 30 X 30), leurs 200 $ de coupons alimentaires, dans le mobile home ou sa caravane hors d'âge, et comme plaisir quelques bières...

Pour eux, le pic pétrolier et l'absurdité de la politique menée pendant des décennies est patent. Si les survivalistes sont nombreux dans leurs campagnes, c'est simplement qu'ils sont réalistes.
Mêmes les Soros en tous genres perdent la main, à défaut de leur caractère malfaisant. Si ses partisans stipendiés ne perdent pas la main, il n'y a aucune chance que le bloc hostile à tout ce qu'il représente, et surtout à sa bien pensance, s'y rallie. Il y a toutes les chances, d'ailleurs, qu'ils leur rentrent dedans. (Les gays trouveront peut être ça agréable ?)

La Chine plaide pour le globalisme, pendant que sa base charbonnière meurt. Là aussi, pas possible pour eux de concevoir qu'arrivé au sommet de la chaîne, c'est déjà le temps du déclin ?

- 2.9 % en 2014,

- 3.7 % en 2015,

- 9.4 % en 2016... 15 % de chute en 3 ans ??? Oui. Il est très clair que le pic charbonnier est important et très violent, violence qui évoque deux tendances qui se confortent et se consolident, à savoir l'épuisement géologique, et l'épuisement d'un modèle fondé sur l'industrie lourde, et notamment l'acier, et la construction.

Bref, le moment du déni, de la part des gouvernants, implique que nous sommes réellement entré dans la crise qui voit tout se dénouer.

Trump est plus clairvoyant, mais sur l'énergie, il est aussi dans le déni.

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 10:08

"Trump : écolo... contre son gré". Le journaleux pisseux de copie, ne cache jamais ses sentiments anti-Trump.
Mais là, c'est de la niaiserie pure. Trump ou pas, nous sommes clairement rentré dans une transition énergétique, qui ne ménage ni le charbon, le gaz, ou le nucléaire. Le pétrole est un cas à part. Le pétrole est concentré sur le transport, les autres sont concurrents.

Les centrales à charbon, aux USA, sont vieilles, et on a fermé d'abord, les vraiment vieilles, vraiment polluantes, et surtout, les vraiment pas compétitives. Donc, en conséquences, le secteur du charbon devrait connaitre une certaines accalmie, Trump ou pas. Même si le forage est relancé, le gaz de schiste ne sera pas forcément au rendez vous. Les puits vieillissent très vite. Et puis, désormais, le mouvement du renouvelable est clairement lancé, et bénéficie visiblement, d'un lobby qui s'est formé. Cela s'appelle le business, et les différents lobbys vont jouer des coudes. Et les énergies classiques n'ont guère d'emplois à proposer, en appâts. Et surtout, un rendement TRES aléatoire, qui a fait que Bloomberg a classé toutes les énergies fossiles (et le renouvelable), dans la catégorie "spéculatif".

Même EDF ne réussit pas à bloquer le renouvelable en France, c'est simplement un ralentissement, et un combat d'arrière garde qui est observé.

Le bilan d'Obama ? Comme la COP 21. Une pantalonnade. Ils ont fait semblant de piloter un mouvement engagé, visible depuis 2004 aux USA, 2005 en Europe. La Chine a acté la fin prévisible de ses gisements de charbon. Des technologies arrivent à maturité et voient leurs prix de revient s'effondre.
Les autres ne peuvent pas en dire autant. Mais, ce qui a été sanctionné, c'est aussi l'indifférence du pouvoir politique, et des Clinton en particuliers, pour l'impact de ce changement de paradigme.

Le renouvelable, et surtout, les possibilités du nouveau renouvelable, l'éolien et le solaire, pèse aussi sur la rentabilité.

Trump est un homme d'affaire. Il est pragmatique. Et rapide. Il ne respecte pas le temps politicien de la glandouille, mais charge.

On voit aussi curieusement, un gros investisseur dans le renouvelable aux USA : EDF. Nous mentirait on en France ? C'est vrai qu'EDF qui avait des centrales nuke aux USA, ne les a plus... On peut remarquer bizarrement que ce qui n'est pas correct en France pour EDF, le devient aux USA.

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 07:54

Selon Gail Tverberg.

Comme je l'ai souvent dit, j'ai une approche différente, je vois la chute comme des escaliers, une suite de LLL et un processus.

Qui peut dire qu'il y a eu une réelle "croissance", depuis 1973 ?

La globalisation/mondialisation n'a été que l'enfermement d'une caste sur son confort, pendant que le reste de la population se serrait la ceinture.
Que serait il advenu de ce "machin", sans le pétrole de la Mer du Nord, de l'Alaska; du gisement mexicain Cantarell, mais aussi sans la remise en ordre poutinienne ?

La globalisation a été simplement le reflet de la mise en route de gisements de pétrole géants, mais difficiles d'exploitation, offshore, cercle polaire, etc... Pendant que les gisements classiques vieillissent, comme ceux du golfe persique.

Au lieu de préparer l'avenir, les élites ont fait la fête.

Certaines affirmations sont tout à fait contestables, et à mon avis, fausses : " Plusieurs solutions de contournement (mondialisation, baisse des taux d’intérêt et utilisation accrue de la dette) ont permis à l’économie de continuer à croître. "

La croissance de la dite économie n'est qu'une croissance comptable, d'agrégats monétaires, sans réels impacts sur le pib vrai. En gros, c'est une bulle. La globalisation permet de ne plus se soucier des péquenots locaux, qui se vengent en votant mal. Et de plus en plus mal.

La dette est loin d'un problème si l'on dispose de cojones.

La mondialisation/globalisation, n'est que la conséquence de l'effacement du politique. Quand un Donald Trump fait arrêter une délocalisation (et même plusieurs) par un simple coup de fil, alors qu'il n'était même pas encore président en exercice, on voit ce que c'est un politique. Je serais curieux de voir la réaction de Hollande à l'affaire de la délocalisation de Whirlpool en Pologne. Ce cher monsieur pourrait retrouver l'usage de sa virilité, enfin, s'il en a déjà eu une. Je pencherais plutôt pour une continuation des tendances eunuchoïdes.

Une chute de 20 à 50 ans ? Peu probable. Pour une simple raison, les gisements ne dureront pas aussi longtemps.

Simplement, la chute est chaque fois, partielle. Ici la Grèce, l'Italie, l'Espagne, là le Vénézuela, le Mexique, le Yemen. Les états pétroliers sont le plus touchés, avec l'épuisement plus ou moins rapide de leurs liquidités. Le Vénézuela s'effondre, non parce qu'il est socialiste, mais parce qu'il n'a plus de rentrées suffisantes. Avec n'importe quel gouvernement, ce serait la même chose.

Pour le pic charbonnier, j'ai la même analyse, que je compléterais ainsi. Les chinois, notamment, ont flambés leurs réserves en plus de temps qu'il ne faut pour le dire. Arrivant à un reliquat de 20 ans de réserves en 2020, ils rentrent dans une spirale où les fermetures de mines ne vont que s'enchainer.

De même aux USA, certains gisements ne sont plus susceptible d'être exploités, d'abord parce qu'ils ont globalement été beaucoup exploités, que c'est beaucoup plus compliqué et coûteux de tirer le reste.

Le gouvernement central chinois vient d'intervenir fortement, en décidant que 103 centrales thermiques ne seraient pas construites.Les autorités locales, se sont vues tordre le bas, mais certainement pas, à mon avis, il n'y a pas le souci d'un quelconque changement climatique. Mais on acte que ces constructions sont inutiles. Faute d'un charbon en quantité suffisante, et dont le déclin est déjà patent.

Là aussi, résurgence d'un pouvoir central, qui reprend la main. D'une manière différente de Trump, mais avec la même donne de départ, la raréfaction énergétique.

En France, le gaz de schiste se voit opposer une interdiction totale. Et pour cause. Sans banque centrale accommodante, et sans subventions à l'exploitation et au forage, comme aux USA, cette technique n'a aucune rentabilité.

"Étant donné que de nombreux pays sont dans cette situation précaire de baisse des ressources par habitant, nous devrions nous attendre à une augmentation du protectionnisme et à l’ajout de nouveaux tarifs".

On ne peut pas parler d'économie comme un jeu à somme nulle. C'est un jeu global à somme globale déclinante. S'entêter dans le libre échange va être politiquement explosif.

Les erreurs de politique économique, comme la fin de la monnaie qu'on voulait imposer en Inde, a précipité la crise, même si le pays avait théoriquement des ressources. Que ces ressources soient simplement exploitables, comme le charbon, j'en doute, mais c'est un autre problème. L'Inde est un pays qui tient par la débrouille, le scotch et la ficelle, que cette débrouille soit suffisante pour produire plus de charbon, c'est douteux. Ce n'est d'ailleurs pas péjoratif. Cela prouve l'intelligence et la débrouillardise des indiens. Après, on joue avec les cartes distribuées. L'Inde, d'ailleurs, comme la Chine, ne semble pas avoir besoins de capacités complémentaires de production électrique charbonnière. Le renouvelable se développe, et les taux d'utilisation des centrales sont bas (60 %), encore satisfaisants, mais inquiétants.

Comme je l'ai dit, la dette n'est pas un problème. C'est simplement une fiction politique. De toute façon, elle est appelée à s'évaporer. La dette, notamment publique est une caisse de résonance. D'une manière générale, il vaut mieux piloter un mouvement, que de le subir. Le solde de la dette publique par un simple jeu d'écriture serait sans doute, la meilleure solution.

Pour se créer des moyens d'intervention.

Notre problème fondamental est le fait que ni les prix élevés, ni les prix faibles de l’énergie ne sont maintenant capables de maintenir l’économie mondiale en activité comme nous le souhaitons.
On est donc désormais, en plein "retour du politique", après celle du laisser faire, laisser aller, et celle des bons sentiments.

Retour du politique qui se fait au global, et au local. ENFIN, on se préoccupe des aéroports en trop en France. Il faut commencer l'élagage, sinon l'arbre, là aussi, va mourir très vite.

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 14:41

Cette fois, c'est "le monde" qui s'y colle dans le politiquement-pas-correct-et-la-négation-du-caractère-indispensable-du-nucléaire.

Changement d'époque, donc, puisque c'est le scénario Négawatt qui est donné, et pas dans les blogs.
On a toujours les attardés mentaux qui vous disent que le renouvelable, c'est intermittent, qu'il n'y a pas de stockage, et donc qu'il faut du nucléaire. Donc, la STEP n'existe pas, pourtant, il me semble qu'à Grand'Maison, il y a bien un barrage, et que, quand je l'ai vu, je n'étais pas bourré comme un cochon, et il n'y avait aucun éléphant rose à proximité.
Tous les autres pays étrangers, donc, sont des idiots, pour avoir choisi en totalité, le renouvelable, et pas le nucléaire, sauf à doses homéopathiques.

Pour ce qui est du passage à 100 % renouvelable, ça sera du contraint et forcé, ou une politique, d'ailleurs, la seule politique possible.
Déjà, rien qu'en liquidant cette stupidité qu'est le chauffage électrique, on aurait fait pour l'électricité, une bonne partie du chemin.

A la chronique agora, on vous dit de vous intéresser à l'uranium. Ce qui n'empêche pas Cameco de virer ses mineurs. Il faut dire qu'avec un cours tombé à 20 $ la livre, il faut en tirer de l'uranium pour gagner sa vie.

Pourtant, la production reste déficitaire, 70 000 tonnes étant consommées chaque année, contre 60 000 produites. Théoriquement, ce "gap", devrait être bon pour les prix...

La situation, en termes de couverture des besoins, s'est améliorée, sans passer dans le positif. Il reste à connaître le montant des stocks. Le recyclage de l'uranium militaire est terminé, et à moins d'une nouvelle phase de désarmement, on ne peut plus compter dessus.

La langue de bois abonde, d'ailleurs, on parle d'accumulation de stocks, en raison du retrait nippon et allemand, mais comment ferait on pour accumuler des stocks, alors que la production est déficitaire ???

Je le répète, à mon avis, la sortie nippo-allemande du nucléaire a épargné à la filière de sérieux ennuis. L'Inde, par exemple, a construit un certain nombre de réacteurs, qui n'ont que peu ou pas fonctionné.

Les gisements d'uranium apparaissent, aussi, à l'exception du Kazakhstan, en déclin, ou de petites tailles.

Aux USA, La consommation d'essence ne recule plus que de 60 % par rapport à 2003, tombée au plus bas en 2013, elle a légèrement remonté depuis...

Si l'on s'en tient à ce paramètre, la crise a commencé là-bas en 2004. Contrairement aux salades de l'ancien président, l'économie US n'a montré aucune résilience.

Pour ce qui est de la présidence Trump, je suis sceptique en matière d'énergie. Il n'aura pas grand prise sur les événements. Les centrales thermiques au charbon qui ont été fermées, ne seront pas ré-ouvertes, et de toutes façons, celles qui restent sont vieilles, et pas forcément rentables. Pour les forages, une petite ondulation des prix prédisposera à la prospection, mais le problème est que pétrole et gaz de schiste n'ont jamais réussi à avoir un cash flow positif, même avec un baril à 110 $.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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