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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 18:57

La démondialisation est en cours, malgré les cris orduriers des élites, sur les "fascistes", Le Pen, Trump, Poutine.

Ceux qui viendront après, n'ayez aucun doute là-dessus, les feront paraître très modérés.

" La déception sera épique, et le résultat des prochaines élections pourrait être des personnages politiques encore pires que Le Pen ou Trump ".

La prochaine étape est la démonétisation du gauleiter Minimicron.

" Considérez cependant que ce que vous prenez pour le battement du nationalisme n’est en fait qu’un barreau sur l’échelle d’un voyage beaucoup plus long pour dé-mondialiser l’économie. Parce que la destination finale au bout de l’échelle est une forme d’autarcie locale que les mandarins actuels du statu quo ne peuvent même pas imaginer. "

Cela correspond à l'échelle des crises. Doucement d'abord, en forte accélération ensuite, avec le MEDEF qui parle à l'oreille des présidents, leur disant comment réanimer la mythique croissance.

" Ce voyage a déjà commencé, bien que ni le public ni ses dirigeants élus n’aient commencé à l’appréhender. La première étincelle de reconnaissance viendra dans les mois à venir lorsque l’histoire de couverture actuelle sur les marchés, l’argent et la croissance tombera. Les dirigeants politiques ne vont pas supporter que le monde ait l’impertinence de changer sans leur permission. "

Habitués à donner des ordres, les importants ne pensent même pas que la géologie n'obéira pas et se contrefout d'eux, pauvres tâches imbues d'elles mêmes.

Quand à Minimicron, très attaché à lécher le cul allemand, il n'en tirera qu'un goût de merde.

Certains disent que la situation se dégradera doucement dans les pays occidentaux mais que rien ne bougera.
34 %, c'est pas bouger ? Et puis, il y a bouger et bouger. Le Mexique bouge avec son pic pétrolier, son émigration quasiment tombée à zéro, malgré son effondrement économique. La situation est plus effondrée encore au nord du Rio Bravo...

Le Venezuela sur le point de s'effondrer, non parce qu'il est socialiste, mais qu'il n'a plus de pétrole rentable, les autres états pétroliers, pas en meilleur forme non plus...

Pour ce qui est des USA, le constat est simple. Le secteur pétrolier est simplement en état de lévitation grâce aux torrents d'argents qui y sont déversés dessus. Qui peut penser sérieusement, que si les compagnies classiques n'arrivent pas à gagner de l'argent, alors qu'ils ont les meilleurs gisements, les exploitants de roche-mère, ou pétrole de schiste arrivent à en gagner ? Ou même simplement, à avoir un cash flow positif du fait de leur activité ???

La différence USA-Venezuela est palpable. Les uns ont le pouvoir de se contrefoutre de leur monnaie, pas les autres.

On peut raisonnablement penser à 250 000 morts et disparus pour la guerre des cartels au Mexique.

Quand au Venezuela, personne n'en reprendra totalement le contrôle. Chavez avait compris le problème et résolu. Les armées sud américaines n'étaient que des armées d'opérettes et de coups d'états, voir de massacre de paysans, sans plus. Il avait acheté 2 000 000 d'AK47 et 5 000 fusils Dragonov. Largement de quoi rendre un pays, pour toujours, ingouvernable sans son assentiment, ou du moins, sans créer de larges poches non contrôlable par une invasion étrangère. Dans ce contexte là, il n'est même pas question de penser à autre chose qu'un effondrement de la production pétrolière, pas total peut être, mais important, en aucun cas une progression...

Tous les pays pétroliers qui connaissent un pic rentrent en dépression politique, économique et sociale, ce qui entraine, à son tour, une production amoindrie. La seule exception à cette règle, c'est la Russie, et l'Iran. Encore que la reprise de production de l'Iran, après la révolution islamique eut été très laborieuse, et largement dû à l'ayatollah Komeiny. Le seul bon pétrole, pour lui, était celui qui restait sous terre. Malheur en cas de ressources importantes, malheur en cas de baisse...

L'adaptabilité des sociétés a une limite, même si elle est difficile à appréhender. La paupérisation est la plus simple de ces adaptations. Mais la plus explosive.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 10:45

J'ai fait plusieurs rencontres intéressantes ces temps ci. Des gens qui quittaient les grandes villes, pour se mettre au vert. Ils vendaient leur immobilier coûteux, à Lyon, région parisienne, et achetaient des maisons de pierres, et un peu de terrain. Classique me direz vous, chez les retraités.
Le seul problème, c'est que ce sont des gens bien intégrés, qui abandonnent tout, en se disant que tout va s'effondrer. Et des gens actifs.

Liens de cause à effet ? Ils m'ont dit ne pas s'être déplacés pour voter. Sans doute est il le moment pour eux de faire leur mue, et se débarrasser de leur comportement de classe, chose qu'ils n'avaient pas -encore- fait. En plus, trouvant une formule simple. Malgré leur bonne, voire, très bonne position sociale, il leur était simplement compliqué de se reproduire. 1 ou 2 enfants, regrettant la période où la norme était de 5...

Et si je n'en avais rencontré qu'un, je pourrais penser à un original. Mais 3 d'un coup, ça pose question.

Autre rencontre, avec une agent immobilier cette fois. Le marché de l'immobilier secondaire s'est effondré pour elle en 2007 (Haute Loire), et n'a jamais repris, et des trous noirs sont apparus, comme le Chambon sur Lignon. Elle ne veut même plus y prendre des mandats. Trop de vendeurs, trop peu d'acheteurs. C'était le Deauville local de la bourgeoisie stéphanoise. Avé le golf. LE lieu classe où il fallait être.

Les bobos ne refusent pas seulement d'entendre la plèbe qu'ils méprisent, mais souvent refusent d'entendre simplement la vérité.
Que penser d'un banquier devenu président et qui parle de nous adapter à la mondialisation, alors que, simplement, celle-ci est fini, se termine et va s'effondrer, simplement parce qu'il ignore le rôle du pétrole ??? Un homme intelligent et brillant, nous dit on ? Ou un imbécile fini ???

On fait comment pour mondialiser, si les marchandises ont de plus en plus de mal à voyager, dans des transports dont la ruine économique est le fil rouge ???

Les villes meurent, les unes parce qu'elles sont des lieux d'insécurité (Cf : The Wire), les autres, comme NY, parce qu'elles sont devenues tellement cher que même les millionnaires ne peuvent y habiter...

Gail Tverberg est en train de se demander si le cycle de la ville n'est pas en train de se terminer. Certainement. On cherche des zones refuges. Pendant que la ville se clochardise.

Les déphasés ne sont pas que les bobos. Les déphasés sont aussi les vieux. Votant massivement pour Minimicron, à 80 %, ils n'ont pas compris une chose. S'ils auraient applaudis massivement si on avait réduit les allocations chômage pour ces "fainéants qui ne veulent pas travailler", ils auraient applaudis. Mais ils n'ont pas compris qu'ils étaient une proie beaucoup plus dodue que les chômeurs. 2.8 millions, à 1058 euros mensuels, c'est beaucoup plus difficile à tondre que 9 à 1350. Il y a moins à prendre. 80 % de sans cervelle. Il leur avait bien dit, pourtant... Donc, ceux gagnant plus que la somme fabuleuse de 1197 euros/mensuels seront concernés...

Bien sûr, il n'oubliera pas de "soigner" les chômeurs, avec sa "nationalisation" de l'assurance chômage, où l'on va certainement tomber sur un régime forfaitaire... Donc, très bas. Sans doute, un RSA amélioré.

" Nous ne devrions pas être trop surpris si le cirque économique commence à quitter la ville. Il y a tout simplement trop de pièces qui sont maintenant instables. "

La Chine est instable, avec sa dette, le Japon aussi, les USA, les dirigeants européens enfument leur population et sont en guerre avec elle...

Bravo. Avec leur mondialisation à la con, réalisation de tarés, on est arrivé au moment où la déflagration devient planétaire, inévitable et incontrôlable. La preuve par l'attaque informatique...

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 09:29

Bayrou est pô content. On le traite comme un torche-cul après usage, on le jette. Qui se souci du MODEM ? Ce truc existe t'il encore ? Son dernier député a couru sous ses propres couleurs, c'est Lassalle.

Quand on a affaire à un psychopathe, comme le disent certains, il faut s'attendre à être éliminé. Un psychopathe n'a pas d'amis, rien que des utilités. Des Lakeitel (le laquais Keitel), qu'il supporte. Sans que ceux ci aient la moindre influence sur lui.

Les temps ont changés, on ne massacre plus ceux qui ont déplu, ni surtout ceux qui vous ont fait roi, comme Röhm . On laisse le MODEM a son insignifiance, il a servi, il est jeté. Il a certainement contribué à l'élection de Micron, c'est bon, on peut le démonter et le ranger, dans un coin, où il prendra la poussière.

Ailleurs, c'est le délégué syndical CFDT qui a du faire son autocritique, sous peine d'être excommunié, qualifié de "vipère lubrique", et déporté en Sibérie. Pardon, à Amiens. Le syndicat CFDT s'est comporté de manière répugnante. Un vrai soviet, de la même manière qu'a voté Paris : en Soviet.

Mais, les répugnants ne s'arrêtent pas là. Un ivrogne est privé de RSA. Monsieur le maire, un ivrogne, c'est d'abord un addict, donc, un malade qui a besoin de soins, avant tout. Sa mission d'insertion serait d'abord de se soigner.

On voit ici la guerre de classe.

En haut, Valls le traitre voit ses ambitions rétrécirent à vue d'oeil. Il ne comptera pas. Il sera, s'il le peut, réélu comme député, enfin, si son attitude générale de jocrisse mauvais joueur et arriviste, peut être effacée par son implantation personnelle.

D'une manière générale, dans la machine à recycler, "en Marche", les socialistes qui intéressaient minimicron sont déjà en place. Les autres n'ont qu'à aller se faire...

Après, c'est super-pappy Juppé qui se la joue, en voulant détruire l'unité déjà passablement lézardée des "républicains".

Il est, comme les autres, réduit à son insignifiance.

Les partis adverses sont ravagés par la victoire de Micron. Les élus seront dûment éliminés, politiquement, car le psychopathe ne digère jamais les couleuvres qu'il a du avaler. Question d'image personnelle. Il tient sa rancune et sa vengeance bien au chaud, avant de la servir, quand il peut.

Là, il peut éliminer ou rendre insignifiant un tas de personnes. Beaucoup ne s'en relèveront jamais.

Mais un triomphe n'est jamais total. Il est clair que les partis battus tiendront plus par la volonté de leurs électeurs, que par le sang froid de leurs dirigeants. Quand Chirac avait été battu en 1988, il était clair que la troupe valait mieux que l'encadrement.

Je lisais le commentaire d'un internaute, disant que ce serait bien le bout du monde si le FN arrivait à 50 députés. Ce propos me semble énorme. Où en était le FN avant les élections ? Il est en forte poussée, il a atteint un niveau que le PCF aurait rêvé d'avoir.

La politique c'est un mélange de temps long et de temps court. Il a fallu une guerre mondiale et le prestige de l'URSS gagnant la guerre, pour que le PCF passe de 15 % (1936) à 26.2 % (1946).

Je constate que le FN n'a pas eu besoin de ça pour dépasser ce score. Et pour une fois, il a pulvérisé le score du premier tour. En général, il ne fait jamais mieux au second tour.

Pour beaucoup de gens, une limite a été franchie. A l'inverse, le PCF n'a subi qu'une lente érosion depuis 1946, avec parfois des rebonds, mais toujours une tendance électorale à la baisse. On en est loin.

Bien entendu, je ne parle même pas du Tsunami qui se lève. Enfin, plutôt des tsunamis, ceux de la finance, et le plus grand, celui de la crise énergétique.

Ces tsunamis qui conduiront à abandonner à leur sort des franges de plus en plus grandes de la population.

Minimicron, donc, devra résoudre le problème de l'épuisement géologique du pétrole. Je lui souhaite donc bien du plaisir, en créant une phase d'inégalisation croissante.

Si la plupart des gens, sont visiblement paumés, et ne comprennent même pas dans quel monde ils vivent, il leur rappellera vite...

Pour mémoire, le monde consomme en une année 33 milliards de barils de pétrole. On en découvre 9 par an depuis 2000, l'année dernière, 2.4. les investissements se sont effondrés, et la production, à terme, fera de même.

Pour ce qui est des réserves importantes, comme le Venezuela, son problème est un taux de retour énergétique très bas. pour 1 baril dépensé, on en produit que 3. Ce qui fait que c'est le bordel dans ce pays. Pour les USA, le pétrole de schiste c'est guère mieux, au plus 1 pour 5, la différence essentielle est qu'avec la reserve federale, ils disposent d'une fabrique de torche-cul qui tourne à plein régime, sans que le dollar dévalue trop. Le bolivar, lui, vaut que dalle.

Le FN, lui, est protégé de la dérive communiste. Le parti est mort à partir du moment où il a voulu protéger ses implantations, et a sacrifié son rôle tribunicien, à des alliances électorales sauveuses de meubles, enfin, pas tous, les meubles sauvés étant de plus en plus rares aux fils des élections...

 

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 20:17

Comme un camembert en été. Mais les journaloperies sont incapables de comprendre pourquoi. C'est qu'on en consomme moins, et que les stocks sont pleins de chez pleins... C'est si difficile que ça à comprendre ??? Visiblement il y a une catégorie en pleine expansion, c'est l'idiot du village.

Trop cher pour ses clients, trop bon marché pour les producteurs.

Il faut, de plus, tenir une couche s'apparentant à un blindage pour sortir certaines bêtises :

"En outre, ces projets à « cycle court » rapportent plus rapidement que les méga-projets très gourmands en capitaux, qui ne commencent à générer du « cash » qu’au bout de dix ans."
Les entreprises de pétrole de schistes ont été incapables de fournir ne serait ce qu'un cash flow positif...
En outre, il faut rappeler que les compagnies étatsuniennes ne savent pas quoi faire des condensats, pétrole légers, que ne peuvent traiter leurs raffineries... Accroissant ainsi les problèmes de stockages...
Sur les échos, on dit moins de bêtises, à part l'inévitable "rassurer les marchés". Ce propos de cloche dans la campagne ignore la réalité physique : le dit stock est plein, partout dans le monde, les pétroliers attendent pour décharger...
Toujours le même problème : le débouché. Faute d'argent. La dé-solvabilisation généralisée du monde par le libre échange est en route.
Les illettrés qui composent la presse économique n'en peuvent visiblement plus.
On s'en fout que le Mexique, par exemple, rejoignent les pays qui veulent redresser les prix. Le Mexique est en déplétion, et sa production descend toute seule... Il suffit simplement pour lui de ralentir les  nouveaux forages, ce qui tombe bien, parce qu'il n'a plus un rond.

Visiblement, le clinquant et le propos désordonné, qui ignore les paramètres est d'actualité...

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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 14:52

Il y a les pompom girls du libéralisme économique qui vous diront pourquoi Alitalia a coulé, c'est la faute à l'état.

La réalité est plus prosaïque, le transport aérien a toujours été une activité de prestige, jamais rentable, toujours soutenue, d'une manière ou d'une autre.

L'Italie et Alitalia souffre de la situation géographique décentrée de l'Italie, à la périphérie d'une Europe riche, et d'un sud pauvre. Voilà tout. Le reste, c'est de la littérature.
La solution néo-libérale ? Liquider la société, et les remplacer par du low cost. Et la prochaine fois ? Beeennnnnnn....

Une crise, tout bonnement, de la sortie de l'ère pétrolière. Les compagnies aériennes crèvent comme des mouches, les unes après les autres. Les moins bien gérés, d'abord, les mieux gérées ensuite. Mais toutes devront y passer...

Comme aux USA, le modèle. Elles y sont toutes passées, par le dépôt de bilan, et les fusions... En attendant le prochain numéro.

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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 10:05

Il y a eu une manifestation anti-Dupont. Pour le symbole, ça devient un symbole. Tous ceux qui' n'avaient jamais voté pour lui, et qui souvent d'ailleurs, ne résident même pas dans sa commune, viennent demander sa démission. Impressionnant.

Là aussi, le ridicule ou sa peur, ne tuent pas...

les manifestations anti-fn, en 15 ans, ont diminués de 90 %, ne laissant que les professionnels de l'indignation sélective.

Mais, le plus frappant n'est pas là. Certains disent que l'oligarchie, atteinte de panique, ressort la vieille rengaine anti-fa. Sans doute est ce vrai. Mais pour cette fois, je pense que Macron sera élu, mais qu'on vient de s'apercevoir dans ces milieux dirigeants, de la vacuité totale et problématique du personnage.

Pendant ce temps là, à la rubrique des chiens écrasés, Tati en Faillite, 1700 personnes à la rue, sans doute l'emplacement n'était il pas favorable ? (Lol, comme on dit). A 46 ans, on devient trop vieux pour l'emploi...
On nous refait le coup de la terre qui va se fendre en deux.

Le monde simplement, est en train de changer. Les pétroles lourds canadiens s'évaporent comme neige au soleil, et l'Arabie séoudite est en crise profonde.

Et contre cela, l'oligarchie peut mettre des dizaines de Macron en ligne, ça va finir par transpirer...

La globalisation nous transformera tous en pouilleux. D'ailleurs, les punaises de lit sont dans un grand retour. Notamment en Région parisienne. Payer des loyers démentiels, pour des logements remplis d'insectes...

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 06:33

J'ai vu un lecteur qui réagissait ainsi (à la question énergétique) : " Les élites n'y sont pour rien. "

 

Si; entièrement et à 100 %. Le rapport Meadows était un avertissement. La réaction ? Nulle ou proche de zéro.

Le rapport Meadows, c'est pas un groupe de pression économique, et le groupe de pression économique, l'horizon à 40 ans, il s'en fout. Ce qui "compte", pour lui, ce sont les comptes du prochain trimestre, ou au plus, du deuxième trimestre.

Pourtant, certains ont réagis quand ils ont vu le problème. Mao et sa politique d'enfant unique, Gandhi (Indira), avec aussi une politique de réduction de natalité.

" L'énergie n'est plus un sujet dans le monde aujourd'hui, du moins sous l'angle quantitatif. "

On voit donc la capacité des élites à dire n'importe quoi, et à s'auto-intoxiquer, par des nouvelles bidons.

Mais, comme je l'ai dit, il y a césure claire entre villes centres, et périphéries. Comme l'ont indiqué des internautes, les villes comme Paris, Lyon, Toulouse ou Bordeaux ne sont pas tellement FN, qui y est très minoritaire, et la Bretagne rétive aussi : " Les agriculteurs sont peu nombreux. Beaucoup de fonctionnaires, et gens qui travail dans l'agroalimentaire, et de parisiens ayant acheté des résidences secondaires.
C'est également la région qui se porte le mieux économiquement, et le nombre d'immigrés y est très faible. "

De plus, on peut voir la césure claire, entre ouvrier Whirlpool et encadrement. Ces empaffés se croient indispensables. Ils vont être lourdement déçus.

Il ne vient visiblement même pas à l'idée des importants qu'on puisse commercer sans libéralisme économique.

Le problème énergétique/économique/politique ne leur saute même pas aux yeux, ils habitent les beaux quartiers, et n'ont aucun problème à ce niveau là. Pourtant, il est souvent simple à voir. Il suffit de rouler hors des heures de pointe. Si les tuyaux sont complétement entartrés aux heures de pointes, en dehors, c'est royal, même s'il y a un peu plus de circulation. Même en cas de travaux importants, comme au Viaduc de la Ricamarie, dont j'ai parlé. On roule plus vite que d'habitude en heures de pointes. La cause ? J'ai revu la circulation automobile des années 1970... Toujours hors pointe bien sûr.

Alors, doucement, les personnels politiques sont en train de changer. " Le clivage politique fondé sur la distance aux villes [Ravenel, Buléon, Fourquet, 2003, p.469] observé dès 2002 ne cesse donc de se renforcer. "

Le fort renouvellement urbain, qui paupérise certaines villes et de bobo-ïsent d'autres, influe fortement sur le vote. Certaines sont des centre-villes dégradées à forte population immigrée et relativement bon marché, d'autres, des réserves de riches endettés. Macron a séduit tous les incultes, cela fait du monde.

Ceux qui pensent, comme Clémenceau à son époque, que l'essence, il en prenait chez son épicier.

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie Economie Politique
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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 11:17

Dans l'oligarchie, on peut voir deux comportements. Le premier, c'est "encore un instant, monsieur le bourreau", et la deuxième, la technique du sablier, pour rendre les choses irréversibles.
Mais il semble que le point de fracture prévu par le rapport Meadows est atteint. Les voeux de l'oligarchie ne seront donc pas atteints, parce qu'ils n'arriveront plus à influencer le pékin. (ce qui devient de plus en plus ardu). Les temps changent :

C'est la courbe des investissements dans le secteur pétrolier. En 2000, le montant de ceux-ci atteignaient 100 milliards de $, et 150 en 2005. Cette année là est une année charnière, parce que la production classique, malgré ce déluge d'investissements, n'a pas augmenté.

Seuls, les pétroles extrêmes ont pu progressé, parmi eux, le plus important n'est pas le pétrole de schiste, mais le pétrole de condensat...

Et l'évolution s'est continué en 2016 : plus que 394 milliards... - 42 % en 3 ans, cela signifie un secteur en effondrement, et on ne reconstitue pas aisément des capacités de forages, comme ça.

Les chiffres exacts fluctuent un peu, et c'est 3 années de baisses qui seraient la réalité. En effet, le montant des investissements 2013 auraient atteint 694 milliards. Peu importe, à la limite, ce qui est important, c'est le montant de baisse, et l'année 2017 ne voit que 405 à 425 milliards de $ programmés pour la prospection recherche, avec la question qui tue : on ne fore plus, faute d'argent, ou faute de gisements repérés ? Parce que depuis 15 ans, c'était plutôt modeste : 9 milliards de barils trouvés chaque année, cela représente simplement une centaine de jour de consommation. Quand on consommait 4, on trouvait 1.
La suite logique ? Le collapsus. Pour les pays consommateurs, le prix est trop haut, pour les producteurs, trop bas, et je ne crois pas que la consommation ai réellement progressé avec les prix bas. Je pense simplement qu'on rentre dans le brouillard statistique, et qu'on a profité de l'aubaine pour beaucoup stocker.

Les pays producteurs sont sur la sellette, et si l'on se paie la tête du Venezuela et du "tyran", Maduro, on est le cul entre deux chaises : et si le pays s'effondrait, et avec lui la production pétrolière ? La production pétrolière classique y est d'ailleurs en nette baisse, et le pétrole qui est en abondance, c'est la pétrole extra-lourd de la ceinture de l'Orénoque. C'est un gigantesque réservoir, auquel, techniquement, on ne sait pas adapter un robinet adéquat.

Etats exsangues et compagnies pétrolières stupides, et exsangues aussi, ce n'est pas bon pour l'investissement. Pendant des années, les compagnies ont été des valeurs "de dividende", oubliant les grandes années de Rockfeller, plutôt très chiche sur ce plan là.

En Australie, visiblement, ça ne gaze pas ou plus. Le libéralisme économique bute sur la limite physique des productions.
En Afrique du sud, le charbon se sent mal. Dommage pour l'Afrique du sud, qui n'a pas atteint son pic charbonnier et qui bénéficie encore d'un charbon d'excellente qualité. Les centrales électriques thermiques ferment, pendant que le nucléaire est juridiquement bloqué, et que l'on ne sait finalement pas si le pays produit trop ou trop peu d'électricité. Ce qui est sûr, c'est que la transition entre moyens de productions est très mal gérée, c'est à dire que les voeux de l'oligarchie sont incompréhensibles en la matière, preuve que différentes factions s'opposent et qu'elles ont des intérêts divergents.

Mais il est clair que la consommation électrique sud africaine est en panne depuis 2000 et son érosion, certaine. Le pays vit aussi son pic de consommation d'énergie depuis 2008.

Au niveau mondial, le charbon vit une grande crise. Les capacités de production électriques augmentent encore fortement, bien que les nouveaux projets semblent tomber rapidement à zéro. 20 % des centrales sont à l'arrêt, la plupart fonctionnent à - de 50 % de leurs capacités, c'est à dire qu'elles sont vraisemblablement largement déficitaires, et la consommation de charbon diminue (90 % du charbon est consommé dans les centrales thermiques).

Pendant ce temps, l'Europe et les USA ferment leurs centrales thermiques au charbon. Vatenfall cherche à se débarrasser de ses centrales thermiques, mais personne n'en veut...

Là aussi, le constat est le même. La paupérisation de la population fait s'effondrer la demande. Merci les élites...

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 09:01

La France est un pays en retard sur les USA. La preuve dans l'élection présidentielle, la propagande fonctionne encore, "en faisant venir un candidat, en une nuit, comme un potiron", ensuite, en le propulsant comme vainqueur probable au second tour.
Au FN, on semble déçu. Alors que visiblement la dynamique est de son côté. 18 % en 2002, au minimum le double en 2017, et la crise s'accélère.

Visiblement, on devrait être sur un petit nuage, comme Mitterrand en 1974 au soir du deuxième tour. "Ce sera pour la prochaine fois".

Si, bien entendu, la bulle Macron n'a pas explosée d'ici là. De toute façon, elle explosera. Tôt ou tard. Là, visiblement, elle ne se porte pas trop mal.

Et not'bon président finit sur un record.

" Si le système en place parvient à faire élire un Macron, il préservera l’essentiel mais en sortira fragilisé : certains sondages donnent Marine Le Pen à 40% voire 45% au second tour, ce qui est considérable par rapport aux 18% de Jean-Marie Le Pen en 2002. La dynamique est de ce côté-là. "

" Le FN, qui est le parti de la sortie de la classe moyenne, a capté les catégories délaissées les unes après les autres. D’abord les ouvriers, premiers touchés par la mondialisation, puis les employés, les paysans et maintenant la petite fonction publique. En face, le monde hyper-intégré se réduit comme peau de chagrin. "

Les métropoles ne sont que la face élargie de ces quartiers privés gardés par la concierge portugaise, les caméras, et les gardes. Ce qui n'a pas empêché, d'ailleurs, les faits diverses (meurtre et cambriolage). Ils ont simplement oublié le "petit" fait, qu'un château fort n'a que la valeur de ses défenseurs (Bayard), et que la patience des assaillants lui fait toujours trouver le point faible. En plus, une telle résidence, en cas de crise grave, vraiment grave, ça fait plus cible qu'autre chose. Là, on sait où trouver tous les riches en même temps.

Comme je l'ai dit, les riches planqués dans leurs silos nucléaires aménagés, se feront trucidés par leur tireur d'élite, qui baisera leur bimbo, qui n'y trouveront rien à redire. D'ailleurs, le mot "tireur d'éliteS" peut avoir un autre sens (Il tire sur les élites ???)

Les châtelains du temps jadis, étaient non seulement capables, mais prompts à zigouiller eux mêmes tout contrevenant. Sans intermédiaire.

Il est à noter aussi que l'oligarchie aura du mal à faire remonter la production pétrolière, quand l'investissement s'y effondre, en 2016, pour la 3° année consécutive. Les découvertes et l'investissement sont à des records historiquement bas. Les découvertes, 2.4 milliards de barils représentent, en gros, 24 jours de consommation.

L'économie, faute d'énergie est en train de s'arrêter, pendant qu'une classe de possédant est en train de se goinfrer. L'économie, c'est simple, c'est la transformation de l'énergie, avec moins, c'est moins de machines qui fonctionnent et moins d'emplois. On voit des exemples criants. Et on s'aperçoit que des oligarques, fussent ils chinois, ne sont pas à l'abri des faillites. Et tout se répercute sur la chaine, même si elle semble éloignée de la question énergétique.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie Politique
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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 11:58

La Russie va approvisionner l'Europe en Gaz, plus spécialement l'Allemagne et plus encore qu'actuellement. L'Allemagne possède une ligne de fracture, entre ceux qui veulent affronter les russes, et ceux qui veulent s'arranger avec eux. Ce n'est pas nouveau, cela existe depuis le début de l'empire allemand, sinon depuis le saint empire romain germanique.

La politique américaine, qui voudrait éloigner la Russie de l'Europe se brise sur un principe de réalité. Les ressources énergétiques européennes tendent vers zéro, en dépit d'un violent effort de créer des énergies renouvelables. Le plus grand gisement européen, la mer du nord est en déconfiture, ou plutôt en épuisement géologique.

Malgré l'autosatisfaction de not'bon président, il est clair que l'économie française ne va guère mieux.

La consommation pétrolière a encore baissé en 2016, et encore baissé en mars 2017.

La baisse de la consommation 2016 indique sans doute un pic du tourisme. Le maximum a été atteint, et pour un tas de raison, le nombre commence à décliner inexorablement.
Comme le disait un internaute, les grandes voies de communications votent mal (MLP ou JLM), sans doute parce que le fret a baissé. S'il apporte des nuisances, il apportait aussi de l'argent, et le routier qui parlait de la fin des restos routiers est un meilleur économiste que le type à l'Elysée.

Aux USA, d'autres activités économiques se créent sur les parkings, désormais largement inutiles, des centres commerciaux, enfin pour ceux qui n'ont tout simplement pas fermés.

Bien entendu, les villes "hors sols", comme Lyon et Paris ne sentent rien, et votent donc bien, puisqu'elles seront les dernières en rupture d'approvisionnement.

La résistance Fillon-Macron, de l'ouest français, s'explique aussi par une donne transport importante. les provinces côtières profitent généralement du libre échange. Sauf pour la Méditerranée. Forcément, sur cette mer, tous les voisins sont des gueux, ou des gueux en devenir.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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