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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 13:39

Normal, quand on a été élu par matraquage médiatique, que ça provoque un hiatus. Sondage : les Français en désaccord avec l'exécutif.

Plus de 1200 posts sur l'article du Figaro. Qui a dit que la politique avait disparue ?

Certains sombrent dans le lèche-cul : « Emmanuel Macron, le nouveau Tony Blair ? ».
Il faudrait lui dire :

1) le Tony Blair, ça vaut plus rien,

2) le piti Tony, il avait en son époque, 100 millions de tonnes de pétrole par an...

3) Macron a une production locale d'un million de tonnes de pétrole par an. Pas de quoi payer beaucoup d'erreurs politiques.

Au secours, le Hollandisme économique revient ! Il était pas parti. Et c'était le respect parfait des "normes de Bruxelles".

Avec comme éminence grise Macron. Il a réussi son début de quinquennat. On en reparlera quand il commencera à faire quelques choses. D'ailleurs, les premières annonces verront la côte de popularité s'effriter doucement...

Nicolas Hulot nous dit que nous voyons la fin des voitures à essence et diesel pour 2040. Vu qu'on ne sait pas s'il sera encore ministre dans 6 mois, on peut rire. La seule chose à mon avis qui rend sa prévision réaliste, c'est la possibilité d'une falaise de sénèque d'ici là. Mais il n'y sera strictement pour rien, et les autorités politiques trouveront bien de quoi fabriquer de l'éthanol en quantité suffisante pour faire rouler 1 ou 2 millions de véhicules.

Il y a des choses justes dans son approche d'ailleurs (économiser), mais aussi très stupides : "Rendre irréversible l’accord de Paris". On lui a dit qu'il était pas contraignant ???

En même temps, c'est enfoncer des portes ouvertes : l'énergie étant de plus en plus chère, les particuliers sont demandeurs d'une consommation réduite.

En 2030, renouvelable et économies auront largement évolués en Europe. Pas par sagesse, mais parce que :

1) l'Europe n'a pas le choix, sa production d'énergie s'effondre,

2), il n'y a pas de source alternative possible et réaliste. Vu ses besoins, le seul gisement fossile, c'est North Dome, South Pars, à cheval sur l'Iran et le Qatar. L'Iran produit déjà beaucoup, POUR SON MARCHE INTERIEUR et ses besoins peuvent facilement doubler. Voire plus. L'Iran exporte de manière marginale.

Le Qatar, lui, veut produire 100 millions de tonnes de gaz. C'est ridicule pour les besoins européens, et le Qatar a déjà ses clients, et a des clients potentiels beaucoup plus près, comme l'Arabie Séoudite, qui visiblement elle aussi est capable d'avaler la production Qatarie sans problème, pour économiser son pétrole, qu'elle gaspille à toute allure.
Rien n'indique, de plus, que Qatar et Iran soit capable d'augmenter beaucoup la production, qui est déjà intense.

Les autres producteurs, Turkménistan et Russie, ont un client, la Chine. "Force de la Sibérie", le gazoduc, alimentera la Chine, le Turkménistan l'alimente aussi. Pourquoi changeraient ils de client ? Et surtout, le gaz, c'est difficile à commercialiser.

Le reste des gisements possibles (Egypte, Israël, etc...), c'est du pipi de chat, des quantités marginales à l'échelle du continent.

Bref, que du plaisir en perspective, entre contrainte énergétique et stupidité politique.

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 14:30

Le Qatar va augmenter sa production de gaz de 30 %. En 2024, ils produiront 100 millions de tonnes de gaz, qu'ils exportent sous dorme de GNL.

Donc, le gisement géant de south pars/ North dome, m'apparait finalement comme un peu léger. Sans doute la production de South Pars sera t'elle avalée en entier par L'Iran, et 100 millions de tonnes, pour la consommation mondiale, c'est rien.

Ce sont des objectifs qui paraissent impressionnants. Mais l'Arabie séoudite consomme environ 1 000 000 barils de pétrole jour (un peu plus de 150 000 tonnes) à la chaude saison rien que pour la clim. Cette augmentation de production pourrait être avalée par la seule Arabie pour produire l'électricité de cette climatisation.

Il faut, de plus, de considérables investissements pour transformer le gaz, en liquide. Le pic gazier est visible en Europe. Mais l'industrie du gaz n'est pas le pétrole. Il se transporte beaucoup plus difficilement, et la différence entre pic gazier et pétrolier apparait moins importante qu'on ne le dit. De plus, le gros exportateur de gaz, la Russie ne l'est que parce qu'elle a des gisements importants, et une population assez faible, consommant faiblement. l'Iran, visiblement, est en mesure d'absorber tout ce qu'elle peut produire.

L'Iran a d'ailleurs, déjà switché sa consommation de pétrole. Elle consomme deux fois plus de gaz, et ses voisins, sont capables d'absorber ses surplus éventuels qui sont, pour l'instant, ridicules. Là aussi, on parle beaucoup de "réserves non découvertes", qui sont sujettes à caution. Comment peut on les estimer, si on ne les a pas découvertes ???

Sans doute, les démêlés Qataro-séoudiennes ont elles des forts relents de méthane. Ce méthane, qu'il leur serait si utile de brûler à la place du pétrole.
D'une manière générale, et encore plus que pour le pétrole, on peut se demander l'importance réelle des réserves. La production de méthane, de plus, chute de manière plus abrupte que celle de pétrole.

A El hierro, la transition énergétique est en train de se terminer.

On dit que la Chine construit encore bien des centrales à charbon pour produire de l'électricité. Mais cela n'a pas forcément de l'importance. On a bien construit des robiens aux endroits où il n'y avait pas ou peu de demande locative. L'intérêt du constructeur et de l'utilisateur, ne sont pas les mêmes, loin de là.

Donald Trump veut rendre solaire le mur qu'il veut ériger avec le Mexique. C'est possible, c'est juste une question de coût et c'est amortissable, au contraire de tout le reste des dépenses fédérales. C'est pour ça que ça doit leur causer un choc : un truc qui risque de rapporter de l'argent, ça ne se fait pas...

Question mur, il était déjà partiellement construit bien avant Trump.

J'aime bien ce que dit Sannat. Mais lui et d'autres, il faudrait les mettre au courant. La première guerre de l'énergie, c'est 1914-1919.

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 13:37

La dernière présidentielle a prouvé une chose, que connaissait Mitterrand. Quand on s'adresse au peuple pour une élection, il ne faut pas avoir l'air de douter.
Le cafouillage FN sur la sortie de l'euro, dans la dernière élection est significatif.
Plus que ce que l'on dit, c'est la conviction avec laquelle on le dit qui importe.

De toute façon, il faut rappeler :

1) l'euro est en train de s'effondrer, comme toutes les monnaies (nombreuses) qui se sont voulues "uniques", depuis 476, date de la fin de l'empire romain,

2) l'union européenne, aussi. Sinon, si au FN, ils acceptent l'euro, ils feront la même chose que les autres...

A savoir, comme Hollande, qui baisse les dépenses de 8 milliards, et augmente les recettes de 28, en faisant passer le déficit prévu pour 2013, de 3.2 % du pib, à 4.3.

Avec une tête vide comme le ministre des finances, on est bien reparti pour le même schéma.

Rappelons aussi 1995 : Juppé s'était dit, "je vais régler le problème du déficit public", en augmentant les recettes de 200 milliards (30 milliards d'euros), en baissant les dépenses de 100 (15 milliards d'euros). Un ragoût pas tellement différend de celui de Hollande, et qui a eut le même sort. La croissance a baissé, les dépenses ont augmentées, et les recettes, baissées...

Ces différents abrutis ne comprennent pas qu'on est dans des dynamiques, et paradoxalement, les pays qui ne faisaient "rien", parce que politiquement bloqués dans des crises politiques longues, comme la Belgique ou l'Espagne, voyaient leur situation s'améliorer.

Comme quoi, on peut se demander si avoir des gouvernements qui expédient les affaires courantes, comme dans les années 1950 en France, n'est pas une arme de tout premier choix.

Visiblement, avec certains bas de plafonds, Minimicron est mal parti. Ou plutôt parti pour une carbonisation expresse, surtout avec ses simagrées. Sa majesté boxe, joue au foot, etc... L'enfant de 5 ans, a trouvé un terrain de jeu.

La dernière fois qu'on s'est tapé un culte de la personnalité en France, c'était en 1939. En 1939, c'était "Notre Gamelin", qui en était le bénéficiaire. Il est vrai que glorifier Daladier, Reynaud, ou Doumer, ça aurait été ridicule et fait rire tout le monde, complétement. Il succédait aux autres "notre", commandants en chef les armées de la république, Joffre, Foch, Pétain... L'histoire nous l'a fait oublier. Mais la république militariste française adorait les militaires, auxquels (surtout après l'attentat de Sarajevo), les hommes politiques ne refusaient plus rien (ils avaient trop refusé avant), d'où, le plan d'extrême urgence du 15 juillet 1914, artillerie lourde, le changement d'uniforme, du 28 juillet, le casque Adrian, la mitrailleuse hotchkiss, etc... Une vraie colique, pour faire oublier, qu'avant, par exemple, ils avaient dissous le comité de l'artillerie qui réclamait de l'artillerie lourde par exemple... Trop cher, disaient ils...

Inutile de rappeler la Gamelle que se ramassa Gamelin...

D'une manière générale, Dieu nous préserve des gouvernements qui veulent faire des économies et choient les riches...

Visiblement, la compréhension des phénomènes économiques échappent de plus en plus à nos gouvernants, qui se sont perdus dans leur com, et à qui il échappe qu'on n'est plus en 1980...

Les choses ont changées depuis, la Chine et la Russie spécialement. Elles pouvaient être mises au piquet à l'époque. Maintenant l'Allemagne verrait mal pourquoi renoncer à un marché important, qui lui fournit aussi du gaz à bas prix. L'alternative américaine étant d'avoir du gaz, un tout petit peu, 4 fois plus cher...

En même temps, personne ne voit à quel point l'Allemagne est vulnérable.

Je ne sais pas si je dois l'annoncer, mais les zenfans plus ou moins sages qui feront pas leurs devoirs "pisque", c'est interdit, ils recevront une image du président chaque fois qu'ils les auront pô fait...

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 06:40

Le Mexique vient d'atterrir en urgence et en Catastrophe, avec un grand C.

Pour la première fois, en 2015, la balance extérieure des produits pétroliers est passée dans le rouge.

Et pour le gaz naturel, c'est pire. Le Mexique, qui n'était pas un grand exportateur de gaz, est devenu importateur net dans les années 1990, puis la balance n'a cessé de se détériorer dans les années 2000.

Pour répondre à un lecteur, il y a bien d'autres choix que la répression quand la production des énergies fossiles baisse.
On n'est pas obligé, de surcroit, d'harasser une population par une politique stupide de libre échange.

Le Mexique y a perdu une partie de son agriculture (- 5 millions d'emplois, 40 % des terres cultivables non exploitées), une grande partie de son industrie, pas même compensée par les maquiladoras, qui, si ils ont sur le papier, des résultats importants, c'est sur le papier seulement. Importations, un peu de transformation, exportation. C'est totalement extraverti, et les salaires y sont minables.

En outre, les maquiladoras n'ont pas entrainés de créations nettes d'emplois dans l'industrie. La fermeture de biens des industries, basées sur le substitut d'importation a été la contrepartie. L'emploi industriel, globalement, a décliné.
Mais, la question agricole s'est fortement posée en 2008. Avec la flambée des cours du maïs. Là, le fait de dépendre à 40 % de l'extérieur, s'est révélé problématique. Jusqu'en 1994, le Mexique était autosuffisant.

Le Mexique est en guerre, une guerre multiforme depuis 2006. Contre les cartels, et en guerre larvée au Chiapas. 2 500 morts par mois. Dire qu'on nous casse une partie de notre anatomie pour 80 morts au Venezuela, systématiquement portés au crédit de la pauvre opposition, même si, visiblement, chavistes et fonctionnaires sont les premières victimes. En plus, le gouvernement Venezuelien a poussé le vice, non pas à supprimer la monnaie, mais à en imprimer encore plus.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie Politique
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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 19:14

Les nouvelles énergétiques sont plantureuses

- A) On vient d'apprendre, dans la presse pravda, que le charbon US, s'il a décliné, c'est à cause de la fermeture des centrales thermiques, qui se comptent par dizaines, pour la raison que je n'ai cessé de seriner, c'est qu'elles étaient vieilles et pas rentables.

Understood ?

Elles datent pour la plupart des années 50,60 et 70, plus rarement des années 1940. Celles construites dans le dernier jet (après 2000), elles, ne sont pas en cause. Et la pollution et le réchauffement climatique doivent être vue comme ils sont : de très mauvais prétextes.

"Le deuxième plus gros émetteur mondial de gaz à effet de serre (derrière la Chine) comptait 523 centrales à charbon en 2010. Il n’en recense que 287 aujourd’hui."
Trump ou pas, les fermetures se poursuivent, pour des raisons économiques essentiellement. De toutes façons, les autorités publiques locales sont totalement désargentées. Elles ne peuvent que difficilement soutenir quoi que ce soit. Selon zerohedge, addictes aux dépenses publiques, elles ne font que remonter les impôts, sans faire les réformes indispensables. Les réformes indispensables de Tyler Durdem, étant, bien sûr, les réductions à tous va, qui entrainent à leur tour l'effondrement.
On peut voir que les hommes politiques sont tellement bornés dans leur idéologie, qu'ils ne peuvent même pas penser en sortir.
Le regain de production charbonnière aux USA est causé par un regain d'exportation.
De même, on s'inquiète du projet de la construction de 1600 centrales à charbon, dans le monde, équivalent à 42 % de la capacité actuelle.
Ces andouilles n'ont pas remarqué que dans le système capitaliste, c'est assez courant, de construire des trucs et des bidules, qui ne fonctionnent jamais. Les occidentaux, à une époque, était friands de ces usines livrées clefs en main dans beaucoup de pays du tiers monde, dont on s'apercevait, bien après, qu'elles étaient inexploitables.
De plus, les annulations ne se comptent plus : "Ce sont donc quelque 158 GW de projets de centrales, soit 14 % de la puissance totale envisagée, qui ont été annulés entre janvier et juillet 2016".
Sans compter aussi, le fait, qu'en Allemagne, les autorités freinent des 4 fers, pour différer la fermetures des centrales...
La Chine est dans cette optique. Selon moi, cela tient plus au pic charbonnier, que du souci écologique.
 
B ) Au Niger, on vient d'apprendre que la mine géante, avec 275 000 tonnes d'uranium, dont on produirait 5 000 chaque année pendant 35 ans, n'est pas si riche que cela. Elle en aurait, "au mieux", 50 000.
" Situé à 160 km au nord d’Agadez  et s’étendant  sur 500 km2, le site d’Imouraren  était jusque-là considéré comme l’un des gisements les plus importants au monde. "
Oui, j'allais le dire. Hier richissime, aujourd'hui, c'est une provision dans les comptes d'AREVA, et cela permet aussi de comprendre le biais des "réserves". 5 000 tonnes pendant 35 ans, ça donne 175 000 tonnes, pas 275 000, et encore, la phase de décollage dure une dizaine d'années, le déclin, une dizaine aussi, et entre deux, l'optimum se réduit à une quinzaine d'années. Donc, les réserves proprement exploitables, c'était déjà la moitié seulement de ce qui était annoncé.
Un gisement, c'est comptabilisé, et la comptabilisation entraine souvent une version très optimiste. Là, Areva a jeté 900 millions d'euros aux cochons.

D'ailleurs, chez AREVA, le délire est toujours de mise. La consommation va doubler, nous disent ils...

 

C), Aux USA, visiblement, l'uranium, c'est du passé. La production s'écroule.
Il faut dire, il y a beau temps que le nucléaire est considéré, là bas, comme problématique. Juste un investissement pourri, pour appâter les gogos, genre EDF, avec constellation.

 

D) USA, toujours, la consommation d'essence est toujours dans le rouge, permettant l'exportation de quantités importantes de produits raffinés, et confidentielle, de pétrole brut.

Comme les produits exportés sont essentiellement raffinés, on peut donc en conclure que l'économie US s'est largement effondrée, et qu'elle est désormais une économie potemkine, avec quelques brillantes façades.

Le pétrole est l'emblème. les USA "consomment", toujours 20 millions de barils jours, mais auparavant, ils consommaient tout ce qu'ils produisaient, et importaient, en plus. Aujourd'hui, ils exportent des produits raffinés...

Bref, l'effondrement est en cours...

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 13:03

Trois cartes parues dans "guerre civile syrienne", sur Wikipédia indiquent l'effondrement militaire de l'état islamique, et au sud, de certains groupes rebelles.

Les cartes du 29. 27 et 3 juin, sont particulièrement intéressantes si on les comparent. D'abord, le recul est d'importance, et on voit clairement une tactique russe (reprise à Foch), le martèlement de la ligne de front, recherche des points faibles, et pénétration en profondeur, parfois, avec des reculs, s'il y a trop de résistance et la réalisation d'encerclements.

On devine aussi l'objectif, d'une manière  générale, la vallée de l'Euphrate, et en particulier Deir Ezzor, qui subit un siège qui rentre dans la légende des sièges au moyen orient.

Visiblement, les syriens ont attaqués là où on ne les attendait pas, sur la frontière irakienne, se rapprochant d'une manière phénoménale de Deir Ezzor.

L'attaque du fort au faible, en abandonnant là où la résistance est trop acharnée, déstabilise toute tentative de coup d'arrêt, en épargnant ses propres forces.

(pris sur "chronique du grand jeu")

De plus, visiblement, il y a adaptation incessante à la mouvance de la situation, qui empêche, finalement toute réponse adéquate.

Les projections, A, B et C me semblent, pour cette raison, inadéquates. Les forces syriennes (et russes), fonceront là où elles rencontreront rien. Vu les effectifs de cette guerre, il existe de nombreux endroits dégarnis, et celui qui est à l'offensive, garde l'initiative.

On peut même penser que certaines poches de résistance seront, tout bonnement, abandonnées sans combats.

Pendant ce temps, la guerre multiforme continue ; la Russie prolonge son embargo sur les produits agricoles européens jusqu'en 2018. Une telle opportunité de développer sa production, les dirigeants russes ne pouvaient la laisser passer, et la Russie suspend sa contribution financière au conseil de l'Europe. Après le Brexit et ses 11 milliards perdus pour l'UE, c'est le pire coup qu'ils pouvaient administrer, à ces gens toujours partant pour l'austérité.
D'ailleurs, on verra bien comment se comporte l'UE avec son austérité à elle. Je voudrais pas leur souffler l'idée de licenciements massifs dans leur structure idiote.

Au nord, on voit les kurdes avancer, mais beaucoup plus lentement, et on comprend la différence fondamentale de stratégie, ou plutôt d'absence de stratégie, qui consiste à tout écraser sous la puissance de feu. Et qui fait durer les conflits, parce que c'est assez peu efficace contre des combattants entrainés.

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 12:46

Ou la semaine de Horzabky...

Je cite :

Au 18e siècle, la population de Paris était d'environ 500 000 habitants. Le chauffage se faisait au bois, qui arrivait flotté sur la Marne. On ne chauffait pas les maisons, il arrivait juste assez de bois pour faire la cuisine (la Marne n’est pas l’Amazone…). NB : il en arrive aussi de la Loire, via le canal d'Orléans, il arrive aussi, aux prix de prouesses incroyables, du charbon stéphanois... D'où l'habitude de s'habiller chaudement même à l'intérieur des maisons : épaisses robes de chambre, bonnets de nuit, lits à baldaquin (qui sont comme une tente à l'intérieur de la chambre), alcôves fermées, chaises à haut dossier pour se protéger des courants d'air, etc.

Les pots de chambre étaient vidés dans les jardins (la merde est un excellent engrais)
(NB : Surtout l'urine) voire directement dans les ruisseaux qui coulaient le long des rues, ou directement dans la Seine. Les immondices accumulés au fil des siècles sont devenus des collines, comme celle qui occupe une partie de l’actuel Jardin des Plantes. Ou le cimetière des saints innocents, qui "consommait" les corps, en quelques jours seulement. Et s'était notoirement surélevé.

Maintenant on produit l'électricité en dehors des agglomérations, et on a des camions et des trains pour transporter la nourriture. On n’a plus besoin de jardins potagers pour compléter son alimentation, ni de puits dans le jardin ou de fontaines publiques pour avoir de l’eau, et les déchets sont évacués et traités. Mais il y a des limites au nombre de trains et surtout de camions qu'on peut faire circuler.

La ville la plus peuplée du monde, en 2017, c'est le Grand Tokyo, avec 38 millions d'habitants. La densité de trains, métros, tramways, etc, est très élevée, et bien sûr tous ces transports consomment des quantités faramineuses d'énergie. Je ne compte même pas l'essence pour les camions qui ravitaillent les supermarchés.

À mon humble avis, on n'aura pas de villes de 80 millions d'habitants, parce qu'on n'aura plus assez d'énergie bon marché pour les faire fonctionner. Il ne suffit pas d’avoir de l’énergie, il faut qu’elle soit à un prix abordable pour le citoyen moyen.

L'eau du robinet cesse de couler s'il n'y a plus d'électricité. En Région Parisienne, les usines des eaux ont juste assez de gazole en réserve pour faire fonctionner leurs groupes électrogènes pendant 48 heures. Les pompes des stations services fonctionnent à l'électricité (l'essence est dans des cuves enterrées en sous-sol, pour des raisons évidentes de sécurité).

Sans énergie bon marché, une grande ville n'a ni eau, ni nourriture, ni transports, ni chauffage, ni lumière.

Si en 1700 aucune ville européenne ne dépassait 575 000 habitants, grand maximum, c'était pour des raisons logistiques, à une époque où l'on se déplaçait à cheval et où l'on se chauffait au bois. Et aussi parce que le paysan produisait peu d'excédents : 90% de la population travaillait dans l'agriculture. Rome a connu son apogée au 2e siècle après Jésus-Christ, et comptait alors plus de 500 000 habitants.
NB : On parle aussi du million, après la construction du port d'Ostie, qui rend la capitale impériale possible. Concernant les villes de l’époque pré-industrielle qui auraient eu des populations plusieurs fois supérieures, comme Constantinople et Chang’an, j’ai un doute. Même pour Rome, certains historiens ont avancé des chiffres actuellement considérés comme absurdes par les spécialistes.

Il ne faut pas oublier que si nos 3,6% de paysans français aujourd'hui produisent de quoi nourrir confortablement 66 millions d'habitants, et même plus (la France exporte plus de produits agricoles qu'elle n'en importe) alors que les 90% de paysans de l'époque de Louis XIV arrivaient tout juste à nourrir 20 millions d'habitants (famines et disettes étaient fréquentes), c'est grâce au pétrole. Les tracteurs ont remplacé les chevaux, et le gaz naturel entre dans la composition des engrais.
NB : l'agriculture est très archaïque, il faut la grande guerre civile du XVI° siècle, pour qu'Olivier de Serres propose une politique de développement (réalisée vers 1820), mais dont les progrès ne sont perceptibles qu'au XVIII° siècle.

Un cheval, ça fait le travail de dix hommes, mais ça mange comme quatre hommes, si on tient compte de la surface de terre qu'il faut pour le nourrir.

NB : raison pour laquelle, la Chine n'emploie que le moteur humain cher à Braudel, et pas du tout l'animal. L'animal en Chine, comme le cheval est uniquement utilisé pour la guerre. Pour le reste, comme dit Lucien Bodard, le moteur de la Chine, c'est le muscle du chinois.

L'adaptation est un mouvement continue. Cette adaptation a lieu depuis 1979, date du pic pétrolier par habitant. Elle se traduit en occident par la montée du chômage, et les délocalisations. Les délocalisations, d'ailleurs, sont une absurdité énergétique : elles impliquent une moins grande efficacité en la matière que les pays occidentaux, et s'expliquent par la lutte des classes, venue d'en haut, plus que par un mouvement économique irrésistible. Les usines qui dégraissent et/ou ferment, auraient très bien pu ré-ouvrir à quelques kilomètres, avec quelques ouvriers seulement.

Cela a introduit un élément de fragilité dans l'économie mondiale, qu'on a pris pour de la solidité. On dépend de quelques usines ici et là, et d'un pétrole pas cher. Orlov dit que le transport commercial s'est adapté, lui aussi : des moteurs ont été enlevés sur les navires, qui vont moins vite. Mais une fois ce "progrès", réalisé, il n'y a plus rien à gratter.
Donc, depuis 1979, on a accompli des "progrès". je me rappelle des conversations de 1982. Les voitures neuves de cette époque ne "consommaient plus rien", selon les dires de leurs propriétaires. Il faut dire que quand on vient des 11-12 L au cent (on n'était pas très regardant, au début des années 1970), à 7-8 litres, ça fait tout drôle, même si les voitures sensées être "économiques", en 1970, ne l'étaient guère. Certaines Renault 4 étaient des gouffres in-réglables. Aujourd'hui, c'est oublié, il ne reste que les dernières et les meilleures... Et on avait pris conscience du problème, en faisant des modèles et des moteurs bien plus économes. Et en évitant, par exemple, de mettre des carburateurs de Fuego ou de R18 sur des R4...

Toute la société a été "downsizinguée". A tous les niveaux : chauffage, transport, etc... Sans changer la donne du problème. Quelque soit le niveau de réduction, il est insuffisant. Et la structure n'a pas changé : tout vient de loin. De trop loin.

Et tôt ou tard, le downsizing, devient effondrement. La géologie ne ment pas. Tôt ou tard, la ressource devient inexploitable, ne laissant que des boumvilles.

Pendant que certains vantent la facilité de trouver un emploi aux USA (ce qui est peut être vrai à NY), on voit qu'ailleurs, ce sont des villes faillies. Ou des villes jamais habitées.

D'ailleurs, j'ai lu un article. Pour la première fois, on parle d'une possibilité qu'une projection démographique soit fausse, en raison d'un accident. Ou d'un crétinisme prégnant.

Pendant ce temps,on nous renseigne sur le transport maritime. Un naufrage tous les trois jours, et des mises à la casse toujours colossales, pendant que les prix du fret ne se redressent toujours pas. Dans les mauvaises passes, le BDI (Baltic dry index, ou indice du fret de la mer du nord), est à 600, dans les bonnes, à 1 200, mais dans les deux cas, il ne paie même pas le carburant, à comparer aux 14 000 où il était en 2007.

Downsizing aussi dans le transport maritime. On fusionne. Pour faire sans cesse des économies d'échelles. Ou arriver à la situation de monopole. Si, bien entendu, l'économie mondiale n'a pas collapsé avant. Un cas de figure que le marquis de Belgueule à l'Elysée n'a pas du tout pris en compte, lui qui veut nous faire avaler sa mondialisation à la con.

Bref, imaginez une ville de "seulement" 38 millions d'habitants où tout s'arrête. Combien de temps cela va t'il prendre pour tourner, à l'émeute, aux meurtres, aux épidémies, et à une réduction ultra rapide de la population, et quand les populations vont essayer de s'extraire, à des "marches de la mort" ?

Aux projectionnistes, il ne manque qu'une chose, le bon sens, et le sens du possible.

 

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 12:11

Il est des choses cocasses, tellement stupides qu'on se demande comment celui qui les a écrit n'a pas précisé que c'était une simple projection, qui avait toutes les chances de ne pas se réaliser.

"Mapping The World's 20 Most Populous Cities By 2100". On atteint les sommets de l'extraordinaire, avec des villes de 80 millions d'habitants.

80 millions d'habitants, de quoi mourir étouffé par sa merde, tout en étant mort aussi de soif et de faim...

Là aussi, c'est le complet déni de réalité. Aucune ville n'atteint ce chiffre, alors qu'on ne manque pas encore d'énergies fossiles.

Quand "soleil vert fut écrit", rien n'avait été inventé. On peut rappeler l'affaire de la rue des marmousets, aux environs de 1430. Un barbier égorgeait ses clients, qu'il fourguait chez le pâtissier. Celui ci en faisait les meilleurs pâtés de la ville de Paris.

On a même dit que Charles VI (1368-1422), les appréciait beaucoup.

Certains disent que les archives ne prouvent pas l'histoire. Seulement, entre 1415 et 1430, Paris avait été le théâtre de beaucoup de massacres entre Armagnacs et Bourguignons, au point qu'une bonne partie de la ville était dépeuplée, et quand Charles VII pris la ville, il abolit les rentes qui étaient devenues fictives, faute d'habitants.

Nul doute que cette manière de faire a été possible pendant une période. Beaucoup de meurtres, des approvisionnements incertains, des disparitions en masse...

Soleil vert avant la date, la réalité dépasse la fiction...

On voit les effets en Islande, où une commune de 500 habitants voit défiler 2 millions de moutons chaque année.

L'unique activité des locaux, est, désormais de loger les lemmings, les tondre, en attendant la prochaine fournée...

Orlov nous dit que 99 % de l'humanité n'est pas nécessaire, pour le 1%. En même temps, il n'y aura que 1 % de riches, même si 99 % avait été abolis. Et puis, comme je l'ai dit, celui qui se trouvera en haut de l'affiche, c'est pas le riche ou le très riche, mais le chef de ses gardes du corps, quand il lui aura mis un pic à glace dans la tête. Et qui trouvera normal d'avoir pris la place d'un type sans talent et sans autre mérite que d'être né. Il pourra même se justifier en se disant protecteur de la population restante.

Pour l'exécution au pic à glace, ça sera pour le fun. Genre Clovis, qui, parait il, avait la détestable (enfin, pour certains), habitude, de trucider toute sa famille proche. Au point de ne pas savoir s'il, par hasard, il n'en avait pas oublié un...

Côté infrastructures, ça se dégrade sec, comme le métro de NY. Ici, et là, les terres agricoles sont grignotés, pour devenir des parcs d'attraction. le pire, c'est que moins on produit, plus on a besoin d'espace.

On ne manque pas, d'ailleurs, même pour des villes en décadence, de projets d'infrastructures, dont on sait par avance, qu'elles ne serviront à rien, seront coûteuses, dépassées, et que celles qu'on met en place, c'est pour la montre. La vraie dégradation concerne les réseaux souterrains, notamment d'eaux usées, et d'eau potables.

L'avenir des villes, lui, est tracé. Ce sont des organismes vivant, alimentés par des fluides : eaux, gaz, électricité, pétrole, et solides, nourritures. Ces fluides ne peuvent que s'amenuiser, et les projets écolos sont aussi ridicules que pitoyables : "plutôt transports en commun qu'individuels..." Bandes de crétins.

"De nombreuses infrastructures de transports, d’électricité et de distribution d’eau dans les pays de l’OCDE ont plus de 50 ans d’existence (dans certains cas plus d’un siècle) et fonctionnent déjà au-delà de leurs capacités maximales. La vulnérabilité de ces réseaux vitaux est très peu perçue par la population (et probablement par les urbanistes eux-mêmes). Or il s’agit là d’une menace pesant directement, à court ou moyen terme, sur la sécurité des villes car elle met en jeu la sécurité alimentaire des citadins".
Je ne parle même pas de problèmes comme les crues de la Seine. Et du fait que les bassins réservoirs faits pour l'écrêter, sont eux mêmes :

- A) pleins, ou presque toujours pleins,

- B) colmatés, largement. ça s'envase ces bêbêtes. Faut il rappeler que les paysans vidaient et curaient leurs étangs, récupérant la vase comme engrais ?

Faut il rappeler, aussi, comme dans le cas de l'affaire des marmousets, le contexte politique : "rien de plus simple que de perturber gravement une ville : il suffit d’organiser un siège et de bloquer l’approvisionnement en nourriture et en énergie. L’histoire est remplie de cas d’effondrement de cités, voire de civilisations, suite à des ruptures d’approvisionnement."

Rupture d'approvisionnement qui est déjà le lot de toutes les périphéries dominées, votant FN ou Trump. Rupture qui se fait par la perte d'emploi.

La conjonction de rupture d'approvisionnement + blocage politique,  c'est la conjoncture de 1415, de l'affaire des marmousets, et la nourriture, ce n'est pas différent de l'énergie. C'est de l'énergie. Et Soleil Vert, c'est la rue des marmousets, à l'échelle globale. C'est la version civilisée de l'affrontement à la kalach, et encore. Vue la vitesse où les kalachs débitent, ça tournera vite à l'affrontement à la machette (prévoir de procéder à l'achat d'une meule de remoulage).

Bon, je ne parle même pas de la probabilité d'une épidémie dans des poubelles de 80 millions d'habitants...

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie Economie
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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 06:26

Visiblement, le choix du p'tit marquis de belgueule, c'est d'aller dans le mur, en klaxonnant pour qu'il s'enlève.

Aucun sens critique, on va jusqu'au bout de la logique en place, sans vouloir voir qu'elle amène au drame.
Déculottée par Merkel, agressif vis-à-vis des petites gens,

Austérité "indispensable" et flexibilité "tout aussi indispensable", prêchée par des gens à 20 000 euros par mois, à ceux qui en ont 1500, et qui, entre nous, sont fort peu flexibles. La preuve, ils ont remplacés la notion de plafond de rémunération aux élus, par la notion de plancher. Création de postes en tous genres, pour le recyclage des permanents...

Pourtant, rien n'oblige le marquis de belgueule à accepter les diktats de la teutonne. Il suffit de dire non.

Là, il accélère et rend inévitable l'effondrement économique en cours, et l'effondrement de l'union européenne, en rendant visible une chose : on n'y changera jamais rien, inutile d'essayer.

Mais il y a aussi une activité copieuse du côté du sacro-saint nucléaire. Le bouzin, alias EPR, se meurt, le bouzin est mort (ça c'est bon, il faudra que je le ressorte).
En s'arcboutant sur les dogmes, on accélère leur faillite. Et on la rend inévitable.

On nous sort comme "extraordinaire", qu'aux USA : "L’éolien et le solaire gagnent du terrain au pays de Trump".

L'élection d'un président ne paralyse pas le progrès technique ou les changements techniques et économiques. Si cela arrive, cela provoque un effondrement. Un jour où l'autre, c'est la totalité du système qui bloque.

Au pays de Trump, justement, c'est le mix solaire-éolien-STEP qui a le vent en poupe. Le charbon, lui, a un léger regain en raison de l'évolution des prix du gaz, mais ça ne changera rien au fait que 22 GW de capacités thermiques au charbon ont été mises au rencart, et qu'il n'y a qu'une chose de prévue pour les centrales au charbon aux USA, c'est la fermeture, plus ou moins rapide.

Le directeur général d'AREVA, lui prévoit Nucléaire ET renouvelable. D'abord, on croit rêver. Il y a 13 ans, jamais le renouvelable n'aurait pu dépasser la marginalité, et ensuite, ce genre de propos venant du responsable d'une entreprise qui s'est totalement planté dans sa gestion, c'est "vachement" crédible...

Hulot, lui, veut en finir avec Hydrocarbures ET nucléaire. ça serait souhaitable, avant qu'ils en finissent tout seul, dans le contexte de leur finitude...

De "simples citoyens", qu'ils disent (moi, je me souviens de CV différents, à une autre époque), nous disent qu'EDF et le nuke, c'est génial, et les radiations, bonnes...

Il faudrait leur rappeler, qu'EDF est en quasi faillite, AREVA aussi, que la totalité du secteur nucléaire, est en quasi-faillite à l'échelon mondial, et que la notion capitaliste de rentabilité leur a désormais totalement échappée...

Comme je l'ai dit récemment, la plupart des réacteurs nucléaires US sont en déficit, et leurs opérateurs réclament des subventions.

C'est tellement difficile à certains, de penser qu'il y a des limites, ou comme Braudel disait, que "le plafond s'est reconstitué sur nos têtes." (1979, il me semble). Il y a ceux qui voient loin, et ceux qui voient rien.

Les choses changent et évoluent dans le temps. Les communications qui nous semblent le Nec plus ultra, n'ont pas toujours été bien vues. Le calife Al Mansour a fait détruire le canal de Suez au VIII° siècle.

Il ne renonçait pas au trafic commercial, la place géographique de l'Egypte ne changeait pas, mais il le rendait moins facile... Les dogmes économiques changent au cours des siècles.

Par contre, on peut noter qu'il risque d'y avoir du rififi dans le golfe persique. On dit que l'Arabie séoudite va conquérir le Qatar entre la poire et le fromage. Comme Le Yemen ? Comme la Syrie ? Ah non, j'y suis, comme l'Irak ???

Ce qui est inévitable, c'est l'effondrement de l'économie mondiale, et sa reconstruction sur des bases gérables, c'est à dire, au plus, nationales. Mais cela, les zigotos, genre, p'tit marquis de belgueule, ne l'ont pas encore compris. Ce qui rend l'effondrement politique, certain.

 

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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 12:39

" Toshiba s'enfonce encore un peu plus, l'action menacée de radiation ". Il faut préciser que Toshiba est coulé par sa filiale US Westinghouse, filiale nucléaire grande constructeur de centrales nucléaires devant l'éternel.
Pour préciser, la totalité des centrales en France sont sous licence Westinghouse. Sauf l'EPR, et on voit le désastre que c'est, au moins au niveau financier. On a fait bien mieux que Westinghouse.

D'ailleurs, arriver à un pareil coût de construction (plus de 9 milliards), cela veut dire une chose : l'EPR ne sera jamais rentable.

Enfin, j'ai trouvé cette note comique. Etre menacé de "radiation", à cause de sa filiale nucléaire. Etait elle une passoire à fric ? En tous cas, ça fuyait de tous les côtés.

Que celui qui a dit, "comme ses centrales nucléaires", se dénonce.

Il reste que le nucléaire est encore capable de mobiliser les foules. Même si c'est contre lui.

Je rappellerais la nouvelle, en provenance des USA : "Selon une étude de BNEF, 34 des 61 centrales nucléaires perdent au total 3 milliards par an. L’écart se creuse entre les centrales situées dans les Etats régulés, où le prix est soutenu, et les autres."

En outre,34, c'est aussi plus de la moitié. Contrairement à ce que dit "Les Echos" : "La moitié des centrales nucléaires américaines perdent de l’argent. "

Il manque juste un petit mot, c'est le "plus". "Plus de la moitié des centrales nucléaires américaines perdent de l'argent", et les compagnies vont mendier de l'argent auprès des états concernés, qui déjà en manquent, et qui bizarrement n'ont pas rebutés leurs demandes.

Les firmes, faux-culs au possible, ont argués qu'elles participaient à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Pourtant, à une autre époque, bien que ces centrales fussent en fonction, les émissions des dits gaz augmentaient. Donc, un prétexte et une justification, ne sont qu'un prétexte et qu'une justification.

Pour ce qui est du renouvelable, il est de même savoureux de voir des ahuris se payer la fiole des dites énergies, nous disant "c'est pô rentable, ça nécessite des subventions"... Comme si Gaz, Pétrole, Nucléaire, n'avaient jamais été gavés de subventions et aides étatiques... 5000 milliards de $ par an, nous dit le très communiste FMI. Pour le renouvelable, on est très loin de ce montant...

Pour ce qui est des gaz et pétrole de schistes, comme je l'ai dit, leur exploitation est ultra-déficitaire, et seul une planche à dette phénoménale permet à cette exploitation d'avoir lieu. L'interdiction en France est plutôt logique, donc.

le caca nerveux des tenants et rentiers des énergies fossiles est comme les autres cacas nerveux historiques, des corporations balayées par le progrès technique. Et oui, ils se sont aperçus qu'ils étaient mortels, et que leurs business avait du plomb dans l'aile.

L'illustration vient de "Simon du fleuve", et j'espère sérieusement que la totalité de mes lecteurs a procédé à son acquisition pour une somme tellement modique qu'elle en est ridicule pour l'homme (ou la femme) de goût.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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