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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 19:15

C'est bizarre, désormais, comme c'est la "oil belt", qui attire la population, quand, bizarrement, les grandes villes démocrates les perdent.

Rurbanisation encore ? Même pas. Fuite. Fuite pure et simple, dans des endroits où les logements sont inabordables, les villes complétement congestionnées, l'insécurité; proverbiale, et l'élection de Trump a été une simple accentuation du phénomène de l'élection de 2012.

Donc, la crise américaine est, jusqu'à la caricature et jusqu'à la moelle, une crise de l'énergie, pendant que les infrastructures ne cessent de dégringoler. Les votes se font avec les pieds, mais on voit dans ce pays, désormais, une crise monstrueuse du libre échange. En effet, les villes en déclins, sont des PORTS. Une grande première, parce que le libre échange, selon Fernand Braudel, aspire l'activité vers les ports. Et là, visiblement, ils sont devenus répulsifs.

Mécaniquement, le libre échange est donc condamné, comme décrit par la crise d'une multitude de ports, dont certains ne survivent que par les trafics illicites, avec une mortalité violente démentielle.

Là aussi se vérifie la portée réelle de l'élection de 2016. Le cinéma US, d'ailleurs est souvent porteur, par message codé, des peurs, des incertitudes et des angoisses américaines. Ici, on est en plein dans "the Walking dead".

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 10:15

Westinghouse est pieusement décédée après 131 d'existence, et après avoir mis ses doigts là où il ne fallait surtout pas, le nucléaire.

" Votre énergie nucléaire, notre parc de centrales repose sur des brevets d’une entreprise en faillite (Westinghouse), exploités par une autre entreprise en faillite (Areva), pour le compte d’un énergéticien (EDF) qui n’a pas provisionné la « queue d’un rond » nécessaire à la réparation de nos centrales et encore moins au démantèlement des anciennes qu’il faudra remplacer par des nouvelles que nous sommes incapables techniquement de construire puisque plus personne ne sait le faire ! "

A mon avis Sannat est gonflé de dire qu'EDF n'est pas en faillite.

Les nations anciennement industrialisées n'ont plus le savoir faire adéquat. La salarié devenu pizzaïolo, pour faire la plomberie, l'électricité ou quoique ce soit d'autre, c'est moyen...

Dire que seule la Chine a le niveau d'une puissance industrielle est exagéré. Ils ne l'ont pas encore, parce que là aussi, ce sont les générations de main d'oeuvre qualifiée qui font l'écosystème.

S'il y a un pays qui a conservé une puissance industrielle et un savoir faire, c'est la Russie. Le complexe militaro industriel russe a été remanié, et a vu une notion faire son apparition,  celle d'efficacité.

En d'autres temps, quand on avait une industrie, on savait ce que le terme de "mise au point", voulait dire... Et qu'il y avait un gouffre entre le plan, et la mise au point. N'est ce pas, madame Lauverg... ?

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 08:57

C'est le grand écart, avec déchirements des adducteurs, entre les USA et l'Europe. Au niveau de la "politique" de grands travaux.

Enfin, grands et petits travaux. Si les autorités locales ont tendance ici en Europe, à artificialiser encore plus, aux USA, c'est la destruction qui fonctionne bien. Qu'on laisse tomber en ruine, cas le plus fréquent, ou qu'on détruise délibérément.

Les routes ne sont plus goudronnées, ou mieux dégoudronnées, y compris à l'intérieur des villes. Les habitants rebouchent les ornières après les orages. Ou vivent avec. Réinvention de la corvée. Même pas besoin de la décréter officiellement. Quand à l'esclavage, il se porte bien dans les prisons, où les détenus travaillent pour 11 cents de l'heure.

Les américains fuient les grandes villes, en état de pré-apocalypse. Le commerce de détail s'effondre, et les riches rêvent de bunkers.

En Europe, on est encore dans la fumerie d'opium, côté des gouvernants. Même locaux. Le baron local, il bétonne, parce qu'un baron local, ça doit bétonner, même sans fin ni but. " Les hypothèses de croissance démographique ou économique sont souvent optimistes, voire manifestement surestimées. Dans certains secteurs, elles sont en décalage sensible, et parfois opposé, avec les tendances observées depuis plusieurs années. "

Je rappellerais l'appréciation sur le saker francophone :

Excellent article d'Ugo. On peut toujours ergoter sur l'EROEI 
réel du PV (Photo Voltaïque) et sa dépendance au système issu
de l'or noir, mais ça ne change pas le sens de son texte. Là où
Ugo ne s'aventure pas, mais en a-t-il conscience, c'est que
cette croissance est la condition sine qua non du maintien de
la structure du pouvoir actuel. Si la croissance s'arrête,
le besoin ou la possibilité matérielle de complexité 
croissante aussi et, avec, les acteurs de ce système. Il n'y a 
pas 36 solutions pour eux. Soit cette oligarchie s'évapore avec
son argent, soit on revient au modèle de domination précédent, 
la force. Cette fausse démocratie que l'on nous vend, avec 
son barnum électif, sert à maintenir notre consentement à 
notre aliénation en échange du confort de la vie moderne, au
moins en Occident. Si l'élite n'arrive plus à tenir sa part 
non écrite du contrat, elle va devoir disparaître ou 
retourner l'État contre nous en pleine lumière, avec les 
menus inconvénients qui vont avec. Il est donc possible que 
ce cycle d'élections 2016/2017 soit le dernier.

L'idée d'Ugo et de ses copains serait de remplacer les
énergies fossiles par des énergies renouvelables. Quel est
l'impact sur la structure du pouvoir? Ça dépend du facteur 
de décentralisation de cette énergie. Si individuellement ou 
par quartier, on peut se passer de l’État, on peut aussi se 
passer de son pouvoir. Il doit donc garder le contrôle du réseau 
ou se le réserver, et c'est sans doute aussi l'enjeu de
la transition énergétique. On comprend mieux pourquoi EDF ne 
jure que par la réinjection dans le réseau au lieu de 
promouvoir l'auto-consommation, qui pose il est vrai des
problèmes bien réels.

Enfin "comparer ce qui est comparable": là encore, il a raison
dans l'absolu. On voit bien que sans le pipeline Keystone
pour sortir le pétrole canadien de sa zone de production vers 
les consommateurs, la production perd de son sens. Il faut
donc compter ce pipeline dans l'EROEI global de ce pétrole. On 
voit bien actuellement que cela pose des problèmes de 
rentabilité. Les énergies renouvelables posent le même 
problème, car il faut construire des routes spéciales pour 
les pylônes sur les crêtes, des nouvelles mines pour extraire 
les terres rares pour les panneaux photovoltaïques. Cela 
fait partie de l'EROEI global et il va bien falloir tout compter 
si on veut ne pas se tromper.

Après, on rentre dans une logique d'affrontements, pure et dure avec l'élite, et ses pom-pom girls antifa et droits en tous genres.

 

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 19:26

Il faut le rappeler souvent, et encore et encore, la situation énergétique des USA est la clef de tout.


Comme dit Jancovici, le plus fort, le caïd, à l'heure actuelle, c'est celui qui dispose du plus d'énergie. C'était les USA. Mais cela n'est plus.
Tout d'abord, partons de la situation des raffineries US.
Le nombre et la capacité des raffineries de pétrole US est inchangé depuis 1973, sauf à la marge, dans quelques raffineries, sans que cela change la donnée de base.
Ils disposent de capacités de raffinages égales à 15 - 16 millions de barils jour, suivant les disponibilités.

Jusqu'à la crise de 2007-2008, la production locale était absolument insuffisante (5 millions de barils), les importations de brut couvraient le reste (10 millions de barils), et cela était encore insuffisant. 4 millions de barils de produits raffinés étaient importés.

Avec la crise, on a noté d'abord, l'effondrement de la demande. Désormais, avec la même capacité de raffinage, les USA sont exportateurs nets de produits raffinés (2-2.5 millions de barils). les américains ont des voitures moins voraces, la consommation moyenne à baissé de 11.5 litres à 9.5, pour stagner à ce niveau, le nombre de voitures pour mille habitants stagne ou baisse, et le nombre de kilomètres parcourus s'effondre. Le merveilleux lotissement perdu au milieu de nulle part n'est plus en vogue. Le vieillissement de la population a aussi fait perdre le permis à pas mal de personnes âgées. Les compagnies aériennes délaissent les lignes les moins rentables.

Et puis, il est de notoriété que les ralentissements/effondrements économiques locaux ont entrainés une baisse significative du fret routier.

La production, quand à elle a augmenté. Les USA possèdent une industrie unique au monde, celle du forage, appuyée sur des libéralités importantes du trésor. Les propriétaires de puits de pétrole bénéficient de primes au forage, et de primes aux puits marginaux (qui sont l'écrasante majorité). En 2005, la production (5 millions de barils) était assurée par 500 000 forages. Ce qui donne une production minime de 10 barils en moyenne par jour et par forage. Sur ces 500 000 puits, 480 000 étaient des puits marginaux (moins de 15 barils de production journalière), subventionnés à hauteur de 9 $/jour. Les indépendants recevaient en moyenne 100 000 $ par an, pour exploiter 33 puits.

Comme ces puits sont amortis depuis très longtemps, ces subventions sont très alléchantes, et le coût d'exploitation est minime. C'est une situation unique au monde. A cela est venu s'ajouter la production de pétrole de condensats (issus de gaz naturel) et de pétrole de schiste. Il y a eu une véritable frénésie de forage. Plus de 700 000, au total, venu s'ajouter au 7 000 puits qu'on creusait annuellement, pour pallier les puits classiques qui s'asséchaient.

La production de pétrole est remontée, de 5 millions de barils /jour, à 9 millions. Mais cette production, elle même, pose des problèmes. Le pétrole de condensats, notamment, est problématique pour les raffineries US, qui fonctionnent au maximum de leurs capacités, et qui sont donc hors d'état de subir les transformations pour traités ces bruts... Beaucoup plus légers. Logiquement, donc, l'exportation de pétrole brut a été autorisé, simplement parce qu'on ne savait pas quoi en faire.

Le gaz naturel, issu de la fracturation hydraulique, s'est retrouvé problématique. La consommation du gaz se fait sur trois secteurs : le chauffage, l'industrie, et les centrales thermiques. Le chauffage et l'industrie ont des consommations peu élastiques. Les centrales thermiques au gaz, elles, étaient sous employées, faute de gaz.  Construites en nombre dans la décennie 1990, elles avaient aussi l'avantage d'être compétitives et modernes, avec une très bonne productivité. Comme le gaz est peu stockable, et qu'il n'y a pas de marché mondial du gaz (la seule manière rentable de l'exporter est le gazoduc), les producteurs l'ont bradé.

La consommation électrique se réduisant, naturellement, les opérateurs du secteur de l'électricité ont arrêtées des centrales thermiques au charbon. Le charbon se stocke facilement, le mettre en tas est facile. Les producteurs d'électricité ont fait massivement des stocks, mais ils ont aussi arrêtés et déclassés beaucoup de centrales thermiques au charbon, anciennes, peu productives, et polluantes, datant quelques unes des années 1940 et surtout des années 1950. Le charbon, lui, voyait sa production (le milliard de tonnes), se concentrer massivement sur cette production d'électricité (800 millions), l'exportation (100 millions) et l'industrie (100 millions) faisant le reste.

Logiquement, la production s'est effondrée, de 300 millions de tonnes, entrainant l'effondrement du fret ferroviaire, et l'arrêt de certaines régions, voir d'états comme la Virginie occidentale.

Cette crise du charbon a été déterminante dans l'élection de Trump, avec les divagations démocrates sur le climat. Il est clair que cette évolution était une lame de fond, qui ne devait pas grand chose aux politiques, mais dont ils voulaient se parer. Déclasser les centrales thermiques au charbon était une mesure technique adéquate. Dans le capitalisme, on doit toujours, un jour, désinvestir ce que l'on a investi.

Le nucléaire. Aux USA, il est en grande souffrance. Les centrales nucléaires s'arrêtent les unes après les autres, pour une simple raison : la non rentabilité.

A cela, comme je l'ai dit souvent, l'EROIE (TRE en Français), ou taux de retour énergétique est très bas aux USA. Le TRE est le nombre de barils obtenus en investissant un baril. A l'origine, on peut dire qu'il était de 100 pour 1.

En 1973, il était de 23 à 30 pour 1.

Aujourd'hui, suivant les pays il varie entre 8 pour 1 et 20 pour 1 pour les pays les mieux dotés. Et l'infrastructure de nos pays sont bâties pour des TRE de 30 pour 1...

La raison pour laquelle D. Trump a été élue est la suivante : les comtés en état de grand stress énergétique ont voté Trump, les villes portuaires alimentées par les navires qui ne subissent pas -encore- le stress énergétique ont voté démocrate. Ils croient encore en la "mondialisation heureuse", qui était aussi celle du pétrole abondant et bon marché. Vous rajoutez un peu de vote ethnique, et des machines à voter trafiquées (grande spécialité du parti démocrate, surtout à NY, Baltimore, Detroit et Chicago).

Le premier signe de stress énergétique aux USA  a été visible dans la débandade vietnamienne, et la décision de non convertibilité du dollar en or, le 15 août 1971. Celle-ci était concomitante au "pic pétrolier" des USA (48 états), qui date justement de 1971. Les fariboles de Reagan, ont été possibles simplement parce que de grands gisements ont été mis en service et exploités aux USA (Alaska), ou dans les états satellites (Mexique et son gisement Cantarell), et l'Alberta Canadien.
Comme d'ailleurs, Margaret Thatcher n'a été qu'une nuisance durable du pétrole de la mer du nord. 140 millions de tonnes, et la moitié en gaz, ça paie toutes les stupidités d'une femme au caractère acariâtre et obstinée, sans doute les premiers signes de la maladie d'Alzheimer, mais qu'on avait pris pour de la détermination.

Trump essaie de faire revivre ce schéma, mais sans doute, échouera t'il. Il agit simplement comme une personne de sa génération, mais est sans doute, un des seuls dirigeants occidentaux à avoir compris que le problème était énergétique.
Dans sa plasticité, la société US, même républicaine, choisie aussi largement l'option du renouvelable. Il ne faut pas oublier, comme je l'ai souvent dit, que le parti républicain a souvent été anti-capitaliste, et que le symbole des grandes compagnies, ce sont les compagnies pétrolières.

"L'idée d'Ugo et de ses copains serait de remplacer les énergies fossiles par des énergies renouvelables. Quel est l'impact sur la structure du pouvoir ? Ça dépend du facteur de décentralisation de cette énergie. Si individuellement ou par quartier, on peut se passer de l’État, on peut aussi se passer de son pouvoir."

L'élection de Donald Trump n'est qu'une étape. La durabilité d'un pouvoir s'établira sur la durabilité et sa détermination à apporter des solutions énergétiques, dans un monde où les énergies de ces deux derniers siècles se raréfient et s'épuisent.

 

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 07:16

... En Chine. On peut noter, non pas la multiplication des pains (encore, vue le nombre d'émeutes, ou "incidents de masses", c'est un concept qui se discute), mais la multiplication des gisements de charbon.


Explications. En 2006, les réserves chinoises de charbon (encore sous terre) étaient officiellement de 114 milliards de tonnes. En 2016, elles sont toujours de 114 milliards de tonnes, malgré l'extraction effrénée d'environ 32 milliards de tonnes. Moi, je savais pas que le charbon repoussait.

D'une manière générale, la recherche de nouveaux gisements, avoisine les zéros, et quand on en découvre, c'est par hasard, et pas beaucoup. De plus, vue l'ancienneté du peuplement, le travail des chinois, il n'est guère de gisements qui n'aient déjà été trouvés.

Cela me rappelle aussi un autre miracle, le séoudien, dont les réserves en pétrole ne baissent jamais, même si l'extraction sort plus de 10 millions de barils/jour.

La situation chinoise visiblement, au regard de la production, est d'autant plus grave que coexiste dans la production, des gisements encore à peine effleurés (notamment en Mongolie intérieure), et des gisements qui ont été largement entamés; et qui ont visiblement passé des pics de production, et dont la rentabilité s'avère très douteuse.

La récente tension sur les prix du charbon, et leur remontée (pas encore astronomique), indique le caractère de "tôle ondulée", de la demande et de la consommation. Et une absence de visibilité totale pour l'avenir, qui peut s'appliquer aussi au gaz et au pétrole, et justifie largement le classement de Bloomberg, des énergies fossiles en "spéculatif", et on pourrait rajouter, spéculatif pur. En ce qui concerne le nucléaire, le problème est exactement le même au niveau des prix, malgré une production déficitaire, et ce, très largement.

Mais, comme je l'avais dit précédemment, souvent, quand une capacité est désinvestie dans le domaine charbonnier, il n'y a pas de retour en arrière possible. La capacité est perdue, définitivement, ou alors, n'est récupérable qu'au prix de gigantesques investissements, ce qui revient, dans les faits, à la même chose...

Au Canada, la presse nous sort : "Malgré Trump, la transition vers les énergies renouvelables est inévitable". Malgré les autres, aussi. Si le mouvement s'est affermi sur le renouvelable, c'est que le schéma économique du reste s'est affaibli notablement, mais le journaleux ne voit pas le problème tel qu'il est. Pour le transport, il n'y a que le pétrole, les centrales thermiques au charbon, aux USA, étaient vieilles, et peu rentables, les centrales thermiques au gaz, beaucoup plus récentes, et seules capables d'absorber le gaz de schiste, qu'on leur bradait, au surplus. Paradoxalement, désormais, le renouvelable est la seule énergie dont on peut prédire désormais le coût, sans se tromper beaucoup, même si elle est chère. Au contraire, ces prix hauts incitent à une consommation réaliste.

En Chine, les centrales thermiques au charbon se lançaient par dizaines, en faisant totalement l'impasse sur la ressource.

On voit d'ailleurs la différence de perception suivant le lieu de résidence. Aux Mureaux, par exemple, tout le monde s'en fout. Au centre politique, ils n'ont aucune perception du problème, que ce soit au niveau des politiques, ou des populations.

Les majors, eux, ne s'y sont pas trompés. Bloomberg nous apprend qu'ils investissent massivement en mer du nord, plus pour le pétrole, dont la production a chuté de moitié, mais dans les éoliennes. Pour ce qui est du pétrole, les terminaux de la mer du nord ne reçoivent plus que la moitié de ce qu'ils recevaient avant, environ 3 millions de barils  jours, contre six millions naguère, mais la stabilisation de la production a été obtenue au prix d'un effort démentiel d'investissement, aujourd'hui stoppé.

Le même mouvement s'opère en Chine. Le remplacement du charbon par du renouvelable, mais avec la difficulté que le mouvement antérieur de frénésie charbonnière n'a pas été stoppé, et que les tares antérieures ( le surinvestissement dans des industries condamnées), se sont aggravées.

" Le pétrole est un capital sous la terre, et si vous prenez ce capital sous la terre et que vous le dépensez, vous êtes pauvres. C’est comme tout capital : vous vivez au-dessus de vos moyens et vivre au-dessus de ses moyens, ce n’est pas soutenable.

Vous [les Britanniques] avez dilapidé cette richesse, vous avez pris ce pétrole de la mer du Nord, et vous avez très bien vécu durant cette période parce que vous viviez au-dessus de vos moyens.

Vous avez pris le succès de l’ère Thatcher pour un succès reposant sur une bonne politique économique, alors qu’en fait ce succès consistait à vivre au-dessus de vos moyens, et à laisser les générations futures appauvries." 

(Stiglitz, à la BBC).

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 20:12

L'Obamacare ne sera pas réformé. Il ne pouvait pas l'être. Les élus républicains tiennent trop aux milieux d'affaires. Pensez, cette "réforme", faisait passer le prix de certains médocs de 3 $ à 600. Quoi de mieux pour les labos. Le seul problème, c'est le pékin, qui doit payer 12 000 $ de mutuelle, subir 5 000 $ de franchises. Il a plus les moyens, donc Trump a raison, l'obamacare va s'effondrer. Pas se réformer. Il est, comme je l'ai dit, où il n'existe plus qu'une manière de procéder : par l'effondrement.

Aux USA Sears et Payless sont au bord du dépôt de bilan. Pas mal pour une économie bâtie sur la consommation. Je vous rappelle ce que disait Deubeuliou au début de la crise, avec un air très con : "Our economy is strong". Pauvre nouille, l'économie US n'existait déjà plus.

En France, si Macron a reculé devant la Bronca, sur les loyers implicites, les think tank, ou réservoirs à idées, qui n'en ont guère, et notamment, celles proches du PS penchent fortement pour l'imposition des loyers fictifs qu'on se verse à soi-même, quand on a fini de payer les emprunts.

Cette "taxe", existait au début des années 1960. Mais comme son rendement était négatif, elle fut supprimée. De plus, il faut rappeler qu'il existe DEJA une taxe sur les loyers implicites, c'est la taxe foncière. Parce qu'à l'époque, l'acquisition d'un logement donnait droit à une exonération de taxe foncière de... 25 ans... Pour les acquéreurs des années 1950, j'ai déjà vu le cas, l'exonération a payé l'achat...

En France, on se retrouve finalement dans la configuration de 1944 (début 1944). 1/3 de pétainistes, 1/3 de gaullistes, 1/3 d'attentistes. La trouille des pétainistes-mondialistes-immigrationnistes-libre-échangiste, c'est que les attentistes basculent. Ils sont dans l'optique : "encore 5 ans, monsieur le bourreau". Pour 1/3 des français, il est clair qu'ils ont pris le parti de tuer le système.

Fillon parle de complot et de cabinet noir. J'ai souvent rappelé ce qu'était le "culot", sous la III° république, au moins jusqu'en 1914, à savoir le nombre de députés que le ministre de l'intérieur tenait par l'intermédiaire de la police des moeurs. De 50 à 100, suivant les législatures.

Hollande, lui, est, comme Staline, un ancien secrétaire général de parti. Il sait donc très bien manipuler les arrières coulisses. Dans cette fonction, on apprend très bien à tuer, au moins politiquement, qui on veut. Les moeurs ont changés, l'élimination physique n'est plus en vogue, mais il est clair que Fillon a été une victime de complot.
Ce qui n'empêche pas, d'ailleurs, monsieur Fillon d'aimer intensément l'argent. Et d'avoir été stupide, en donnant les verges pour se faire battre.

Il pensait quoi ? Que personne ne savait. QUe personne ne lui en tiendrait rigueur ? Au contraire. Il y avait pour lui, un petit dossier, bien au chaud, qui avait tellement peu de chances de sortir, tant qu'il restait insignifiant, comme les dossiers des parlementaires du "culot", qui ne sortaient jamais tant qu'ils étaient sages et obéissants...

Mais il est clair que l'affaire Fillon marque une rupture. Dans les partis dit "de gouvernement", on avait pris l'habitude des alternances, et que là, "c'était notre tour". Du moins, entre candidats "respectables", comme Jeb Bush, qui devait logiquement être élu fin 2016. Et puis, si certains n'étaient pas ceux attendus, comme Deubeuliou à la place de Mac Cain, en 2000, celui-ci accepta sans grande résistance d'être "recadré", et remis dans les clous...

Mais, là, le système arrive en phase terminale, celle de l'épuisement géologique. Et là, le système n'a rien à proposer, à part, continuer pour une partie de plus en plus réduite.

" Le FN, qui est le parti de la sortie de la classe moyenne, a capté les catégories délaissées les unes après les autres. D’abord les ouvriers, premiers touchés par la mondialisation, puis les employés, les paysans et maintenant la petite fonction publique. En face, le monde hyper-intégré se réduit comme peau de chagrin. "

Là, en plus, la stratégie pour griller Fillon visiblement fonctionne. Mais beaucoup d'électeurs de droite furieux, vont franchir le plafond de verre.

Pour en revenir au fil rouge, l'énergie, l'Agence internationale de l'énergie met en alerte contre la défaillance des investissements. Mais il est clair que les états et les compagnies défaillants auront du mal à relancer les investissements nécessaires. La plupart sont cramés.

La carte est l'illustration typique de la prise de pouvoir par Mao Tse Toung. D'abord les campagnes, après les villes tomberont comme des fruits mûrs.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 11:38

"Vous encensez les step marine sans prendre en compte leur éventuelles limites, comme la corrosion des conduites et des turbine, cf l'usine de la rance, qui fonctionne parfois en step ( pompage heure creuse, turbinage heure pointé).

La place des step marines selon moi : pour aider a dévaser les ports, dans les cas favorable, et avec des mairies motivées car les er ont rendue justement les step non rentables en écrasant l'écart de prix entre la pointé et les heures creuses.

Quand au démantèlement je me demande pourquoi il n'est pas envisagé de couler les réacteur dans le béton et laisser la radioactivité décroître. A 200 e le m3 de béton, il y en a pour une dizaine de millions par réacteur."

Je vois qu'il est nécessaire de rappeler certaines évidences, certes souvent disjointes, et éparses, mais dont la réunion donne une vue d'ensemble assez bonne.

Les STEP marines ont leurs limites, mais toutes sont gérables, à coûts réduits. Il en existe dans le monde 350, donc il y a un bon retour d'expérience. "Il n’y a aucun verrou technologique mais une possibilité d’optimisation des pompes et turbines".

Le seul problème de la STEP est politique. Il n'y a pas de lobby de la STEP. L'augmentation des capacités est prévue au niveau mondiale. Là aussi, aurions nous le monopole de l'intelligence, et le reste du monde, celui de la bêtise ???

La non rentabilité est relative. Les pétroliers se plaignaient de perdre de l'argent sur le raffinage, alors qu'ils affichaient des bénéfices carabinés. Ils auraient donc pu vendre leur pétrole non raffiné ??? Maintenant, ils sont gagnant sur le raffinage, mais ils bouffent leurs fonds de culottes...

Que faut il donc faire ? Continuer sur la lancée actuelle ? OUI, mais, alors, qu'en est il des questions :

- d'épuisements des ressources, notamment nucléaires, et côté chinois, charbonnières ? Je veux bien qu'en 2050, on exploite encore autant de charbon. Mais sans les 4.5 milliards de tonnes qu'a extrait la Chine à son apogée, je pense que cela sera compliqué. Et 2014 + 25 ans de réserves, ça donne 2039...

- On parle, ici et là, du coût des énergies renouvelables, en oubliant, le coût du fossile, et des multiples subventions, estimées par le FMI à 14 milliards / Jour (5 000 milliards par an, de dollars bien entendus).

Oui, le renouvelable coûte cher, comme toute rupture technologique avant. Il n'y a rien de changé. On voudrait que cela coûte 2 francs six sous ? Désolé, ça n'a jamais fonctionné comme cela... Et d'ici à ce que son coût atteigne 5000 milliards tous les ans

Tout activité humaine demande de l'entretien. Les STEP, comme le reste. Les ports en activité dévasent constamment, draguent constamment, les villes se détruisent et se reconstruisent en permanence, sauf quand elles voient leur taille se réduire considérablement.

Je pense que pour assurer ne serait ce que le simple maintien de la production actuelle de fossile (et d'uranium), pour 2050, il faut faire preuve d'une foi à toute épreuve.

Pour ce qui est des centrales nucléaires, j'ai souvent dit que le noyage dans le béton, serait la solution choisie, pour cause de coût, en espérant que dans quelques centaines d'années, le béton tienne toujours, que personne n'ait oublié ce qu'était le nucléaire, et ne voient dans ces anciennes centrales de ressources fabuleuses de métaux qu'on y aura laissé... Et là, c'est pas gagné.

Pour ce qui est de la production d'électricité en France, le nucléaire, c'est loin d'être tout seul. En effet, il faut quasiment doubler ses capacités, pour qu'il puisse arriver à fonctionner. Donc, le stockage serait quand même une économie non négligeable, allié à la maitrise de la consommation. Mais cela, ce n'est pas dans l'intérêt du business.

Pour ce qui est des surcapacités thermiques allemandes, il est clair aussi que les autorités politiques freinent des 4 fers, l'évolution, au vu des dégâts économiques locaux, et des politiques râleurs.

Le luddisme n'est pas que l'affaire des ouvriers, mais surtout l'affaire des politiques. Et des lobbys.

Un autre article indique une diminution de moitié du nombre de mines chinoises, et le ralentissement de la construction des centrales thermiques. Les mises en chantiers se sont effondrées, et le temps de réalisation est long. En Europe, les nouvelles centrales ne doivent pas faire illusion, il y a plus de 10 ans qu'elles avaient été programmées...

On voit l'absence totale de direction économique et de planification. Quelle pourra être la rentabilité des centrales thermiques, alors que la ressource s'épuise ???
Et pour rattraper la production chinoise, je crois qu'il faudra se lever tôt...

Autre pays agité par la réduction de ses ressources fossiles, les Pays Bas. Le gaz de Groningue visiblement, tire à sa fin, bien qu'on ait levé le pied sur son exploitation depuis longtemps, et qu'on espérait encore des décennies de ressources. Un lien de cause à effet, avec les élections ? Les ressources financières du gaz ont baissé de 13 à 5 milliards...

D'ailleurs ce gaz n'était sans doute pas étranger à la vertu budgétaire hollandaise...

Côté propagande, on prétend toujours que les USA sont les premiers producteurs de brut. Pourtant l'agence de l'énergie dit le contraire, mais BP se livre à de la manipulation. Ils réintègrent les condensats de gaz naturels dans la production US, mais pas dans celle de la Russie. Décompté de la même manière, la Russie produit 18 millions de barils jours, nettement devant les USA.

Mais l'effondrement de la ressource a aussi une autre conséquence. Le commerce international lui aussi est en souffrance.

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 12:32

Le Nucléaire allemand s'arrêtera en 2022, définitivement. Et c'est tant mieux.

Le démantèlement coûtera cher, parce que le nucléaire coûte cher, et que c'était un coût différé, dont on n'a jamais parlé.

On a aussi complétement oublié, côté décideur, la question du stockage de l'électricité par la STEP, pour une bonne raison, pour ne pas passer pour des cons.

Les possibilités de la STEP marine ont totalement été négligés, enterrés, oubliés, et surtout pas recensés. Histoire, là aussi, de paraitre intelligent. Et d'avoir des gros budgets de constructions. Comparativement aux centrales nucléaires, les STEP, c'est que dalle. Pas assez chère, mon fils.

"Le littoral de la Manche, notamment en Bretagne et en Haute Normandie, présente de nombreux sites très favorables pouvant opérer entre la mer comme réservoir bas et un réservoir de 1 ou 2 km² situé en dehors des villages sur une falaise à une centaine de m au-dessus de la mer. 12 de ces sites sont schématisés au verso. La puissance installée sur un site pourra être de 1 à 2 Mw, pour un investissement de l’ordre de 2 milliards d’euros"

Et le stockage de l'électricité nucléaire aurait pu être considérable avec la STEP (au moins en termes annuels). Mais déjà qu'on avait trop construit de centrales nucléaires... Et des fois qu'on aurait rendu rentables des centrales nucléaires...

Donc, contre les éoliennes, il n'y a que l'argument complétement nul : c'est pas beau, comme si les zones pavillonnaires, les zones de chalandises, Paris, les lignes à haute tension, et tout un tas de toutim, c'était beau.

Les 500 000 moulins existant sous le premier empire étaient ils beaux ? Je pense qu'à l'époque, la question ne se posait même pas...

Pendant ce temps, la consommation de produits pétroliers en France, régresse en février. la maigre progression enregistrée en un an ( + 0.2 %), indique une colonne vertébrale économique pas loin d'être cassée. Historiquement, depuis 2005, c'est le pétrole qui lâche en premier, le gaz en second, et l'électricité en dernier.

Mais le tiercé pourrait être bouleversé grâce à la bêtise intrinsèque du comité de régulation de l'énergie et de ses hausses du prix de l'électricité, rétro-actives.

D'ailleurs, visiblement, la construction est en train d'avoir ses vapeurs. Et le commerce extérieur s'affole.

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 11:59

Comme je l'ai déjà dit maintes fois, ce qui fait la "richesse", des grandes villes, comme Paris, c'est l'entassement de merde. 12 millions de trouduc, ça fait un tas de merde à brasser. Merdes en tous genres, emballages, eau potable et eaux usées, à tel point, que dans la nouvelle économie, la merde se change en or, sauf, bien entendu, pour les pauvres.

Personnellement, j'ai un autre avis sur l'avenir de la question.

Ce retraitement des eaux usées, ça me fait penser à ce paquebot de croisière en panne dans l'océan indien  : "Costa Allegra : "La chaleur et le manque d'hygiène étaient insoutenables"".

Quand les batteries énergétiques seront vides, il y aura un dégât collatéral, la distribution d'eau. Et le traitement des eaux usées.

Se rappelle t'on que la première compagnie d'eau à Paris, apparue sous l'ancien régime et était tributaire de machines à vapeur ?

La concentration de population est une aberration à long terme, devant être corrigée, soit par catastrophe naturelle qui dépasse la capacité de reconstruction. Une inondation, par exemple. Là, les assureurs capotent, et les finances publiques aussi.

De plus, il est clair que l'entretien courant de toute l'infrastructure est totalement impossible, sauf à la doubler, et à ne pas utiliser une des deux. Ce qui économiquement est aberrant, et on arrive au problème New Yorkais. Contrairement à ce que m'ont dit des lecteurs, l'entretien est impossible. Non pas que la rénovation des immeubles soi impossible, mais c'est ce qui est A L'EXTERIEUR des dits immeubles qui l'est. Routes, réseaux, canalisations... Le pire étant le problème de l'eau potable. Impossible d'arrêter les aqueducs, d'abord parce qu'ils sont souvent utilisés à 100 %, mais les plus anciens ne tiennent que parce qu'ils sont sous pression.

Les monstres n'existent que parce qu'ils sont en croissance continue. Le moindre signe de défaillance dans le flux, sera mortel.

La transition énergétique est possible, mais la concentration de population reste ingérable. Elle est assise uniquement sur le fossile.

Il est d'ailleurs assez marrant de voir déblatérer sur la transition énergétique allemande, alors que la dite transition est en train de triompher au niveau mondial...

Mais tout le paramétrage précédent saute... Et les rentes de situation aussi. De plus, au niveau immobilier, les acheteurs des grandes villes sont des gogos et des naïfs. Ils ne pensent même pas que leur "placement", puisse être complétement pourri.

 

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 09:36

Le p'tit marquis de belguel a donné au monde (pas) ébloui, son programme énergétique, pour les 5 prochaines années. C'est très optimiste, car comme disait Richelieu (le cardinal), "homme de nul mérite, il est venu en une nuit, comme un potiron".

Et la durée de vie d'un potiron, c'est plutôt réduit. Avec le précédent président qui a dû prendre une retraite anticipée, bien que bavarde et surtout, verbeuse.

Ledit président aimait bien les choses ronronnantes, et l'absence totale de risque : la croissance allait revenir, pendant que la décroissance des consommations (2% par an depuis 2007), allait se poursuivre.
P'tit marquis de belguel, lui, fait dans le Hollandisme pur : il reporte pour le renouvelable la tendance observée. Le renouvelable, d'ici 2022, doublera.

On notera aussi l'absence totale de la STEP, qui implique le surinvestissement. Et qui permettraient aussi de se passer de quelques tranches de nuke.

Pour ce qui est de la dépression de la demande, EDF s'en charge, avec les augmentations rétroactives. Pompes à chaleur, recul du chauffage électrique, chauffe-eau thermodynamiques devraient pas mal malmener à court terme, la consommation.

Pour ce qui est des centrales à charbon, les types comme Macron, qui n'ont jamais bossé, ne savent pas ce que sont les affaires. Quand les charbonniers se lamentent et se ramassent, on leur passe des commandes à prix cassés, et on signe des contrats à long terme. Ils signeraient n'importe quoi, les yeux fermés. Et qu'ils sont heureux comme des canes de signer. (On peut même se mettre une auréole sur la tête).

Comme la consommation de charbon baisse au niveau mondial, il n'y a pas de troubles moraux à avoir. Et puis, la consommation française, c'est risible.

Pour EDF, l'heure est à la croisée des chemins. Quel est le moins coûteux ? Caréner ou arrêter ??? Le carénage n'avait pas été prévu à l'origine, donc on ne sait pas où l'on va.

Alors que le renouvelable, lui, voit son coût s'effondrer, avec 30 ans d'avance.

On sait aussi, que le coût du réseau est devenu très important, et que les métaux qu'il consomme est devenu un problème. Sans doute, des systèmes décentralisés seraient plus économes. C'est du moins, le point de vue d'Elon Musk, sans doute vrai à 100 % pour les USA, et pour lequel le point de vue doit être plus mitigé en Europe. Mais le réseau devient, réellement, un problème.

L'avenir est incertain, c'est le propre de l'avenir. Mais une chose est prévisible. C'est la crise énergétique, et la politique de réduction des besoins, loin d'être adéquate. Il ne faut pas peiner les lobbys énergétiques.

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