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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 20:23

Si le rapport Meadows a totalement fait l'impasse sur les prix et la monnaie, déclenchant le dédain des économistes, il est clair que les économistes se sont constamment trompés, pendant que le rapport Meadows, lui, était chaque jour confirmé.

les manipulations diverses que voient les économistes comme possibilité d'échapper à Monsieur le Bourreau s'avèrent fausses, parce que simplement les solutions ne sont pas, tout simplement, économiques.

Si certaines entités publiques, comme l'Islande, ou des îles, sont arrivées à un excédent énergétique, ce n'est pas du tout en faisant confiance à l'économie, mais dans le cadre d'une décision politique qui décide ce qui va arriver.

Le système, par lui même est incapable de se brider, car il repose sur une seule donnée, le profit. Quand il y a profit, personne ne se pose la question de savoir pourquoi on gagne de l'argent : c'est normal. Quand on en perd, on file le bébé à la collectivité.

Par essence même, le système économique ne prévoit pas, il réagit après coup. Et surtout, trop tard.

L'absurdité même du système électrique est criante. Le surinvestissement est la règle, la prévoyance, inconnue, ou de manière marginale.
On sait très bien stocker l'électricité, c'est la STEP, et la STEP, on connait depuis... 1890.

Mais si la STEP correspond à une gestion patrimoniale du parc électrique, c'est un mode de gestion idéal pour le renouvelable, et même le nucléaire.

L'économie, le marché, lui, fait produire, et après, on s'occupe de trouver un débouché, pour le charbon, gaz, uranium.

Le problème, c'est que ce schéma a fonctionné des décennies, parce que charbon, gaz et uranium étaient en quantités suffisantes pour satisfaire l'absurdité économique d'un parc très surdimensionné.

En gros, on a satisfait des besoins irrationnels, crées de toute pièce, avec une activité économique dont l'utilité réelle n'apparait pas. C'est la main invisible du marché.

Comme je l'ai dit souvent, EDF a désindustrialisé la France, en donnant des subventions aux industriels, pour qu'ils s'équipent en machines trop gourmandes en électricité. Cela correspondait aux besoins de l'idéologie, mais pas à l'intérêt économique de long terme d'EDF, et encore moins à celui de ses clients, roulés dans la farine. Moi, ce que j'ai vu, c'est 110 % de subventions, pour des appareils 3 fois trop gourmands...Pourquoi ? Parce que l'entreprise construisait trop de centrales nucléaires, par idéologie, manque de prévision, vision erronée de l'avenir.

On propulsait des besoins, totalement artificiels. Et aujourd'hui, vient le moment où ces besoins deviennent impossibles à satisfaire.

Le beau monde, cosmopolite, lui, vit pleinement dans les transports, qui les emmènent où ils veulent, sans peine. Ils n'arrivent pas, ou plus à comprendre ces ploucs qui n'ont pas les mêmes facilités, et ne sont donc pas intoxiqués par eux mêmes.

Que les jeunes de la fin du XX° siècle soient désormais obligés de rouler avec des automobiles à 2000 euros, pour pouvoir utiliser des automobiles leur échappent totalement. Cette réalité, d'ailleurs, échappe aussi totalement à ceux qui, plus modestes, ont toujours travaillé.

La loi économique, ce sont les yoyos sur les grains. Mais le peuple qui les vit préfère l'intervention de l'état, qui taxe les prix.

le mot économie, c'est un faux nez. Le faux nez par lequel les plus riches défendent leurs intérêts.
Le sénat français s'alarme de l'état des routes, et des autoroutes, et dénonce le manque d'entretien. Pour les autoroutes, pourtant, les sociétés gestionnaires accumulent les profits, et font dégouliner les dividendes. Mais elles ne font pas dégouliner l'entretien.

L'économie, souvent, c'est satisfaire les besoins des riches, en négligeant les pauvres. La meilleure preuve est le maïs éthanol. Le carburant pour les riches, la faim pour les pauvres.

Le "business as usual", est une partie du suicide, que démontrait le rapport Meadows.

Contrairement à Gail Tverberg, je ne nie pas la possibilité du renouvelable. Parce qu'avec la STEP, c'est une chose anti-économique qui existe. Le stock. Vous savez, le truc qu'il faut pas avoir, parce que ça coûte cher, et qui permet de mépriser totalement ou en partie le marché.

Comme les installations de Tesla, et les batteries, totalement anti-économique, aussi. Elles détruisent le marché, et donc l'économie, à terme, en faisant renaitre l'autoconsommation.

La physique est la physique, l'économie, une science humaine, donc par essence même, irrationnelle.

Dans le Titanic mondial, le beau monde en première classe ne sens pas l'eau qui monte. Et s'il le sent, il pense pouvoir s'en tirer, en se prévoyant une ferme en Nouvelle Zélande, un abri dans la montagne, alors que celui qui s'en tirera, ce sera comme dans l'ex URSS. Celui qui aura cultivé les amitiés, et les contacts. Le riche n'a pas d'amis, il n'a que des employés. Et comme le baron Empain, un jour, ils s'apercevront que le manque d'ami peut être mortel.

Le cosmopolite de la mondialisation heureuse, lui, n'aura même pas le sens de la survie, alors qu'il s'accroche à un monde, déjà, dans les faits, disparus.

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 20:15

Pour revenir sur les articles énergétiques, un petit tableau du monde actuel. Et une salutation à Monsieur Poutine, que devraient lui adresser les dirigeants occidentaux.

La remise en ordre de l'espace post-soviétique et sa modernisation, a fait passer les exportations nettes de pétrole russe de 5 millions de barils/jour, à une dizaine aujourd'hui, après être passé par un minimum de 2.5 millions, pendant l'inter règne de Eltsine.

La crise économique que traverserait le globe aurait déjà terrassé l'empire global voulu par les USA.

Depuis 2005, les exportations nettes de pétrole, étant les importations des autres, culminent, sans pouvoir être dépassées. On a même assisté à un léger déclin : "The model shows that global oil exports peaked in 2006 at 37.87 Mbpd. They have since fallen very slowly to stand at 37.07 Mbpd in 2015".

Le pétrole de schiste et les agro-carburants ont rendus les USA moins dépendants, et les quantités consommées ont pu être redéployées. Sans régler le problème de fond, les quantités disponibles diminuent.

Certains ont consommé plus, d'autres pays ont produit moins, comme l'Egypte, l'indonésie, le bloc appelé Union Européenne, lui, a vu son gisement de la mer du nord sombrer (vous avez vu ce jeu de mot ? Génial, non ? Non ? Ah bon).

L'outrecuidance, et la cuistrerie Thatchérienne et reaganienne résidait pour l'un dans une production nouvelle, pour l'autre, par la relance qu'avait opéré l'exploitation des gisements d'Alaska.

Le Moyen Orient, lui, a eu son pic d'exportation dans les années 1970. Il a retrouvé ses montants d'exportations, mais sans les dépasser. Il est à mon avis vain d'en attendre un rebond. Il consomme de plus en plus son pétrole.

Logiquement, au niveau mondial, nous avons atteint un niveau qu'il faut bien appeler stagnation, et on ne relancera rien à coups de mesures libérales. La liberté, sans le pétrole, ça ne fait rien.

La situation globale doit être vue comme très fragile, et sans doute, le moindre incident la fera trébucher. Les pays exportateurs sont rares, et l'Arabie séoudite, plus en mesure de jouer son rôle. L'Arabie n'ajuste plus, elle se contente de produire et d'exporter le maximum, sachant que l'appétit de sa population grandit et que ses besoins financiers, pas toujours justifiés, sont aussi de plus en plus grands.

Il est donc clair que cette fin de décennie va être cruciale, comme la décennie prochaine.

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 08:46

Suite au courrier d'un lecteur, je vois qu'il faut rappeler un contexte.

Il y a une différence fondamentale, entre marcher sur une route goudronnée, et marcher sur un chemin. C'est plus facile sur la route. le chemin, lui, ça dépend de la nature du chemin et de la météo. C'est plus facile de marcher sur les chemins de pierre, que sur les chemins de terre. Surtout quand il pleut.

Quand il fait franchement mauvais, le chemin de terre peut être horrible. On peut avoir de la boue jusqu'aux genoux, et l'avance est nettement moins facile.

C'est un peu ça pour le pétrole. Dans les années 1970-2000, on avançait guère, le 1 % par an. Mais facilement. On investissait de l'ordre de 50 milliards de $ par an.

Depuis 2000, c'était le changement. 100, puis 150, puis presque 700 milliards de $ pour obtenir la même progression, mais plus au même endroit. Plus dans la prospection classique. La prospection classique, elle, patine totalement, malgré les 700 milliards.
C'est, le reste, ailleurs, qui progresse, les condensats, les agro-carburants, les pétroles lourds, le pétrole de schiste. Des catégories à part.

Mais ce 1 % même, n'est pas suffisant. Parce que la population terrestre augmente du même chiffre. Il n'y a donc plus de croissance de la production pétrolière par tête (depuis 1979), et le repli s'accentue.

Le pétrole de 2017, consiste à dépenser 1 pour recueillir 10. C'était bien plus haut en 1973, de l'ordre de 1 pour 30.

L'agro-carburant, lui même, c'est la transformation de l'ordre de 1 pour 1, d'autres sources, en carburant. Le méthanol produit par le gouvernement de Vichy, lui, était plus profitable, puisque entièrement fabriqué à base de renouvelable. Mais confidentiel, dans une économie qui "avant", mangeait 3 millions de tonnes de carburants.

On fait feu de tous bois. On peut même interdire toute utilisation du pétrole, ailleurs que dans le transport, cela donnera quelques maigres marges de manoeuvre, à conditions que des imbéciles à 15 000 euros par mois n'interdisent pas le moteur diesel...

On peut sans doute faire mieux pour le carburant. Produire encore plus d'agro-carburants. Distiller du méthanol. Simple report d'échéance, dans une machinerie qui grince et grincera de plus en plus.

Le surplus de production a été établie avec un effort totalement démesuré pour des effets incertains. Continuer encore un peu, comme avant. "Encore un instant, monsieur le bourreau".

L'intérêt profond ? Aucun.

Le gros de la progression a été obtenu dans le pétrole de schiste aux USA, mais ce n'était pas un calcul économique cohérent.

Dans une économie de guerre, on peut fabriquer 10 millions de tonnes de carburants synthétiques, comme le III° Reich, mais c'est parce qu'on se fout totalement de la rentabilité économique. Changer de 3 à 5 de charbon (anthracite) en 1 de carburant, oui, mais ce n'est pas un calcul à long terme. Tiens, justement, un Taux de retour énergétique de 5 pour 1, c'est le pétrole de schiste aux USA...

Pour la production classique, c'est bientôt le 5 pour 1, surtout aux USA.

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 07:17

Le journaleux de base, ment comme il respire. Sinon il aide paul l'emploi à chercher.

"Un gisement de pétrole gigantesque découvert en Alaska". A 1.2 milliards de barils récupérables, le mot gigantesque n'est pas de mise. "un potentiel de 120 000 barils jour".

Au niveau de la consommation mondiale, ce gisement, c'est 10 jours. Impressionnant.
Pour donner un ordre de grandeur, 120 000 barils, c'est ce que produit peu ou prou le gisement ex-géant Cantarell au Mexique, à l'heure actuelle. Il y a 13 ans, celui-ci produisait 2.2 millions de barils/jour. Le complexe Ku Maloob Zaap, lui, produit 853 000 barils/jour (toujours au Mexique), et c'est un gisement moyen.

le terme de géant n'est donc pas de mise.

La pressetituée se comporte, là aussi, et même pire qu'ailleurs, en simple organe de propagande. Mais là, cela passe inaperçu, pourtant c'est encore pire qu'en matière politique.

Sans doute est ce une réponse à l'article sur l'agence internationale de l'énergie sur la menace de pénurie.

On raconte une salade pour que vous dormiez bien. Pourtant la crise est confirmée. L'agence n'attend pas un rebond des investissements pétroliers. Il y aura donc pénurie. Et pénurie physique.

L'AIE de l'énergie a d'ailleurs passablement ravalé ses ambitions. On parle de 103 millions de baril au début 2020. En 2000, on parlait de 125 millions de barils. Manque de bol, c'est donc bien la pénurie physique qui a commencée.

Une crise qui commence par le ralentissement de la croissance ne met en garde personne. Elle commence doucement, et de manière inaperçue, mais finit quand même, de la même manière, à la Mad max, genre Syrie.

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 10:44

Et démocratie ? On ne rit pas sur le blog. Cela sous entend que nous sommes en démocratie, ce qui est très incertain. Vu comme les politiques s'assoient sur les voeux du peuple, et pillent les finances publiques, on peut être dubitatif.

Quand certains appellent le salaire de Penelope, un "complément de rémunération", c'est qu'on ne manque pas d'air.

Le problème de l'oligarchie au pouvoir, c'est qu'elle est en état d'échec économique, et que c'est sans appel.

On nous chante que le libre échange globalisé et immigrationniste fera revenir le monde infini. La suite est toute tracée. Soit des côtes de popularité en chute libre, à la Hollande, mais en plus rapide, au pire, la fin de la "démocratie", démocratie étant le nom du régime existant, mais guère démocratique dans son fonctionnement, et qui chie ouvertement sur le "peuple", considéré comme nuisance.

Le problème principal du pouvoir est le suivant. Avant 1973, la production pétrolière augmentait de 10 % l'an. Après, de 1 %, après 2005, ça patine sec. Et les augmentations sont obtenues ailleurs, spécialement dans les condensats de gaz naturels, plus que dans le pétrole de schiste, ou les sables bitumineux.

On voit donc que le reste, comparé au NGL (Natural gas liquids), c'est important, mais reste très marginal. Assez important pour faire chuter les prix, parce que c'est la quantité marginale qui importe, mais pas assez pour peser significativement sur la tendance à la raréfaction.

De plus, sur le taux de retour énergétique, toutes les améliorations techniques ne sont que du blabla. le taux chute, incontestablement. On ne s'accorde guère pour savoir dans quelle mesure, mais la tendance non contestée, c'est qu'ils chutent.

Quand à la source charbon, elle, elle souffre d'un double problème, les épuisements géographique, patents dans certains cas (Chine), et la concurrence du gaz et du renouvelable, qui en fait une énergie désormais non rentable.

On peut se demander, d'ailleurs, si ce n'est pas le pied qui s'est levé dans la prospection et l'exploitation minière, qui explique la détente des prix du pétrole. Il est vrai qu'aujourd'hui, la brouette ou le wagon, c'est pas beaucoup utilisé dans l'exploitation minière.

On est bien dans le cadre d'une chute des rendements, et une chute qui va très vite. Le système est il en train de craquer ? Sans doute.

Aux USA, l'exploitation du pétrole a visiblement un taux de retour énergétique deux fois inférieur au reste du monde, et n'est masqué que par les subventions. Le reste du monde, lui, n'a pas la monnaie de réserve pour faire la même politique.

Le pétrole de schiste, visiblement, a un TRE deux fois inférieur au pétrole produit aux USA. Malgré l'amélioration du rendement.

Le problème fondamental ne se situe pas aux USA. Ailleurs, la machinerie globale n'alimente pas la prospection pétrolière, c'est la prospection pétrolière qui fait tourner la machine. Donc, les USA peuvent faire, tant et plus, fonctionner leur propre production, c'est la baisse du TRE ailleurs qui pose problème.

Sans une monnaie mondialement reconnu, la production de pétrole US serait devenue confidentielle. On voit bien les problèmes des voisins mexicains et canadiens. Ne bénéficiant pas de la même manne du dollar US, ils sont en graves difficultés.

Un autre schéma :

Le pétrole terrestre est en pic depuis les années 1970. le pétrole offshore a comblé la différence. le pétrole terrestre est le moins consommateur d'énergie, le pétrole offshore, lui, la boit littéralement.

De même, pour le charbon, le plus rentable aux débuts des années 1970, c'est le plus mécanisé, donc le plus gros consommateur de pétrole. Là aussi, baisse du TRE assurée. Et le gisement qui s'épuise devient aussi, très rapidement, déficitaire.

Le déclin du "libéralisme", est aussi le déclin de son carburant, et pour cela, on ne peut rien faire, à part si on trouve, comme dans "retour vers le futur", le moyen de faire une énergie avec les peaux de bananes des poubelles.

Mais ça, j'ai comme un doute. Donc, le futur se jouera entre chute de popularité et crise politique. Pendant que not'bon président accélère la vertu foudroyante qui s'abat sur les candidats excommuniés.

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 09:04

Le TRE (taux de retour énergétique) ou EROIE (energy return on invested energy) en anglais, sont une notion très mal comprise.

On peut produire pratiquement cent millions de barils de pétrole par jour, mais en dépensant quoi ? En argent, mais surtout, en énergie ? Les premiers puits, à Titusville, ou dans l'empire austro-hongrois, on été creusés par des puisatiers, dans la décennie 1850. En 1960, le delta du Niger était couvert de puits de pétrole. Ils étaient creusés par les paysans, à 15 mètres, qui le distillaient aussi.

C'est dire si le TRE était peu élevé. Peu de dépenses, beaucoup de production.

Aller forer en mer du nord, c'est d'abord beaucoup de dépenses, pour un résultat incertain. Aller forer pour le pétrole de roche mère, c'est aussi beaucoup de dépenses, en énergie, et en argent.

Produire 100 millions de barils, et en dépenser 15 pour ce faire, c'est beaucoup, et reste un schéma économique fragile.

Avec, bien entendu, des zones encore plus fragile. 3 pour 1, c'est ridicule, et l'éthanol, sauf l'éthanol de canne à sucre, c'est médiocre, de l'ordre, aussi de 3 pour 1, sinon moins.

Cela consiste souvent, à changer une énergie fossile, en partie charbon, en partie gaz et en partie pétrole, en un peu de carburant. Donc, rien de flamboyant.
Historiquement, on a fait mieux, l'éthanol produit en France pendant la seconde guerre mondiale n'utilisait que très peu de fossile, vu la carence totale de celui-ci, mais la production était confidentielle de l'ordre de 250 000 tonnes par an.

D'ailleurs, on peut voir l'ampleur du problème sur un document. L'offre de pétrole, pour la période 2016-2022, est systématiquement inférieure de 3 à 5 millions de barils à la demande.

On se demande d'ailleurs comment les stocks de pétrole brut et raffiné débordent, vu le "déficit" de la production en 2016...

 

 

 

 

 

Mais bon, dans une presse assez propagandiste, on ne peut que saluer "les échos", pour un vrai travail d'analyse et d'information. Même si l'information peut apparaitre douteuse, la donnée chiffrée est là.

Déclin de la production classique, la plus productive, remplacement par une production appauvrie, peu productive, et obtenue, à grands coups de subventions publiques, dans un univers déjà hyper-subventionné, il n'y a pas photo. C'est la crise.

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 08:03

Cette fois ci, tous pétroles. Et cette fois ci, ce sont les courtisans qui l'annonce, à savoir l'agence internationale de l'énergie.

Agence de courtisan, car ils n'ont jamais eu aucun avis personnel, ou n'ont jamais osé le dire. Ce sont les fidèles miroirs de menteurs patentés, car dans le monde de l'énergie, le mensonge est la règle, la vérité l'exception. Les réserves de brut séoudiennes ne baissent jamais depuis 40 ans, malgré l'extraction de 10 millions de barils de pétrole/ jours. le nucléaire ne connait jamais d'accidents, le renouvelable restera marginal...

La consommation va augmenter, nous dit on. Intéressant ce point de vu, si l'on parle de pénurie physique, une fois les stocks envolés, la consommation retombera sur la production, et même moins, parce que la pénurie et la flambée des prix consécutives, réglera le problème.

Ou l'effondrement des prix réglera aussi le problème d'une autre manière, en mettant à terre les compagnies pétrolières et les états pétroliers.

On vit largement d'illusions à l'Agence : "Les pays hors Opep, comme les Etats-Unis, le Brésil ou encore le Canada, devraient augmenter la leur de près de 3,3 millions de barils par jour entre 2017 et 2022". Impressionnant, ces plans sur la comète.

Centrales solaires et éoliennes insuffisantes ? Dommage, parce qu'il n'y aura que ça... En 2015 on a découvert 50 jours de consommation de pétrole, 60 en 2016, pour le gaz, en 2015-2016, on a découvert la moitié de ce que l'on a consommé. Moralité, la crise est devant nous.

De plus, on confond souvent taille du gisement, et part récupérable de celui-ci. En général, ce qui est annoncé, c'est la version optimiste. C'est à dire la taille totale du gisement. SI l'on en récupère 30 %, c'est déjà très bien.

10 000 milliards de $ à dépenser pour 2040, rien que pour maintenir le système pétrolier ?

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 16:36

Une nette évolution du marché de l'électricité, notamment depuis la RT 2012 (réglementation thermique), est visible.

D'abord, le chauffage électrique à effet joule, cette aberration qui essaie de chauffer 30 % des logements français, est en net recul sur le marché du neuf, sans s'éteindre totalement, notamment pour les maisons passives.

Explication : bobonne est toujours très frileuse qu'on ne prévoit pas de moyen de chauffage, la dépense sert souvent à la rassurer.

Autres moyens de chauffage, et PAC (pompe à chaleur), les remplacent. Le fioul reste toujours dans la course, notamment en rural profond, c'est à dire sans le gaz naturel. D'ailleurs, les particuliers font souvent la confusion. Ils croient qu'ils se chauffent au gaz, alors que souvent, c'est au pétrole. Le gaz de raffinerie, ça reste du pétrole, et le marché est une oligopole, donc, cher.

Le chauffage électrique classique (dit à effet joule), lui, continue sa route, avec, sans doute, le phénomène déjà ancien qu'on le voit remplacer par des modes plus efficaces quand les ménages sont désendettés, et les locations "bénéficiant" de ce chauffage, ont du mal à se louer, sauf chez les parisiens, les lyonnais, et autres engeances de la mondialisation.

Pour l'usage captif, l'équipement des ménages en neuf dénote un véritable effondrement de la consommation. Faire du - 40 %, c'est être médiocre. On fait facilement du - 75 %. Bien entendu, la durée de vie des appareils faits que l'évolution est lente. Sinon EDF serait en faillite.

La consommation électrique se tasse logiquement, pendant que les offres EDF de production personnelle se multiplient.

Un autre gros poste de consommation électrique fond à vue d'oeil, le chauffe-eau. Le chauffe-eau électrique à effet joule, lui aussi, s'effondre, passant à moins de 10 % de la construction neuve, remplacé par le chauffe-eau thermodynamique.

Pour EDF, c'est la double peine, et la triple erreur. La triple erreur, c'est d'avoir un parc nucléaire très surdimensionné, de ne pas l'avoir complété de STEP (Station de transfert de l'énergie par pompage), qui permet de stocker 75 % de l'énergie produite, procédé déjà utilisé, très efficace, et très rentable. La dernière erreur, c'est de s'accrocher à l'erreur.

Pour les sites de STEP, François Lempérière, a recensé les sites en France, ils sont nombreux. Celui-ci est le pape mondial de la STEP, et il a construit une vingtaine de barrages. la différence et l'écart entre consommation minimale et maximale, indique une absurdité, le nucléaire n'est rentable qu'en base, soit environ pour 30 000 MW. Les partisans du parc actuel, sont donc ou des gens abusés ou des menteurs. Le concept de STEP existe depuis 1890, les personnes disant qu'on ne sait pas stocker l'électricité, sont donc, ou des abusés, ou des menteurs. D'ailleurs, le plus gros barrage producteur d'électricité en France, Grand'Maison, est une STEP. Une STEP n'a pas besoin d'être énorme, elle peut être vidée et remplie en une journée, comme dans le cas des STEP iliennes. Il me semble d'ailleurs, que la Corse est dans cette optique là. Il faut dire, que, comme il n'y a pas de centrale nucléaire là-bas, l'aberration et la stupidité nucléaire n'y existe pas. 

D'ailleurs, la Suisse se font des c... en or, avec le nucléaire français. Les électriciens de ce pays achètent le jus quand il ne vaut rien, la nuit, et revendent en pointe, très cher.

Donc, le marché de l'électricité n'a pas fini de faire souffrir les producteurs d'électricité, indépendamment de toute transition vers d'autres moyens de production. Même cela, ils n'arrivent pas à le gérer.

Cela confirme ce que j'ai toujours dit, la hausse "naturelle", de la consommation électrique n'était pas naturelle. C'était le résultat de la bienveillance, et de la collusion des politiques dans le monde entier, avec les électriciens, non seulement pour empêcher toute évolution qui leur soit défavorable, mais pour la contrarier. Rares ont été les pays qui ont pris une direction inverse.

Le changement intervenu, dans une période aussi courte, en gros depuis la RT2012, indique que le freinage peut être très brutale.

Dernière aberration en date, la fermeture des centrales à Charbon en France. Avec des cours du charbon totalement déprimés, il fallait négocier des contrats d'approvisionnement avec les charbonniers US, tous au bord du dépôt de bilan, et qui auraient signé les yeux fermés n'importe quoi...

On aurait pu en profiter pour fermer quelques centrales nuke. Mais là, je sens l'hérésie. De toute façon, la pollution au charbon est mondiale, et quelques millions de tonnes brûlées en plus ici, n'aurait pas fait beaucoup bouger le verdict final, qui est que chinois et américains réforment des dizaines de centrales thermiques au charbon.

Mais pour cela, il faudrait qu'il y ait eu un cerveau dans le conseil d'administration d'EDF, mais visiblement, ça ne court pas les rues...

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 15:33

Pour répondre à un autre internaute, les camions ont bien commencés à cesser de rouler.

D'abord, les statistiques de l'UFIP. La consommation baisse depuis 2007/2008, assez nettement : - 10 millions de tonnes de pétrole.

La consommation de carburant reste identique de 2001 à 2015. Donc, la question de la "croissance", ne se pose plus. Elle n'existe pas. Les camions continuent à rouler, mais moins, un petit peu moins.

Pour eurostat, la constatation pour l'énergie est la même. La consommation baisse depuis 10 ans. La consommation d'énergie est inchangée depuis 1990.

La chute de consommation entre 2006 et 2015 est vertigineuse. Et certainement pas lié, vue sa violence, à la transition énergétique.

Et puis, la transition énergétique, jusqu'à maintenant, c'est du côté de la production qu'elle se situe. On produit solaire et éolien, beaucoup plus qu'on ne fait d'économies.

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 16:02

Le pic charbonnier chinois se voit confirmer. Pékin veut supprimer 500 000 emplois dans la sidérurgie et dans les mines.

" Les employés concernés seront aidés pour retrouver un emploi ou pourront bénéficier d'une retraite anticipée ".

Pour l'acier, les capacités excédentaires sont légions : 800 millions de tonnes produites, pour des capacités existantes de 1200, et sans doute, "seulement", 550 millions de tonnes utilisées. La ferraille utilisée sert surtout au bâtiment.

On voit donc l'ampleur du problème existant, et son absence totale de solution.

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