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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 16:08

Un autre grand trou (financier), disparait dans les communes. C'est la station de sport d'hiver dite "de moyenne montage", investissements des années 1960 en Italie et en France.

Là aussi, l'époque a permis de les lancer, la nouvelle les fait fermer.

Là aussi, crise économique et réchauffement climatique sont les alibis, de choses qui n'ont, en réalité, jamais été rentables. Mais on avait plus de marges de manoeuvres à cette époque.

Alors, il est vrai que certains sont meilleurs gestionnaires. Mais la réalité ici, c'est que l'époque du pétrole facile aussi est passé. Les coûts augmentent, pendant que stagnent les recettes.

Le local, comme le global, s'effrite. Il parait qu'il y a même des petites communes qui se désendettent. Bandes de bouseux.

"Ils attendent un moment cinématographique de révélation, une explosion financière alors que la catastrophe entière se déroule dans un mouvement lent juste sous leur nez. Les économies n’explosent pas, elles se noient alors que l’eau monte un pouce à la fois."

Chez nous, le p'tit marquis de belle gueule n'est même pas au courant du concept, pas plus que la majorité de nos concitoyens. Beaucoup, une large majorité, ont pourtant assisté en direct à l'effondrement de l'URSS.

Beaucoup plus vivant sera l'effondrement -final- de l'occident, déjà bien avancé aux USA (ils nous précèdent toujours).

Les globalistes croient inventer des concepts. En réalité, tout existait déjà bien avant. La monnaie mondiale, c'était la livre sterling, avec son (très) petit frère, le franc or (déjà monnaie unique européenne).

Certains, des soi-disant économistes, en réalité des gens pas trop malins, nous sortent : « Réduire l’immigration est une erreur économique ». Et on nous prend des exemples vieux de 40 ans, vous savez, l'époque où il y avait encore beaucoup de pétrole, Mer du Nord, Alaska, Mexique, Alberta...

Comme un baril de pétrole, c'est la force de 12 hommes pendant une année, la stagnation ou la réduction de consommation pétrolière font apparaitre l'immigration, en tant que "force de travail", comme tout à fait réduite, et marginale. Elle n'apporte rien, mais coûte beaucoup. Dépensez les mêmes sommes pour les populations "indigènes", et vous aurez aussi des résultats macro-économiques relatifs.

Quand à persévérez dans cette bêtise immonde qu'est la globalisation-mondialisation, c'est toujours pareil, allez la faire sans pétrole -ou simplement avec un tout petit peu moins- et écrivez moi après. La crise de 2007-2008 a vu un pic des exportations, pas même égale à un million de barils, et on voit les effets...

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie Politique
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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 14:36

Montaigne rougirait que certains imbéciles patentés se soient emparés de son nom. On tente de chiffrer la sortie du nucléaire, en le minorant, et en croyant l'avoir majoré, pour la bonne cause, c'est à dire faire peur.

Minoré, c'est sûr que le montant annoncé, 217 milliards d'euros, l'est. Cela coûtera bien plus cher, parce que simplement, on ne sait pas sortir du nucléaire. Donc, le chiffrer, c'est mission impossible.

Le coût des énergies renouvelables estimé, lui, relève de la débilité mentale profonde. Comme quoi 1 + 1 + 1 +... etc, ça donne moins de 1 et même beaucoup moins de 1, en intelligence, si on est sincère.
Mais la sincérité de l'institut Montaigne, est en dessous de tout, et ils feraient mieux de s'intituler "Institut Pinocchio", beaucoup plus en rapport avec la réalité d'un simple travail de propagande.

Comme je l'ai dit, en ce qui concerne l'électricité, Renouvelable + STEP, de toute nature, c'est la solution existante actuellement. Et si l'on importe la totalité des métaux appelé "terres rares", ces dits matériaux sont recyclables à l'infini. L'uranium, lui, est emmerdant à l'infini. Le scotch du capitaine Haddock. Mais dans le cas du capitaine Haddock, c'était marrant, et sans conséquences. Si les deux sont importés, il y a donc une nette différence entre les uns, qui sont des trésors, et les autres, des emmerdements à n'en plus finir.

C'est simplement, le nucléaire qui coûte cher, tout bonnement. On a des coûts reportés, pour des technologies non encore inventées.

Quand à l'indemnisation d'EDF et des actionnaires, pourquoi ? Toute somme investie doit être désinvestie, et les centrales étaient prévues pour 40 ans.

Plus néo-libéral que l'institut Montaigne, tu meurs.

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 07:32

Cathay Pacific, la compagnie aérienne chinoise, vient de perdre 74 millions de $ l'année dernière. A cause de la concurrence. (On ne rit pas sur le blog).

C'est vrai, c'est gênant la concurrence. Le mieux, c'est quand elle existe pas. C'est comme la ville. Beaucoup mieux sans ses voisins.

Comment devenir millionnaire ? Simple, être milliardaire et acheter une compagnie aérienne.

Comme l'a dit un lecteur, la fin de la ville romaine, c'est très simple. Quand le caïd local en a eu assez d'entretenir les danseuses, à savoir les thermes, les jeux du cirque, et tout le bazar, il est retourné dans sa villa (le terme de villa désigne une habitation fortifiée, l'ancêtre du château fort).

Il parait qu'en ce moment, dans l'élite, le survivalisme est en pleine expansion... Ils se font bâtir châteaux, et entassent des tonnes de nourritures et des munitions.

« Les très riches s’imaginent qu’un seul gars pourrait se défendre seul contre la foule errante. Mais non. Il nous faudra organiser une milice locale. Et prendre bien d’autres initiatives en cas d’apocalypse. » En gros, il leur faudrait quand même des gens qui les suivent.

Pas évident quand on a pris l'habitude de tout acheter. Et qu'il y a des chances que leur monnaie ne vaillent plus rien...

« À mon avis, les gens qui, de par leur métier, se trouvent très au courant des leviers de fonctionnement réels de la société, ont acquis la conviction que nous patinons actuellement sur un glacis culturel extrêmement mince. » (je l'avais dit avant...)

On peut donc dire qu'ils croient vraiment dans le système actuel, où beaucoup d'activités économiques tournent plus par habitude que par rentabilité, y compris et surtout, le transport aérien surtout réservé aux riches. Même le Low cost.

Certains voient l'extinction de l'espèce humaine pour ce siècle. Je pense que c'est peu vraisemblable. Mais l'histoire de l'humanité nous a appris que des phénomènes de baisse de la population humaine atteignant de 50 à 99 % sont finalement assez fréquents. Courant pour le - 50 %, assez rares pour le - 99 %. Mais sont déjà arrivés.

Quand certaines branches de l'activité humaine déficitaires sont simplement élaguées, comme dans le cas de hanjin shipping, ou quand certaines compagnies aériennes tirent le rideau, il n'y a pas trop de problèmes. Le système y trouve un peu d'oxygène.

Une simple crise de l'eau résoudrait une bonne partie du problème "population". Les dernières en France datent de 1906, où la moitié d'une génération (une à deux années) de certains lieux fut emportée. Avec une population désormais non immunisée, on voit les ravages que cela peut faire.

En même temps la résilience de l'espèce humaine est extrême. On ne peut aussi comprendre certaines cultures sanguinaires, que comme phénomènes de régulation de la population, dans les endroits où les ressources ont été exploitées au maximum. Les vikings, les apaches, ou les aztèques (et bien d'autres), par de grandes tueries, payaient simplement le prix de ressources réduites. Rien de tel que la guerre, et mourir au combat, plutôt que de faim. La Norvège a 3 % de terres cultivables...

Le problème de l'élite a été résumé dans une annotation du saker que je cite :

"il manque sans doute un niveau d'analyse à ce genre d'argumentaire.  Est ce que cette pieuvre aurait pu se développer sans la révolution industrielle et l'exploitation des ressources fossiles ? Est ce que cette/ces oligarchie(s) ne sont pas finalement que la triste conséquence de cet afflux fabuleux d'énergie qui a inondé la planète depuis 250 ans ? Ce qui pose la question finale de savoir si ces oligarchies vont survivre à la démondialisation qui vient, liée à un pic de production du pétrole à bas coût qui semble bien là ?

Je ne voudrais, personnellement, pas faire de la peine à l'oligarchie et à ses membres, mais la chute des empires, souvent, contribuent à mettre en place des pouvoirs locaux très forts. Que ce soit les rois francs, ou les évêques, tout cela ne s'est finalement guère traduit par une réduction de l'administration, mais par la fin du complexe militaro-industriel trop pesant, d'activités économiques inadéquates, comme l'annone, ou l'importation de soies... Les activités n'ont souvent pas régressées, mais se sont adaptées. La piscine locale, ou la salle des fêtes sont les marqueurs de la gabegie locale.

A l'instar de Rome, beaucoup de choses doivent disparaitre, et l'on a vu les villes romaines perdre 90 % de leur superficie, se reconstruire en hauteur, et mettre des jardins à l'intérieur des remparts.
Voltaire a dit une chose géniale, le reste, c'est discutable. Mais il faut cultiver son jardin.

Sans fossile, ou avec un certain niveau technique, beaucoup de choses sont beaucoup plus difficiles. Les vikings avaient atteints l'Amérique, mais il est clair que les sagas disent que les indigènes avaient repoussé cette invasion, même si les combats relatés sont épiques.

"Il est aussi possible que cette oligarchie tente de se "réserver" les quantités restantes d'énergie fossile, autre scénario à surveiller."

C'est déjà le cas, par le biais du prix. Mais sans un volume conséquent, à distribuer au 20 % supérieur de la population, et un petit peu au 80 %, aucune infrastructure ne sera viable, et les pouvoirs, dits "populistes", émergeront, cette fois définitivement, avec l'ancienne antienne du pouvoir.

Cette ancienne conception ne sera pas celle des droitsdelhomme, mais celle du gouvernant fort, à qui on ne reproche qu'une seule chose, de ne pas être fort, le reste étant accessoire. De plus, il faut beaucoup de monde pour protéger les oligarques. Et ces gens, si on ne les protège pas eux aussi, et leurs familles, ne seront pas fidèles.

La Chute de l'union soviétique a vu des somalisations, mais aussi des pouvoirs locaux très forts.

Ailleurs, on voit que le pouvoir échoie à des gangs. Personne n'obéit aux "autorités", mais personne ne désobéit aux autorités parallèles.

D'ailleurs, il apparait que certaines résidences de super-riches prévoient aussi le tireur d'élite. Il ne me semble d'ailleurs pas absurde que si ces résidences devaient se claquemurer, les dits employés deviendraient vite, dans les faits, les dirigeants de ces entités. Parce que simplement la lutte pour le pouvoir se déclencherait aussitôt. Si du moins, au bout de 5 ans, ils ne se sont pas tous entretués.

On voit donc que le futur n'est certainement pas aux couilles molles, dont nous avons eu de superbes représentant élyséens.

 

 

 

 

 

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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 20:23

Si le rapport Meadows a totalement fait l'impasse sur les prix et la monnaie, déclenchant le dédain des économistes, il est clair que les économistes se sont constamment trompés, pendant que le rapport Meadows, lui, était chaque jour confirmé.

les manipulations diverses que voient les économistes comme possibilité d'échapper à Monsieur le Bourreau s'avèrent fausses, parce que simplement les solutions ne sont pas, tout simplement, économiques.

Si certaines entités publiques, comme l'Islande, ou des îles, sont arrivées à un excédent énergétique, ce n'est pas du tout en faisant confiance à l'économie, mais dans le cadre d'une décision politique qui décide ce qui va arriver.

Le système, par lui même est incapable de se brider, car il repose sur une seule donnée, le profit. Quand il y a profit, personne ne se pose la question de savoir pourquoi on gagne de l'argent : c'est normal. Quand on en perd, on file le bébé à la collectivité.

Par essence même, le système économique ne prévoit pas, il réagit après coup. Et surtout, trop tard.

L'absurdité même du système électrique est criante. Le surinvestissement est la règle, la prévoyance, inconnue, ou de manière marginale.
On sait très bien stocker l'électricité, c'est la STEP, et la STEP, on connait depuis... 1890.

Mais si la STEP correspond à une gestion patrimoniale du parc électrique, c'est un mode de gestion idéal pour le renouvelable, et même le nucléaire.

L'économie, le marché, lui, fait produire, et après, on s'occupe de trouver un débouché, pour le charbon, gaz, uranium.

Le problème, c'est que ce schéma a fonctionné des décennies, parce que charbon, gaz et uranium étaient en quantités suffisantes pour satisfaire l'absurdité économique d'un parc très surdimensionné.

En gros, on a satisfait des besoins irrationnels, crées de toute pièce, avec une activité économique dont l'utilité réelle n'apparait pas. C'est la main invisible du marché.

Comme je l'ai dit souvent, EDF a désindustrialisé la France, en donnant des subventions aux industriels, pour qu'ils s'équipent en machines trop gourmandes en électricité. Cela correspondait aux besoins de l'idéologie, mais pas à l'intérêt économique de long terme d'EDF, et encore moins à celui de ses clients, roulés dans la farine. Moi, ce que j'ai vu, c'est 110 % de subventions, pour des appareils 3 fois trop gourmands...Pourquoi ? Parce que l'entreprise construisait trop de centrales nucléaires, par idéologie, manque de prévision, vision erronée de l'avenir.

On propulsait des besoins, totalement artificiels. Et aujourd'hui, vient le moment où ces besoins deviennent impossibles à satisfaire.

Le beau monde, cosmopolite, lui, vit pleinement dans les transports, qui les emmènent où ils veulent, sans peine. Ils n'arrivent pas, ou plus à comprendre ces ploucs qui n'ont pas les mêmes facilités, et ne sont donc pas intoxiqués par eux mêmes.

Que les jeunes de la fin du XX° siècle soient désormais obligés de rouler avec des automobiles à 2000 euros, pour pouvoir utiliser des automobiles leur échappent totalement. Cette réalité, d'ailleurs, échappe aussi totalement à ceux qui, plus modestes, ont toujours travaillé.

La loi économique, ce sont les yoyos sur les grains. Mais le peuple qui les vit préfère l'intervention de l'état, qui taxe les prix.

le mot économie, c'est un faux nez. Le faux nez par lequel les plus riches défendent leurs intérêts.
Le sénat français s'alarme de l'état des routes, et des autoroutes, et dénonce le manque d'entretien. Pour les autoroutes, pourtant, les sociétés gestionnaires accumulent les profits, et font dégouliner les dividendes. Mais elles ne font pas dégouliner l'entretien.

L'économie, souvent, c'est satisfaire les besoins des riches, en négligeant les pauvres. La meilleure preuve est le maïs éthanol. Le carburant pour les riches, la faim pour les pauvres.

Le "business as usual", est une partie du suicide, que démontrait le rapport Meadows.

Contrairement à Gail Tverberg, je ne nie pas la possibilité du renouvelable. Parce qu'avec la STEP, c'est une chose anti-économique qui existe. Le stock. Vous savez, le truc qu'il faut pas avoir, parce que ça coûte cher, et qui permet de mépriser totalement ou en partie le marché.

Comme les installations de Tesla, et les batteries, totalement anti-économique, aussi. Elles détruisent le marché, et donc l'économie, à terme, en faisant renaitre l'autoconsommation.

La physique est la physique, l'économie, une science humaine, donc par essence même, irrationnelle.

Dans le Titanic mondial, le beau monde en première classe ne sens pas l'eau qui monte. Et s'il le sent, il pense pouvoir s'en tirer, en se prévoyant une ferme en Nouvelle Zélande, un abri dans la montagne, alors que celui qui s'en tirera, ce sera comme dans l'ex URSS. Celui qui aura cultivé les amitiés, et les contacts. Le riche n'a pas d'amis, il n'a que des employés. Et comme le baron Empain, un jour, ils s'apercevront que le manque d'ami peut être mortel.

Le cosmopolite de la mondialisation heureuse, lui, n'aura même pas le sens de la survie, alors qu'il s'accroche à un monde, déjà, dans les faits, disparus.

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 20:15

Pour revenir sur les articles énergétiques, un petit tableau du monde actuel. Et une salutation à Monsieur Poutine, que devraient lui adresser les dirigeants occidentaux.

La remise en ordre de l'espace post-soviétique et sa modernisation, a fait passer les exportations nettes de pétrole russe de 5 millions de barils/jour, à une dizaine aujourd'hui, après être passé par un minimum de 2.5 millions, pendant l'inter règne de Eltsine.

La crise économique que traverserait le globe aurait déjà terrassé l'empire global voulu par les USA.

Depuis 2005, les exportations nettes de pétrole, étant les importations des autres, culminent, sans pouvoir être dépassées. On a même assisté à un léger déclin : "The model shows that global oil exports peaked in 2006 at 37.87 Mbpd. They have since fallen very slowly to stand at 37.07 Mbpd in 2015".

Le pétrole de schiste et les agro-carburants ont rendus les USA moins dépendants, et les quantités consommées ont pu être redéployées. Sans régler le problème de fond, les quantités disponibles diminuent.

Certains ont consommé plus, d'autres pays ont produit moins, comme l'Egypte, l'indonésie, le bloc appelé Union Européenne, lui, a vu son gisement de la mer du nord sombrer (vous avez vu ce jeu de mot ? Génial, non ? Non ? Ah bon).

L'outrecuidance, et la cuistrerie Thatchérienne et reaganienne résidait pour l'un dans une production nouvelle, pour l'autre, par la relance qu'avait opéré l'exploitation des gisements d'Alaska.

Le Moyen Orient, lui, a eu son pic d'exportation dans les années 1970. Il a retrouvé ses montants d'exportations, mais sans les dépasser. Il est à mon avis vain d'en attendre un rebond. Il consomme de plus en plus son pétrole.

Logiquement, au niveau mondial, nous avons atteint un niveau qu'il faut bien appeler stagnation, et on ne relancera rien à coups de mesures libérales. La liberté, sans le pétrole, ça ne fait rien.

La situation globale doit être vue comme très fragile, et sans doute, le moindre incident la fera trébucher. Les pays exportateurs sont rares, et l'Arabie séoudite, plus en mesure de jouer son rôle. L'Arabie n'ajuste plus, elle se contente de produire et d'exporter le maximum, sachant que l'appétit de sa population grandit et que ses besoins financiers, pas toujours justifiés, sont aussi de plus en plus grands.

Il est donc clair que cette fin de décennie va être cruciale, comme la décennie prochaine.

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 08:46

Suite au courrier d'un lecteur, je vois qu'il faut rappeler un contexte.

Il y a une différence fondamentale, entre marcher sur une route goudronnée, et marcher sur un chemin. C'est plus facile sur la route. le chemin, lui, ça dépend de la nature du chemin et de la météo. C'est plus facile de marcher sur les chemins de pierre, que sur les chemins de terre. Surtout quand il pleut.

Quand il fait franchement mauvais, le chemin de terre peut être horrible. On peut avoir de la boue jusqu'aux genoux, et l'avance est nettement moins facile.

C'est un peu ça pour le pétrole. Dans les années 1970-2000, on avançait guère, le 1 % par an. Mais facilement. On investissait de l'ordre de 50 milliards de $ par an.

Depuis 2000, c'était le changement. 100, puis 150, puis presque 700 milliards de $ pour obtenir la même progression, mais plus au même endroit. Plus dans la prospection classique. La prospection classique, elle, patine totalement, malgré les 700 milliards.
C'est, le reste, ailleurs, qui progresse, les condensats, les agro-carburants, les pétroles lourds, le pétrole de schiste. Des catégories à part.

Mais ce 1 % même, n'est pas suffisant. Parce que la population terrestre augmente du même chiffre. Il n'y a donc plus de croissance de la production pétrolière par tête (depuis 1979), et le repli s'accentue.

Le pétrole de 2017, consiste à dépenser 1 pour recueillir 10. C'était bien plus haut en 1973, de l'ordre de 1 pour 30.

L'agro-carburant, lui même, c'est la transformation de l'ordre de 1 pour 1, d'autres sources, en carburant. Le méthanol produit par le gouvernement de Vichy, lui, était plus profitable, puisque entièrement fabriqué à base de renouvelable. Mais confidentiel, dans une économie qui "avant", mangeait 3 millions de tonnes de carburants.

On fait feu de tous bois. On peut même interdire toute utilisation du pétrole, ailleurs que dans le transport, cela donnera quelques maigres marges de manoeuvre, à conditions que des imbéciles à 15 000 euros par mois n'interdisent pas le moteur diesel...

On peut sans doute faire mieux pour le carburant. Produire encore plus d'agro-carburants. Distiller du méthanol. Simple report d'échéance, dans une machinerie qui grince et grincera de plus en plus.

Le surplus de production a été établie avec un effort totalement démesuré pour des effets incertains. Continuer encore un peu, comme avant. "Encore un instant, monsieur le bourreau".

L'intérêt profond ? Aucun.

Le gros de la progression a été obtenu dans le pétrole de schiste aux USA, mais ce n'était pas un calcul économique cohérent.

Dans une économie de guerre, on peut fabriquer 10 millions de tonnes de carburants synthétiques, comme le III° Reich, mais c'est parce qu'on se fout totalement de la rentabilité économique. Changer de 3 à 5 de charbon (anthracite) en 1 de carburant, oui, mais ce n'est pas un calcul à long terme. Tiens, justement, un Taux de retour énergétique de 5 pour 1, c'est le pétrole de schiste aux USA...

Pour la production classique, c'est bientôt le 5 pour 1, surtout aux USA.

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 07:17

Le journaleux de base, ment comme il respire. Sinon il aide paul l'emploi à chercher.

"Un gisement de pétrole gigantesque découvert en Alaska". A 1.2 milliards de barils récupérables, le mot gigantesque n'est pas de mise. "un potentiel de 120 000 barils jour".

Au niveau de la consommation mondiale, ce gisement, c'est 10 jours. Impressionnant.
Pour donner un ordre de grandeur, 120 000 barils, c'est ce que produit peu ou prou le gisement ex-géant Cantarell au Mexique, à l'heure actuelle. Il y a 13 ans, celui-ci produisait 2.2 millions de barils/jour. Le complexe Ku Maloob Zaap, lui, produit 853 000 barils/jour (toujours au Mexique), et c'est un gisement moyen.

le terme de géant n'est donc pas de mise.

La pressetituée se comporte, là aussi, et même pire qu'ailleurs, en simple organe de propagande. Mais là, cela passe inaperçu, pourtant c'est encore pire qu'en matière politique.

Sans doute est ce une réponse à l'article sur l'agence internationale de l'énergie sur la menace de pénurie.

On raconte une salade pour que vous dormiez bien. Pourtant la crise est confirmée. L'agence n'attend pas un rebond des investissements pétroliers. Il y aura donc pénurie. Et pénurie physique.

L'AIE de l'énergie a d'ailleurs passablement ravalé ses ambitions. On parle de 103 millions de baril au début 2020. En 2000, on parlait de 125 millions de barils. Manque de bol, c'est donc bien la pénurie physique qui a commencée.

Une crise qui commence par le ralentissement de la croissance ne met en garde personne. Elle commence doucement, et de manière inaperçue, mais finit quand même, de la même manière, à la Mad max, genre Syrie.

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 10:44

Et démocratie ? On ne rit pas sur le blog. Cela sous entend que nous sommes en démocratie, ce qui est très incertain. Vu comme les politiques s'assoient sur les voeux du peuple, et pillent les finances publiques, on peut être dubitatif.

Quand certains appellent le salaire de Penelope, un "complément de rémunération", c'est qu'on ne manque pas d'air.

Le problème de l'oligarchie au pouvoir, c'est qu'elle est en état d'échec économique, et que c'est sans appel.

On nous chante que le libre échange globalisé et immigrationniste fera revenir le monde infini. La suite est toute tracée. Soit des côtes de popularité en chute libre, à la Hollande, mais en plus rapide, au pire, la fin de la "démocratie", démocratie étant le nom du régime existant, mais guère démocratique dans son fonctionnement, et qui chie ouvertement sur le "peuple", considéré comme nuisance.

Le problème principal du pouvoir est le suivant. Avant 1973, la production pétrolière augmentait de 10 % l'an. Après, de 1 %, après 2005, ça patine sec. Et les augmentations sont obtenues ailleurs, spécialement dans les condensats de gaz naturels, plus que dans le pétrole de schiste, ou les sables bitumineux.

On voit donc que le reste, comparé au NGL (Natural gas liquids), c'est important, mais reste très marginal. Assez important pour faire chuter les prix, parce que c'est la quantité marginale qui importe, mais pas assez pour peser significativement sur la tendance à la raréfaction.

De plus, sur le taux de retour énergétique, toutes les améliorations techniques ne sont que du blabla. le taux chute, incontestablement. On ne s'accorde guère pour savoir dans quelle mesure, mais la tendance non contestée, c'est qu'ils chutent.

Quand à la source charbon, elle, elle souffre d'un double problème, les épuisements géographique, patents dans certains cas (Chine), et la concurrence du gaz et du renouvelable, qui en fait une énergie désormais non rentable.

On peut se demander, d'ailleurs, si ce n'est pas le pied qui s'est levé dans la prospection et l'exploitation minière, qui explique la détente des prix du pétrole. Il est vrai qu'aujourd'hui, la brouette ou le wagon, c'est pas beaucoup utilisé dans l'exploitation minière.

On est bien dans le cadre d'une chute des rendements, et une chute qui va très vite. Le système est il en train de craquer ? Sans doute.

Aux USA, l'exploitation du pétrole a visiblement un taux de retour énergétique deux fois inférieur au reste du monde, et n'est masqué que par les subventions. Le reste du monde, lui, n'a pas la monnaie de réserve pour faire la même politique.

Le pétrole de schiste, visiblement, a un TRE deux fois inférieur au pétrole produit aux USA. Malgré l'amélioration du rendement.

Le problème fondamental ne se situe pas aux USA. Ailleurs, la machinerie globale n'alimente pas la prospection pétrolière, c'est la prospection pétrolière qui fait tourner la machine. Donc, les USA peuvent faire, tant et plus, fonctionner leur propre production, c'est la baisse du TRE ailleurs qui pose problème.

Sans une monnaie mondialement reconnu, la production de pétrole US serait devenue confidentielle. On voit bien les problèmes des voisins mexicains et canadiens. Ne bénéficiant pas de la même manne du dollar US, ils sont en graves difficultés.

Un autre schéma :

Le pétrole terrestre est en pic depuis les années 1970. le pétrole offshore a comblé la différence. le pétrole terrestre est le moins consommateur d'énergie, le pétrole offshore, lui, la boit littéralement.

De même, pour le charbon, le plus rentable aux débuts des années 1970, c'est le plus mécanisé, donc le plus gros consommateur de pétrole. Là aussi, baisse du TRE assurée. Et le gisement qui s'épuise devient aussi, très rapidement, déficitaire.

Le déclin du "libéralisme", est aussi le déclin de son carburant, et pour cela, on ne peut rien faire, à part si on trouve, comme dans "retour vers le futur", le moyen de faire une énergie avec les peaux de bananes des poubelles.

Mais ça, j'ai comme un doute. Donc, le futur se jouera entre chute de popularité et crise politique. Pendant que not'bon président accélère la vertu foudroyante qui s'abat sur les candidats excommuniés.

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 09:04

Le TRE (taux de retour énergétique) ou EROIE (energy return on invested energy) en anglais, sont une notion très mal comprise.

On peut produire pratiquement cent millions de barils de pétrole par jour, mais en dépensant quoi ? En argent, mais surtout, en énergie ? Les premiers puits, à Titusville, ou dans l'empire austro-hongrois, on été creusés par des puisatiers, dans la décennie 1850. En 1960, le delta du Niger était couvert de puits de pétrole. Ils étaient creusés par les paysans, à 15 mètres, qui le distillaient aussi.

C'est dire si le TRE était peu élevé. Peu de dépenses, beaucoup de production.

Aller forer en mer du nord, c'est d'abord beaucoup de dépenses, pour un résultat incertain. Aller forer pour le pétrole de roche mère, c'est aussi beaucoup de dépenses, en énergie, et en argent.

Produire 100 millions de barils, et en dépenser 15 pour ce faire, c'est beaucoup, et reste un schéma économique fragile.

Avec, bien entendu, des zones encore plus fragile. 3 pour 1, c'est ridicule, et l'éthanol, sauf l'éthanol de canne à sucre, c'est médiocre, de l'ordre, aussi de 3 pour 1, sinon moins.

Cela consiste souvent, à changer une énergie fossile, en partie charbon, en partie gaz et en partie pétrole, en un peu de carburant. Donc, rien de flamboyant.
Historiquement, on a fait mieux, l'éthanol produit en France pendant la seconde guerre mondiale n'utilisait que très peu de fossile, vu la carence totale de celui-ci, mais la production était confidentielle de l'ordre de 250 000 tonnes par an.

D'ailleurs, on peut voir l'ampleur du problème sur un document. L'offre de pétrole, pour la période 2016-2022, est systématiquement inférieure de 3 à 5 millions de barils à la demande.

On se demande d'ailleurs comment les stocks de pétrole brut et raffiné débordent, vu le "déficit" de la production en 2016...

 

 

 

 

 

Mais bon, dans une presse assez propagandiste, on ne peut que saluer "les échos", pour un vrai travail d'analyse et d'information. Même si l'information peut apparaitre douteuse, la donnée chiffrée est là.

Déclin de la production classique, la plus productive, remplacement par une production appauvrie, peu productive, et obtenue, à grands coups de subventions publiques, dans un univers déjà hyper-subventionné, il n'y a pas photo. C'est la crise.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 08:03

Cette fois ci, tous pétroles. Et cette fois ci, ce sont les courtisans qui l'annonce, à savoir l'agence internationale de l'énergie.

Agence de courtisan, car ils n'ont jamais eu aucun avis personnel, ou n'ont jamais osé le dire. Ce sont les fidèles miroirs de menteurs patentés, car dans le monde de l'énergie, le mensonge est la règle, la vérité l'exception. Les réserves de brut séoudiennes ne baissent jamais depuis 40 ans, malgré l'extraction de 10 millions de barils de pétrole/ jours. le nucléaire ne connait jamais d'accidents, le renouvelable restera marginal...

La consommation va augmenter, nous dit on. Intéressant ce point de vu, si l'on parle de pénurie physique, une fois les stocks envolés, la consommation retombera sur la production, et même moins, parce que la pénurie et la flambée des prix consécutives, réglera le problème.

Ou l'effondrement des prix réglera aussi le problème d'une autre manière, en mettant à terre les compagnies pétrolières et les états pétroliers.

On vit largement d'illusions à l'Agence : "Les pays hors Opep, comme les Etats-Unis, le Brésil ou encore le Canada, devraient augmenter la leur de près de 3,3 millions de barils par jour entre 2017 et 2022". Impressionnant, ces plans sur la comète.

Centrales solaires et éoliennes insuffisantes ? Dommage, parce qu'il n'y aura que ça... En 2015 on a découvert 50 jours de consommation de pétrole, 60 en 2016, pour le gaz, en 2015-2016, on a découvert la moitié de ce que l'on a consommé. Moralité, la crise est devant nous.

De plus, on confond souvent taille du gisement, et part récupérable de celui-ci. En général, ce qui est annoncé, c'est la version optimiste. C'est à dire la taille totale du gisement. SI l'on en récupère 30 %, c'est déjà très bien.

10 000 milliards de $ à dépenser pour 2040, rien que pour maintenir le système pétrolier ?

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