Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 19:25

La réalité de la planète énergétique échappe à quelques uns. C'est bien connu, à l'étranger, c'est tous des cons, ils ont tous choisis le renouvelable, et pour cause, il n'y a pas d'autre flèche dans le carquois.
Les phénomènes d'épuisements géologiques, qui se traduisent par l'impossibilité économique d'exploiter les derniers gisements, certes encore nombreux, mais qui souffrent du défaut de n'être pas rentable.

En plus, le renouvelable est de plus en plus rentable et compétitif. N'importe. De plus, on oublie la loi d'airain du capitalisme. Le lendemain n'est jamais la copie de la veille. Aucune génération n'a vécue comme la précédente. C'est le seul point commun depuis le 16° siècle, et les pré-révolutions industrielles, qui ont précédés les révolutions industriels, nombreuses.
Mais les pompoms girls du nucléaire se croient autorisé à venir braire dans la conversation, soi-disant en voulant exposer des arguments, en réalité, en ne récitant qu'un catéchisme, ce que peut faire un cerveau mis au repos dans le formol.

Certains devraient donc dire comment ils veulent faire pisser davantage les gisements pétroliers, exploiter de manière rentable les hydrates de méthane, remonter les teneurs carbones déclinantes des gisements de charbon restant, redynamiser une production d'uranium désespérément déficitaire depuis bientôt 30 ans, désespérément pas rentable, et désespérément en mal de teneur...

Facile, quoi.

Le problème, michou, c'est la réalité. En outre, pour qui connait l'industrie, un appareil de 40 d'âge, une installation de plomberie, fut elle nucléaire, de 40 ans d'âge, c'est canonique... et un pilote de chasse devrait savoir qu'une escadrille de mirage F1, ça se vend un paquet de cacahouètes.

La réalité, c'est une Arabie Séoudite qui se dirige vers la guerre civile. Il y a des décennies qu'on parle, dans le monde arabo-musulman, d'une innovation politique qui a démontré son efficacité. C'est la loi salique. Contrairement à ce qui est observé au moyen orient (la succession entre frères), elle est simple, facile à appliquer et comprendre.

Mais sa création ne s'est pas fait sans convulsion, la preuve par la guerre de 100 ans. Mais elle a réglé le problème de la succession en occident. Ce qu'au moyen orient, on n'avait pas compris, c'est le sentiment d'injustice que cela crée chez ceux qui n'en profitent pas. Allié à la décroissance des ressources pétrolières en Arabie, la tempête se prépare, et l'annexion des émirats n'est pas d'actualité. L'Arabie a désormais trop de population, et finalement, la "richesse" pétrolière s'avère étroite, et suffisante pour un petit pays de 6 millions d'habitants aux demandes simples, mais compliquées pour un pays qui a 30 millions d'habitants, au niveau de consommation occidental.

Pays sous développé, l'Arabie est restée un pays sous développé. Riche pays sous développé, comme l'était Saint Domingue au XVIII° siècle, ou le sud des USA en 1860, mais sous développé, quand même, dépendant d'une seule ressource...

Une carte est parue.

Moi, je vois une corrélation parfaite entre les ressources restantes en énergie, et leur disponibilité, en même temps qu'un grand optimisme pour l'Europe. L’effondrement économique permanent sera le sort du monde. La seule petite carte à jouer, c'est le renouvelable, et piloter le crash. Pas de l'éviter.

L'effondrement est partie inhérente des sociétés. Il faudrait que certains s'en aperçoivent.

 

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie Politique
commenter cet article
14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 14:03

"Le système de retraites américain menacerait de s'effondrer". Comme dit le proverbe, quand je me vois, je m'alarme, quand je vois les autres, je me rassure.

En regardant les journalistes économiques, on voit quand même une bande de bredins, de premier acabit.
La déroute des systèmes de retraite US est presque finie, quand ils s'en aperçoivent. Il a commencé il y a une vingtaine d'années.

Il y a 40 ans de cela, 80 % des US américains avaient un fond de pension à prestation définie. Ce chiffre est tombé à 20 %, et correspond en gros, aux fonctionnaires et à quelques employés de grandes entreprises. Le reste des retraites par capitalisation a disparu, ou a été remplacé par des fonds à versements définis, dont le montant et les prestations sont plus que médiocres.

Ici, ce qui arrive, c'est la disparition du dernier carré, états, municipalités, en attendant état fédéral.

Seulement, ce qui se passait avant, c'était des faillites partielles, qui menaçaient quelques milliers d'emplois et de retraités. Mais cela se faisait, écailles après écailles, entreprises après entreprises. C'était peu visible, sauf dans une presse spécialisée, moi, j'en voyais les traces dans "Les Echos". Et ça s'est passé pendant la première présidence Bush, avant que le travail soit fignolé après.

D'ailleurs, les fins de civilisations, les cygnes noirs, ne sont compris que bien après. L'Algérie qui met l'embargo sur pas mal de produits alimentaires, c'est le même topo. On apprend l'inanité de l'appareil productif de ce pays, dont la superficie permettrait une agriculture importante, mais il n'y a ni volonté, ni persévérance politique pour le faire. C'est si simple d'importer avec l'argent du gaz et du pétrole.

il suffit de regarder ailleurs, pendant que cela se passe. Les fonds de pensions ont fait faillite ? C'était pas grave. L'Algérie entre en crise ? Bof.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
commenter cet article
13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 06:35

Voilà une projection de l'agence internationale de l'énergie qui nous dit, là où en est la crise pétrolière. En 2017, nous devrions donc consommer 120 millions de barils/jour de pétrole...

On en est très loin, 92.5 millions de barils jour en 2015, et la plus optimiste des projection en 2040, donne 103.5 millions de baril. L'enfumage est clair. Faire passer un effondrement, pour une politique résolue visant à sauver la planète.

Ailleurs, on titre dans la même lignée : "Energie : le rapport annuel de l’AIE illustre un point de bascule".
Les adversaires du renouvelable sont ridiculisés. Le renouvelable a gagné. L'investissement, en baisse, est pourtant prépondérant. Il est en baisse parce que le prix baisse. C'est la déroute du gaz, du pétrole, et du charbon, où il ne reste dynamique qu'en Inde (va t'on nous sortir le coup du démarrage foudroyant de l'Inde ?).
D'ailleurs, pour continuer quoi ?  " Il est de millénaire observation que plus un dogme échoue, plus il se raidit. Si le réel se rebiffe, le dogmatique accuse ses adversaires et persiste, toujours plus loin, toujours plus fort, comme si l'absurdité était devenue discipline olympique. " L'état d'engorgement est tel, qu'il n'y a pas d'autre solution que l'effondrement, Hidalgo ou pas.

On imagine que 6 milliards d'injectés pour le JO, en réalité, 12, 18 ou 24, c'est plus certain, ça va finir par faire péter le bouzin. L'ordre festif, certains en ont ras les couettes...

Le coup des "métropoles-dynamiques-qui-profitent-de-la-mondialisation", clé de voute de la politique, sont simplement celles qui disent "Encore un instant, monsieur le bourreau".

On m'a demandé souvent quand capoterait le système. Si la fin est certaine, la durée est incertaine. Mais je pense que la présidence Trump est idéale. Trump et Brexit ne sont que des symptômes. Le mouvement de dislocation des USA est réel. Au moment ou il dégueulera, 60 %, et sans doute plus, de la monnaie mondiale disparaitront...

"Faut-il craindre un nouveau choc dix ans après la crise financière ?" Nous dit on. Ces dix années ont vu la dette des USA passer de 10 000 milliards de $, à 20 000. Cela n'interpelle personne ? En même temps qu'une dévaluation de la monnaie de 98 % depuis 1973, en or ? Le billet de 100 $ ne tient même pas le même rôle qu'il y a 150 ans, la pièce d'argent de 1 $.

Il est aussi cocasse de voir que même les "bonnes" intentions, la suppression de la TH, est un cocktail explosif : c'est un cadeau sans bornes aux dépensiers, une insultes aux économes, et une invite à lancer des augmentations débridées... En même temps, on revient au XIX° siècle, où seule une petite fraction de la population des villes pouvait être imposée. Un simple changement des abattements aurait fait mieux, pouvant être modulé, et profiter à tous, même si pour le haut de l'échelle social, c'eut été symbolique...

On voit aussi des choses savoureuse. La débilité mentale des questions du brevet :

" «Vous avez été choisi(e) pour représenter la France au prochain sommet de l’U.E. Vous êtes chargé(e) de réaliser une note pour présenter une mission des militaires français sur le territoire national ou à l’étranger. Montrez en quelques lignes que l’armée française est au service des valeurs de la République et de l’Union Européenne». " On nous dit qu'une réponse était tronquée : la voilà.

Incroyable, parce que la réponse est construite ??? Peut être. Mais pas différente de la réponse des poilus au bourrage de crâne de la première guerre mondiale. Pourtant, les poilus avaient souvent très peu d'instruction. Mais le fait qu'on juge incroyable une réponse disant qu'on n'a pas d'éléments de comparaison, en dit long aussi, sur la débilité des journalistes. Eux devraient savoir que c'est la confrontation des sources qui permet d'appréhender la réalité, et pas les tournées de bourbon et les putes, dans un hôtel-bordel de Saïgon.

"Il y aura une nouvelle crise, et elle sera dramatique", nous dit Sannat. En réalité, l'ancienne n'a jamais cessé

L’effondrement n’est pas un bug, c’est une caractéristique. Nous dit Bardi :

  • Les élites sont devenues stratifiées et la politique est gelée.
  • L’allégeance des peuples a été prise pour acquise, en même temps que les élites choisissent d’ignorer les menaces qui pèsent sur le mode de vie des peuples.
  • La mobilité sociale a diminué et les résistances aux changements ont augmenté.
  • Les élites travaillent plutôt pour maximiser leur richesse et leur statut.
  • L’autorité en tant qu’élite devient excessivement militarisée – et le justifie pour « sauver la civilisation ».

En même temps, je me pose des questions. Quelque chose aussi bête que le tabac, par exemple, va voir passer son prix à 10 euros le paquet, signe d'une aggravation de la fiscalité, et quand on parle de fraude, on voit les achats à l'étranger. Les fumeurs ne voient ils pas qu'il n'y a rien de plus facile que d'y échapper légalement ? Un jardin, avec quelques pieds de tabac, fournit facilement la consommation d'une année, sans être illégal, et sans être très compliqué... Le séchage non plus, n'est pas très compliqué...

Le contournement de Orlov, plutôt que l'affrontement, avec l'achat à Andorre... En plus, le tabac naturel est sans doute beaucoup moins chargé de saloperies que la cigarette industrielle. Encore un exemple où l'on voit la servitude volontaire. Il est si facile d'être indépendant...

"La compétitivité, un non-sens économique", nous dit brunohubacher. Ce qui fait la force de l'humanité n'a jamais été la compétition, mais la collaboration. C'est un non-sens tout court dans l'histoire de l'humanité. C'est parce que l'humain a un certain niveau de solidarité, qu'il est arrivé là où il est, malgré les avantages bien plus évidents d'autres espèces. C'est lui qui les a supplantés. Il n'a d'autres ennemis sérieux, que les bactéries et virus. Et les riches imbus de leurs personnes.

 

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie Politique
commenter cet article
11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 20:01

De détruire la planète. Et visiblement, on ne réfléchit guère. Posons le problème... Posément. La population augmente de 50 %, la récolte de céréale diminue de 50 %, des guerres qui se multiplient et se généralisent, de nouvelles épidémies, ou d'anciennes qui ressurgissent... et tout continue comme avant ??? Il existe une incohérence quelque part...

La première question est la question énergétique. Il n'y a pas si longtemps, des projections sérieuses, faisaient passer la consommation d'énergie, de 9 milliards de tonnes équivalents pétrole, à 18, pour finir à 45 en 2100 (projection "optimiste"), ou 21, projection pessimiste. Le seul petit problème, c'est que des ressources, à ce niveau là, ça n'existe tout simplement, pas...

Le pétrole, dont on voit qu'il y a un sérieux problèmes. Les invétérés optimistes se gargarisant des 100 millions de barils qu'on va dépasser, en omettant qu'il y a 15 ans, on pensait en être en 2017, au moins à 120 millions... Pourtant, ils ont essayés... Sans réussir, à coup de milliards, par milliers.

Encore plus intéressant, le charbon. Au rythme actuel, combien dureront les réserves chinoises ? 10 ans ou au maximum 15...

D'autant que, visiblement, une bonne partie de l'augmentation de la production d'énergie de 1998 à 2015, est issu du renouvelable, essentiellement hydraulique, mais pas seulement. L'augmentation faite, a été la plus facile... Augmenter encore, impossible. Je ne vois pas non plus le charbon chinois voir sa production s'envoler. Il s'épuise. Le charbon australien ? Il est loin de tout. Le charbon indien ? Bof, vu l'entassement dans le sous continent...

La raréfaction énergétique se lit dans la politique du gouvernement égyptien. Les prix de l'énergie y sont modestes : 17 centimes le litre d'essence, mais l'ascension est vertigineuses, et la population, habituée à des prix plus doux. On ne juge pas par rapport à l'Europe, où ce prix atteint couramment 1.4 euros le litre...

En Syrie, l'économie s'est écroulée, les 3/4 de la population sont au chômage. Et l'on peut s'étonner, finalement, de l'atonie générale... Peu de personnes, finalement, se battent. Au plus 300 000, quand 9 millions sont au chômage et essaient de survivre...

L'arrogance est le meilleur ennemi des systèmes existants. Mais elle même se lézarde. Le G20 a enterré une certaine politique. Sans le dire... Les dirigeants passeraient pour ce qu'ils sont : des crétins...

" Le bilan global de ce G-20 est bien celui d’une défaite des tenants d’une forme de « mondialisme » et de la reconnaissance de la légitimité d’action des nations souveraines. Ce constat est, et c’est normal, enrobé de diverses couches de sucres pour faire passer la pilule. Mais, il est incontestable que la réunion de Hambourg a bien acté de l’existence d’un monde multipolaire, un monde dans lequel aucun pays ne peut prétendre à lui seul dicter ses lois et exercer son pouvoir. "

On acte aussi, à Hambourg, la fin de l'empire. Un empire assis sur le pétrole. Oui, il existe encore de grandes puissances, les USA, la Chine, la Russie. Mais il n'y a plus de puissance dominante, et son idéologie libre échangiste est morte. Elle peut encore tuer, mais elle est morte.

On prend acte, aussi, quelque part, de la fin de l'énergie facile. A l'heure actuelle, des sources d'énergies peuvent être trouvées, ou mieux exploitées, comme le gaz Qatari. Sans doute le Qatar va gagner contre l'Arabie Séoudite, parce que le Qatar est plus fort qu'un royaume aux gisements épuisés. Et surtout aux réserves bien écornées. Mais cela ne changera rien. On consommera un peu plus de gaz, et un peu moins de charbon et de pétrole. Arrivera t'on à une progression notable de la production ? Ce sera compliqué...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie Economie
commenter cet article
10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 15:10

Entre questionnement et simple bon sens...

Certains se demandent quand on va faire cesser la gabegie, l'EPR, et d'autres parlent de fermer 17 centrales nucléaires.

La gabegie est en réalité dans le nucléaire, et Nicolas Hulot, propose, avec la fermeture de 17 centrales, un exercice évident de sauvetage et d'EDF et du nucléaire.

Le nucléaire, c'est une industrie en faillite, en totalité, Westinghouse, Toshiba, qui a dépassé sa date de péremption économique.

Toutes les centrales ne sont pas économiquement carénables, et il vaut mieux pour EDF qu'elles ne le soient pas. Après le simple bon sens, il y a l'idéologie, qui ne s'embarrasse pas de ce bon sens.

Pour certains, d'ailleurs, le démantèlement nucléaire pourrait être beaucoup plus simple et beaucoup moins coûteux qu'il n'y parait à première vue...

Aux USA, après Michaël Jackson qui perdait sa couleur, c'est la "driving season", qui perd sa consommation. A tel point qu'on se demande où cette "driving season" est passée.

D'ailleurs, il y a quelque chose de marrant chez les adversaires du renouvelable, qui mettent sans cesse son coût sur la table, sans voir le coût du reste de l'énergie classique, et le temps qu'il a fallu, pour bâtir ces industries. Pour le renouvelable, tout devrait se faire comme on allume la lumière. Cela ne fonctionne pas comme ça. Mais le mouvement est très rapide.

Et puis, dans certains continents, comme le continent européen, il n'y a plus le choix. There is no alternative...


 

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 14:14

Le pic du pétrole, visiblement, n'importe à personne, parce que, visiblement,  peu, très peu de gens sont capables de le voir. Il y a tellement de bruit devant...

Le bruit et le décor, c'est le taux d'intérêt. Vous savez, ce machin qui met le M2 parisien à 9 000 euros, sans changer la tendance : Paris, à moyen terme, est condamné. Par une inondation, ou simplement par l'affaiblissement du flux des énergies en tous genres. Comme toutes les métropoles qu'on veut encore développer. Plus dure sera la chute.

Il y a en effet, une nette différence entre des taux d'intérêts à 4 ou 5 % et des taux à 1 -1.5 %. Le marché immobilier, à 4.5 %, n'existerait, à l'heure actuelle, plus, ou plus à des niveaux pareilles. Chez moi, l'agent immobilier ne se plaint pas. Il fait plein de ventes à moins de 100 000 euros, la petite maison de préférence sans travaux (sinon, c'est moins cher). A certains endroits, on m'a dit que la barre, c'était 60 000 euros. J'ai d'ailleurs un pote qui a vendu sa maison, et qui reluque un mobil-home dans un camping, pour 24 000 euros...

Je pense que de pareilles prix feraient mal au cul à Paris. Enfin, pour ceux qui sont propriétaires (de dettes) pour leur 2 pièces à 450 000... (Et un ENNOOORRMMME placard, comme dirait le célèbre bricoleur Stéphane P, qui peut contenir 3 casseroles et la salière).

La même mécanique fait qu'on peut forer comme des fous dans l'industrie du forage américain. Bon, je sais, on forait déjà tout ce qu'on trouvait, mais là, ils ont senti le vent venir. On leur donne plein d'argent, ils en rendent pas, tout ce qu'on leur demande, c'est des chiffres de production en hausse, pour que les financiers puissent se masturber le portefeuille...

Comme le dit Gail Tverberg, ça ne change rien, mais là où mon avis diffère, c'est bien que le peak economy est déjà là, pas demain.

Il est déjà là, parce que chômage US est à 102 millions de personnes... La surmortalité observée chez les blancs, c'est celle de la perte des illusions. Les noirs et latinos, ça fait longtemps qu'ils n'en ont plus.

Bon, Donald se fait des illusions. Sur l'énergie. Les USA ne retrouveront jamais la situation de 1945. Ils ne fourniront à l'extérieur aucun excédent énergétique. Simplement, au plus, quelques cargaisons non significatives.

Washington et Berlin dans une voie de confrontation ? Oui. Parce qu'il n'y a pas d'alternative au gaz russe. Sinon l'effondrement économique allemand. Qui adviendra, un peu plus tard, dans la décroissance générale.

Les "peaks economy", affectent un certains nombre de pays. En réalité, la totalité ou la quasi totalité, les seules qui s'en sortent, ou disent s'en sortir sont les économies pinocchios. On s'en sort comme l'Arabie Séoudite ? Ou comme le Venezuela ? Dans les pays développés, les "bons" chiffres du chômage des uns, ne sont que du pipotage statistique.

Le problème français est justement d'être un peu en avance comme certains, dans l'ajustement. On veut réduire Quantitative easing et rachats de dettes par la BCE. C'est l'imagerie classique du conducteur cherchant le frein inexistant. En réalité, ils ne pilotent rien, avec une simple manette "montée" ou "descente", des taux d'intérêts. C'est pour ça qu'on a rajouté rachat de la dette. Mais, là non plus, on ne pilote rien.

La mort des économies pétrolières n'est pas instantanée. On peut le voir avec l'Arabie. Tant qu'il reste un peu d'argent, on peut continuer un temps comme avant. En pillant le Qatar, on pourrait durer un peu plus. Les états n'ont pas de morale, ni de religion, d'ailleurs, mais que des intérêts.

D'ailleurs, le commandant en chef de la coalition qui mène la guerre au Yemen rentre chez lui au Pakistan. ça sent toujours mauvais quand on vire ou que se barre le général en chef.

En Syrie, dans la province d'Idlib, la situation d'ailleurs, tourne au vinaigre entre milices soutenues par les Séouds et la Turquie, conséquence de l'affaire Qatarie... La guerre sunnite/chiite est en train de se doubler d'une guerre entre frères musulmans/Wahhabisme ?

Tout dépend des gisements séoudiens. S'il est vraisemblable qu'ils sont dans une phase de décadence avancée, et la production boostée par des forages à tous va, il est vital pour la famille royale de mettre la main sur le Qatar et son gisement gazier de north dome.

Le charbon chinois, passe, lui aussi, par des phases de "stop and go". Ce qui indique une crise profonde. Et du secteur charbonnier, et de l'économie chinoise en générale. S'il est, à un moment, et à certains endroits, judicieux de construire des tours d'habitations (fortement consommatrice de béton et d'acier, eux mêmes voraces de charbons), ce n'est pas un schéma valable pour l'éternité...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie Economie
commenter cet article
7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 13:39

Normal, quand on a été élu par matraquage médiatique, que ça provoque un hiatus. Sondage : les Français en désaccord avec l'exécutif.

Plus de 1200 posts sur l'article du Figaro. Qui a dit que la politique avait disparue ?

Certains sombrent dans le lèche-cul : « Emmanuel Macron, le nouveau Tony Blair ? ».
Il faudrait lui dire :

1) le Tony Blair, ça vaut plus rien,

2) le piti Tony, il avait en son époque, 100 millions de tonnes de pétrole par an...

3) Macron a une production locale d'un million de tonnes de pétrole par an. Pas de quoi payer beaucoup d'erreurs politiques.

Au secours, le Hollandisme économique revient ! Il était pas parti. Et c'était le respect parfait des "normes de Bruxelles".

Avec comme éminence grise Macron. Il a réussi son début de quinquennat. On en reparlera quand il commencera à faire quelques choses. D'ailleurs, les premières annonces verront la côte de popularité s'effriter doucement...

Nicolas Hulot nous dit que nous voyons la fin des voitures à essence et diesel pour 2040. Vu qu'on ne sait pas s'il sera encore ministre dans 6 mois, on peut rire. La seule chose à mon avis qui rend sa prévision réaliste, c'est la possibilité d'une falaise de sénèque d'ici là. Mais il n'y sera strictement pour rien, et les autorités politiques trouveront bien de quoi fabriquer de l'éthanol en quantité suffisante pour faire rouler 1 ou 2 millions de véhicules.

Il y a des choses justes dans son approche d'ailleurs (économiser), mais aussi très stupides : "Rendre irréversible l’accord de Paris". On lui a dit qu'il était pas contraignant ???

En même temps, c'est enfoncer des portes ouvertes : l'énergie étant de plus en plus chère, les particuliers sont demandeurs d'une consommation réduite.

En 2030, renouvelable et économies auront largement évolués en Europe. Pas par sagesse, mais parce que :

1) l'Europe n'a pas le choix, sa production d'énergie s'effondre,

2), il n'y a pas de source alternative possible et réaliste. Vu ses besoins, le seul gisement fossile, c'est North Dome, South Pars, à cheval sur l'Iran et le Qatar. L'Iran produit déjà beaucoup, POUR SON MARCHE INTERIEUR et ses besoins peuvent facilement doubler. Voire plus. L'Iran exporte de manière marginale.

Le Qatar, lui, veut produire 100 millions de tonnes de gaz. C'est ridicule pour les besoins européens, et le Qatar a déjà ses clients, et a des clients potentiels beaucoup plus près, comme l'Arabie Séoudite, qui visiblement elle aussi est capable d'avaler la production Qatarie sans problème, pour économiser son pétrole, qu'elle gaspille à toute allure.
Rien n'indique, de plus, que Qatar et Iran soit capable d'augmenter beaucoup la production, qui est déjà intense.

Les autres producteurs, Turkménistan et Russie, ont un client, la Chine. "Force de la Sibérie", le gazoduc, alimentera la Chine, le Turkménistan l'alimente aussi. Pourquoi changeraient ils de client ? Et surtout, le gaz, c'est difficile à commercialiser.

Le reste des gisements possibles (Egypte, Israël, etc...), c'est du pipi de chat, des quantités marginales à l'échelle du continent.

Bref, que du plaisir en perspective, entre contrainte énergétique et stupidité politique.

 

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
commenter cet article
6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 14:30

Le Qatar va augmenter sa production de gaz de 30 %. En 2024, ils produiront 100 millions de tonnes de gaz, qu'ils exportent sous dorme de GNL.

Donc, le gisement géant de south pars/ North dome, m'apparait finalement comme un peu léger. Sans doute la production de South Pars sera t'elle avalée en entier par L'Iran, et 100 millions de tonnes, pour la consommation mondiale, c'est rien.

Ce sont des objectifs qui paraissent impressionnants. Mais l'Arabie séoudite consomme environ 1 000 000 barils de pétrole jour (un peu plus de 150 000 tonnes) à la chaude saison rien que pour la clim. Cette augmentation de production pourrait être avalée par la seule Arabie pour produire l'électricité de cette climatisation.

Il faut, de plus, de considérables investissements pour transformer le gaz, en liquide. Le pic gazier est visible en Europe. Mais l'industrie du gaz n'est pas le pétrole. Il se transporte beaucoup plus difficilement, et la différence entre pic gazier et pétrolier apparait moins importante qu'on ne le dit. De plus, le gros exportateur de gaz, la Russie ne l'est que parce qu'elle a des gisements importants, et une population assez faible, consommant faiblement. l'Iran, visiblement, est en mesure d'absorber tout ce qu'elle peut produire.

L'Iran a d'ailleurs, déjà switché sa consommation de pétrole. Elle consomme deux fois plus de gaz, et ses voisins, sont capables d'absorber ses surplus éventuels qui sont, pour l'instant, ridicules. Là aussi, on parle beaucoup de "réserves non découvertes", qui sont sujettes à caution. Comment peut on les estimer, si on ne les a pas découvertes ???

Sans doute, les démêlés Qataro-séoudiennes ont elles des forts relents de méthane. Ce méthane, qu'il leur serait si utile de brûler à la place du pétrole.
D'une manière générale, et encore plus que pour le pétrole, on peut se demander l'importance réelle des réserves. La production de méthane, de plus, chute de manière plus abrupte que celle de pétrole.

A El hierro, la transition énergétique est en train de se terminer.

On dit que la Chine construit encore bien des centrales à charbon pour produire de l'électricité. Mais cela n'a pas forcément de l'importance. On a bien construit des robiens aux endroits où il n'y avait pas ou peu de demande locative. L'intérêt du constructeur et de l'utilisateur, ne sont pas les mêmes, loin de là.

Donald Trump veut rendre solaire le mur qu'il veut ériger avec le Mexique. C'est possible, c'est juste une question de coût et c'est amortissable, au contraire de tout le reste des dépenses fédérales. C'est pour ça que ça doit leur causer un choc : un truc qui risque de rapporter de l'argent, ça ne se fait pas...

Question mur, il était déjà partiellement construit bien avant Trump.

J'aime bien ce que dit Sannat. Mais lui et d'autres, il faudrait les mettre au courant. La première guerre de l'énergie, c'est 1914-1919.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 13:37

La dernière présidentielle a prouvé une chose, que connaissait Mitterrand. Quand on s'adresse au peuple pour une élection, il ne faut pas avoir l'air de douter.
Le cafouillage FN sur la sortie de l'euro, dans la dernière élection est significatif.
Plus que ce que l'on dit, c'est la conviction avec laquelle on le dit qui importe.

De toute façon, il faut rappeler :

1) l'euro est en train de s'effondrer, comme toutes les monnaies (nombreuses) qui se sont voulues "uniques", depuis 476, date de la fin de l'empire romain,

2) l'union européenne, aussi. Sinon, si au FN, ils acceptent l'euro, ils feront la même chose que les autres...

A savoir, comme Hollande, qui baisse les dépenses de 8 milliards, et augmente les recettes de 28, en faisant passer le déficit prévu pour 2013, de 3.2 % du pib, à 4.3.

Avec une tête vide comme le ministre des finances, on est bien reparti pour le même schéma.

Rappelons aussi 1995 : Juppé s'était dit, "je vais régler le problème du déficit public", en augmentant les recettes de 200 milliards (30 milliards d'euros), en baissant les dépenses de 100 (15 milliards d'euros). Un ragoût pas tellement différend de celui de Hollande, et qui a eut le même sort. La croissance a baissé, les dépenses ont augmentées, et les recettes, baissées...

Ces différents abrutis ne comprennent pas qu'on est dans des dynamiques, et paradoxalement, les pays qui ne faisaient "rien", parce que politiquement bloqués dans des crises politiques longues, comme la Belgique ou l'Espagne, voyaient leur situation s'améliorer.

Comme quoi, on peut se demander si avoir des gouvernements qui expédient les affaires courantes, comme dans les années 1950 en France, n'est pas une arme de tout premier choix.

Visiblement, avec certains bas de plafonds, Minimicron est mal parti. Ou plutôt parti pour une carbonisation expresse, surtout avec ses simagrées. Sa majesté boxe, joue au foot, etc... L'enfant de 5 ans, a trouvé un terrain de jeu.

La dernière fois qu'on s'est tapé un culte de la personnalité en France, c'était en 1939. En 1939, c'était "Notre Gamelin", qui en était le bénéficiaire. Il est vrai que glorifier Daladier, Reynaud, ou Doumer, ça aurait été ridicule et fait rire tout le monde, complétement. Il succédait aux autres "notre", commandants en chef les armées de la république, Joffre, Foch, Pétain... L'histoire nous l'a fait oublier. Mais la république militariste française adorait les militaires, auxquels (surtout après l'attentat de Sarajevo), les hommes politiques ne refusaient plus rien (ils avaient trop refusé avant), d'où, le plan d'extrême urgence du 15 juillet 1914, artillerie lourde, le changement d'uniforme, du 28 juillet, le casque Adrian, la mitrailleuse hotchkiss, etc... Une vraie colique, pour faire oublier, qu'avant, par exemple, ils avaient dissous le comité de l'artillerie qui réclamait de l'artillerie lourde par exemple... Trop cher, disaient ils...

Inutile de rappeler la Gamelle que se ramassa Gamelin...

D'une manière générale, Dieu nous préserve des gouvernements qui veulent faire des économies et choient les riches...

Visiblement, la compréhension des phénomènes économiques échappent de plus en plus à nos gouvernants, qui se sont perdus dans leur com, et à qui il échappe qu'on n'est plus en 1980...

Les choses ont changées depuis, la Chine et la Russie spécialement. Elles pouvaient être mises au piquet à l'époque. Maintenant l'Allemagne verrait mal pourquoi renoncer à un marché important, qui lui fournit aussi du gaz à bas prix. L'alternative américaine étant d'avoir du gaz, un tout petit peu, 4 fois plus cher...

En même temps, personne ne voit à quel point l'Allemagne est vulnérable.

Je ne sais pas si je dois l'annoncer, mais les zenfans plus ou moins sages qui feront pas leurs devoirs "pisque", c'est interdit, ils recevront une image du président chaque fois qu'ils les auront pô fait...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
commenter cet article
3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 06:40

Le Mexique vient d'atterrir en urgence et en Catastrophe, avec un grand C.

Pour la première fois, en 2015, la balance extérieure des produits pétroliers est passée dans le rouge.

Et pour le gaz naturel, c'est pire. Le Mexique, qui n'était pas un grand exportateur de gaz, est devenu importateur net dans les années 1990, puis la balance n'a cessé de se détériorer dans les années 2000.

Pour répondre à un lecteur, il y a bien d'autres choix que la répression quand la production des énergies fossiles baisse.
On n'est pas obligé, de surcroit, d'harasser une population par une politique stupide de libre échange.

Le Mexique y a perdu une partie de son agriculture (- 5 millions d'emplois, 40 % des terres cultivables non exploitées), une grande partie de son industrie, pas même compensée par les maquiladoras, qui, si ils ont sur le papier, des résultats importants, c'est sur le papier seulement. Importations, un peu de transformation, exportation. C'est totalement extraverti, et les salaires y sont minables.

En outre, les maquiladoras n'ont pas entrainés de créations nettes d'emplois dans l'industrie. La fermeture de biens des industries, basées sur le substitut d'importation a été la contrepartie. L'emploi industriel, globalement, a décliné.
Mais, la question agricole s'est fortement posée en 2008. Avec la flambée des cours du maïs. Là, le fait de dépendre à 40 % de l'extérieur, s'est révélé problématique. Jusqu'en 1994, le Mexique était autosuffisant.

Le Mexique est en guerre, une guerre multiforme depuis 2006. Contre les cartels, et en guerre larvée au Chiapas. 2 500 morts par mois. Dire qu'on nous casse une partie de notre anatomie pour 80 morts au Venezuela, systématiquement portés au crédit de la pauvre opposition, même si, visiblement, chavistes et fonctionnaires sont les premières victimes. En plus, le gouvernement Venezuelien a poussé le vice, non pas à supprimer la monnaie, mais à en imprimer encore plus.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie Politique
commenter cet article